Cette nuit-là – Aurélie Massé

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  384
♦ Date de parution : 9 septembre 2021
♦ Prix : 15,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Quelques secondes pour s’effondrer, une nuit pour se relever, la vie pour se reconstruire.
C’est l’histoire de Gabriel, l’insoumis pétillant, Agathe, la fêtarde insouciante, Alex, l’élève parfait, Sarah, la discrète mal dans sa peau. C’est aussi et surtout l’histoire d’Eden, dont l’aura suffit à combler le mutisme. C’est l’histoire d’un secret, de gestes déplacés qui mènent un jour à l’inconcevable… Durant une nuit, le temps s’arrête et cinq vies basculent.

Mon avis : Quand on est adolescent on est en constante évolution. Mais il y a des nuit qui vous font grandir beaucoup plus vite !

Gabriel, Agathe, Alex, Sarah et Eden sont une petite bande d’amis très soudée, où personne n’a de secret pour personne. Normalement. Parce qu’une nuit va faire voler en éclats toutes leur certitudes et les faire grandir très, trop, vite.

Je pense qu’il va m’être difficile de parler de ce livre. Il aborde un sujet très délicat et nous allons tous avoir un ressenti différent à sa lecture. Cela dépend de notre sensibilité et de notre vécu . Mais ce qui est certains c’est qu’il ne laissera personne de marbre. Tristesse, colère, désespoir… le panel de sentiments à la lecture de ce roman est vaste.
Ce petit groupe d’amis est normal lorsqu’on le découvre lors des premières pages. Ce sont des ados plus ou moins bien dans leur peau. Chacun montre une facette de lui, mais en cache plusieurs autres. Il est toujours plus facile de faire comme si tout allait bien en façade et d’enfouir bien profond ce qui ne va pas. Qu’en penserait les autres ? Pourtant tout le monde s’aime dans cette bande. Mais est-ce vraiment facile de parler à cœur ouvert de ce qui nous ronge au plus profond de nous quand nos amis montre que tout va bien… ?
Cette nuit si particulière va ébranler toutes leurs bases, plus ou moins solides. Cette nuit qui est le spectacle de tant d’horreur va leur donner la force de se parler et de s’aider, sans se juger. De cette nuit qui commence en vous serrant le bide, découle de l’espoir. L’espoir que maintenant les choses iront mieux.
Je vais vous laisser le soin de découvrir ce que cachent Gabriel, Alex, Eden, Sarah et Agathe, et de frémir également au fil des pages.

Je remercie Slalom pour cette lecture.

35/35

Life and times – Candy Harper

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  238
♦ Date de parution : 4 Mars 2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Un voyage temporel, deux jeunes filles au caractère bien trempé et beaucoup d’humour !
Bradlee et Eugenie sont deux adolescentes que tout oppose : la première est une citadine ultraconnectée qui broie du noir depuis que ses parents l’ont déracinée de Londres et envoyée dans un poussiéreux pensionnat de campagne ; la seconde rêve d’indépendance tandis que son père cherche pour elle un mari digne de son rang.
Elles vivent au même endroit mais deux siècles les séparent.
Toutes deux font le souhait de changer de vie… et sont mystérieusement envoyées chacune dans l’époque de l’autre. Lady Eugenie dans la nôtre, Bradlee dans celle de Jane Austen !

Un réjouissant voyage dans le temps qui souligne avec humour notre hyperconnexion et révèle différentes formes d’émancipation féminine.

Mon avis : La couverture m’a intriguée mais c’est le résumé qui a fin de me convaincre de lire ce livre.

Suite à un événement hors du commun, un peu provoqué, Eugenie et Bradlee se voient échanger leur vie… qui se passe dans une autre époque. Pas évident de s’adapter !

Ce livre n’est pas vraiment original. Le voyage dans le temps et l’échange de vie, on l’a déjà vu. Mais c’est tout de même un thème qui j’ai plaisir à lire. Étant fascinée par la vie quotidienne des époques précédentes, c’était une occasion pour moi de découvrir celle du début du 19ème siècle en Angleterre. On ne s’imagine pas à quel point les commodités actuelles sont pratiques et à quel point notre confort moderne n’est pas si récent. De la même manière, ces choses que l’on fait tous les jours ne sont pas évidentes pour tout le monde. Déjà pour les personnes du passé mais aussi pour certaines parties du monde.
Avec cet échange de vie dans des époques différentes l’autrice nous montre que la liberté de la femme est toujours un combat actuel malgré toutes les batailles gagnées. On a tendance à croire que tout est acquis et que, surtout, tout s’est acquis facilement. Mais non, des femmes se sont battues pour que nous ayons la vie que nous menons aujourd’hui. Pour des libertés qui sont encore fragile et certains hommes ont vite fait de nous enlever dès que nous baissons la garde. Bon, c’est mon point de vue d’adulte, pas dit que les ados qui liront ce livre, en auront toute la perception, mais ça donne un éclairage différent.
J’ai un peu eu du mal avec les personnages auxquels j’ai eu du mal à m’attacher, peut-être parce que les chapitres changeaient rapidement et qu’il manquait des éléments à mes yeux. On change parfois trop vite de jour et j’aurais aimé en apprendre plus…
C’est une lecture sympathique qui m’a bien plu.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

30/35

Filles uniques – Anne Loyer

♦ Éditeur : Slalom
♦ Nombre de pages :  235
♦ Date de parution : 4 février  2021
♦ Prix : 14,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Une Chine en plein renouveau, des traditions qui résistent et une adolescente bien décidée à prendre son destin en main !
Comme beaucoup de Chinoises de sa génération, Xinxin est fille unique et tous les espoirs de ses parents reposent sur ses épaules. Sa vie est une course à l’excellence jusqu’au jour où elle apprend que sa meilleure amie va être grande sœur. Cette annonce ouvre en elle un incompréhensible gouffre d’émotions. Lorsque Xinxin aborde le sujet avec sa famille, elle se heurte à un mur de silence et de gêne. Se pourrait-il que ses proches lui cachent quelque chose ? Elle choisit de se battre pour lever le voile sur ces non-dits et comprendre enfin ce manque qui la hante.

Mon avis : J’aime beaucoup Anne Loyer depuis que je l’ai découverte en lisant La belle rouge. La couverture et le résumé de ce roman m’ont séduite, et hop ! J’étais en train de le lire.

Xinxin est une jeune chinoise de 15 ans qui aimerait bien avoir une petite sœur, maintenant que la politique de l’enfant unique est terminée. Seulement son souhait avoué à sa famille va révéler un secret de famille qui va tout faire éclater.

Je connais peu la chine, ce pays si secret qui ne nous laisse voir que ce qu’elle veut bien d’elle. Mais c’est un pays qui m’intrigue. Anne Loyer avec son récit à réussi à m’apprendre pas quelques éléments de ce pays mystérieux.
La politique de l’enfant unique et toute ses retombées, je connais. Ce que je connais moins, c’est l’impact émotionnel sur sa population. Je l’ai compris à travers l’histoire de la famille de Xinxin. Même si leur cas doit être plutôt exceptionnel et rare, il explique pas mal de choses. J’ai pas mal de fois été choquée, mais je pense qu’il ne faut de toute façon ne pas se voiler la face et connaitre tout ce qu’il se passe sur notre terre, quelque soit le pays. Même si je comprends l’importance de la politique de l’enfant unique pour un pays qui a déjà du mal à nourrir, elle a laissé également des blessures qui mettront beaucoup de temps à disparaitre.
J’ai bien aimé le personnage de Xinxin même si j’ai parfois trouvé sa colère démesurée. Elle la rend sourde aux explications données par ses parents, pourtant il me semble qu’à l’âge de 15 ans on peut mieux comprendre ce genre de chose. Maintenant, qui sait comment j’aurais réellement réagit dans une telle situation au même âge ?
La fin de l’histoire met une touche de lumière sur cette partie de l’histoire de Chine. Comme un rayon d’espoir pour ce pays qui reste encore secret et dur avec sa population.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

25/35

Une bouteille à la mer – Lenia Major

Éditeur : Slalom
Nombre de pages :  380
Date de parution : 3 septembre 2020
Prix : 15,95€
Acheter : Amazon

Résumé : Axel, 15 ans, vient de trouver une bouteille à la mer. Elle appartient à Charline, 14 ans, qui s’ennuie sur son île d’Ouessant. Un échange par mail commence entre les deux adolescents. Le ton léger de leur correspondance prend une autre dimension lorsque la jeune fille apprend qu’elle est atteinte de leucémie. Sa mère est effondrée, son père absent, sa seule bouée de sauvetage : Axel. Charline partage avec lui ses angoisses et ses douleurs. L’humour est leur meilleure arme. Et il va falloir toute une artillerie pour faire face à son protocole de chimio, les médecins parfois maladroits, la vie ascétique à l’hôpital… Mais entre ses parents, auteure-illustrateur totalement immatures, et sa grand-mère anarchiste qui perd la tête, Axel a de quoi puiser assez d’inspiration pour faire rire Charline !

Mon avis : L’idée de balancer une bouteille à la mer nous a surement parfois traversé l’esprit. Charline l’a fait et elle a bien eu raison.

J’ai tout bonnement adoré ce roman. Il m’a donné le sourire tous les soirs au fond de mon lit. J’étais totalement raccord avec l’humour de Charline et Axel. Je devais même parfois me retenir de ne pas trop pouffer pour éviter que mon conjoint ne se pose des questions sur ma santé mentale. Mais ce n’est pas grave, cette bouffée de fraicheur m’a fait du bien en cette rentrée un peu morose.
Charline est une ado adorable et très forte. Elle fait face avec beaucoup de courage à la maladie, tout en gardant son humour même dans les pires moments. Axel a plus la tête sur les épaules, mais n’est pas le dernier pour faire un bon trait d’humour. Tous les deux ont des échanges hauts en couleurs avec des références qui parleront à tout le monde.
L’autrice arrive avec justesse à nous parler de la réalité d’une maladie traitée dans un hôpital. Avec les lourdeurs des traitements, le personnel soignant pas toujours délicat, les autres patients auxquels on s’attache, la famille qui est loin… La vie d’un service hospitalier en somme. Mais sa façon d’aborder le sujet est plutôt légère, sans faire abstraction de la gravité de la maladie, elle montre que la force de caractère peut tout changer. Que c’est un élément important de la guérison.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

1/35

Je ne voulais pas vous faire pleurer – Charlotte Monnier

Éditeur : Slalom
Nombre de pages :  144
Date de parution : 16 janvier 2019
Prix : 10,90€
Acheter : Amazon

Résumé : Julie-Anne a 15 ans quand ses parents la déposent dans un hôpital psychiatrique pour adolescents. Anorexique, son poids est trop faible pour qu’elle puisse mener l’existence d’une jeune fille de son âge dans le monde extérieur. Elle doit prendre 7 kilos pour pouvoir sortir de l’hôpital et surtout, retrouver sa famille.
Commence alors pour elle un long parcours, « enfermée » dans cette unité d’hôpital psychiatrique pour adolescents. Il va falloir s’y faire et malgré tout, s’y amuser. Mais elle va surtout y trouver un tout nouveau sens à sa vie grâce à des rencontres, les échanges avec sa meilleure amie, et… une passion inattendue.

Mon avis : L’anorexie est une maladie qui m’intrigue. Parce que je connais des gens qui en souffrent et parce que j’ai parfois du mal à comprendre. Je me suis dit que ce lire aller m’aider à comprendre, ou du moins à en savoir plus.

Son poids étant devenue alarmant, Julie-Anne est hospitaliser pour reprendre du poids et reprendre goût à la vie. Mais le combat ne fait que commencer…

J’ai commencé ce livre pleine de curiosité. J’ai fait connaissance avec Julie-Anne et tout de suite sa fragilité et sa franchise m’ont émue. Elle ne cache rien et dévoile tout ce qui la tourmente depuis des années. Depuis ce temps où elle a décidé que pour maitriser sa vie, elle devait maitrisait ce qu’elle mangeait. En surtout ce qu’elle ne mangeait pas. De ce que j’ai pu en comprendre, l’anorexie est une historie de contrôle. On contrôle son corps en lui faisait faire ce que l’on veut, c’est à dire maigrir. Plus on le malmène, plus il tient le coup et plus on est fort. Cela Julie-Anne nous l’explique très bien. Mais pour le reste…
J’ai trouvé que le livre, qui est très court, n’approfondissait pas assez le sujet. Il reste souvent en surface des choses. Je suis restée avec des tas de questions. Par exemple, Julie-Anne ne veut pas qu’on l’appelle par son prénom, mais on ne sait pas comment elle veut qu’on l’appelle, jamais elle ne communique d’alternative ou de surnom. Peut-être qu’il faut juste l’apostropher…
Elle n’a pas l’air non plus de trop lutter pour reprendre du poids, elle en prend et cela n’a pas l’air d’être difficile pour elle. Elle se dit proche de personnes, avec qui elle a de longues discussions, dont nous ne savons rien… Les personnages secondaires ne sont pas creusés, et même elle au final, je n’ai pas eu l’impression de la connaitre. Elle est restée quelqu’un de lointain que je n’ai pas toujours compris et qui n’a pas réussi à m’émouvoir plus que cela.
C’est dommage parce que j’attendais beaucoup de se livre. Peut-être trop…
Je pense qu’il est plus destiné à ceux, les plus jeunes notamment, qui veulent avoir un premier « contact » avec cette maladie.

Je remercie Slalom et Netgalley pour cette lecture.

12/50