La sélection tome 4 – L’héritière – Kiera Cass

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 410
Date de parution : 7 mai 2015
Prix : 17,90€  Notepaillons4.5

51RgafegJ4LRésumé : Il y a vingt ans, America Singer est entrée dans la sélection et a gagné le cœur du prince Maxon. Maintenant le temps est venu pour la princesse Eadlyn de suivre les traces de ses parents en ayant sa propre sélection. Eadlyn ne s’attend pas à ce que sa sélection soit aussi belle que celle de ses parents. Mais, alors que la compétition commence, elle découvre que trouver son propre bonheur n’est peut être pas aussi difficile qu’elle le croyait.

Mon avis : Comme j’ai lu les trois premier tome de la sélection, que je pensais qu’il n’y en avait d’ailleurs que trois, j’ai été très curieuse de lire se tome 4 !

Nous sommes 20 ans après les trois premiers tomes. Les gagnants de la sélection ont eu des enfants et leur fille aînée est destinée à régner. Mais elle doit également trouver un mari, et la façon de choisir imposée par ses parents est loin de lui plaire. Elle ne pensait pas elle aussi avoir sa sélection.

J’étais curieuse de connaître la nouvelle génération, la façon dont l’auteure allait nous amener une nouvelle sélection, et je n’ai pas été déçue ! Je peux même dire que j’ai été beaucoup plus séduite par cette nouvelle sélection que par la première. Peut-être parce que le personnage principal, le narrateur, est une femme totalement différente de la première.
Eadlyn est une jeune femme forte, qui connaît sa destinée et qui s’en est accommodée depuis longtemps. Elle essaye de se former au mieux pour la fonction de Reine qui l’attend. Elle y est même tellement préparer qu’elle se voit le faire seule et qu’elle ne veut pas s’embarrasser d’un mari. Mais, même quand on est future reine, on ne maîtrise pas totalement son avenir. Le caractère d’Eadlyn n’est pas toujours facile à vivre, elle est même parfois clairement agaçante, mais dans l’ensemble je l’ai trouvé attachante, même si je n’étais pas toujours d’accord avec ses points de vue, ses décisions… Elle cache une petite faiblesse qui fait tout son charme.
La sélection inversée est plutôt intéressante, les problématiques ne sont pas les mêmes et c’est un vrai plaisir de les découvrir. Je trouve même cette sélection plus ardue que la première, plus difficile à gérer que la première. Plus palpitante en bref, du coup je n’ai pas vu passer ma lecture. De plus l’auteure arrive vraiment à semer le doute dans le cœur d’Eadlyn autant que dans la tête du lecteur, il me tarde de découvrir la suite pour connaître enfin le sélectionné.

Je remercie les éditions Robert Laffont et la Collection R pour cette lecture.

61/100

61/100

L’année solitaire – Alice Oseman

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 405
Date de parution : 14 mai 2015
Prix : 16,90€  Notepaillons3.5

51-JqfAqWiLRésumé : – Mais t’es qui, toi ? Il se fige devant moi et annonce d’une voix caverneuse : – Je m’appelle Michael Holden. Michael Holden. – Et toi, qui es-tu, Victoria Spring ? Je ne trouve rien à répondre, parce que c’est précisément ce que je répondrais : rien. Je suis du néant. Du vide. Je ne suis rien. Soudain, la voix du proviseur retentit et je me tourne vers le haut-parleur. Quand le silence revient, je baisse le regard et la salle est vide. J’ouvre mon poing et dans ma main, il y a le Post-it SOLITAIRE.CO.UK. Je ne sais pas à quel moment il est passé de celle de Michael Holden à la mienne, mais c’est un fait. Ça doit être là que tout a commencé.

Mon avis : Ce livre écrit par une auteur si jeune, m’a donné envie dès un coup d’œil jeté à la couverture, le résumé a lui fini de me convaincre.

Tori est une solitaire. Elle a une meilleure amie, fait partie d’une bande de quelques personnes, mais la plupart du temps elle cherche surtout à être seule. En janvier, après les vacances de Noël, la vie au lycée est bouleversée par un mystérieux blog.

Je suis entrée facilement dans l’histoire racontée par Tori. On découvre le lycée à travers ses yeux et son regard pessimiste. Tori n’a pas de grandes envies dans la vie. Elle prend chaque jour comme il vient sans rien en attendre. Pour elle de toute façon tout est stérile et vide de sens, elle s’ennuie et ne sais pas quoi faire de ses journées, rien ne lui fait envie. C’est une ado mal dans sa peau qui déprime. Tout change avec la découverte de ce blog et l’arrivée de deux nouveaux en janvier. Son équilibre fragile est alors déstabilisé.

L’univers décrit par l’auteure est plutôt sombre, à l’image de son personnage principal. J’ai beaucoup aimé son atmosphère et la plume d’Alice Oseman. Pour son âge, 18 ans, elle écrit vraiment bien. Les phrases sont courtes rythmant la lecture, on ne voit pas défiler les pages. Par contre j’ai trouvé quelques incohérences, les parents plutôt absents malgré l’histoire familiale, des ados qui peuvent sortir n’importe quand en semaine… Je ne connais pas les habitudes anglaises mais j’ai trouvé que parfois tout se faisait un peu trop facilement pour aider l’intrigue. Ça m’a un peu gêné. Sans parler des raccourcis qui sont bien commodes.
Dans l’ensemble j’ai passé un bon moment avec ce passage de la vie de Tori, malgré quelques passages qui m’ont fait tiquer. Si l’auteure écrit un autre livre, je serais curieuse de le découvrir et de voir son évolution.

Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture.

60/100

60/100

Take a chance – Abbi Glines

Éditeur : JC Lattès / &moi
Nombre de pages : 292
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 12,50€  Notepaillons3

81OcFpFffwLRésumé : Lorsque son père, célèbre rock star, part en tournée, Harlow doit aller vivre chez sa diabolique demi-soeur Nan à Rosemary Beach. Elle y retrouve le beau Grant, qui jusque-là ne réussit guère à résister aux dangereux attraits de Nan. Mais Harlow va tout bouleverser. Aucune fille ne lui a jamais fait un tel effet. Alors qu’elle ne veut rien entendre d’un type qui fréquente sa demi-soeur, Grant est déterminé à tenter le tout pour le tout pour conquérir Harlow.

Mon avis : J’ai découvert la collection &moi à sa création il y a quelques mois et ces romances légères ont réussi à me séduire. J’ai donc craqué tout naturellement pour ce livre.

Nous retrouvons l’univers de Rosemary Beach, là où l’ont a fait connaissance de Woods et Della, mais cette fois-ci nous nous plongeons dans l’histoire de Harlow et Grant.

J’ai apprécié retrouver tout le petit monde de Rosemary Beach et reprendre des nouvelles de tout le monde. C’est ce que j’aime dans ce genre de « saga » c’est que les personnages centraux changent, mais on a des nouvelles des personnages secondaires, qui peuvent devenir personnages principaux par la suite, et des anciens personnages principaux qui deviennent personnages secondaires (vous me suivez ?). On découvre ainsi en profondeur toutes les personnes du groupe.
Grant et Harlow sont peu présents dans les deux tomes précédents que j’ai lus, j’étais donc curieuse de faire leur connaissance. Je n’ai pas été déçue. J’ai tout particulièrement apprécié le personnage de Harlow. Elle est discrète mais courageuse. Elle ne parle pas pour ne rien dire et même si elle est parfois un peu naïve, elle sait où elle veut aller et tente de s’en donner les moyens doucement mais fermement. J’ai moins été touchée par Grant. C’est quelqu’un qui m’a laissé plutôt indifférente. Je trouve qu’il n’a rien d’extraordinaire, que ses « problématiques » sont assez classiques pour un homme. Mais l’alchimie entre ces deux là prend quand même et je me suis laissée porter par l’histoire que j’ai lue assez vite.
Le livre finit de façon assez abrupte, on se doute que leur histoire continue dans le prochain tome One more chance sorti le 3 juin que je dois lire prochainement. Je suis d’ailleurs plutôt curieuse de connaître la fin de leur histoire.

Je remercie la collection &moi pour cette lecture.

 

Anatomie d’une fille à l’ouest – Andrea Portes

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 283
Date de parution : 14 mai 2015
Prix : 15,95€  Notepaillons5

81A9Qiesu2LRésumé : De loin, AnikaDragomir est une adolescente de 15 ans parfaite : cheveux blonds, lèvres glossées, troisième fille la plus populaire du lycée. De près, par contre, elle est complètement à côté de ses pompes : un mélange de plans diaboliques (comme mixer des somnifères dans les milkshakes) et de pensées révolutionnaires (remettre en question l’échelle de popularité du lycée). Mais elle est prête à tout pour garder ses secrets et maintenir son rang social. Car un pas de travers et Becky Vilhauser, alias le DarkVador rose bonbon qui règne sur le lycée, transformera sa vie en enfer. Alors quand l’ex-loser absolu, Logan McDonough, débarque transformé à la rentrée – beau, intelligent et mystérieux comme jamais –, Anika sait qu’il est interdit de le fréquenter. Après tout, ne serait-ce pas totalement dingue de tout lâcher pour un raté ?

Mon avis : J’aime les livres jeunesses et tout particulièrement les livres jeunesses américains car j’aime découvrir leur style de vie, celui-ci n’a pas fait exception surtout qu’il avait l’air en plus un peu déjanté.

Anika est une jeune fille tout La 15 ans ce qu’il a d’ordinaire. Elle a une famille recomposée ordinaire, va dans un lycée ordinaire, a une meilleure amie ordinaire et suit des cours ordinaires. Sauf qu’elle est persuadée de ne pas être si ordinaire que ça…

Le roman est écrit à la première personne et on entre d’emblée dans la vie d’Anika. Elle nous fait tout partagé même ce dont elle n’est pas fière. Elle nous présente tout ça franchement avec un humour qui m’a séduite. J’ai souvent souris à ses bons mots. Elle analyse sa vie avec beaucoup de justesse. Même si on se rend vite compte qu’une partie de sa vision des choses est faussée par son implication émotionnelle.
J’ai aimé passer le temps de ce roman avec elle, sa famille (je suis franchement fan de sa mère) et ses amis, j’ai aussi aimé détester les gens qu’elle n’aime pas elle-même mais avec lesquels elle doit faire.
L’histoire est au début assez classique, on suit la vie d’une lycéenne, le petit plus original est le ton de la narration et l’humour de la narratrice, Anika, ensuite l’histoire prend une autre tournure que j’ai eu du mal à cerner, j’étais même impatiente de voir quelle fin l’auteure nous réservait et je dois bien avouer que je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai aussi aimé découvrir cette fin et ressentir ce flot d’émotion.
Le second thème du roman est la pression sociale que subissent les lycéens américains avec leur « société lycéenne », les « classes » qui se créent et qui ne se mélangent pas. Les plus populaires qui font subir leurs choix et leurs lois aux autres, où chaque action est disséquée, analysée et surtout critiquée, où personnes ne fait rien sans s’être demandé ce que les autre vont en penser. Je suis fascinée par ce milieu lycéen américain et j’ai aimé l’analyse qu’en fait l’auteure.
J’ai surtout aimé le message véhiculer par ce livre, on est tous plus ou moins bizarre, avec notre part d’ombre, on subit également tous une pression sociale sur ce sacro-saint paraître,mais que cela ne nous empêche pas de profiter de chaque minute de notre vie et surtout pas de nous empêcher de dire aux gens ce qu’on ressent pour eux.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture.

59/100

59/100

L’innocence des bourreaux – Barbara Abel

Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 336
Date de parution : 14 mai 2015
Prix : 18,50€ Notepaillons4

41oWprcD0DLRésumé :   Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé sa fille de trois ans seule à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d’acheter ce qui manquait pour son repas. Parmi eux, un couple adultère, parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent… Des gens normaux, sans histoire, ou presque. Et puis un junkie qui, à cause du manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour récupérer quelques dizaines d’euros. Mais quand le braquage tourne mal et que, dans un mouvement de panique, les rôles s’inversent, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l’horreur. Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière est mince. Si mince…

Mon avis : Les éditions Belfond proposent de bons thriller et le résumé de celui-ci m’a fait très envie.

Imaginez. Vous allez faire des courses comme d’habitude dans votre supérette de quartier et là entre un braqueur. Qui chamboule votre vie, comme celle de tout ceux qui sont présents dans ce magasin. Mais pas forcément de la manière qu’on aurait pu supposer.

Ce livre est dérangeant. Mais dérangeant dans le bon sens parce que certes ce qui s’y passe n’est pas conventionnel, mais on ne peut que se poser la question de savoir comment on aurait réagit dans la même situation.
La situation de départ est somme toute banale, une supérette, un braquage, des otages cela arrive malheureusement. Mais l’auteure arrive à en faire une situation atypique. Rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu dans la vie, mais ici même c’est assez extrême. Il est difficile de vous en parler sans trop vous en dévoiler, donc je mesure mes mots, ça serait vraiment dommage de vous gâcher la découverte lors de votre lecture alors que moi j’ai dévoré ce livre.
Ce livre trouve échos dans les tristes événements de ce début d’année en France, mais le point de vue de l’auteure est totalement différent. Ici pas de terroristes, mais des vies qui se croisent, qui se trouvent chamboulées dans leur quotidien pour certaines, et à jamais et plus profondément pour d’autres pour d’autres.
On sait tous, plus ou moins ce qui pousse une (ou des) personne à faire un hold-up, et ce n’est pas sur cette raison que l’auteure a décidé de faire son roman, ce qui l’intéresse c’est de nous montrer « l’aventure humaine », l’interaction entre braqueur et otages, et entre les otages eux-mêmes. L’accent est mis sur l’humanité La chacun et c’est encore plus perturbant à lire. Je ne suis pas sortie indemne La cette lecture. Même si je sais depuis longtemps que rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie, ce livre me l’a encore prouvé, et cela fait quelques jours qu’il me trotte dans la tête avec la même question « qu’aurais-je fais dans la même situation ? ».

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture.