Une bouteille à la mer – Lenia Major

Éditeur : Slalom
Nombre de pages :  380
Date de parution : 3 septembre 2020
Prix : 15,95€
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Résumé : Axel, 15 ans, vient de trouver une bouteille à la mer. Elle appartient à Charline, 14 ans, qui s’ennuie sur son île d’Ouessant. Un échange par mail commence entre les deux adolescents. Le ton léger de leur correspondance prend une autre dimension lorsque la jeune fille apprend qu’elle est atteinte de leucémie. Sa mère est effondrée, son père absent, sa seule bouée de sauvetage : Axel. Charline partage avec lui ses angoisses et ses douleurs. L’humour est leur meilleure arme. Et il va falloir toute une artillerie pour faire face à son protocole de chimio, les médecins parfois maladroits, la vie ascétique à l’hôpital… Mais entre ses parents, auteure-illustrateur totalement immatures, et sa grand-mère anarchiste qui perd la tête, Axel a de quoi puiser assez d’inspiration pour faire rire Charline !

Mon avis : L’idée de balancer une bouteille à la mer nous a surement parfois traversé l’esprit. Charline l’a fait et elle a bien eu raison.

J’ai tout bonnement adoré ce roman. Il m’a donné le sourire tous les soirs au fond de mon lit. J’étais totalement raccord avec l’humour de Charline et Axel. Je devais même parfois me retenir de ne pas trop pouffer pour éviter que mon conjoint ne se pose des questions sur ma santé mentale. Mais ce n’est pas grave, cette bouffée de fraicheur m’a fait du bien en cette rentrée un peu morose.
Charline est une ado adorable et très forte. Elle fait face avec beaucoup de courage à la maladie, tout en gardant son humour même dans les pires moments. Axel a plus la tête sur les épaules, mais n’est pas le dernier pour faire un bon trait d’humour. Tous les deux ont des échanges hauts en couleurs avec des références qui parleront à tout le monde.
L’autrice arrive avec justesse à nous parler de la réalité d’une maladie traitée dans un hôpital. Avec les lourdeurs des traitements, le personnel soignant pas toujours délicat, les autres patients auxquels on s’attache, la famille qui est loin… La vie d’un service hospitalier en somme. Mais sa façon d’aborder le sujet est plutôt légère, sans faire abstraction de la gravité de la maladie, elle montre que la force de caractère peut tout changer. Que c’est un élément important de la guérison.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

1/35

Je ne voulais pas vous faire pleurer – Charlotte Monnier

Éditeur : Slalom
Nombre de pages :  144
Date de parution : 16 janvier 2019
Prix : 10,90€
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Résumé : Julie-Anne a 15 ans quand ses parents la déposent dans un hôpital psychiatrique pour adolescents. Anorexique, son poids est trop faible pour qu’elle puisse mener l’existence d’une jeune fille de son âge dans le monde extérieur. Elle doit prendre 7 kilos pour pouvoir sortir de l’hôpital et surtout, retrouver sa famille.
Commence alors pour elle un long parcours, « enfermée » dans cette unité d’hôpital psychiatrique pour adolescents. Il va falloir s’y faire et malgré tout, s’y amuser. Mais elle va surtout y trouver un tout nouveau sens à sa vie grâce à des rencontres, les échanges avec sa meilleure amie, et… une passion inattendue.

Mon avis : L’anorexie est une maladie qui m’intrigue. Parce que je connais des gens qui en souffrent et parce que j’ai parfois du mal à comprendre. Je me suis dit que ce lire aller m’aider à comprendre, ou du moins à en savoir plus.

Son poids étant devenue alarmant, Julie-Anne est hospitaliser pour reprendre du poids et reprendre goût à la vie. Mais le combat ne fait que commencer…

J’ai commencé ce livre pleine de curiosité. J’ai fait connaissance avec Julie-Anne et tout de suite sa fragilité et sa franchise m’ont émue. Elle ne cache rien et dévoile tout ce qui la tourmente depuis des années. Depuis ce temps où elle a décidé que pour maitriser sa vie, elle devait maitrisait ce qu’elle mangeait. En surtout ce qu’elle ne mangeait pas. De ce que j’ai pu en comprendre, l’anorexie est une historie de contrôle. On contrôle son corps en lui faisait faire ce que l’on veut, c’est à dire maigrir. Plus on le malmène, plus il tient le coup et plus on est fort. Cela Julie-Anne nous l’explique très bien. Mais pour le reste…
J’ai trouvé que le livre, qui est très court, n’approfondissait pas assez le sujet. Il reste souvent en surface des choses. Je suis restée avec des tas de questions. Par exemple, Julie-Anne ne veut pas qu’on l’appelle par son prénom, mais on ne sait pas comment elle veut qu’on l’appelle, jamais elle ne communique d’alternative ou de surnom. Peut-être qu’il faut juste l’apostropher…
Elle n’a pas l’air non plus de trop lutter pour reprendre du poids, elle en prend et cela n’a pas l’air d’être difficile pour elle. Elle se dit proche de personnes, avec qui elle a de longues discussions, dont nous ne savons rien… Les personnages secondaires ne sont pas creusés, et même elle au final, je n’ai pas eu l’impression de la connaitre. Elle est restée quelqu’un de lointain que je n’ai pas toujours compris et qui n’a pas réussi à m’émouvoir plus que cela.
C’est dommage parce que j’attendais beaucoup de se livre. Peut-être trop…
Je pense qu’il est plus destiné à ceux, les plus jeunes notamment, qui veulent avoir un premier « contact » avec cette maladie.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

12/50