Opération pantalon – Cat Clarke

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 260
Date de parution : 23 mars 2017
Prix : 14,90€

Résumé : Liv Spark, 11 ans, est un garçon transgenre élevé au sein d’une famille ouverte d’esprit. Avoir deux mamans, c’est vraiment le pied, et Liv est impatient de commencer le collège et de s’y faire de nouveaux amis. Garçon ou fille, la question ne s’est jamais posée pour le moment, ses parents le laissant s’habiller et s’exprimer comme il le souhaitait. Mais tout va basculer lorsqu’il découvre qu’il lui faudra porter une jupe. Liv n’a aucune envie de se plier à la politique stricte de son école concernant l’uniforme, mais il n’est pas encore prêt non plus à partager son secret, il lance alors l’Opération Pantalon, une campagne qui vise à permettre aux filles de porter un pantalon. Si tout le monde pense qu’il est une fille, eh bien, il fera semblant…pour le moment. Pendant cette campagne, Liv va être victime de harcèlement scolaire, d’un deuil familial et des remarques désagréables du proviseur. Après s’être fait jeter par son meilleur ami, Liv va devoir réapprendre à faire confiance. Trouvera-t-il le courage de partager son secret, et de dire à sa famille et à ses amis qui il est vraiment ? Opération Pantalon est un livre plein d’humour et de tendresse qui parle d’amitié et de comment rester fidèle à soi-même.

Mon avis :

47/65

À la place du cœur saison 2 – Arnaud Cathrine

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 291
Date de parution : 23 mars 2017
Prix : 16,50€

Résumé :  » La fin de l’année 2015 arrive à grands pas. Je me suis souvent demandé ces derniers mois : j’ai quoi à la place du cœur ? À la place du cœur, j’ai toi.  »
Cette saison est celle de l’éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c’est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s’est peu à peu éloigné ; elle dont l’amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s’est persuadée qu’un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n’a pas fini d’être mise à l’épreuve. La vie n’a pas fini d’être à réinventer.

Mon avis : Le premier tome m’avait beaucoup touché (vous pouvez retrouver mon avis ICI ) et j’avais hâte de retrouver les personnages d’Arnaud Cathrine.

Il est difficile de faire un résumé de ce roman. Parce qu’il est tout en émotions et que j’aimerai que vous puissiez les découvrir par vous même. Et surtout, puisque c’est un second tome, je n’aimerai pas trop vous en dévoiler sur le premier par mégarde.

Comme vous l’avez compris dans les lignes précédentes, ce livre m’a beaucoup touché. Au même titre que le premier. L’auteur réussi l’exploit de faire plus fort dans le 2ème tome que dans le 1er.
Il y a les grands événements qui touchent la France et les plus petits, qui touchent beaucoup moins de personnes mais qui font tout aussi mal, si ce n’est pas plus. Le point commun avec ces événements ? L’incompréhension de l’autre, la peur de l’autre, le manque de tolérance… Ces maux qui existent depuis la nuit des temps et que l’homme, malgré sa soi-disant grande intelligence, n’arrive pas à vaincre. C’est dommage, si on se souciait plus de l’autre quelque soit ses convictions on ne s’en porterait que mieux.
Arnaud Cathrine ne donne pas de solution à ce « problème », il montre comment une bande d’ami à réussi à surmonter la douleur. Ce que l’on fait tous à longueur d’année, sans même s’en apercevoir parfois. Malgré les souffrances, on avance, on est programmé pour. On ne le fait seulement pas tous à la même vitesse. C’est un très joli roman, au même titre que le premier, à mettre entre toutes les mains.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

46/65

Autopsie tome 1 – Whitechapel – Kerri Maniscalco

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 353
Date de parution : 18 janvier 2017
Prix : 15,90€

Résumé : 1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste.

Mon avis : Un livre sur les crimes de Jack l’éventreur ? Ah bah bien sûr que je prends ! Si en plus l’héroïne est une femme je suis comblée !

Audrey Rose étudie la médecine légale. Rien de bien folichon. Sauf qu’on est à la fin du 19ème siècle et que ça ne se fait pas pour les jeunes filles de cette époque. Et quand elle décide de traquer Jack l’éventreur,  y’a de quoi faire hausser les sourcils de la Reine Victoria.

J’aime beaucoup ces romans dont l’action se déroule à l’époque victorienne. Les usages de l’époque, certes désuets me font toujours sourire. Je crois que jamais je n’aurai survécu à cette époque. Mais j’aime lire comment cela se passait et je me réjouis surtout de notre évolution.
Audrey Rose aurait pu faire partie des Suffragettes, elle « milite » essentiellement pour elle, pour pouvoir faire ce qu’elle a envie sans être chapeautée par un homme, mais elle aurait surement adhéré au mouvement. C’est un personnage attachant parce qu’elle ne baisse jamais les bras, quand elle a un objectif en tête elle s’y tient, même si pour ça elle doit tenir tête aux hommes et à leur machisme. Bien sûr elle n’a pas les mêmes libertés de mouvement que celles que nous avons actuellement, mais elle arrive à se faire respecter et faire son petit bout de chemin.
J’ai beaucoup aimé également faire toutes ses découverte sur la médecine légale, même si tout reste plutôt soft, il y a quand même quelques détails sanglants. Ce qui nous amène à l’enquête. Je l’ai parfois trouvé un peu tiré par les cheveux mais l’auteure arrive à retomber sur se pattes et à nous tenir en haleine une bonne partie du livre. Elle détourne nos soupçons pour ensuite mieux créer le doute (même si j’avais ma petite idée de « qui » passé les 3/4 du livres, oui je me la pète un eu 😉 )
Malgré une enquête originale, j’ai relevé quelques incohérence de temps qui m’ont fait revenir en arrière pour être sure d’avoir bien lu… Je ne sais pas si ça vient de la traduction, mais je suis assez étonnée de « l’erreur ». Enfin, passé quelques instant d’agacement, je me suis vite replongé dans ma lecture.
J’ai passé, somme toute, un très bon moment avec ce livre.

Je remercie Milan pour cette lecture.

45/65

Emmy & Oliver – Robin Benway

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 433
Date de parution : 13 avril  2017
Prix : 15,95€

Résumé : Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu’ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d’Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler.
Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l’a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l’étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ? Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d’Oliver.

Mon avis : J’ai déjà lu deux livres de Robin Benway, c’était aussi un livre jeunesse mais plutôt humoristique : La pire mission de ma vie et La pire mission de ma vie n’est pas terminée . J’étais donc curieuse de découvrir ce que ça donnait quand elle joue des sentiments.

Emmy et Oliver sont nés le même jour. Ils se connaissent depuis toujours puisqu’ils sont voisins. Un jour Oliver est enlevé par son père et commence alors l’attente. Celle e son retour. Puis il rentre. Est-ce que les choses seront comme avant.

Le thème abordé par l’auteure n’est pas facile. L’enlèvement par un des parents lors d’une séparation est très délicat à traiter. Robin Benway prend ici un sacré risque. Et elle a bien fait parce qu’elle s’en sort plutôt bien. Elle ne porte pas de jugement parce que le thème est traité par le regard des amis qui se sont perdus à cause « d’histoires de grandes personnes ». Bien sûr le point de vue des adultes n’est pas totalement occulté, mais il est juste survolé. L’important ici c’est comment reprendre une amitié quand elle a été arrêtée brutalement 7 ans auparavant ? J’ai trouvé que le ton était juste et que jamais Robin Benway ne sombre dans le patho. Elle reste sombre et même un peu légère et ça fait du bien.
Ses personnages, Emmy et Oliver, sont vraiment attachants. Emmy est une jeune fille fraîche et un peu trop docile à mon goût. Et Oliver est un gamin plutôt équilibré avec ce qu’il a vécu. Leur amitié est très jolie même si on sent bien qu’elle est encore très fragile. La dynamique du trio Emmy, Caro et Drew m’a beaucoup plus. J’ai aimé leur façon de fonctionner et leur humour. J’ai souvent souri devant leurs jeux de mots et leur complicité.
Robin Benway a réussi  son défit : écrire un livre sur un sujet délicat tout en restant soft et en réussissant à nous faire ressentir de jolies émotions. Je vous le recommande.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

43/65

Flora Banks – Emily Barr

Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 369
Date de parution : 1er mars 2017
Prix : 17,00€

Résumé : DIX – L’âge que j’avais quand mon cerveau s’est détraqué.
HUIT – Années de validité de mon passeport.
SIX – Le nombre de personnes qui me cherchent au Spitzberg, dans l’Arctique.
QUATRE – L’âge auquel j’ai rencontré ma meilleure amie. Je ne dois plus jamais l’appeler, ni lui envoyer de SMS.
DEUX – Deux cailloux noirs. L’un m’appartient, l’autre est à Drake. Je le rejoindrai, où qu’il soit.
UN – Un souvenir. C’est tout ce qu’il me reste.
FLORA BANKS : LE LIVRE QUE VOUS N’OUBLIEREZ JAMAIS.

Mon avis : Flora a la mémoire altérée suite à une tumeur. Elle oublie tout toutes les 2 heures. Pas facile d’être adolescente dans ces cas là et encore moins d’avoir une vie normale.

L’idée du livre m’a plu, c’était plutôt original, le thème de l’amnésie n’est pas souvent traité dans les romans que j’ai l’habitude de lire et j’avais envie de le découvrir.
On est d’entrée immergé dans le monde de Flora. Le livre c’est elle qui le raconte et elle nous confronte de suite à sa réalité. J’ai beaucoup aimé ce début de roman, cette prise de contact avec Flora, voir comment  elle gère la situation, comment elle interagit avec son entourage, comment son entourage vit la situation… Très vite l’auteure nous plante le décor et la problématique. Mais on sent qu’il y a un lourd secret derrière tout. Secret qui m’a turlupiné tout le temps de la lecture.
Flora est un être fragile mais très débrouillarde et surtout têtue, c’est ce qui permet au roman d’exister. Sans cette détermination, il n’y aurait pas eu d’histoire à raconter, mais si. Flora a une idée en tête et rien ne eut l’en dissuader. On a autant envie de protéger Flora que de la pousser à continuer sa quête.
C’est un joli roman qui montre que tout est possible quand on est bien entouré et que les gens qui vous aiment vous font confiance. Que les handicaps vous compliquent certes la vie et vous mettent des barrières qui ne sont pas toutes franchissables mais que bien aidé on peut arriver à faire tout de même pas mal de choses.

Je remercie Casterman pour cette lecture.

43/65