Les clans Seekers tome 1 – Arwen Elys Dayton

Éditeur : Robert Lafont / Collection R
Nombre de pages : 473
Date de parution :  16 septembre 2015
Prix : 18,90€ Notepaillons5

51UK6ujMYBLRésumé : Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s’est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu’il s’hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l’opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au cœur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu’elle aime, qui n’est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu’elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu’elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière…

Mon avis : Une jolie couverture, un résumé intriguant et hop ! Voilà ce livre dans ma PAL, qui n’y reste pas longtemps et que je dévore en quelques jours.

Quin, Shinobu et John s’entrainent pour devenir prêter serment et Seekers. Ensuite ils pourront faire en sorte que règne la justice sur le monde. Mais une fois le serment prêté, rien n’est comme ils l’avaient imaginé.

J’ai d’abord été un peu désappointée par ce livre. Le résumé m’avait laissé penser que c’était de la fantasy alors que pas du tout ! Il est d’ailleurs très difficile de classer ce livre. Le monde est celui que l’ont connait avec ses grandes villes, mais il se passe dans le futur avec des valeurs communes à la fantasy. On y retrouve même un peu de steampunk en cherchant bien… Du coup j’ai eu du mal à y trouver mes marques et à me repérer. Cela m’a pris quelques temps. Mais une fois que j’ai accroché et que j’ai réussi à le situer, je n’ai pas réussi à le lâcher.
Les personnages m’ont tout d’abord paru un peu fades. Rien de bien original chez ses adolescents qui veulent finir leur formation et devenir Seekers. On aurait presque cru a des caricatures. Mais il ne faut pas s’y fier. Ces personnages changent et s’étoffent ! Je n’ai jamais autant apprécié le changement chez des personnages. Et chez chacun des trois. Ils prennent tous des voies différentes mais elle sont toutes justifiées et compréhensibles au vue de la situation qu’ils ont a affronter. Quelle situation me direz-vous ? Je ne peux rien vous dire là dessus, j’aurais peur de trop en dire et de vous gâcher le plaisir de la découverte. Je trouverais dommage de vous priver du plaisir La découvrir l’histoire petit morceau par petit morceau comme se plaît à le distiller l’auteure.
À la fin du roman on a conscience de tout ce que l’on a découvert, mais aussi de tout ce qu’il nous reste à découvrir. Car à chaque fois que l’on apprend quelque chose, c’est pour mieux se poser des questions ensuite.
À aucun moment je ne me suis ennuyée avec ce livre et c’est avec hâte que j’ai envie de découvrir la suite ! Par contre il va falloir patienter un peu, la suite en VO est prévue pour janvier 2016…

Je remercie la collection R pour cette lecture.

88/100

88/100

Les profondeurs – James Grippando

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 393
Date de parution :  30 septembre 2015
Prix : 18,90€ Notepaillons3

511BmJGHgILRésumé : Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour.

Meurtres en série. Infidélités conjugales. Secrets inquiétants. Machination.
Qu’y a-t-il vraiment sous la surface des êtres et des choses ?

Mon avis : James Grippando a écrit plusieurs romans policiers dont beaucoup ont été traduits en français. Je n’a jamais eu l’occasion d’en lire un (même si j’ai découvert en écrivant cet article que j’en ai un dans ma bibliothèque). Ce livre m’a permise de faire la connaissance de l’auteur.

Abe est subsitut du procureur. Il est appelé un lundi matin sur une scène de crime. De prime abord la victime a été tuée par un tueur en série qui sévit actuellement. Mais plus l’enquête avance et moins cela est évident.

Grande fan des thrillers mettant en scène des tueurs en série (cela fait partie de mon côté sombre), je n’ai pas hésité à lire ce livre. J’ai trouvé qu’il commençait étrangement, l’auteur nous parle d’un des dernier esclave noir américain et je n’ai pas compris de suite le lien avec l’histoire annoncée au dos de la 4ème de couverture. Je pense d’ailleurs que c’était fait exprès. En effet, tout le long du livre James Grippando alterne le récit sur l’enquête du Cutter et celui sur son passé. Je dois avouer que parfois je m’y suis perdue, ne comprenant pas où il voulait en venir. Pas que ce qu’il racontait n’était pas intéressant mais je ne voyais pas pourquoi tout cela m’était raconté.
L’enquête par elle-même prenante prend aussi des détours qui m’ont paru longs. Les suppositions des différents enquêteurs m’ont parue tirées par les cheveux. Même si je sais, à force de lire des policiers que rien ne doit être mis de côté, certaines théories paraissaient bancales, un peu comme si tout se liguait contre un seul personnage, c’était quand même un peu gros.
À part ces défauts qui m’ont quand même un peu gênée, j’ai passé un bon moment lecture. Même si l’auteur prend pas mal de détour pour arriver au coupable, j’étais vraiment curieuse de connaître la fin. Parce que comme dans tout roman policier, j’avais établi pas théorie et j’avais hâte de découvrir si j’avais la bonne. Et si vous voulez savoir, oui, j’avais la bonne et je dois admettre que l’auteur a autant réussi à me guider qu’à me piéger. Si vous voulez vous faire votre propre théorie, il faudra lire le livre 😉

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

L’infini + un – Amy Harmon

Éditeur : Robert Lafont / Collection R
Nombre de pages : 421
Date de parution :  2 septembre 2015
Prix : 17,90€ Notepaillons4

81Wp55hT7kLRésumé : Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n’est rien et ne possède rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. La seule chose qu’il demande : qu’on lui donne enfin sa chance. Une main tendue et quelques coïncidences plus loin, et les voilà engagés dans un périple qui pourrait les transformer que les anéantir. Une romance addictive où il est question d’étoiles filantes, aussi bien de cages plus ou moins dorées et de destinées forgées envers et contre tout.

Résumé : Amy Harmon avait réussi à me charmer avec son premier livre traduit en français Nos faces cachées (dont vous trouverez l’avis ICI) j’avais donc hâte de lire le suivant.

Bonnie est chanteuse et est connue à travers tous les États Unis mais ce succès ne la rend pas heureuse. Elle décide alors d’en finir avec la vie. En haut d’un pont elle rencontre le taciturne Clyde qu’elle décide de suivre jusque Las Vegas. Voyage qui va changer leur vie.

J’ai commencé le livre avec enthousiasme, j’avais envie de retrouver la plume de l’auteure et sur ce point je n’ai pas été déçue. C’est toujours un plaisir de suivre ses récits. Le style est fluide et addictif autant que l’histoire et ses personnages. C’est avec plaisir que j’ai découvert la vie de Bonnie et celle de Clyde. Ce sont deux personnages très attachants tous les deux malmenés par la vie mais de manière différente. J’aime les personnages qui sont malmenés par la vie (non, je n’ai pas de côté sadique) et ceux-ci ont été servis !
Leur rencontre a quelque chose de magique. Il y avait peu de probabilités qu’ils se rencontrent, qu’ils s’entendent si bien et qu’ils aient autant de points communs que de différences… Pourtant l’alchimie prend, petit à petit et parfois malgré eux. Ils affrontent ensembles les difficultés et cela les soudent.
J’ai également apprécié le parallèle entre la tristement célèbre histoire de « Bonnie and Clyde » sur laquelle j’en ai beaucoup appris également. L’histoire d’Amy Harmon étant beaucoup plus édulcorée et beaucoup moins dure. L’auteure a décidé de nous insuffler un parfum d’optimisme à travers son récit en le parsemant d’éléments positifs. La fin est égale au roman, c’est une fin qu’on attend, même si un côté de moi l’a trouvée trop facile.
C’est un livre qui faut lire car il fait énormément de bien au moral !

87/100

87/100

Tu tueras le père – Sandrone Dazieri

Éditeur : Robert Lafont / La bête noire
♦ Nombre de pages : 666
♦ Date de parution : 8 octobre 2015
Prix : 21,50€ Notepaillons5

91K-C2Qwa+LRésumé : Petit garçon, Dante Torre a survécu à l’enfer de la séquestration. Il enquête désormais sur une vertigineuse affaire d’enlèvements d’enfants. Car son ravisseur sévit toujours…

Sous un soleil de plomb, un homme court, désorienté, le long d’une route qui mène à Rome. Luca, son jeune fils, a disparu lors d’un pique-nique familial dans le Pratoni del Vivaro, un parc naturel à quelques kilomètres de là. Les enquêteurs dépêchés sur place découvrent bientôt la mère dans une clairière, décapitée. Ils pensent que c’est lui, le mari, qui dans les affres d’une dispute conjugale, a tué son fils, puis caché le corps. Mais où ? Aucune trace de l’enfant, nulle part. Quand Colomba Caselli arrive sur les lieux de la reconstitution, elle comprend immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond… Colomba a trente-deux ans et des yeux d’un vert changeant. Elle est belle, instinctive, physique, mais elle n’est plus en service. Elle a pris un congé à durée indéterminée après avoir assisté, impuissante, à un événement tragique qu’elle nomme avec pudeur « Le Désastre » ; et qui l’a laissée très fragile. Cependant, même retirée de la vie policière, elle ne peut cesser d’être un flic et l’un des meilleurs. Le commissaire Rovere, son ex-patron, le sait : il lui demande comme une faveur de mener l’enquête pour lui, en toute discrétion, et d’aller consulter un expert du rapt et de la maltraitance infantile, Dante Torre, surnommé « l’enfant du silo ». Avec son allure de Bowie punk, maigre et toujours vêtu de noir, complètement phobique, dépendant, obsessionnel et paranoïaque, Dante a une approche très personnelle de son travail. Et pour cause : il a été enlevé lorsqu’il était un tout jeune garçon. Pendant onze ans, il a grandi dans l’exiguïté d’un silo à grains avec pour seul contact avec le monde extérieur un mystérieux individu qu’il appelle « Le Père ». À présent, l’enquête de Colomba le confronte à son pire cauchemar. Car, derrière la disparition du petit Luca, Dante reconnaît très vite la signature de ce « Père » jamais identifié, jamais arrêté. Mais si tel est le cas, pourquoi son geôlier aurait-il décidé de frapper à nouveau ? Et pourquoi tant d’années plus tard ? Colomba s’interroge : peut-elle vraiment se fier à son partenaire ? Ou bien Dante l’entraine-t-il, malgré elle, dans l’enfer d’une chasse aux fantômes ? Entre flashback, machinations et course contre la montre, Sandrone Dazieri construit un magnifique thriller qui plonge le lecteur dans un crescendo constant d’adrénaline.

Mon avis :  Robert Lafont a décidé de sortir une collection thriller assez sombre qui s’appelle La bête noire. J’ai eu la chance de lire une des premières publications en avant première, et je ne l’ai pas regretté.

Dante a été enlevé à l’âge de 6 ans et séquestré pendant 11 ans. Il a réussi s’échapper et vit reclus depuis. Jusqu’au jour où le commissaire Colomba vient le trouver pour l’aider sur la disparition d’un enfant de 6 ans qui ressemble étrangement à la sienne…

Quand j’ai reçu le livre, le pavé de 666 pages m’a un peu fait peur. Mais finalement je n’ai eu aucun ma à en venir à bout, si ce n’est le manque de tems. Ce livre ce lit vite et bien. Le style est fluide rythmé par beaucoup de dialogues et il n’est pas alourdi par des descriptions qui prennent des pages. Ce style d’écriture est d’ailleurs à l’image du récit : rapide est incisif. Une fois que vous avez commencez à lire et que vous vous plongez dans l’histoire les pages défilent vite et vous n’avez qu’une envie : connaitre la suite et fin de l’histoire.
J’ai adoré les personnages. Colomba et Dante forme un duo improbable qui fonctionne comme jamais on aurait pu le supposer. Elle est flic, terre à terre, cartésienne, respecte les lois et a la tête bien sur les épaules. Dante est fantasque, a une intelligence hors du commun, pense une vitesse fulgurante et possède une tonne de tocs. Ils ont toutefois un point commun qui va les rapprocher que je vous laisse le soin, pour ne pas dire le plaisir, de découvrir. Leurs échanges m’ont également ravie. Les dialogues sont vifs et plein d’humour et cela allège bien l’atmosphère qui est plutôt sombre.
L’enquête est menée tambours battants et le lecteur n’a pas le temps de souffler. C’est ce que j’aime dans les polars. L’idée de départ à tout pour me séduire : un tueur en série séquestrant des enfants pendant de longues années. On démarre à tâtons et le mystère s’épaissit au rythme des pages qui défilent et quand on pense avoir compris une évolution l’auteur nous entraîne dans une autre direction qui nous embrouille encore plus.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, un peu paradoxal tout de même. J’avais envie d’avancer dans l’histoire pour connaitre la fin mais je n’avais pas envie de quitter le livre et son univers. D’ailleurs, je n’aurais rien contre une suite et repasser un moment en compagnie de Colomba et Dante.

Je remercie Robert Lafont et la collection la bête noire pour cette lecture.

Des mensonges dans nos têtes – Robin Talley

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 341
Date de parution :  2 septembre 2015
Prix : 17,00€

51IkOUl2vNLRésumé : Les filles sont faites pour se marier… Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger… Une fille ne doit pas embrasser une autre fille… Linda ne doit pas aimer Sarah. Rien que des mensonges? 1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent — parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté. C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent… mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer — parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours…

Mon avis : Dans les livres jeunesses je n’aime pas que les fictions, j’aime aussi ceux qui parlent du passé et qui m’en apprennent sur ce que les générations précédentes ont vécu et qui ont marqué notre histoires.

Sarah est une jeune noire de 17 ans qui va faire sa rentrée pour la première fois dans un lycée d’élèves blancs. Elle sait que cela ne sera pas facile, en 1959 les noirs ne sont toujours pas bien considérés dans les États du sud des États-unis. Linda est une blanche de 18 ans qui voit son lycée changer quand les noirs viennent y suivre leur scolarité, et elle est bien décidé à les décourager.
Vaille que vaille elles défendent leur position. Sauf que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.

Alors je vous l’accorde, ce livre est aussi une fiction, je doute que Sarah et Linda aient vraiment existé, mais leur histoire s’inscrit dans l’Histoire. Celle des noirs américains qui ont lutté pour avoir les mêmes droits que les blancs. Et j’ai pu la comprendre autrement qu’à travers les livres d’histoires ou les documentaires cette partie de l’histoire américaine.
Ce livre est un nuancier de gris. Il part du noir profond au blanc éclatant. Que ce que l’on pensait noir est peut être finalement gris foncé et que cette couleur peut même varier avec le temps. Qu’il est bon de défendre ses idées, mais qu’il ne faut pas oublier les individus qui se perdent au milieu des idéaux. Que les certitudes sont faites pour être bousculées. On y découvre qu’il est important de se mettre à la place de l’autre pour découvrir son point de vue. On n’est pas obligé d’y adhérer, mais commencer par le comprendre est déjà un bon début.
Si j’arrête les métaphores, je dirais que ce livre parle des différences qui font peur car elles sont inculquées dès le plus jeune âge sans vraiment avoir de fondement. Que parce qu’il est plus facile de se reposer sur des habitudes, des coutumes qu’on pratique depuis des années, alors même qu’on en a oublié l’origine depuis longtemps. Ce qui est dangereux c’est la méconnaissance La l’autre. En s’ouvrant les uns aux autres, on est capable de grandes choses.
Sarah et Linda nous montrent que lorsqu’on ouvre son esprit, même juste un peu, qu’on prend le temps de réfléchir et de donner sa chance à l’autre, on peut avancer ensemble sans s’oublier au passage, mais en s’enrichissant des différences de l’autre.
Je pense que je peux me passer de vous préciser que j’ai adoré ce livre, que j’ai aimé Linda et Sarah, que j’étais pleinement à leur côté tout le temps de ma lecture. Que j’ai frémis avec elles, que j’ai eu peur avec elles, que j’ai appris avec elles, que j’ai compris avec elles, bref j’ai vécu toute l’histoire avec elle. Et pourtant je suis certaine qu’une relecture ne me ferait pas de mal, j’ai dû passer à côté de quelques nuances.
Ce livre est destiné à la jeunesse et je conseille à tous les jeunes de le lire. Mais il peut également faire beaucoup de bien aux plus grands.

Je remercie Mosaïc pou cette lecture.

86/100

86/100