Out of control – David Lubar

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  393
Date de parution : 12 juin 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : Comment survivre au lycée ?
« Cliff, c’est mon prénom. Mais cela n’exclut pas les résonances métaphoriques. Il se trouve que mon prénom colle très bien avec cette histoire.
Mais oui : cliff ça veut dire la « falaise » en anglais, et ça t’évoque le vide, l’à-pic, le bord, le danger.
Voilà, tu y es. Je m’appelle Cliff. Cliff Sparks. Je suis au bord. À la limite. En équilibre. »
Il ne reste qu’une seule et courte année de lycée à Cliff pour trouver une petite amie, et pour… « devenir un homme ». Problème : il n’a jamais été doué avec les filles. Pire, ses dernières (très rares) tentatives d’approche de la gent féminine ont tourné à la catastrophe.
Cliff doit aussi trouver ce qu’il peut faire du reste de sa vie, mais ses perspectives sont très réduites. Car depuis que son père est au chômage, plus question d’aller à l’université, trop coûteuse. Et le lycéen n’a aucun doute : à la seconde où il sera majeur, on le mettra à la porte de la maison familiale.
Entre ses envies d’avenir et le monde sans pitié des adultes, difficile de suivre sa propre voie…

Mon avis : J’aime les histoires d’adolescents… Peut-être parce que j’aurais aimé vivre la mienne (d’adolescence) différemment et que de lire celle des autres me « console ». Bref… Le résumé du livre m’a plu et il ne m’en a pas fallu plus pour céder.

Cliff est un adolescent de 17 ans. Il est en dernière année de lycée, ne sait pas encore ce qu’il fera plus tard, et la vie n’est pas toujours rose avec le budget serré à la maison. Et surtout, il est toujours puceau et ça commence sérieusement à le travailler.

Avec mon résumé le ton est donné ! Et je pense que j’aurais un peu plus hésité si j’avais sur que la partie « perdre sa virginité » était aussi présente. Parce que clairement, celle d’un garçon me parle beaucoup moins que celle d’une fille… Et j’ai donc eu du mal à m’identifier.
Sans parler de la narration à côté de laquelle je suis totalement passée. Elle est à la première personne, du masculin donc, et il interpelle régulièrement le lecture. Comme un pote te qui raconte une histoire. Sauf que moi, je suis loin d’être son pote. Je pense que c’est le premier livre jeunesse pour lequel je me suis sentie complètement à coté de la plaque ! Du coup, ses aventures me sont également totalement passées à côté.
Bein oui, je n’ai jamais eu le genre de préoccupation que Cliff. Et j’ai vraiment eu du mal à les comprendre quand je ne haussais carrément pas les sourcils ! Je pense que je ne fait clairement pas partie du lectorat visé, et qu’il plaira plus aux garçons entre 12 et 17 ans.
Heureusement la fin remonte un peu le niveau à mes yeux, elle a été plus touchante et plus prenante.  Je n’ai pas passé un mauvais moment avec ce roman, mais clairement je ne l’aurais surement pas lu si j’en avais lu un avis avant.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

45/65

In real life tome 2 – Mémoire vive – Maïwenn Alix

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  475
Date de parution : 26 juin 2019
Prix : 17,90€
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Résumé : La suite des aventures de Lani. Elle est confrontée à un conflit de loyauté. Un récit qui amène à se demander si combattre un système revient également à lutter contre tous ceux qui le composent.

Mon avis : J’avais beaucoup aimé le premier tome (vous trouverez mon avis en cliquant ICI) et j’avais hâte de découvrir la suite des aventures de Lani et Alexander.

Comme c’est une suite et qu’il s’est déjà pas mal passé de chose dans le tome précédent, je préfère éviter de faire un résumé personnel.

Le rythme du roman est beaucoup plus rapide que dans le premier. Dès le début ça bouge. Après une fin comme celle du premier roman, il ne pouvait de toute façon pas en être autrement. Il fallait que Lani et ses nouveaux amis réagissent. Et ils n’ont fait que ça tout au fil des pages. Peut-être même parfois un peu trop. J’ai eu du mal à suivre… Avec l’arrivée de nouveaux personnages, c’est parfois difficile.
Mais l’histoire est tout de même bien ficelée. On apprend plein de choses sur le monde dans lequel vit Lina et prend conscience de toutes ses ramifications. Cet univers est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. J’ai beaucoup aimé apprendre tout ça parce que malgré tout, ça laisse la part belle à l’imagination.
J’ai eu plus de mal avec les trahisons à toutes les pages… Trop c’est trop ! Bon, je sais que la nature humaine est loin d’être « sage » et pure, mais là ça faisait un peu beaucoup.
C’est dommage parce que l’autrice réussit encore une fois à nous surprendre sur sa fin. Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Encore une fois nos héros ne sont pas sauvés et vont devoir affronter le système et leur plus grandes peurs.
Comme pour le premier tome, j’ai hâte de découvrir la suite.

Je remercie Milan pour cette lecture.

44/65

Le bureau des cœurs trouvés tome 2 – Sami Melody – Cathy Cassidy

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 259
Date de parution : 4 juillet 2019
Prix : 15,95€
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Résumé : Il y a deux ans, Sami fuyait la Syrie et perdait toute sa famille dans leur traversée de la Méditerranée. Aujourd’hui, il a encore du mal à réaliser qu’il a retrouvé des proches, qu’il fait partie d’un groupe de musique et que la fille de ses rêves s’intéresse à lui… Cette romance naissante est un rayon de soleil pour les Lost & Found formé par Lexie, alors que tout va mal. Loin du succès rencontré à leurs débuts, ils doivent faire face aux conflits et à l’arrivée d’une nouvelle membre au caractère explosif. Arriveront-ils à retrouver l’harmonie pour gagner la grande battle de musique de leur ville ?

Mon avis : Depuis 2012 et cœur mandarine, j’ai une affection toute particulière pour les romans jeunesses de Cathy Cassidy. Et sa nouvelle série me plait tout particulièrement.

Sami est un émigré Syrien. Il a quitté son pays avec toute sa famille il y a 3 ans, mais il est arrivé seul. Ce n’est pas simple de s’intégrer dans un pays dont on ne connait pas les coutumes mais c’est encore plus difficile quand on a perdu sa famille la plus proche.

Comme toujours, j’ai passé un très bon moment lecture avec ce petit roman sans prétention. C’est une des qualités de Cathy Cassidy c’est qu’elle arrive à parler simplement de sujet qui sont souvent grave. Elle se met à la place de son lecteur et lui explique les choses avec des mots simples mais pas dénués d’émotion. Et cela fonctionne également avec les adultes, pour peu qu’on arrive à retrouver son cœur d’enfant le temps de notre lecture.
Sami est adolescent hors-norme par la vie qu’il a eu. Peu d’entre eux en Angleterre ont dû traverser une mer et plusieurs pays pour sauver leur vie. Cela lui a forgé le caractère mais surtout lui donne un autre regard sur tout ce qui se passe autour de lui. C’est un ado très attachant qu’on a envie de prendre dans ses bras et lui dire que tout ira bien.
Le thème des migrants syriens abordés dans le roman est très délicat, il faut réussir à expliquer la situation sans prendre parti ni virer dans le pato. Et Cathy y arrive très bien. On apprend des choses sur la vie de ces personnes qui ont tout perdues et qui malgré tout essayent de rester digne. Elle donne également des conseils pour leur venir en aide sans pour autant faire la morale.
J’ai passé un bon moment lecture avec ce roman que je recommande à petits et grands.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

42/65

 

Au bout de trois – Maureen Johnson

♦ Éditeur : Hachette
♦Nombre de pages : 380
♦ Date de parution : 5 juin 2019
♦ Prix : 15,90€
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Résumé : Mel, Nina et Avery ont toujours formé un inséparable trio de copines, mais l’été de leurs dix-sept ans va tout changer. Cet été-là, alors que Nina profite des vacances pour participer à un stage scolaire, Mel et Avery commencent une relation qu’elles cachent à tous, même à leur meilleure amie. Cette trêve estivale ne pouvait cependant pas durer et, peu de temps après la rentrée, Nina découvre leur secret.
Mel et Avery doivent alors faire face au regard des autres, à l’intolérance et au rejet, mais aussi au regard qu’elles portent sur elles-mêmes. D’autant que même si Nina essaye de les soutenir, elle se pose des questions. Et peu à peu, le trio explose.

Mon avis :  Je connaissais la saga fantastique de cette autrice mais pas ce qu’elle écrit de contemporain. Voilà une lacune réparée.

Nina, Avery et Mel sont 3 amies qui se connaissent depuis la maternelle. Elles ont tout vécu ensemble. Mais cela change quand un été Nina part en université d’été et que ses amies restent pour travailler dans un restaurant.

J’ai bien aimé les personnages. Elles sont toutes les trois différentes et leur amitié est vraiment touchante. Mais j’ai eu envie de les secouer toutes les trois à des moments différents de l’histoire. Ce sont des jeunes filles qui se cherchent encore et qui construisent leur vie petit à petit, avec ce qu’elles apprennent et ce qu’elles comprennent. Cela ne va pas sans se blesser les unes les autres, mais c’est comme ça que l’on grandit : en faisant des erreurs et en apprenant de ces erreurs.
L’histoire est plut^t banale et les personnages un peu fades, mais on se laisse porter par leurs vies plutôt calme qui bascule à un certains moment avec des niveaux différents. Elles deviennent adulte et appréhendent les différentes nuances de gris. Elles découvrent que tout le monde peut faire des erreurs et qu’on peut apprendre à les pardonner dans certains cas.
J’ai toutefois été déçue par la fin qui pour moi n’est pas complète. Je n’ai pas eu la réponse à toutes mes questions. Pour ceux et celles qui l’ont lu, avez-vous ressenti la même chose ? C’était plutôt frustrant…
En résumé c’est une jolie petite lecture pour l’été.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

41/65

Acide summer – Christophe Lambert

♦ Éditeur : Milan
♦ Nombre de pages : 336
♦ Date de parution : 5 juin 2019
♦ Prix : 14,90€
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Résumé : Vendredi 15 août 1969, John Hudson, 18 ans, est en route pour Woodstock. Il prend en stop Penelope, blonde, délurée, et en tombe immédiatement amoureux. Mais la belle s’évapore. Comment la retrouver parmi le demi-million de spectateurs qui assistent au plus grand festival de l’histoire du rock ?
Sa recherche éperdue va le mener de rencontre en rencontre, dessinant un portrait de l’Amérique en cette fin des années 1960.

Mon avis : Je connais le festival de Woodstock par mon papa. Qui m’a racontée quand j’étais petite qu’il aurait adoré être à se festival quand il a eu lieu. Je me souviens d’un été où il nous a fait écouter en boucle une double compilation de Woodstock. Alors pourquoi pas ne pas lire un roman qui en parle pour en apprendre un peu plus.

John a décidé d’aller au festival de Musique de Woodstock, qui a lieu l’été 1969, afin d’y retrouver son cousin et de participer à un événement sans équivalent jusqu’à ce jour.

Ce livre se dévore très vite. Le rythme est rapide et le style très facile à lire, l’auteur ne s’embarrassant pas de descriptions inutiles. Il arrive toutefois très bien à retranscrire l’ambiance de l’époque. Cette façon qu’avait les gens de lâcher prise, de profiter du moment présent et de prendre soin de son prochain. Celle aussi de se mettre n’importe quoi dans le gosier qui pouvait les faire planer et « avoir accès à des dimensions différentes ». Aucun aspect ne nous sera épargné. Parce qu’il est vrai que cette époque est beaucoup peace & love mais pas que ! L’homme garde toujours ces travers…
J’ai beaucoup apprécié la manière originale que l’auteur a choisi pour nous faire découvrir cet époque. Nous suivons John dans son périple, dans cette recherche effrénée de Pénélope qui lui a échappée au début de l’événement et qu’il veut retrouver à tout prix. Mais surtout nous avons le portrait de plusieurs personnages, plus pittoresques les uns que les autres. C’est à travers leurs histoires personnelles que l’on appréhende vraiment cette période. Que l’on comprend les enjeux sociaux et à quoi ressemblait la société américaine de cette décennie. J’ai beaucoup aimé lire ses bout de vie qui pour certains m’ont très touchée.
Ce qui devait au départ être un petit roman sans prétention, s’est trouvé riche d’enseignement.

Je remercie Milan pour cette lecture.

40/65