Une fille parfaite – Mary Kubica

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 390
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons5

11043229_948431271857646_542274297541271469_nRésumé : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Avec Une fille parfaite, Mary Kubica mène un récit à trois voix fondé sur une construction incroyablement précise et ingénieuse. Sans jamais le déflorer, l’auteur confère profondeur et intensité au mystère qui entoure le kidnapping de Mia ― jusqu’à la révélation finale qui fait voler en éclats les apparences et donne toute son ampleur à cette histoire bouleversante.
Vous n’oublierez pas Une fille parfaite.
Vous n’oublierez pas Mia.

Mon avis : La couverture à l’air doux, avec ses couleurs pastels et la 4ème de couverture m’ont séduits d’emblée. Il n’a pas fallu me pousser pour que je lise ce livre.

Mia Dennett a été enlevée. On le sait dès le début, mais on ne sait pas pourquoi. C’est sur le chemin de cette découverte que nous emmène l’auteure.

De la même manière que le résumé m’avait séduit, les premières pages ont fini de me convaincre que cette lecture allait être bien. On est plongée dans l’intrigue dès le début. On sait sur quoi va porter l’intrigue et j’ai su que j’aimerai mener l’enquête avec les personnages.
L’auteure nous fait basculer sur deux « espaces temps », un avant l’enlèvement, l’autre après. On découvre la vie de la famille Dennett par petits bouts, comme un puzzle qu’on aurait à assembler. On découvre la Mia d’avant et la Mia d’après. Deux femmes totalement différentes. Ce qui m’a interpellé après quelques pages, c’est que nous avons différents points de vue, 3 exactement, et jamais celui de Mia. On parle toujours d’elle à la 3ème personne et au bout d’un moment ça a créé chez moi un léger malaise. Comme si cette Mia était quelqu’un sans caractère, alors que tout le monde dit justement qu’elle en a. Cela m’a donné l’impression qu’elle n’existait pas vraiment. Ça ajoute au malaise que l’on ressent en découvrant cette famille qui se dissout lentement. Car ce livre c’est plus que l’histoire d’un enlèvement. C’est une analyse complexe de tous les personnages, de comment ils en sont arrivés là : la mère, l’enquêteur, le kidnappeur… mais jamais on ne voit le point de vue de Mia.
C’est cela qui fait l’originalité du livre, parce qu’un enlèvement en soit n’a rien d’original, c’est la façon dont le raconte Mary Kubica qui fait la différence, qui fait qu’on est happés par l’histoire, et qu’elle reste en tête quelques jours encore après la lecture. C’est la fin de cet enlèvement qui nous laisse pantois. Parce que j’ai vu pas mal de chose arriver La loin (je vous l’ai dit les enlèvements n’ont rien d’originaux), mais la toute toute fin, celle-là je ne l’avais pas vu arriver, malgré tous les appels du pied que faisait l’auteure, que je n’ai compris que rétrospectivement.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, moi qui aime beaucoup les thrillers, j’ai été servie royalement !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Personne pour t’entendre – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 634
Date de parution : 28 mai 2014
Prix : 20,90€ Notepaillons5

9782280314978Résumé : Belles, jeunes et blondes : elles sont condamnées à mourir.
Lors d’une soirée donnée dans une luxueuse propriété de Baltimore, Crystal Jones, une jeune et jolie étudiante, est retrouvée sauvagement assassinée dans la remise au fond du parc. Pour ce meurtre, Ramon Muñoz, le jardinier qui travaillait dans le domaine, est condamné à perpétuité. Six ans plus tard, Paige Holden, détective privée, décide de se plonger dans le dossier pour tenter de faire rouvrir l’enquête, et prouver l’innocence de cet homme qui, elle en est persuadée, a été injustement condamné. Le seul indice concret dont elle dispose : la clé USB que la femme de Ramon Muñoz a réussi à lui donner avant d’être abattue devant elle, et qui contient des photos remettant en cause les conclusions de l’enquête. Comme si on avait voulu faire accuser cet homme… Mais pour protéger qui ? La seule aide sur laquelle Paige puisse compter est celle de Grayson Smith, le procureur qui a fait condamner Ramon Muñoz, et qui, lui aussi, doute aujourd’hui de la culpabilité de celui qu’il a envoyé derrière les barreaux. Bientôt, tous deux vont se retrouver sur la piste d’un meurtrier diabolique, obsessionnel, à la fois invisible et tout-puissant…

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose en octobre l’année dernière et depuis, j’aime lire un de ces policiers de temps en temps. Bon, je mets du temps à les lire parce que ce sont des pavés écrits tout petit, mais je passe à chaque fois un très bon moment.

Paige a été agressée il y a une dizaine de mois, pour échapper au traumatisme, elle a quitté sa région et déménagé à Baltimore où elle se reconstruit. Elle y est détective privée, et a décidée d’aider la femme de ménage de son immeuble à prouver que son fils, jugé coupable de meurtre, est innocent. Mais il s’avère que l’histoire est plus compliquée qu’il n’y paraît au 1er abord.

J’ai commencé ce livre juste après un livre jeunesse écrit assez gros, il m’a donc fallu quelques temps pour m’adapter a cette police plus petite et cette écriture plus fournie, avec beaucoup plus de description. Mais une fois habitué : c’était parti !
L’histoire commence fort. Un meurtre, un second en même pas 20 pages et notre héroïne qui nous annonce de suite la couleur en nous faisant une cascade de ninja. Paige est certes une victime mais elle ne s’apitoie pas, c’est une femme forte qui a décidé de prendre sa vie en main et de ne pas se laisser dominer par la peur. Je l’ai adoré !
L’enquête est vraiment alambiquée. On voit à peu près où l’auteure va nous emmené, un peu comme on sait que pour trouver l’océan en France il faut avancer vers l’ouest. Mais sans vraiment savoir comment on va y arriver. On émet pleins d’hypothèses qui ne se révèlent pas toujours justes. L’histoire est beaucoup plus compliquée qu’elle ne le laissait supposée de prime abord, et j’ai adoré découvrir chaque pan de cette enquête. Voir les liens entre les événements, les personnages, l’avancée des suppositions… Bref, je ne me suis pas ennuyée.
De plus, ce qui ne gâche rien, l’auteure nous présente tout une galerie de personnages attachants, pour les alliés de Paige, et pour certains haut en couleurs qui nous font sourire, et des méchants hypocrites, viles et égoïstes qu’on adore détester.
Ce livre regroupe tous les ingrédients idéaux pour un policier à lire au bord de la plage (on n’est pas sectaire, on prend la montagne et la campagne aussi) pendant ses vacances sans prise de tête.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Metro Z – Fabien Clavel

Éditeur : Rageot Thriller
Nombre de pages : 215
Date de parution : 4 juin 2014
Prix : 9,90€ Notepaillons4

813aYcdxjaL._SL1500_Résumé : Emma est excédée quand son métro reste bloqué à la station Châtelet. Déjà qu’elle doit s’occuper de Natan, son petit frère autiste… Quand une explosion retentit dans le wagon voisin, elle se rue, paniquée, dans les couloirs envahis par une épaisse fumée jaunâtre. Emma réalise que tous les accès sont condamnés et que Natan n’est plus avec elle ! Partant à sa recherche, elle observe le comportement étrange et terrifiant des autres passagers : indolents, marmonnant, les yeux dans le vague…

Mon avis :  Je connais Fabien Clavel par ses livres Le miroir aux vampires et Nephilim et je voulais voir ce qu’il donnait dans le genre thriller, l’occasion m’a été donnée par Rageot et je l’ai saisie.

Emma ramène son petit frère autiste à la maison en métro. Quand celui est victime d’un attentat. Mais cet attentat rend les gens bizarres et les autorités ferment les accès du métro parisien. Elle doit alors prendre en charge son petit frère pour le ramener saint et sauf à la surface.

En fait ce livre fait partie d’une collection Thriller mais il aurait mieux sa place dans une collection Terreur. Les aventures que travers Emma, son frère et sa nouvelle amie sont loin d’être banales et file vraiment la chaire de poule.
Lors d’un attentat terroriste, un gaz transforme les usagers du métro en pseudos zombies qui sont terrifiants ! J’ai admirer le courage d’Emma qui a le premier réflexe, bien humain, de suivre la masse et de fuir, puis elle se reprend et affronte la réalité en face et surtout elle prend sur elle et va tenter de sauver son petit frère. Cette ado n’est pas plus forte que les autres, mais elle sait faire face à ses responsabilités et c’est un trait de caractère que j’ai plus qu’apprécié. Elle trouve en plus une alliée inattendue dans le personnage d’une jeune fille tagueuse, un peu caricaturée mais qui ne manque pas de mordant. Leurs dialogues sont emprunts d’humour malgré la gravité des faits en allégeant un peu l’ambiance étouffante générée par le décors des couloirs du métro.
J’ai aussi beaucoup aimé la façon de Fabien Clavel d’aborder le théme des zombies très à la mode en ce moment. Il arrive ainsi à se démarquer des autres livres du genres.
Ce livre se lit très vite, je n’ai pas vu le temps passer, d’ailleurs, j’aurais bien encore passé quelques temps avec Emma, Natan et C-Byl. Bon, beaucoup moins avec ces pseudos zombies qui donnent le frisson, mais c’était une excellente lecture !

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

73/80

73/80

 

Le silence de la peur – Karen Rose

 Éditeur : Harlequin / Mosaïc Poche
Nombre de pages : 535
Date de parution : 2 avril 2014
Prix : 7,90€ Notepaillons4

9782280316811Résumé : Cela fait sept ans que Mary Grace Winters vit sous une fausse identité à Chicago avec son fils Tom. Sept ans que chaque matin, elle redoute que son secret ne soit dévoilé et que son mari, un policier violent qui la maltraitait avant qu’elle ne prenne la fuite avec son petit garçon, la retrouve. Malgré ses peurs, à Chicago, Mary Grace a repris goût à la vie et elle est déterminée à laisser son douloureux passé derrière elle. Au point de se laisser aller à une relation amoureuse avec son nouveau collègue, Max Hunter. Max, le seul homme en qui elle devine une blessure ancienne et profonde qui fait écho à la sienne. Pourtant, Mary Grace l’ignore encore, son passé est plus que jamais sur le point de ressurgir et de faire voler en éclat la vie paisible qu’elle s’est construite. Car son mari est sur sa trace. Pas à pas, il se rapproche…

Mon avis : Vous commencez à savoir que le policier fait partie de mes premières amours. Même si la bit-lit et la jeunesse ont une grande place dans mes lectures actuelle, de temps en temps, j’aime ce retour aux sources. J’ai déjà lu un roman de Karen Rose () et j’avais envie de la découvrir un peu plus.

Caroline a fuit un mari violent (et encore c’est peu de le dire !) et tous les jours elle redoute qu’il ne la retrouve. Dans le cadre de son travail elle rencontre Max, un homme qui pourrait lui faire oublier le passé et lui faire croire en un futur plus loin que demain. Mais il n’est pas toujours facile de tourner le dos au passé.

Karen Rose m’avait séduite avec Dors bien cette nuit et elle a remis le paquet avec Le silence de la peur. Si ce n’est que celui-ci m’a beaucoup plus fait vibrer, frémir et parfois même voir rouge.
J’ai beaucoup aimé l’intrigue, rien de vraiment original dans l’histoire de cette femme battue qui veut s’en sortir (malheureusement) mais elle a su y mettre tous les sentiments qu’il fallait : la peur, l’angoisse, l’espoir… C’est un sujet qui n’est pas facile à aborder, mais elle a réussi à le faire avec finesse, sans voyeurisme mais sans pour autant nous ménager sur cette vérité.
Les personnages sont également très bien décrit. Caroline est une femme très digne qui élève son fils entourée de vraie amies. L’ex mari violent est un chouilla caricatural mais il faut parfois bien ça pour marquer les esprits. Le livre est également plein d’humour et les réparties entre les protagonistes portent souvent à sourire. Ce lire est un savant mélange de suspense et de tranche de vie. Malgré tout on sent le danger roder tout le long du récit et on frémit souvent pour Caroline. Avez-vous déjà eu envie de frapper un personnage, pas seulement parce qu’il vous agace, mais parce qu’il est horrible ? Non ? Éh bien là ça pourrait vous arriver avec l’ex mari le plus ignoble.
Le seul petit bémol, mais là si vous le connaissez vous le sentiez venir, j’ai trouvé la romance avec Max et Caroline un peu facile. Elle a quand même l’avantage de ne pas monopoliser l’histoire et d’être bien amenée.

La fin est à la fois prévisible et originale. Si, c’est possible ! Vous en voulez la preuve ? Lisez-le donc 😉

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.


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Comment je vais tuer papa – Carina Bergfeldt

 Éditeur : Black Moon / Thriller
Nombre de pages : 426
Date de parution : 5 février 2014
Prix : 21,90€ Notepaillons5

41XVTbhYz-LRésumé : Suède, Janvier 2010. Deux pieds dépassent de la surface gelée du lac Simsjön, près de la ville de Skövde. Ils appartiennent à Elisabeth Hjort, une jeune mère de famille. Trois autres femmes (deux journalistes et un inspecteur de police) s’intéressent de près à l’affaire. Trois femmes qui doivent affronter leurs propres démons. Parmi elles, l’une s’apprête à commettre un meurtre à son tour, à tuer celui qui a fait de sa vie un enfer : son propre père. Mais laquelle des trois est-elle ?

Mon avis : Black Moon a une collection de Thriller pour la jeunesse, mais après avoir lu celui-ci, je peux vous assurez qu’ils peuvent aussi séduire les adultes.

Dans une petite ville de Suède une femme est retrouvé morte, gelée dans la glace. 3 femmes se chargent de l’enquête à leur manière. Une flic et deux journalistes. Chacune a un passé lourd à gérer et parmi elle, une a décidé de tuer son père, responsable d’une enfance malheureuse dont elle porte encore les séquelles. L’intrigue est alors double, qui a tué cette mère de famille, et qui prévoit de tuer son père ?

C’est la première fois que je lis un thriller de chez Black Moon et je dois dire que je ne suis pas déçue. J’avais un peu peur que ce soit édulcoré mais loin de là ! L’intrigue m’a menée par le bout du nez concernant l’enquête de la femme retrouvée dans le lac, mais pour ce qui est de qui allait tuer papa, je l’ai senti dès le début. Là où l’auteure a été forte c’est qu’elle a réussi à souvent introduire le doute dans mon avis. C’est ça que j’aime dans les policiers, pensé avoir trouvé le coupable et finalement douter.
J’ai aimé les personnages très bien décrit, même si je dois vous avouer que je eu un peu de mal avec les prénoms suédois , qu’on apprend à connaître avec précision, surtout la future tueuse. Sa vie m’a touchée, réellement. Je suis sensible à la violence conjugale et elle est extrêmement bien décrite ici. Je préviens les âmes sensibles que certains passages sont vraiment émouvants, difficiles, mais ils reflètent vraiment ce que peut être la violence au sein d’une famille. Pas seulement la violence physique, non celle qui marque une vie à jamais, la violence psychologique. Surtout sur les enfants, alors qu’ils sont en train de se former, les méchancetés qu’ils se prennent en pleine face vont modeler leur caractère pour toujours. L’auteure s’est très bien documentée, c’est même à se demander si elle ne l’a pas vécu et si ce livre n’est pas un exutoire…
J’ai donc doublement aimé ce livre, par l’enquête, et par le portrait qu’il fait des violences au sein d’une famille. Et personnellement, j’ai aimé la fin, même si certains risquent de ne pas avoir le même avis, tant pis ! C’est cela aussi qui est bien, qu’on puisse tous avoir des avis différents sur nos lectures comme sur d’autres sujets.
Si vous êtes fans de policier, voire de policiers nordiques, je vous recommande vivement ce livre.

Je remercie Black Moon pour cette lecture.

 

41/60

41/60


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