Les souliers de Mandela – Eza Paventi

Éditeur : Kennes Editions
Nombre de pages : 426
Date de parution : 4 juin 2014
Prix : 20,95€ Notepaillons5

81gx6ZlAwYL._SL1500_Résumé : Lorsque Fleur Fontaine débarque en Afrique, c’est un être fané que le continent accueille. La jeune femme, qui a eu la chance de naître du bon côté de l’équateur, avance sur un fil de fer. Dans un pays en reconstruction, elle affronte ses propres territoires ravagés. Inspirée par le père de la nation sud-africaine, Nelson Mandela, elle apprivoise ce que l’on a oublié de lui transmettre; comment se reconstruire, comment pardonner. Mais pour marcher sur ce long chemin vers la liberté, les souliers de Mandela lui semblent de bien grosses pointures à chausser…
Pour son premier roman, l’auteure vous offre d’habiles dépaysements: un voyage en terre africaine, mais aussi, et surtout, un voyage intérieur. Car au contact de l’Autre, ne sommes-nous pas obligés de nous définir ?

Mon avis : Les éditions Kennes ont décidé de publier des romans canadiens tel quel, en prenant le parti de ne pas changer les expressions québecoises, pour faire profiter au lecteur de la richesse et la diversité de cette langue. J’étais curieuse de découvrir cette collection et j’ai donc commencé les souliers de Mandela.

Fleur a décidé de partir en Afrique du Sud, pour se remettre d’une rupture. Elle ne sait plus du tout où elle en est et compte sur cet stage journalistique dans ce pays en pleine reconstruction sociale pour l’aider à avancer.

Comme je vous l’ai dit plus haut, la curiosité première pour moi était de découvrir la façon de parler des francophones de l’autre côté de l’atlantique. Et j’ai été presque déçue, parce que les expressions et la façon de parler n’est pas vraiment différente de la notre. Bien sur certains mots sont différent des nôtres, tel s’assoyer, mais dans l’ensemble le tout est compréhensif et quand on est captivé par l’histoire qu’on les remarque parfois après coup.
La plus agréable des surprises a été le roman en lui même. C’est un livre qui m’a beaucoup touché et qui a trouvé résonance en moi. On a tous connu une rupture qui nous a laissé sans dessus dessous, comme vide et ne trouvant aucune envie de continuer. C’est l’histoire de Fleur, elle veut se remettre pour continuer à avancer et sortir de cet état où elle n’a envie de rien ! Fleur nous livre tel quel son ressenti, face à ce pays qu’elle découvre, cette société si différente de celle dans laquelle elle a grandi, devant ces gens qui n’ont rien et qui gardent malgré tout l’espoir que demain sera meilleur. Ce livre est une leçon de vie. Tant sur la façon d’affronter les épreuves de la vie, que sur la manière dont il faut relativiser face aux réalités, celle qu’on essaye parfois de ne pas voir, auxquelles on ne veut pas toujours penser. Fleur est une jeune femme fragile qui ouvre les yeux sur un monde qu’elle ne connait pas, ne comprend pas toujours et qu’elle veut changer, où elle veut participer à sa façon pour faire le bien autour d’elle. En parallèle elle nous explique pourquoi elle est arrivée, pourquoi elle s’est exilée à l’autre bout de la planète pour affronter son épreuve personnelle. Ces six mois en Afrique vont profondément la changer, pas forcement la rendre meilleur mais qui lui font prendre conscience de ses limites.
Je n’ai pas vu passer le temps avec ce livre, j’ai aimé accompagner Fleur dans son cheminement, découvrir l’Afrique et ses paysages merveilleux, grandioses, apprendre ce qu’est la vie dans ce bout dAfrique où il y a encore quelques dizaines d’années les noirs n’avaient aucun droit. J’ai aimé deux choses dans ce livre, la douce, fragile et déterminée Fleur et ce pays qui gagne à être découvert.

Je remercie les éditions Kennes pour cette très jolie découvert.

 

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane – Abby Clements

Éditeur : Prisma
Nombre de pages : 349
Date de parution : 5 juin 2014
Prix : 19,95€ Notepaillons5

51m8yYF5ZbLRésumé : Quand Imogen et Anna héritent de façon totalement inattendue de la petite boutique de crèmes glacées de leur grand-mère, leur vie va se trouver chamboulée. Le glacier qui se trouve à Brighton en bord de mer possède énormément de charme mais n’attire plus les clients. L’été approchant à grand pas, les deux sœurs vont devoir trouver des solutions ! Leur meilleure volonté pourra-t-elle surmonter les tensions dans leurs familles leurs vies sentimentales agitées et le très réputé climat anglais ? Une chose est sûre, cet été ne sera pas comme les autres… Grâce à une jolie histoire pleine de charme, et des personnages auxquels la lectrice peut s’identifier facilement, ce roman nous montre que le bonheur est fait de petits plaisirs simples et à portée de chacun.

Mon avis : Quand vient le temps de l’été, fleurissent en librairie foison de livres légers qui ont pour but de nous divertir et de nous vider la tête pendant les vacances. Ce livre en fait partie. Sa couverture acidulée est un appel à l’évasion et au lâcher prise.

Imogen et Anna héritent de la boutique de crèmes glacées de leur grand-mère à la mort de celle-ci. Ce n’est pas vraiment ce qui était dans leur programme, la première étant globe trotteuse et la seconde venant d’avoir une promotion dans son travail. Mais voilà, parfois le destin vous met un drôle de cadeau entre les mains et il vous revient d’en tirer le meilleur parti.

Je me suis plongée avec délice dans ce livre, avec la certitude que j’allais passer un bon moment. J’avais envie de fraicheur et ce livre se dévore sans qu’on y pense. Je l’ai lu en une journée, sans voir le temps passer.
Les deux sœurs sont des personnages très attachants. Elles sont différentes et complémentaires. Quand l’une a les pieds sur terre, le sens des réalité et du coup de la vie, l’autre est rêveuse, fonceuse et passionnée. À elle deux elles forment un duo de choc près à faire face à toutes les épreuves. Ce livre nous prouve encore une fois que lorsque l’on veut on peut. Bien sûr ce n’est pas facile, mais à force de persévérance tout est possible.
Le tout est allégé par des petites romances toutes mignonnes que je n’avais pas vu venir. Pourtant j’ai le nez fin pour ça, c’est dire si elles sont discrètes et ne prennent pas le pied sur l’histoire principale. Elles donnent donc juste assez de douceur pour rendre la lecture encore plus agréable.
Ce n’est pas pour autant que le livre n’aborde pas des sujets plus tristes, mais ils ne sont pas approfondis. Non, comme je vous le disais en début de chronique, ce livre est idéal pour passer un vraiment moment de bonheur pendant les vacances, et même si vous n’êtes pas en vacances d’ailleurs !

Je remercie les éditions Prisma pour cette lecture.

 

Les papillons rêvent-ils d’éternité ? – Sandra Labastie

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 172
Date de parution : 17 avril 2014
Prix : 14,95€ Notepaillons4

517yUDVLN-LRésumé : « Cette journée du 1er janvier, la première de la dernière année du monde, il s’est passé quelque chose de spécial entre nous, les élus. C’était comme au printemps, quand on devient joyeux sans comprendre pourquoi. C’est la dernière année de souffrance, a dit papa. Bientôt on sera libérés. » Les quatre saisons d’une année, censée être la dernière de l’humanité, défilent à travers le regard d’une fille de 13 ans. Malgré une vie quotidienne régentée par la Bible (entre études de textes, séances de recueillement au temple et prêches dans les rues), l’adolescente, sujette aux railleries du « monde extérieur » autant qu’aux affres de la puberté, va peu à peu se questionner sur sa condition, grâce à l’entrée dans son foyer d’un dictionnaire auquel elle ne cessera plus de se référer secrètement. Le roman ausculte les joies étranges de ceux qui s’estiment élus de Dieu contre le monde entier, à la frontière très fragile où la croyance jouxte la folie. Au fil de cette apocalypse manquée, le roman contemple, avec la justesse et la simplicité de la voix d’une adolescente, la condition humaine dans ses craintes et ses obsessions mais aussi dans son incroyable capacité d’imagination pour survivre à une vie sans espérance.

Mon avis : De temps en temps j’aime lire des romans contemporains, pour me sortir la tête des histoires jeunesses et fantastiques. Quand j’ai lu le résumé de ce petit livre, j’ai eu envie de le découvrir.

Notre narratrice a 13 ans. Ses parents sont très croyants et font partie d’une communauté religieuse qui pense que la fin du monde est pour bientôt et qu’ils font partie des élus que Dieu a décidé d’épargner. Elle nous raconte sa façon de votre la communauté et sa façon de percevoir la fin du monde. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants et notre demoiselle en fait un portrait assez acide.

Le livre est court et rapide. Il est écrit à la première personne, c’est une ado de 13 ans qui nous raconte sa vie, son univers sans détour avec des mots de tous les jours. Cela rend le récit encore plus proche du lecteur, plus poignant. Je suis chrétienne non pratiquante, et je n’ai jamais compris ces groupes religieux chrétiens, lire ce livre m’a permis d’en apprendre un peu plus, même si je ne les comprends pas mieux.
Il est déjà difficile d’être une adolescente, mais encore plus quand votre vie est faite d’interdits et de non dits, où l’ont ne vous donne qu’une version tronquée du monde, où l’ont ne vous explique les choses qu’avec parti pris. J’ai trouvé la narratrice très courageuse car sans remettre ouvertement en question l’autorité des adultes qui l’entoure, elle essaye de se faire sa propre opinion sur le monde.
Je pense qu’on retire tous son propre enseignement de ce livre, suivant nos sensibilités. La mienne a été de comprendre qu’il ne faut pas attendre son salut d’une personne ou d’une entité extérieure, mais que nous en sommes les seuls maitres. Et le deuxième c’est qu’on ne peut pas empêcher nos enfants de grandir comme ils l’entendent. On peut les guider, les conseiller, les écouter, mais ils feront toujours leurs propres choix, ceux qui leur permettront de grandir et de devenir adulte.
Ce livre est une parenthèse très agréable à lire. Frais car nous voyons le monde à travers d’une enfant en passe de devenir ado, et qui fait tout de même réfléchir.
J’ai passé un très bon moment lecture.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture.

Le petit plus : Retrouvez les premières pages du livre là :

Une autre idée du bonheur – Marc Levy

Éditeur : Robert Laffont
Nombre de pages : 402
Date de parution : 24 avril 2014
Prix : 21,50€  Notepaillons4

414xJWTtDZLRésumé : Quand une vie ordinaire devient extraordinaire.
Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?
Dans une station-service proche du campus, elle s invite à bord de la voiture de Milly et l entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.
Dotée d un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Vingt ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu il n est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s éteignent pas.
Cinq jours en voiture à travers les États-Unis… À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d Agatha.
Jusqu où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ? Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l histoire américaine.

Mon avis : C’est ma tante qui m’avait fait découvrir Marc Levy il ya une dizaine d’années et j’avais lu 5/6 de ces livres. Puis je me suis lassée, je trouvais que le monsieur tournait un peu en rond (un peu comme Harlan Coben mais c’est une autre histoire). L’occasion m’a été donnée de lire son dernier livre et j’ai eu envie de renouer avec cet auteur qui m’avait fait éprouver pas mal de sensations…

Agatha s’évade de prison. Elle a une mission à mener qui ne peut attendre les 5 années qui lui restent à faire. Elle rencontre Milly qui l’emmène, bon grès mal grès, à travers les États-Unis d’est en ouest. Elles vont alors apprendre à faire connaissance et en apprendre plus sur elles-mêmes également.
Je me suis plongée dans ce livre facilement. La mise en page est aérée et la police plutôt grosse, permettant une lecture rapide. Les pages défilent et on est emportés par le road moovie d’Agatha et Milly.
Au fil des pages, on s’attache aux personnages et on a envie de mieux les connaître. Leurs émotions deviennent les nôtres et on frémis, pleure et sourit avec elles. Au fur et à mesure qu’on en apprend sur leur vie respective, on perçoit qu’il y a autre chose derrière tout ça que la simple rencontre entre deux inconnues qui va marquer la vie de chacune. L’auteur distille petit à petit des éléments qu cours du récit qui nous font nous questionner. L’attachement aux personnages et cette curiosité de savoir ce qu’il va se passer nous font accélérer notre lecture pour atteindre la fin du roman et pour découvrir ce que l’auteur nous à réserver.
J’ai vraiment apprécié retrouver le style de Marc Levy simple et entrainant. Il arrive à nous communiquer le maximum d’informations et de sentiments en un minimum de mots et de descriptions. Il va droit a l’essentiel faisant mariner son lecteur juste ce qu’il faut. On reconnaît bien là la recette qui a fait que cet auteur est mondialement reconnu.

J’ai passé un très bon moment avec ce livre et je pense que je vais me laisser séduire de temps en temps par la lecture d’un des romans de Marc Levy.

Je remercie les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

La saveur du printemps – Emilie Richards

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 537
Date de parution : 23 avril 2014
Prix : 20,90€ Notepaillons4

la-saveur-du-printemps-427609-250-400Résumé : Sur le point de recouvrer la liberté après huit mois de prison pour un vol qu’elle n’a pas commis, Cristy Haviland sait qu’elle va devoir se battre pour redonner un sens à sa vie et composer avec les blessures du passé. Mais avant toute chose, un combat périlleux l’attend : affronter l’homme qui l’a envoyée en prison et qui, aujourd’hui encore, a le pouvoir de la détruire. Georgia Ferguson, elle, est proviseur d’un lycée dans le comté de Bunscombe. Et lorsqu’elle trouve dans son bureau un mystérieux bracelet, accompagné d’une enveloppe contenant de vieilles coupures de journaux faisant référence à sa propre histoire, elle comprend que l’opportunité qu’elle attend depuis toujours est peut-être en train de se présenter. L’opportunité excitante, mais aussi terriblement perturbante, de retrouver sa mère biologique qui l’a abandonnée à sa naissance. Au cœur de la Caroline du Nord, dans une ravissante maison au jardin féerique, ces deux femmes que tout sépare puiseront dans leur amitié la force de prendre les décisions difficiles qui les attendent sur le chemin d’une nouvelle vie…

Mon avis : J’ai eu une période lecture contemporaine qui s’est estompée à la montée de l’urban fantasy. Mais parfois j’aime me replongé dans ces livres qui nous comptent des histoires actuelles.

Cristy et Goergia sont deux femmes à la croisée de leur vie. Toutes deux ont des choix à faire, bien différents, qui vont totalement bousculer leur vie. Cristy la vingtaine doit réapprendre à vivre après sa sortie de prison, et Goergia, la cinquantaine, veut découvrir qui est sa mère biologique. Deux femmes totalement opposées qui vont s’associer pour réussir à atteindre leur but.

J’ai été emportée par ce livre. C’est une histoire simple, sans chichi. Une histoire qui pourrait arriver à chacun d’entre nous et c’est cette simplicité, cette « possibilité » qui m’a plu.
Il y a des histoires qui font du bien, parce qu’elle raconte la vie telle qu’elle est, avec tous ces bons moments, qu’on ne voit même plus, mais que l’auteure et ses personnages nous font reprendre conscience. Tout comme ces mauvais moment à passer, ceux où l’on serre les fesses en espérant que les dégats ne seront pas trop irrécupérables, pas trop marquant. Parce que la vie a son lot de petits et grands bonheurs qu’il faut chérir et ces malheurs avec lesquels il faut apprendre à composer.
J’ai eu plus d’affinités avec Cristy qu’avec Georgia, pas tant à cause de l’âge (parce que je suis plus proche de celui de Georgia que de celui de Cristy) mais par la personnalité. J’ai aimé sa force et sa combativité, j’aurais aimé en faire preuve à bien des occasions. Le caractère réfléchi de Georgia m’a rassuré, sa générosité et celle de toutes ses amies m’a redonné foi en la nature humaine. Parfois des gens font des choses totalement désintéressées et ça fait du bien de le savoir.
C’est en ça que j’ai vraiment apprécié ce livre. Bien sure la petite intrigue policière m’a séduite et les petites romances sont aussi très agréables. Mais c’est cet espoir qui m’a gonflé le cœur que j’ai préféré. J’aime ces livres qui quand je les referme me donne envie de faire de grandes choses.

Si vous avez envie de passer un bon moment et de refermer un livre en souriant, je vous le conseille.

Je remercie les édition Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.