Elia, passeuse d’âme tome 1 – Marie Vareille

Éditeur : PKJ
Nombre de pages : 317
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  16,90€ Notepaillons4.5

elia,-la-passeuse-d-ames-739634-250-400Résumé : “Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

Mon avis : Je connais Marie Vareille dans un autre registre. Celui des livres romances un peu légère qui donnent le sourire. Quand j’ai vu qu’elle sortait un livre jeunesse, j’ai été intrigué et j’ai voulu le découvrir.

Elia est une passeuse d’âme. Dans la société dans laquelle elle vit, dès qu’une personne est trop âgée et qu’elle n’est plus utile à la communauté, elle meurt. Elia aide ces gens à « partir ». Elle n’est pas forcément heureuse de son rôle, mais elle ne connaît pas d’autre façon de vivre. Jusqu’à ce moment où son monde bascule…

Dès les premières pages j’ai été emportée par les aventures d’Elia. Je me suis de suite attachée à elle. C’est un personnage plutôt discret au début, mais on perçoit chez elle quelque chose de plus fort. Quelque chose qu’elle ne soupçonne même pas elle-même. C’était un plaisir de la voir évoluer au court de ce premier tome.
Comme tous les premiers tomes il met en place l’intrigue et l’univers. Un univers très bien pensé et très bien créé. On sent que cela a pris du temps. Il y a plein de détails, intercalés entre deux chapitres, qui permettent de mieux saisir les subtilités de ce monde, ces règles et comment il est devenu ce qu’il est. Ce monde m’a d’ailleurs autant effrayé que fasciné, parce que cela pourrait bien devenir notre futur (même si je ne serais peut-être pas là pour le voir). Bref ce monde est bien imaginé et plutôt original.
L’intrigue par elle-même est assez classique. Une fuite, un apprentissage, une évolution, la découverte de la vérité… mais elle prend de la valeur grâce aux personnages qui sont terriblement attachant.
C’est une histoire qui m’a tenue en haleine les deux jours de ma lecture. J’ai suivi Elia les yeux fermés et j’ai aimé découvrir son histoire, faire connaissance avec les personnages qu’elle croise et qui vont façonner son avenir. Vite ! La suite !

Je remercie Marie Vareille et les éditions PKJ pour cette lecture.

52/80

52/80

 

Stepbrother – Penelope Ward

Éditeur : Hugo romans / New romance
Nombre de pages : 313
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  17,00€ Notepaillons3

stepbrother-dearest-764871-250-400Résumé : Quand Greta a appris que son demi-frère venait vivre avec eux, elle était à la fois curieuse et heureuse de faire la connaissance du fils de son beau-père. Malheureusement, elle a vite déchanté. Elec est tout simplement odieux avec elle.
Pourtant, elle se sent attirée par ce garçon tatoué qui semble tout faire pour cacher ses blessures.
Lentement, leur relation évolue, il s’ouvre petit à petit jusqu’à une nuit inoubliable. Le lendemain, Elec est parti, il disparaît de sa vie aussi vite qu’il y était apparu.
Sept ans plus tard, un drame familial les réunit à nouveau. Greta comprend alors que l’adolescent qui s’amusait à la faire tourner en bourrique est devenu un homme très séduisant qui va lui faire tourner la tête.
Sauront-ils à nouveau se faire confiance ?

Mon avis : Les livres Hugo romans ont souvent ma préférence. Le résumé de Stepbrother m’a séduite et il ne m’en a pas fallu beaucoup pour me convaincre de le lire.

Quand le demi frère de Greta vient vivre avec eux, elle se dit qu’elle va découvrir la joie d’avoir un frère, elle qui est fille unique. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Au début ils ne s’entendent pas, et la fin n’a rien à voir avec ce qu’elle avait imaginé.

Dès le début je me suis « glissée » dans l’histoire sans effort. Le style d’écriture est simple et frais, les pages défilent rapidement. De plus, il est facile de s’attacher à Greta. Elle est remplie de bons sentiments. Elle veut toujours bien faire et n’est pas le moins du monde rancunière. Elle pourrait en paraître naïve, et elle l’est un peu également, mais elle est surtout pleine de fraîcheur. Elle donne envie de croire en de meilleurs sentiments, en de meilleurs personnes. Finalement heureusement que des personnages comme elle existe. Elle a tout de même de la répartie et c’est ce subtile mélange qui fait qu’on l’apprécie autant.
Elec (oui moi aussi, j’ai trouvé le prénom bizarre) est beaucoup plus sombre et plus difficile à cerner. C’est ce qui fait tout son charme. Ne pas savoir ce qu’il pense nous rend chèvre autant que Greta mais c’est ce qui fait l’intérêt de l’histoire.
L’histoire, justement puisqu’on en parle, n’est pas révolutionnaire. On a déjà lu des histoires de demis frère et sœur qui ne savent pas quoi faire de leur sentiments, comment les vivres, les avouer… Rien de bien nouveau. Mais l’auteure a quand même réussi à retenir mon attention et à vibrer avec Greta et les secrets qu’elle découvre.
Une agréable lecture avec une petite odeur d’été.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

Nocturnes – Laurent Fétis

Éditeur : ActuSF / Helios noir
Nombre de pages : 437
Date de parution :  3 mars 2016
Prix :  9,00€ Notepaillons3.5

713imoP4UmLRésumé : Au milieu des années 1990, Jean?François Langley plonge dans la gueule de l’enfer à New York pour débusquer un serial killer et arracher à ses griffes des ados promis à une mort certaine. Mais derrière cet acte de bravoure et la célébrité qui en résulte, un autre piège l’attend, celui de la dépression. En quelques mois, il perd sa femme, son boulot et ses amis.
Alors un an plus tard, en quête de rédemption, il décide de repartir sur les lieux de son enquête et découvre des éléments nouveaux. Et si l’affaire n’était pas totalement terminée ?
Il entame dès lors un flirt avec la mort et la folie…

Mon avis : Il est des livres qui vous restent en tête soit par les émotions qu’ils vous ont inspirés, soit pour les rebondissements qu’on ne soupçonnait pas, soit par les personnages qu’on a trouvé si attachants. Nocturnes me trotte toujours dans la tête mais pour aucune des raisons citées ci-dessus. Non, je n’arrive même pas à mettre de mots sur ce livre…

Jean-François est un journaliste français qui a trouvé le succès en aidant la police à capturer un tueur en série. La notoriété c’est bien, mais vivre avec ce qu’il a découvert c’est plus compliqué et Jean-François en ressort affecté.

J’aime les romans policiers qui font frissonner. Ceux dont les tueurs en série sont sans pitié. Je suis capable de lire des descriptions de scènes de crimes, de tortures et autres atrocités sans frémir. Mais je dois bien avouer qu’ici, ça a été un peu plus difficile. Cela est dû à l’atmosphère qui règne tout le long du récit. Une atmosphère glauque, moite que l’on perçoit même à travers les mots. Le milieu dans lequel est entrainé Jean-François lors de son enquête est de ceux qui regroupent le pire de l’espèce humaine. Souvent on pense avoir touché le fond dans l’horreur et finalement, quelques pages plus loin, on découvre que l’auteur peut nous y plonger encore plus profondément.
J’ai vraiment lu ce roman entourée d’une impression bizarre, comme si les pages elles-mêmes étaient poisseuses.
Jean-François est un personnage atypique. Aussi fort que faible. Un mélange de toutes les peurs qui peuvent nous habiter ainsi que de tous les meilleurs sentiments humains, avec un farouche sentiment de survie. J’ai aimé le suivre dans ses pérégrinations, même si ses apitoiements sur son sort m’ont souvent agacée.
La fin de l’histoire m’a laissé un peu perplexe… Un dernier élément s’ajoute à tout ce qui était déjà assez complexe dans l’histoire et j’ai vraiment eu du mal à adhérer. D’autant plus que la fin est très rapide et qu’elle est frustrante par rapport à tout le temps que prend l’auteur auparavant pour nous décrire toutes les actions et état d’âme de son héros.
Bref, une lecture qui a été un peu gâchée par cette fin abrupte.

Je remercie Babelio et les éditions ActuSF pour cette lecture.

Un événement digne d’intérêt – Sarah Barnard

Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 334
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  17,00€

71T69lnE2WLRésumé : Avant mon dix-septième anniversaire, je dois absolument :
1 / me trouver un vrai petit ami
2 / vivre un Evénement Digne d’Intérêt.
J’ai élaboré une théorie très précise au sujet des Evénements Dignes d’Intérêt : tout le monde en vit tôt ou tard, mais certains davantage que d’autres. Moi, j’attendais toujours mon premier Evénement Digne d’Intérêt. Et c’est précisément ce qui est arrivé, l’air de rien, sans que je ne voie rien venir.

Mon avis : Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce livre. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

Caddy a 16 ans et a décidé de perdre sa virginité l’année de 16 ans. À défaut, elle aimerai juste vivre un Événement digne d’intérêt.

Qu’est-ce qu’un événement digne d’intérêt me direz-vous ? Éh bien Caddy a son idée là dessus. C’est quelque chose qui rendrait sa vie plus intéressante à raconter. Comment va-t-elle s’y prendre ? Elle n’aura malheureusement rien à faire. Cela va venir à elle tout seul…
Caddy est un personnage attachant. Elle est un peu (beaucoup) naïve et c’est ce qui nous fait nous attendrir. D’ailleurs elle donne le ton dès les premières pages. Elle m’a souvent fait sourire et malgré son côté parfois godiche, elle ne m’a pas donné envie de la secouer. Bien au contraire on a envie de la prendre sous son aile. Un peu comme j’aurai aimé qu’on le fasse avec moi (mais je ne pense pas avoir été aussi naïve). C’est vrai que ça vie est plutôt un peu plan-plan et c’est avec l’âge que l’on sait que c’est mieux comme ça. Caddy ne le sait pas encore. Elle veut vivre quelque chose de plus palpitant.
C’est ce qu’il va lui arriver, mais pas comme elle l’avait prévu.
C’est une jolie histoire, une qui met les larmes aux yeux à la fin et qui nous fait aussi nous poser pas mal de questions. Dont la plus importante : aurais-je agi de la même façon ?
Je ne regrette pas cette lecture, loin de là ! J’ai passé un très bon moment avec ce livre.

Je remercie Casterman pour cette lecture.

51/80

51/80

L’année où je t’ai perdu – Emily Martin

Éditeur : Hugo romans
Nombre de pages : 334
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  17,00€ Notepaillons2.5

l-annee-ou-je-t-ai-perdu-765034-250-400Résumé : Harper est la spécialiste des grosses bourdes. On peut même dire qu’elle y excelle ! L’année passée, elle s’est faite virer de son équipe de natation, a gagné la réputation de la pire garce du lycée, puis est devenue le mouton noir officiel de sa famille. Mais sa pire erreur est sans doute d’avoir perdu son meilleur ami, Declan. Après six mois d’absence et de silence, Declan revient dans leur ville natale pour y passer l’été. Tout chez lui semble différent : il est plus grand, plus fort, et surtout plus séduisant que jamais… Harper aussi a changé, surtout depuis qu’on a diagnostiqué un cancer à sa mère. Declan ne veut plus avoir affaire à Harper. Pourtant, il est le seul à qui elle aurait voulu se confier. Mais alors que le destin les rapproche à nouveau, ils devront décider ce qu’ils peuvent sauver dans leur histoire…

Mon avis : une histoire de couple difficile, de quoi me tirer une petite larme ? Il n’en fallait pas plus pour me tenter.

Harper merde tout depuis 1 an. Pourquoi ? Elle ne le sait pas vraiment et ce n’est pas l’été qui s’annonce qui va pouvoir arranger ça on dirait…

La lecture de ce livre m’a pris deux jours, mais je suis restée mitigée.
L’histoire n’est pas révolutionnaire : des ados qui se font du mal, une ado qui foire ça vie, des parents largués… bref on a déjà lu ça cent fois. Souvent l’originalité dans ces romans repose sur les personnages qui sont attachants. Mais ici non. Du moins pas pour moi. Je suis restée à côté d’Harper sans qu’elle réussisse à m’émouvoir. Dans la plupart des cas je ne comprenais si ses actions ni ses réactions ni ses émotions. Et il en a été de même pour les autres personnages.
L’histoire m’a parue un peu brouillon. Comme je ne comprenais pas les réactions d’Harper il m’était aussi parfois difficile de comprendre l’histoire et donc d’y adhérer. Enfin non, j’ai bien compris l’histoire dans ses grandes lignes, mais c’est certains événements que je n’ai pas compris. Je pense que Harper est tellement différente de moi (et même du moi ado) que j’ai passé une bonne partie de ma lecture à hausser les sourcils.
En résumé, j’ai eu du mal à m’immerger dans ce roman. Je l’ai lu vite, parce qu’il se lit facilement, mais je ne l’ai pas trouvé passionnant. Je l’ai trouvé plutôt brouillon, et je n’ai pas réussi à comprendre l’héroïne. Pourquoi elle fait tout ça est resté un mystère pour moi… C’est une lecture facile pour se vider la tête.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

50/80

50/80