Nora ou le paradis perdu – Cecilia Samartin

Éditeur : L’Archipel
Nombre de pages : 450
Date de parution :  1er juillet 2015
Prix : 22,00€ Notepaillons4

71r2siOCW+LRésumé : Cuba, 1956. Nora et Alicia, deux cousines très proches et complices, vivent une enfance heureuse et insouciante. Mais la révolution éclate, et Fidel Castro accède au pouvoir. Un climat de peur, nourri par la répression, s’installe peu à peu. Nora émigre alors aux États-Unis, laissant Alicia derrière elle, qui s’apprête à vivre des heures sombres à La Havane. Tandis que Nora, bien nostalgique de son pays natal, s’accommode peu à peu de cet environnement nouveau, Alicia subit les coups durs, dans un Cuba où la situation se détériore. Grâce aux lettres qu’elles continuent d’échanger, Nora comprend que la vie d’Alicia est devenu un enfer. Elle décide alors de retourner à la Havane pour lui venir en aide. Mais ce qu’elle va découvrir à Cuba est bien loin de tout ce qu’elle pouvait imaginer.

Mon avis : Ayant fait des études sur les civilisations hispano-américaines et la langue espagnole en générale, je suis fascinée par les pays d’Amérique Latine. Et si Cuba n’en fait pas partie à proprement parler, puisque c’est une île des Caraïbes, elle ne m’en fascine pas moins, d’autant plus que c’est de ce pays dont la salsa tire ses origines. Il ne m’en fallait donc pas plus pour avoir envie de lire ce livre.

Ce livre nous raconte l’histoire de deux cousines cubaines, Nora et Alicia, qui ont eu deux vies totalement différentes suite à la révolution populaire de Fidel Castro.

Le roman commence doucement, la narratrice, Nora, nous présentant son île natale et la douceur d’y vivre. J’ai adoré découvrir Cuba à travers ses yeux. Certes elle fait partie de la haute société de l’île et a donc une vie privilégiée et l’auteure ne nous décrit pas non plus la vie des population plus pauvre, mais il n’empêche que la douce atmosphère des Antilles est propice à la rêverie. Le lecteur n’a qu’à fermer les yeux pour s’y croire.
La deuxième partie du livre est plus dure. Une fois la révolution en marche la vie de la famille La Nora ne sera plus jamais la même. Confronter à la douleur et aux restrictions chacun réagit à sa manière. L’auteure à voulu nous montrer deux voies : celle La ceux qui n’ont pas voulu (ou pas pu) quitter l’île et ceux qui se sont exilés. Aucune des deux n’a été facile. Chacune a laissé des marques et c’est le chemin parcouru par chacune des deux cousines, Nora au États-Unis et Alicia restée à Cuba, avec ses choix et ses sacrifices que l’auteure nous raconte.

Ce récit est poignant, par sa beauté et par les souffrances ressenti par un peuple obligé La se séparé. On ressent vraiment ce déchirement de ceux qui ont dû quitter leur pays et ceux qui sont restés, qui en souffre et envie ceux qui sont partis. On découvre que rien n’est tout noir ou tout blanc.
Je pourrais vous parler de ce livre pendant des heures, mais je pense que je vous en dévoilerais trop. À partager mon ressenti j’en viendrai à vous raconter le roman en entier. Alors que le mieux c’est que vous le lisiez, pour que vous aussi vous puissiez ressentir ce qu’est la division d’un peuple, la décadence d’un pays et au milieu de tout ça, les histoires individuelles qui tentent vaille que vaille de tenir le cap.
J’avais envie d’agrémenter mon avis de photo de la Havane dans les années 50, mais je n’en ai pas trouvé. Tout ce que j’ai trouvé c’est des photos des voitures américaines des années 50 si bien entretenus par les Cubains. Si jamais vous en trouvez, je suis preneuse !

Je remercie les éditions L’Archipel pour cette lecture.

Entre nous et le ciel – Claire Gratias

Éditeur : Rageot / In love
Nombre de pages : 192
Date de parution :  17 juin 2015
Prix : 10,50€ Notepaillons5

41pY8bfFNZLRésumé : Qu’est-il arrivé à Manon ? Dans le bureau des policiers enquêteurs se succèdent tous ceux qui la connaissent : Salomé sa meilleure amie, Valentin le lycéen fou amoureux d’elle, sa cousine, sa mère, ses professeurs, monsieur G-M. Un à un, les éléments du puzzle se reconstituent : ses fugues, ses silences, ses dérobades, son nouveau look, ses séances de modèle pour un peintre, son inextinguible soif de liberté.

Mon avis : Les éditions Rageot ont créé une collection de romance destinée à la jeunesse. Sa particularité est que les histoires sont inspirées de grands classiques de la littérature.

Manon a une mère très stricte qui ne lui permet de rien faire. Pour une ado de 15 ans c’est difficile à vivre. Jusqu’au jour où elle décide qu’elle en a marre…

Ce roman est inspiré de Manon Lescaut, que je connais de nom mais que je n’ai jamais lu. J’ai donc commencé le livre sans a priori et j’ai pu en apprécier tout le récit.
L’auteure nous présente l’histoire comme une enquête policière. Nous lisons les témoignages des différents protagonistes. Claire Gratias crée dès le début la curiosité chez le lecteur. Le premier témoin est la meilleure amie de Manon, Salomé, et je pense qu’il n’y avait pas meilleur personnage pour nous intriguer et nous plonger dans l’histoire. La fougue de Salomé donne un côté intense à son témoignage qui aurait pu avoir un aspect assez clinique puisque rapporter par des policiers et dès le début ça vous accroche.
Les autres récits comblent petit à petit les interrogations levées tout au long du roman. Mais comme l’histoire est racontée par des tiers il est difficile de s’attacher aux personnages, surtout au personnage principal, Manon. Si au début elle paraît fragile, elle m’est vite apparue détestable au fil des pages. C’était assez déstabilisant de voir cette évolution.
Je ne m’attendais pas à cette fin, même si je présentais que ça ne terminerai pas de façon positive, mais finalement cette fin était inéluctable.
Cette « reprise » de Manon Lescaut m’a donné envie de lire l’original, même si je ne sais pas si j’aurais un jour le temps de le lire.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

74/100

74/100

#Scandale – Sarah Ockler

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 407
Date de parution :  10 juin 2015
Prix : 16,90€ Notepaillons5

81ln9IeCbILRésumé : Le soir du bal d’automne, Lucy se retrouve au bras de Cole, le petit-copain de sa meilleure amie, cette dernière étant malade. Emportée par l’euphorie et son amour secret pour le jeune homme, Lucy finit par commettre l’irréparable : l’embrasser. Mais bientôt, une photo de son baiser avec Cole est postée sur son propre compte Facebook, ainsi qu’une série de photos présentant ses amis dans des situations compromettantes. En quelques heures, le lycée entier la déteste et pour elle, l’enfer commence…

Mon avis : Me revoilà avec un de mes thèmes fétiches : les lycées américains avec en plus une pointe de scandale.

Lucy va au bal de fin d’année avec le petit copain de sa meilleure amie, celle-ci étant malade. Tout aurait dû se passer sans anicroche, mais c’était sans compter sur les réseaux sociaux.

J’ai commencé ce livre enthousiaste, parce que, vous le savez maintenant, j’aime découvrir le microcosme des lycées américains. J’ai de suite adhéré au personnage de Lucy qui est franche et directe. Elle nous narre son histoire simplement et j’ai aimé découvrir son regard sur ses camarades. Puis des photos sont publiées sur facebook et on en voit les retombées sur Lucy et ses amis, et là j’ai failli décrocher… Je n’aime pas voir les personnages souffrir et la méchanceté gratuite dont font preuve certains, j’ai eu peur que ça tourne au pugilat et j’ai failli laisser tomber. Mais je me suis quand même accrochée et je n’ai pas regretté parce que cette lecture est plus profonde que ça.
Bien sûr l’auteure fait la morale sur les effets néfastes des réseaux sociaux et des moyens de communications actuels en général, mais elle le fait bien, tout en subtilité. Ce roman est idéal pour les ados pour les informer des méfaits d’une communication non maîtrisée, sur les impacts de ce que l’on publie sur la toile, pour nous ou notre entourage.
À côté de ça elle a toute une galerie de personnages un peu caricaturaux mais qui représente bien la faune lycéenne à mes yeux. Même si cet usage est un peu facile, elle aide la démonstration qu’a voulu faire l’auteure.
La fin est en demie teinte et c’est tant mieux, parce que oui on peut toujours réussir à réparer ses erreurs, mais on laisse toujours des traces, on n’en sort pas indemne.
Finalement je suis contente d’avoir persisté dans ma lecture parce que j’ai vraiment passé un très bon moment.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

72/100

72/100

Plus loin, plus près – Hannah Harrington

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 286
Date de parution :  27 mai  2015
Prix : 12,90€ Notepaillons4

51fFNIEw+kLRésumé : Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

Mon avis : C’est la 4ème de couverture qui a suscité mon intérêt, plus que la couverture. On présent rien qu’avec ce résumé que ce livre va vous toucher directement au cœur.

Harper a perdu sa sœur, June. Elle s’est suicidée sans laisser de lettre. À la recherche d’explications elle décide d’aller en Californie avec sa meilleur amie, Laney, et l’ami de sa sœur, Jake. Au cours de ce périple ils vont apprendre à se connaître et grandir.

Ce livre est une véritable pépite ! Un joli kaléidoscope de sentiments. À travers le voyages de ses trois jeunes on passe de la tristesse à l’exaltation, du recueillement à l’explosion de joie… On voit ses trois jeunes apprendre la vie, se découvrir et surtout appréhender la vie telle qu’elle est réellement.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Harper. Elle est fragile et forte à la fois. C’est une ado tout en nuance qui affronte comme elle peut la perte d’un être cher et l’explosion de sa famille. Chacun a sa façon de réagir face au décès d’un membre de sa famille et dans ce roman nous voyons deux de celle-ci : celle de la mère et celle de Harper. Cela fait réfléchir sur notre propre réaction, je me suis posée la question de savoir comment je réagirai… C’est parce que cette situation trouve une résonance en nous qu’elle nous touche autant.
Le voyage de Jake, Laney et Harper est initiatique, une façon de commencer leur vie d’adulte pour les trois et pour Harper de dire au revoir à sa sœur. Harper doit lâcher prise, même si elle ne comprend par le geste de sa sœur, elle doit réussir à lui dire au revoir pour continuer à vivre. Cela n’est pas facile et, au même titre que les protagonistes, j’ai souvent eu les larmes aux yeux.
C’est une histoire intense et vraie qui malgré le début plutôt triste est tout de même un très joli message d’espoir.

70/100

70/100

La conspiration tome 1 – Maggie Hall

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 426
Date de parution :  4 juin 2015
Prix : 17,90€ Notepaillons3

51o62bDPoWLRésumé : Une énigme millénaire. Des indices aux quatre coins du globe. Une destinée extraordinaire. Ils ont le pouvoir de faire fermer Prada pour une session shopping privée. Mais aussi celui de déclencher une nouvelle guerre mondiale. C’est cette incroyable famille qu’Avery West se découvre à dix-sept ans. Ses membres appartiennent à une redoutable société secrète, le Cercle, qui voit en Avery la clé d’une prophétie millénaire. Écartelée entre des factions rivales, Avery va devoir lever le voile sur l’énigme de ses origines. Accompagnée de deux garçons du Cercle, le beau Stellan à l’humeur changeante et le ténébreux Jack, elle se lance dans une quête qui va la mener du musée du Louvre aux bazars d’Istanbul. Au coeur de la conspiration, Avery va devoir choisir entre sa liberté et sa famille, mais aussi entre le garçon qui pourrait l’aider à sauver l’humanité et celui qui fait battre son coeur.

Mon avis : Fidèle à la Collection R, séduite par cette couverture que je trouve superbe (j’adore ce camaïeu de bleus) et intriguée par son résumé j’ai voulu connaître ce livre.

Avery est une jeune fille normale à ceci près qu’elle déménage souvent à cause du travail de sa mère. Jusqu’au soir où sa vie bascule et qu’elle apprend qu’on lui ment depuis des années.

Mon avis sur ma lecture est mitigé… J’ai commencé ce livre pleine de curiosité et j’ai vite haussé les sourcils en me disant « Mais c’est pas possible ça ! ».
L’idée de départ est bonne et très bien documentée, on voit bien que l’auteure a bien pensé tout ça, qu’elle y a passé du temps, que tout a eu le temps de mûrir. On perçoit une grande connaissance de l’Histoire antique, et on sent bien la passion de l’auteure pour cette période. Sans vous en dévoiler trop, parce que ça serait dommage de vous gâcher le plaisir (vous commencer à connaître la rengaine), la trame de fond tient vraiment la route et a vraiment retenue toute mon attention, rien que pour ça je vais continuer cette série.
Là où j’ai tiqué c’est sur le déroulement des événements. Avery est une adolescente de 16 ans (même si elle a bientôt 17 ans) qui décide de prendre l’avion et de changer de continent, en suivant des gens qu’elle ne connaît pas. Là j’ai eu un peu de mal et ce n’est qu’un exemple, elle agit parfois de façon irréfléchie et accepte les grands changements de sa vie un peu trop facilement. Ces réactions ne sont pas crédibles à mes yeux. Certes le roman aurait perdu en fluidité si l’auteure avait réfréner les élans des personnages mais ce qui est possible avec des adultes et un peu gros avec des ados. Du coup ça a un peu gâcher mon plaisir de lecture.
Je vais quand même continuer le prochain tome, parce que je suis curieuse d’en apprendre plus sur l’intrigue principale.

69/100

69/100