Le voyage impossible – Jérôme Bourgine

 Éditeur : Sarbacane / Collection Exprim’
Nombre de pages : 317
Date de parution : 6 novembre 2013
Prix : 16,00€ Notepaillons3

51F1JgVHqKLRésumé : Tibo ne croit pas aux miracles. Il a 14 ans et un père qui flotte entre la vie et la mort depuis trois longs mois.
Chaque jour, il se demande pourquoi. Pourquoi son père, qui menait une enquête sur la multinationale Mutantis, est-il si brutalement tombé dans le coma ?
La réponse surgit un matin, quand le mystérieux Arcturus lui annonce que s’il veut sauver son père, il doit apprendre à faire voyager son esprit… hors de son corps !
Une fantastique aventure commence alors pour Tibo – et pour Lime, la jeune fille qui entre dans sa vie au même moment…

Mon avis : J’aime beaucoup la collection Exprim’ de Sarbacane qui me propose toujours des livres intéressants et originaux. Celui-ci n’a pas manqué à la règle.

Le papa de Tibo est dans le coma. Il y est depuis 4 mois sans que les médecins sachent vraiment pourquoi. Ce n’est déjà pas facile d’être un ado de 14 ans et ça l’est encore moins quand votre papa est entre la vie et la mort. Mais Tibo s’en sort plutôt bien, il tient avec sa maman. Jusqu’au moment où sa vie bascule dans le fantastique pour tenter de lui ramener son père.
Ce livre commence doucement, normalement, autant que peut l’être la vie d’un garçon dont le père est dans le coma. Puis tranquillement il glisse vers le paranormal.
L’auteur mêle habilement vie ordinaire et voyage fantastique. Je me suis toujours interrogé sur la possibilité de voyager hors de son corps et si ce livre ne démontre pas scientifiquement que c’est possible, il nous propose une jolie histoire tentée d’espoir. Il nous montre que lorsqu’on garde la foi, quand on le veut vraiment, on peut réussir à changer le cours du destin.

J’ai beaucoup aimé le message qu’il véhicule au delà de l’espoir à garder chèrement au fond de soit, il montre aussi qu’on fait partie d’un tout, d’un univers sur lequel on interagit et qu’il faut essayer de limiter les impacts que l’on peut y laisser.
Ce livre m’a aussi touchée par sa justesse. Jamais il ne sombre dans le mélodrame. Les sentiments des personnages sont vrais, tout en retenue mais ils vous touchent au fond du cœur. Il est facile de s’imaginer à leur place et de se dire qu’on ressentirait les mêmes choses. L’auteur arrive parfaitement à retranscrire ce que peut être la vie d’une famille dont le père est hospitalisé dans une situation plus que délicate que même les médecins ne peuvent prévoir.

J’ai passé un très bon moment avec ce livre, qui en plus de raconter l’histoire de Tibo et de Lime, de conter leur quotidien de collégiens sait aussi nous mener sur les chemins de l’imaginaire et nous faire décrocher de notre vie quotidienne.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

18/60

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Résultats concours Exprim’

concoursexprim copieVoici venu le moment de vous dévoiler les résultats du concours Exprim’ !

Pour les livres :
No man’s Land : Acr0
Zelda la rouge : Eze3kiel
Je suis sa fille : Dorothée B

Pour les affiches :
Mycoton32
Viou03
Anna R (59)
Valérie C (45)
Karline
Amandine B (76)
Morgan P (61)
Florian F (19)
Elomarly
Delmotte B (59)

Félicitations aux gagnants et encore un grand merci à Exprim’ pour leur participation.

No man’s Land – Loïc Le Pallec

 Éditeur : Exprim’
Nombre de page : 317
Date de parution : 28 août 2013
Prix : 16,00€4

couv no man's landRésumé : Après la catastrophe qui a annihilé l’humanité, ils se sont retrouvés dans cette petite ville déserte, berceau de leur origine commune. Hier encore, ils n’étaient que des robots ; mais ils se découvrent capables de penser et même… de ressentir des émotions. Que vont-ils bien pouvoir faire sur cette Terre désertée ? S’interroger, bien sûr, à propos de ce qu’ils croient éprouver, car un robot peut-il prétendre échapper à sa programmation ? Peut-il apprendre à vivre en communauté, créer, rire et qui sait ? à aimer ? C’est toutes ces questions que vont se poser Archi, le robot biblio qui tient le journal des événements, le turbulent Meph, Domo le colosse, Nobel, Cérébro, Éliza et les autres. Qui sont-ils, et pourquoi se trouvent-ils réunis dans cette agglomération oubliée au milieu
des terres dévastées ?…

Mon avis : Le pitch de ce roman m’a intriguée de suite. C’est vrai ça, que deviendrait le monde sans les hommes ? J’ai bien ma petite idée, mais j’étais curieuse de découvrir le point de vue de l’auteur.

L’homme n’est plus. Sa nature l’a fait s’autodétruire et depuis que des bombes nucléaires ont réduit l’humanité à néant, les robots, fidèles serviteur de l’homme, s’éveillent peu à peu et se regroupe tous dans la même ville. Sans savoir pourquoi, ils y retournent. Tout d’abord désemparés, ils ne font que errer dans les rues. Le temps passant, ils s’organisent, créant, développant une nouvelle société. Pourquoi ? Ils ne le savent pas vraiment, malgré leurs recherches, ils restent dans le flou, mais puisqu’il faut bien faire quelque chose, pourquoi pas ça ?

Très curieuse avant de commencer ma lecture, le début m’a d’abord rendue septique. J’ai eu du mal à trouver mes marques avec le style de l’auteur et surtout à adhérer au point de vue des robots. Autant il est facile de suivre un personnage humain qui a grosso modo le même mécanisme de pensé que vous (si on omet les tueurs en série et divers psychopathes), autant comprendre le mode de pensé d’un robot demande un temps d’adaptation. Une fois passé ce premier cap, et celui des explications scientifiques (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les matières scientifiques à l’école ?) je me suis totalement immergée dans le l’histoire.
Le personnage principal, Archi est un ancien robot de bibliothèque, il a de stocké en lui toutes les références de livres possibles et imaginables (le rêve quoi), il est aussi très réfléchi et terre à terre, c’est un peu lui le meneur de la bande de robots désœuvrés. C’est lui qui nous raconte leur histoire, la façon dont ils ont évoluer voire s’humaniser.
Chaque robot est une caricature des différents métiers exercés par les hommes avant leur disparition. Nous avons le docteur, le mathématicien, le peintre, la milice… ce mélange permettant la création d’une nouvelle société dont la population est exclusivement composée de robots.
Le phénomène auquel je ne m’attendais pas du tout, c’est l’humanisation des robots, mais dans le bon sens. Ils développent des sentiments mais pas les travers propres aux hommes. Ils sont aussi parfois désemparés devant certaines situations, mais cela ne les rend que plus attachants.
Arrivé à la fin du livre, j’avais l’impression de connaître cette petite communauté depuis des mois (alors que j’ai lu le livre en 2 jours), j’ai d’autant plus été surprise par la fin, qui arrive comme un cheveux sur la soupe, mais que j’aurai pu voir venir, l’auteur nous laissant quelques indices le long du récit.

Bref, comme d’habitude avec Exprim’, j’ai passé un très bon moment de lecture orignal et pas bête. Parce que j’ai refermé ce livre il y a quelques heures et il me trotte toujours dans la tête.

Je remercie Exprim’ pour cette agréable lecture.

Le petit plus : Retrouvez le site de l’auteur pour plus d’informations

 

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57/60


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Confessions d’un apprenti gangster – Axl Cendres

 Éditeur : Sarbacane
Nombre de page : 94
Date de parution : 28 aout 2013
Prix : 8,50€ 3

ImpressionRésumé : Elles sont où, les fleurs ? se demande le narrateur, quand à 3 ans, il rencontre pour la première fois son père au parloir de Fleury-Mérogis.
Face aux yeux d’Elsa qui, 13 ans plus tard, lui demandent comment il en est arrivé là – Elsa, la fille du commissaire, qu’il vient de kidnapper avec ses « abrutis de copains » – il entreprend un long retour en arrière.

Fils d’un gangster célèbre, conçu au parloir, il grandit comme il peut entre ses « oncles » qui le gardent après l’école et les mensonges sur le métier de son père. Devenu ado, il apprend à tricoter des cagoules pour s’essayer à des braquages pourris, partage une évasion ratée
avec son père qui le rapproche de lui – jusqu’au drame qui le précipite dans la cour des grands. Il se mesure cette fois à un vrai caïd, tombeur de son père…

Mon avis : Ce petit roman pour ado à la couverture rose bonbon a réussi à titiller ma curiosité avec sa 4ème de couverture. Aussitôt arrivé à la maison, aussitôt lu !

Être le fils d’un homme emprisonné pour « braquage qui a mal tourné » n’est pas facile. Il faut apprendre à vivre sans père et réussir à trouver sa voie quand on est ado avec l’aura de se père respecté du milieu qui plane au dessus de soit. Pis c’est bien connu, les chiens ne font pas des chats et si son père est mauvais, c’est qu’il l’est aussi…

Ce très court roman est écrit à la 1ère personne. Un ado revient sur son enfance et ce qu’a été sa vie comme enfant de taulard. Il n’a certes pas été malheureux, mais on comprend que sa différence n’a pas toujours été facile à vivre.
J’ai beaucoup aimé découvrir ce livre. L’écriture à la 1ère personne (nous ne connaissons même pas le prénom du narrateur) rend l’histoire très intimiste. Nous suivons l’évolution du personnage de ses 3 ans à ses 16/17 ans et même si cela est très rapide (vu que le livre fait 94 pages) cela ne limite en rien l’intensité des sentiments ressentis. L’auteure arrive parfaitement à retranscrire tous les sensations éprouvées par notre anti-héros. Ce livre serait même plutôt un condensé de sentiments, l’auteure mettant l’accent sur le ressenti d’un enfant fils de bandit plus que sur le fonctionnement de ce milieu qui n’est que vaguement évoqué. Nous n’en percevons que ce que les yeux d’un ado de 16 ans nous laisse voir. Son point de vu à lui, la manière dont cela a influencé ces choix et sa vie.
Un thème important y est aussi abordé : celui qui dit que notre vie n’est pas toute tracée, que, malgré l’héritage de notre naissance, il nous est possible de faire de notre vie ce que nous en avons décidé et non ce que les autres ont décidé pour nous, ou pense que nous allons obligatoirement devenir.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre, je dirais même que je n’aurai rien eu contre le fait de passer plus de temps avec ce personnage. Une lecture rapide mais qui arrive tout de même à faire passer un message simple. Bref, tout pour vous pousser à le lire.

Je remercie les éditions Sarbacane pour cette lecture.

 

28/35

56/60


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L’enfant nucléaire – Daph Nobody

Éditeur : Sarbacane / Collection Exprim’
Nombre de pages : 436
Date de sortie : 7 mars 2012
Prix : 18,00€

Résumé : « Mesdames, Messieurs, pour vous aujourd’hui, le grand, l’unique, l’inimitable… Jiminy wa-ter-son ! » Quelque part aux
USA…
Jiminy a un don : un estomac capable de dissoudre tout ce qui n’est pas comestible. Absolument tout…
Toujours aux USA… un complot politique se trame dans le plus grand secret, autour d’un convoi de déchets nucléaires…

Mon avis : Lorsque l’on m’a proposé ce livre à lire, j’étais septique, le résumé me tentait peu, il faut dire qu’il est assez succinct, mais la curiosité a été la plus forte. Et après lecture je ne sais toujours pas quoi pensé de ce livre…

Ce livre c’est essentiellement l’histoire de Jiminy Waterson, enfant, ado et jeune homme atypique. Il est capable d’avaler n’importe quoi et son corps le digère sans soucis, il ne peut s’empoisonner avec rien. Il décide alors de prendre la route avec son seul ami, improvisé impresario, pour faire fortune.

Les débuts sont assez nébuleux, on découvre le passé de Jiminy, sa particularité, sans vraiment savoir où l’auteur veut en venir, même si ces informations glanées de-ci de-là ne sont pas dénuées d’intérêt. On appréhende le fonctionnement du « gamin » avec des yeux ronds comme des soucoupes !
Ce livre est un ovni ! J’ai été amatrice un temps de livre de terreur, un peu space, avant de succomber à l’urban fantasy, mais celui-ci est non seulement space, mais parfois bien dérageant pour mon esprit bien pensant. L’auteur n’hésite pas à jouer la carte du trash, sans nous épargner les détails. Je pense qu’il faut avoir l’estomac bien accroché sur la description de certaines ingurgitations. L’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère et ne nous épargne rien, j’ai même parfois eu la sensation d’être un peu voyeuse… ouais bon, j’avoue c’était raccord avec mon côté « mais c’est dégueu’ ! Il va pas faire ça ?! Ah bah si ! Beurk ! » mais je regarde/lis quand même.
À côté de cet aspect trash, les personnages sont extrêmement bien campés et attachants. Ce n’est pas parce qu’il a des « dons » hors du commun, que Jiminy n’a pas les mêmes préoccupations qu’un jeune homme d’une vingtaine d’années. Gravite autour de lui une galerie de personnages plus caricaturaux les uns que les autres, mais assez fouillés, on a un aperçu de leur passé et une description précise de leur caractère. J’ai adoré découvrir chacun d’eux.
Le deuxième thème du livre est une intrigue politique, qui m’est je pense passée un peu au dessus. J’ai compris ce qu’il se passait, mais je ne suis pas sure par contre d’en avoir saisi le message, tant j’étais absorbée par la vie et les facultés de Jiminy. Je vous laisserais alors le décoder, et si l’envie vous en dit, de me l’expliquer.
Par contre, j’ai des doutes sur le public visé. La collection Exprim’ est pour des ados dès 15 ans et je ne suis pas sure qu’ils comprennent vraiment le livre. Oh ! Ils vont saisir les scènes de « voyeurisme » mais je ne sais pas si elles leur feront du bien. J’ai apprécié l’histoire, mais je pense qu’elle est destinée aux adultes, outre le vocabulaire assez soutenu dans les descriptions (et pas dans les dialogues qui eux sont familier), je ne pense pas les ados assez mature pour comprendre ce livre et surtout avoir assez de recul pour la lecture de certaines scènes.

En résumé, je dirais que si vous êtes curieux, avez envie de changement et avez l’estomac bien accroché, ce livre est pour vous.

Le petit plus : L’auteur possède différents sites :
http://daphnobody.centerblog.net/
http://daphnobody.wordpress.com/

Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture. Et si vous souhaiter un autre avis, mon amie Mélo a beaucoup aimé et c’est

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