Geek Girl : Être ou ne pas être – Holly Smale

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 168
Date de parution :  26 juin 2015
Prix : 9,95€ Notepaillons2.5

81I118GGYHLRésumé : Harriet a décidément le don de se fourrer dans des situations délicates. En plus de s’attirer les foudres de ses consœurs mannequins, jalouses de son succès, elle se retrouve enrôlée malgré elle au lycée dans une très mauvaise production théâtrale de Shakespeare. Non seulement Harriet est une actrice déplorable, mais elle doit aussi soutenir sa meilleure amie Nat. Celle-ci rêve d’un succès de tragédienne, bien qu’elle n’ait qu’un rôle muet… celui du crâne auquel parle Hamlet !

Mon avis : Geek girl est une gentille petite série publiée chez Nathan qui me fait souvent sourire. Ce petit tome est un hors série.

Harriet a promis à sa meilleure amie qu’elle passerait les auditions pour la pièce de théâtre de l’école avec elle. C’est là que les ennuis commencent.

Hariet est naïve et gaffeuse. Elle a beau avoir un savoir que je n’atteindrais jamais même en vivant 100 ans supplémentaires, elle accumule les gaffes et les ennuis. C’est comme si elle avait un mauvais karma. Quoiqu’elle fasse elle a 99,99% de chances que ça se termine en catastrophe. C’est l’éternelle histoire de sa vie. Bon à côté de ça elle arrive quand même à garder le moral et à retomber sur ses pieds, mais c’est souvent très périlleux.
Quand elle accepte de passer les auditions pour la pièce de théâtre du lycée elle n’échappe pas à la règle mais c’est pour le plus grand plaisir du lecteur. Parce que oui, on ne peut s’empêcher de se réjouir de la malchance d’Harriet, c’est pas très charitable, mais c’est tellement bon ! Bien évidement on serait mortifiés sin on se retrouvait dans les mêmes situations, mais c’est pas grave, parfois ça fait du bien de se réjouir du malheur des personnages.
Ce tout petit roman se laisse lire et m’a fait passé un bon moment.

Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture.

75/100

75/100

L’autre moi-même – Saskia Sarginson

Éditeur : Marabooks
Nombre de pages : 352
Date de parution :  10 juin 2015
Prix : 19,90€

1507-1Résumé : Enfant, Klaudia a toujours été terrifiée par son père. Quant aux crimes commis par celui-ci dans son passé, elle en éprouve une effroyable honte. Aussi, son éloignement pour entrer à l’université est-il pour elle l’occasion rêvée de se « réinventer », elle se transforme alors en Eliza Bennet, une jeune femme pleine d’assurance. Mais lorsque Klaudia se retrouve obligée de revenir chez elle, la voilà dramatiquement piégée dans une double vie. La révélation de secrets enfouis dans le passé de son père oblige la jeune femme à affronter enfin son héritage familial. Mais elle va bientôt soupçonner qu’elle n’est pas la seule personne de la famille à s’être forgé une double identité – et pas la seule non plus à être capable de mettre un terme à une existence…

Mon avis : Pendant mes vacances, j’ai voulu varier les genres, je me suis donc laissée tenter par ce livre

Klaudi a des parents âgés qui l’ont élevée de façon stricte. Quand elle part à la fac, elle décide de réinventer sa vie.

À la lecture de la 4ème de couverture, je m’attendais à lire un thriller (ce sont les crimes commis par son père qui m’ont aiguillée sur cette voie), alors que pas du tout ! Ce livre est basé sur les secrets de famille. Ceux que nos parents essayent d’oublier quand ils veulent repartir à zéro mais qui vous pourrissent quand même la vie.

C’est tout en subtilité que l’auteure nous amène vers ce secret de famille. Nous suivons trois narrateurs, la Klaudia d’hier, l’Eliza d’aujourd’hui et Ernest, l’oncle dont on ne sait rien. Dès le début se changement de narrateurs a titillé ma curiosité. J’aimais découvrir sa vie mais je ne comprenais pas le lien avec celle de Klaudia. Petit à petit Saskia Sarginson déroule la pelote de laine qui nous amènera au dévoilement du secret.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Klaudia. Elle est douce et forte à la fois. Elle fait avec les informations qu’elle a tout en essayant de protéger sa famille. Je me suis aperçue que ce n’était pas facile d’être elle, de jongler avec les particularités de chacun, d’adapté la vie de famille plutôt rétro à la vie à l’extérieur qui avance à grands pas.
C’est elle la pièce maîtresse de ce livre, mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’interroger sur Ernest. Sa vie à lui aussi est riche et intéressante, il est par contre plus difficile de faire le rapprochement avec les démons contre lesquels luttent Klaudia.
La découverte de la fin est tout en émotion et a vite compensé ma déception de ne pas avoir lu un thriller.

Je remercie les éditions Marabooks pour cette lecture.

 

Promise me this – Christina Lee

Éditeur : Hachette / Black Moon Romance
Nombre de pages : 297
Date de parution :  10 juin 2015
Prix : 15,90€ Notepaillons4

81wAlm9KQ8LRésumé : ELLE : Dotée d’une forte personnalité, indépendante et impertinente, Jessie a les cheveux teints en bleu et arbore des tatouages audacieux. Passionnée de photographie, elle est plutôt attirée par les bad boys.
LUI : Nate a tous les attributs du jeune homme parfait, qui a peu à donner mais beaucoup à cacher. Jessie le surnomme Monsieur Propre.
EUX : Jessie et Nate sont amis bien que tout les oppose. Quand leur relation se transforme en attraction, Nate craint de céder à ses pulsions violentes. Jessie, elle, veut tout connaître de lui, jusqu’à cette part d’ombre qu’il refuse d’accepter. Ensemble, ils entament un jeu dangereux qui ne connaît pas de demi-mesure. Nate et Jessie en sortiront-ils inséparables ou déchirés à jamais ?

Mon avis : Depuis quelques temps je me passionne pour les lectures dites New Adult. Moi qui suis « anti-romance » depuis des années voilà que j’y retourne. Pourquoi ? Parce que dans le New Adult les personnages sont torturés et j’aime ça (mais non je ne suis pas sadique !).

Nate et Jessie font partie de la même bande d’amis. Ils traînent souvent dans le même bar et aime bien se chambrer, ça ne va pas plus loin. Jusqu’au jour où leur intérêt l’un vers l’autre change et que tout se complique.

J’ai passé un bon moment de lecture avec cette romance. Elle est simple et fraîche et même si un des personnage est un peu torturé, ils ne se tournent pas autour pour autant pendant des jours !
L’histoire est assez directe, à l’image que forme le duo d’amis Jessie/Nate. Ils se vannent, se mettent en boîte et n’hésitent pas à dire ce qu’ils pensent. De la même manière qu’ils se chambrent sans retenue, ces deux là ont appris à se connaître en mettant de côté leurs peurs respectives.
Pour une fois, c’est plus l’homme qui doit affronter ses démons et ça m’a changé un peu. Ce sont des peurs que j’ai comprises, la peur de devenir comme un de ses parents, de ne pas pouvoir lutter contre la génétique. Nate sous ses dehors bravache est plutôt tendre et pas si sûr de lui à l’intérieur. Jessie est plus posée, elle est en paix avec elle-même et c’est justement la personne qu’il fallait pour Nate, celle qui peut l’aider à affronter ses angoisses.
Nate et Jessie forme un jolie petit couple qui nous met aux lèvres un petit sourire attendri. Mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que l’étincelle prenne vraiment. Je ne me suis pas attachés à eux comme je me suis déjà attaché à certains personnages… Parfois l’alchimie ne prend pas totalement. Il n’empêche que c’est un livre que j’ai apprécié et avec lequel j’ai passé quelques jolies petites heures.

Je remercie la collection Black Moon Romance pour cette lecture.

 

Nora ou le paradis perdu – Cecilia Samartin

Éditeur : L’Archipel
Nombre de pages : 450
Date de parution :  1er juillet 2015
Prix : 22,00€ Notepaillons4

71r2siOCW+LRésumé : Cuba, 1956. Nora et Alicia, deux cousines très proches et complices, vivent une enfance heureuse et insouciante. Mais la révolution éclate, et Fidel Castro accède au pouvoir. Un climat de peur, nourri par la répression, s’installe peu à peu. Nora émigre alors aux États-Unis, laissant Alicia derrière elle, qui s’apprête à vivre des heures sombres à La Havane. Tandis que Nora, bien nostalgique de son pays natal, s’accommode peu à peu de cet environnement nouveau, Alicia subit les coups durs, dans un Cuba où la situation se détériore. Grâce aux lettres qu’elles continuent d’échanger, Nora comprend que la vie d’Alicia est devenu un enfer. Elle décide alors de retourner à la Havane pour lui venir en aide. Mais ce qu’elle va découvrir à Cuba est bien loin de tout ce qu’elle pouvait imaginer.

Mon avis : Ayant fait des études sur les civilisations hispano-américaines et la langue espagnole en générale, je suis fascinée par les pays d’Amérique Latine. Et si Cuba n’en fait pas partie à proprement parler, puisque c’est une île des Caraïbes, elle ne m’en fascine pas moins, d’autant plus que c’est de ce pays dont la salsa tire ses origines. Il ne m’en fallait donc pas plus pour avoir envie de lire ce livre.

Ce livre nous raconte l’histoire de deux cousines cubaines, Nora et Alicia, qui ont eu deux vies totalement différentes suite à la révolution populaire de Fidel Castro.

Le roman commence doucement, la narratrice, Nora, nous présentant son île natale et la douceur d’y vivre. J’ai adoré découvrir Cuba à travers ses yeux. Certes elle fait partie de la haute société de l’île et a donc une vie privilégiée et l’auteure ne nous décrit pas non plus la vie des population plus pauvre, mais il n’empêche que la douce atmosphère des Antilles est propice à la rêverie. Le lecteur n’a qu’à fermer les yeux pour s’y croire.
La deuxième partie du livre est plus dure. Une fois la révolution en marche la vie de la famille La Nora ne sera plus jamais la même. Confronter à la douleur et aux restrictions chacun réagit à sa manière. L’auteure à voulu nous montrer deux voies : celle La ceux qui n’ont pas voulu (ou pas pu) quitter l’île et ceux qui se sont exilés. Aucune des deux n’a été facile. Chacune a laissé des marques et c’est le chemin parcouru par chacune des deux cousines, Nora au États-Unis et Alicia restée à Cuba, avec ses choix et ses sacrifices que l’auteure nous raconte.

Ce récit est poignant, par sa beauté et par les souffrances ressenti par un peuple obligé La se séparé. On ressent vraiment ce déchirement de ceux qui ont dû quitter leur pays et ceux qui sont restés, qui en souffre et envie ceux qui sont partis. On découvre que rien n’est tout noir ou tout blanc.
Je pourrais vous parler de ce livre pendant des heures, mais je pense que je vous en dévoilerais trop. À partager mon ressenti j’en viendrai à vous raconter le roman en entier. Alors que le mieux c’est que vous le lisiez, pour que vous aussi vous puissiez ressentir ce qu’est la division d’un peuple, la décadence d’un pays et au milieu de tout ça, les histoires individuelles qui tentent vaille que vaille de tenir le cap.
J’avais envie d’agrémenter mon avis de photo de la Havane dans les années 50, mais je n’en ai pas trouvé. Tout ce que j’ai trouvé c’est des photos des voitures américaines des années 50 si bien entretenus par les Cubains. Si jamais vous en trouvez, je suis preneuse !

Je remercie les éditions L’Archipel pour cette lecture.

Entre nous et le ciel – Claire Gratias

Éditeur : Rageot / In love
Nombre de pages : 192
Date de parution :  17 juin 2015
Prix : 10,50€ Notepaillons5

41pY8bfFNZLRésumé : Qu’est-il arrivé à Manon ? Dans le bureau des policiers enquêteurs se succèdent tous ceux qui la connaissent : Salomé sa meilleure amie, Valentin le lycéen fou amoureux d’elle, sa cousine, sa mère, ses professeurs, monsieur G-M. Un à un, les éléments du puzzle se reconstituent : ses fugues, ses silences, ses dérobades, son nouveau look, ses séances de modèle pour un peintre, son inextinguible soif de liberté.

Mon avis : Les éditions Rageot ont créé une collection de romance destinée à la jeunesse. Sa particularité est que les histoires sont inspirées de grands classiques de la littérature.

Manon a une mère très stricte qui ne lui permet de rien faire. Pour une ado de 15 ans c’est difficile à vivre. Jusqu’au jour où elle décide qu’elle en a marre…

Ce roman est inspiré de Manon Lescaut, que je connais de nom mais que je n’ai jamais lu. J’ai donc commencé le livre sans a priori et j’ai pu en apprécier tout le récit.
L’auteure nous présente l’histoire comme une enquête policière. Nous lisons les témoignages des différents protagonistes. Claire Gratias crée dès le début la curiosité chez le lecteur. Le premier témoin est la meilleure amie de Manon, Salomé, et je pense qu’il n’y avait pas meilleur personnage pour nous intriguer et nous plonger dans l’histoire. La fougue de Salomé donne un côté intense à son témoignage qui aurait pu avoir un aspect assez clinique puisque rapporter par des policiers et dès le début ça vous accroche.
Les autres récits comblent petit à petit les interrogations levées tout au long du roman. Mais comme l’histoire est racontée par des tiers il est difficile de s’attacher aux personnages, surtout au personnage principal, Manon. Si au début elle paraît fragile, elle m’est vite apparue détestable au fil des pages. C’était assez déstabilisant de voir cette évolution.
Je ne m’attendais pas à cette fin, même si je présentais que ça ne terminerai pas de façon positive, mais finalement cette fin était inéluctable.
Cette « reprise » de Manon Lescaut m’a donné envie de lire l’original, même si je ne sais pas si j’aurais un jour le temps de le lire.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

74/100

74/100