Hate list – Jennifer Brown

Éditeur : Le livre de poche jeunesse
Nombre de pages : 389
Date de parution : 22 octobre 2014
Prix : 6,90€coupcoeur3Notepaillons5

81OhMegshoLRésumé : C’est elle qui a eu l’idée de la liste, mais elle n’a jamais voulu que quelqu’un meure. Valérie est effondrée après le drame survenu à son lycée. Son petit ami Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils avaient écrite pour s’amuser, et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants. Puis, Nick s’est suicidé. Mais Valérie, elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève, et quitte sa chambre pour retourner au lycée.

Mon avis : J’aime les livres qui parlent des ados d’aujourd’hui sans édulcorer leur réalité. Ça me permet de garder un lien avec ma jeunesse, mais surtout de comprendre les jeunes de maintenant, et qui sait de mieux communiquer avec mon neveu et ma nièce (oui, je sais on peut rêver).

Le petit ami de Valérie a commis une fusillade dans leur lycée, elle a été touchée pendant le massacre, mais a quand même été considérée comme complice. Le retour au lycée quelques mois après la tuerie ne se fait pas facilement…

Le sujet des tueries dans les lycées américains est plutôt délicat, l’aborder dans un livre destiné aux ados l’est tout autant. J’étais curieuse de voir le point de vue de l’auteure. Elle a choisi de l’aborder du point de vue d’une personne proche du tueur, pas vraiment impliquée mais pas non plus innocente : sa petite amie. Valérie est une ado révoltée, en colère comme il y en a temps. Tous les ados (ou presque) ont l’impression que le monde est contre eux et les empêche d’être heureux, c’est à dire de faire ce qu’ils veulent. Dans leur processus de construction, ils ont une période où tout doit tourner autour d’eux, où tout leur paraît injuste. Valérie et Nick sont en plein dans cette période et ont l’impression que tout le monde leur en veut. Mais il y a une différence entre les deux, elle s’en sert comme défouloir, lui y croit dur comme fer.
Les tueries sont un sujet qui m’intéresse et qui me touche, l’auteur a réussi à l’aborder sobrement, avec beaucoup de pudeur, tout en essayant de rester objective. J’ai vraiment aimer sa façon de présenter le thème. Sans vouloir l’excuser, elle a voulu nous montrer que le tueur était un être humain normal, jusqu’au moment où il perd les pédales nous exposant pourquoi il est arrivé à cette extrémité, tout ça à travers les yeux et la perception de Valérie. Elle nous dresse aussi un portrait au vitriole de cette jeunesse choyée mais tellement mal dans sa peau. Ce malaise qui a trouvé résonance en moi, mon adolescence n’ayant pas été toute rose non plus.
Ce roman est un bilan de ce qu’il se passe dans les lycées américains, et sûrement un peu dans les nôtres aussi. Il est à mettre dans toutes les mains, les ados pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas les seuls à ressentir ces émotions, et aux adultes pour qu’ils comprennent un peu mieux leurs enfants.

J’ai adoré ce livre qui m’a fait frémir, mais qui a tout de même gardé intacte ma confiance en la jeunesse.

 

19/100

19/100

Les géants – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 284
Date de parution : 5 novembre 2014
Prix : 15,50€ Notepaillons5

image.htmlRésumé : Ça se passe sur la Côte Basque.
Les Géants, ce sont eux : Marius, le fils, surfeur, son besoin d’ailleurs. Auguste, le père, marin pêcheur, cramponné à la vie qu’il s’acharne à offrir à ses enfants. La soeur, Alma, qui veut exister dans cette famille patriarcale…
… et qui cache à tous son idylle avec Estéban, ami d’enfance de Marius ; sa famille à lui s’accroche dans un mobilehome à l’année. Et d’un père à l’autre, d’un fils à l’autre, les deux clans se serrent les coudes.
Tous là, unis dans cette région brute, irréductibles.
Soudain, la vague arrive. César, le grand-père de Marius, revient d’entre les morts ; et avec lui, de lourds secrets couvés comme un trésor de guerre…

Mon avis : J’ai lu Je suis sa fille de cet auteur et le livre m’avait bien plus. La 4ème de couv’ de celui-ci a aussi titillée ma curiosité, et comme je suis faible, j’ai cédé.

Une famille « classique » vivant au pays basque. Le père est pêcheur, la mère fait les marchés, le fils est surfeur au chômage, la fille repasse son bac et est serveuse pour payer ses études. Une famille somme toute classique. Jusqu’au jour où le grand-père refait surface, bousculant cet équilibre que les parents ont mis tant de cœur à mettre en place.

Une fois le livre en mains, j’ai eu le loisir d’admirer sa couverture dans son entier. Rien qu’à la regarder on perçoit les grands espaces, l’océan qui s’étend à perte La vue, on sent le soleil nous chauffer la peau et l’ai marin déposer son sel sur nos lèvres. Elle nous donne envie de partir au bord de l’océan pour plonger nos pieds dans le sable chaud. Après l’avoir savouré, j’ai ouvert le livre et commencé ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y immergé. Je suis restée en surface sur le début. Les personnages me plaisaient, les tempéraments de feu de Marius est Esteban, les deux amis inséparables, le père taciturne qui cache un cœur d’or, la mère qui veille sur la famille comme une louve sur ses petits, tous m’ont séduite, mais je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire. J’ai persévérer et j’ai bien fait ! Parce que ce livre est une jolie histoire pleine d’émotions. Je l’ai trouvé un peu longue à se mettre en place, mais une fois harponnée, je ne l’ai plus lâchée.
Cette histoire de famille pas si ordinaire vous prend souvent aux tripes, trouvant parfois échos dans votre histoire personnelle (tout le monde a des non-dits dans sa famille), et a aussi un côté romanesque qui fait rêver. Un petit bémol tout de même, certains rebondissements sont un peu cousu La fils blancs, certaines répliques assez téléphonées, mais ça donne aussi un petit côté rétro au roman sûrement voulu par l’auteur (faudrait lui demander).
Je connais peu (voire pas) le monde des gangsters évoqué dans ce roman et j’ai apprécié de le découvrir, même si le point La vue est plutôt extérieur. J’ai beaucoup aimé ce livre et sa fin ouverte, qui permet à chacun de le terminer comme il le veut, et de continuer à y penser pendant quelques temps encore…

Je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

18/100

18/100

Les 100 tome 2 – 21ème jour – Kass Morgan

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 366
Date de parution : 23 octobre 2014
Prix : 17,90€ Notepaillons4

81UiHOoLtVLRésumé : Le deuxième tome de la série best-seller international.5e Jour. Sous la menace d’un ennemi invisible, Wells s’efforce d’empêcher les 100 d’imploser, bien décidé à protéger les derniers humains sur Terre. 11e Jour. À bord de la Colonie, Glass ne sait pas combien de temps il lui reste à vivre : elle veut profiter de la moindre seconde avec Luke. 17e Jour. Dans la forêt hostile, Bellamy ferait n’importe quoi pour secourir sa soeur Octavia, quitte à se sacrifier pour elle. 21e Jour. Après une cruelle série de drames, Clarke se demande si les 100 sont enfin en sécurité ou s’ils ne sont que des morts en sursis…

Mon avis : Le tome 1 m’avait vraiment enthousiasmé. J’avais passé un excellent moment. La fin était tout bonnement insupportable et j’avais vraiment envie de connaître la suite. J’ai donc rapidement lu le tome 2.

Les 100 exilés sur terre, continuent à appréhender leur nouvel univers. Une terre qu’ils n’ont jamais connue autrement que dans les livres. Et cela est beaucoup moins facile qu’ils n’auraient pu le croire.

Dans les premières pages de ma lecture, j’ai eu peur. J’avais oublié que les personnages principaux étaient autant et j’avais peur de m’y perdre. Mais finalement, non, je les ai vite replacés avec leur vie personnelle et comment chacun étaient arrivés à la fin du tome 1. Et je les ai retrouvés avec grand plaisir.
On suit toujours en parallèle l’installation du groupe des 100 sur terre et l’évolution de la vie sur la station. Les deux étant extrêmement angoissantes. J’ai palpité plein La fois. J’ai eu peur, j’ai souris, j’ai été aussi malheureusement agacée. L’un après l’autre les personnages nous font des pseudos caprices dans des situations ou cela paraît vraiment déplacé. Alors je suis d’accord que dans un autre contexte, je l’aurais compris, mais dans celui où les personnages ne savent pas s’ils seront encore en vie le lendemain, cela m’a un peu fait halluciner. Comme si leur préoccupations étaient vraiment déplacées. J’ai eu envie de leur mettre des baffes pour les recadrer un peu.
Heureusement que l’histoire est toujours aussi bien, palpitante et qu’elle tient la route. Les rebondissements n’ont rien de retentissants, mais ils ont le mérite d’être crédible et ce sont ceux auxquels on s’attend dans une telle situation. L’auteure a vraiment réussi à créer un univers attrayant et surtout malgré les nombreux personnages, on arrive à s’attacher à chacun tellement ils sont différents et parfois complémentaires.

J’ai encore une fois passer un excellent moment avec ce livre et j’ai hâte de connaître la suite !

Le petit plus : La série TV inspirée de la saga sera publié début 2015 sur Syfy et plus tard sur France 4. Je suis curieuse de voir ce qu’elle donne.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

17/100

17/100

2/60

2/60

Le noir est ma couleur tome 2 – La menace – Olivier Gay

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 316
Date de parution : 8 octobre 2014
Prix : 11,90€ Notepaillons5

9782700242874-GRésumé : Mage Noire effrayée par le pouvoir qui grandit en elle, Manon hésite à rendre la mémoire à Alexandre, témoin de la bataille qui a fait rage entre Mages et Ombres. Malgré tout, le bad boy séducteur garde des réminiscences de scènes qui le déroutent. Il repousse avec succès les nouvelles attaques d’Ombres, échappe à une explosion et s’interroge, avec la jeune fille, sur l’entité qui anime les créatures. De qui s’agit-il ? De Brandon le lycéen américain à l’étrange comportement ? D’un nouveau Mage ?   Le deuxième volume d’une série d’Olivier Gay qui s’inscrit dans le monde réel avec des touches de fantastique et un volet sentimental très actuel. Les deux héros, une jeune fille discrète Mage Noire et un adolescent aussi ordinaire que rebelle, portent une double narration inventive, crédible et riche en péripéties. En arrière-plan, des questionnements adolescents – image de soi, communication, rapport à l’avenir – séduiront le lecteur.

Mon avis : Ayant été agréablement surprise par le premier tome, et vu sa fin très « Oh ! mon Dieu ! », j’avais très envie de connaître la suite des aventures d’Alex et Manon.

Après les mésaventures qui les ont unis dans le premier tome, nos deux héros doivent affronter de nouveaux problèmes, mais avec des contraintes en plus (oui, je sais je suis obscures dans mes explications, mais c’est fait exprès, sinon je vais vous gâcher le plaisir La la découverte).

Les personnages d’Alex et Manon sont vraiment les points forts de ce roman. Ce sont deux personnages qu’on ne peut pas faire autrement qu’aimer. Ils ont des caractères forts tous les deux et ne font que se chercher pendant tout le roman. Ils affrontent les éléments paranormaux sans sourciller, se serrant les coudes et gardant malgré tout leur humour. J’ai vraiment apprécié leur échanges et même leurs apartés.
L’intrigue prend en profondeur, en complexité. Après la présentation du monde dans le 1er tome, l’auteur creuse un peu plus et titille notre imagination. Certains rebondissements sont prévisibles mais dans l’ensemble je me suis laissée porter et j’ai adoré avancer pas à pas. On en apprend aussi plus sur la magie que pratique Manon et sa famille et sur leur univers, leur mode de fonctionnement, de quoi avoir matière à faire par la suite.
Ce qui m’a plus aussi dans ce livre ce sont les références musicales, je ne connais pas l’âge de l’auteur, mais il s’y connaît en musique jeun’s ! Je pense que mes neveux s’y seraient retrouver, moi j’ai fait des découvertes (bon après recherches il est un chouilla plus jeune que moi).

Mais le plus fort c’est que l’auteur a réussi à nous faire cette fois-ci encore une fin à la « Oh ! Mon Dieu ! ». Vous pensiez que ce n’était pas possible mais si, Olivier ose et nous le fait une deuxième fois. Et là on a envie de le maudire, mais surtout de connaître la suite.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

16/100

16/100

1/60

1/60

Dans les yeux du tueur – Maggie Shayne

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 316
Date de parution : 29 octobre 2014
Prix : 13,90€

51kk2LvFptLRésumé : Quarante-huit heures après la greffe de cornée dont elle a bénéficié, Rachel de Luca prend conscience qu’elle vit à la fois un miracle, et un cauchemar. Un miracle parce qu’elle a recouvré la vue alors qu’elle était aveugle depuis l’âge de 12 ans. Un cauchemar parce que, aussitôt après l’opération, elle a de terrifiantes visions mettant en scène des crimes atroces, des visions d’autant plus angoissantes que les crimes qu’elle voit ont bel et bien eu lieu dans la réalité, et qu’ils sont l’œuvre d’un serial killer.
Comprendre ce qui lui arrive, échapper à la menace sombre et diffuse qui se resserre un peu plus chaque jour autour d’elle… Face à l’urgence, face au danger, la seule personne à laquelle elle puisse s’adresser est l’inspecteur Mason Brown. Un homme secret, mystérieux, mais le seul, elle le sent, à pouvoir l’aider face au prédateur qui a pris possession de son esprit.

Mon avis : Vous le savez maintenant j’aime lire des policiers de temps en temps car ça me rappelle mes premières amours. Le résumé des celui-ci me rappelais un film (dont je n’arrive pas à me rappeler le titre, si vous vous en rappelez, je suis preneuse !) et j’étais curieuse de voir la façon dont l’auteure abordait le sujet.

Rachel a retrouvé la vue après 20 ans passée aveugle, grâce à une greffe des cornée. Cela aurait dû être la meilleure des choses qui puissent arriver à Rachel, si seulement elle ne faisait pas des cauchemars affreux depuis cette greffe.

J’ai tout bonnement adoré le personnage de Rachel. C’est une femme forte qui a un humour qui m’a plu de suite, un peu comme le mien. J’aime ce genre de personnage qui fait de chaque épreuve un moyen de devenir plus fort. Elle n’a pas eu une vie facile mais n’en est pas aigrie pour autant. De plus, elle a l’esprit vif et ça lui permet de s’en sortir. Il fallait de toute façon un personnage de caractère pour affronter l’intrigue imaginée par l’auteure. Cette intrigue est d’ailleurs très bien imaginée, bon d’accord, elle tombe parfois dans la facilité, mais c’est toujours très bien amené. Le tout est saupoudré d’un peu de paranormal, juste ce qu’il faut pour pimenter l’histoire.
J’ai frémi pas mal La fois lors du récit et je me suis laissée mener par le bout du nez par Maggie Shayne à un moment. Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas sentie plus maline que l’auteure, pensant avoir trouver ce qu’allait donner la fin, tout en me faisant berner sur la chute.
Il y a bien entendu une histoire d’amour (n’oublions pas qu’on est chez Harlequin) mais elle est toute légère est m’a plus fait pensé à de la chick-lit avec un côté plutôt humoristique que romantique.
J’ai passé un très bon moment avec ce polar, qui remplit pleinement la fonction qu’on lui demande : nous faire frémir, réfléchir, trembler pour les personnages… bref, oublier un peu notre quotidien.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.