Maudits soient-ils – Courtney Alameda

♦ Éditeur : Milan
 Nombre de pages : 410
 Date de parution : 4 octobre 2017
♦ Prix : 16,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Malicia Helsing est la descendante d’Abraham Van Helsing, le célèbre chasseur de monstres (créé par Bram Stoker dans son roman « Dracula »). Cet héritage génétique fait d’elle une tétrachromate : elle a le don de voir l’aura des morts. Armée de son appareil photo, elle capture l’essence des démons qui s’attaquent régulièrement à San Francisco. Jusqu’au jour où l’horreur s’abat sur elle. Un démon, qui semble en savoir long sur la famille Helsing, jette sur Malicia et ses trois meilleurs amis, spécialistes comme elle en exorcisme, une malédiction qui les tuera en sept jours. Dès lors commence un terrible contre-la-montre… Chaque jour, une chaîne grandit sous leur peau, menaçant de rompre leurs organes pour finir par les étrangler. Et ce n’est pas tout : son propre père, directeur de l’académie Helsing, la pourchasse, craignant que cette malédiction contamine tous les habitants de la ville. Pour sa survie, Malicia n’a d’autre choix que de combattre la créature la plus puissante qu’elle ait jamais rencontrée. Courtney Alameda est américaine. Avant de se consacrer exclusivement à l’écriture de thrillers et de romans d’horreur, elle a été libraire et bibliothécaire.

Mon avis : J’aime les histoires de fantômes, même si ça fait bien longtemps que je n’en ai pas lu. Et quand celle-ci est liée à la famille Van Hielsin, je n’allais surement pas la rater !

Malicia fait partie de la dernière génération des Hielsin. Elle doit reprendre le flambeau de son père et sera donc à la tête de leur organisation chasseuse de fantômes et d’esprits en tout genre. Et cela, malgré le drame familiale qui l’a frappé il y a quelques mois…

Je me suis plongée rapidement dans ce roman. Le contraire aurait d’ailleurs été difficile puisque l’action commence dès les 10 premières pages lues ! Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer !
Le caractère de Malicia m’a plu de suite : elle est battante, fonceuse mais tout de même assez réfléchie pour ne pas foncer tête baissée, ou alors pas tout le temps. Elle a également ses doutes et de grosses blessures pas si bien enfouies au fond d’elle.
La « mythologie » Helsin/Stocker exploitée par l’auteure (que je vous laisserai découvrir) est très originale, mais surtout très crédible ! J’ai accroché de suite ! Je suis toujours sur les fesses face à l’imagination de certains auteurs !
L’intrigue est elle aussi très recherchée. On sent que l’auteure y a beaucoup réfléchit et elle tient la route du début à la fin. Même lors des rebondissements, que je n’avais pas vu venir pour une fois, on sent que tout colle et que tout a été bien pensé. Tout se tient, même quand on repense aux événements et aux détails des pages précédentes.
J’ai passé un très bon moment avec ce roman. La fin n’est pas bâclée et reste surtout ouverte, comme si l’auteure se laisser la place pour écrire d’autres tomes. Malheureusement après quelques recherches, il semblerait que ce live soit un one shot… Dommage…

Je remercie Milan pour cette lecture.

16/80

L’affaire Jennifer Jones – Anne Cassidy

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 367
Date de parution : 19 avril 2017
Prix : 15,90€

Résumé  : Alice Tully. 17 ans, jolie, cheveux coupés très court. Étudiante, serveuse dans un bistrot. Et Frankie, toujours là pour elle. Une vie sans histoire. Mais une vie trop lisse, sans passé, sans famille, sans ami. Comme si elle se cachait. Comme si un secret indicible la traquait…

Mon avis : J’aime parfois lire des romans  tirés d’histoires vraies, mon côté voyeur sans doute, ici l’auteure s’est inspirée d’un fait divers et en a écrit « la suite ». Ça a suffit à parler à mon côté voyeur.

Tully a 17 ans et une nouvelle identité, il faut qu’elle cache qui elle était pour pouvoir avoir un semblant de vie normal. Même si ce qu’elle a vécu ne fera plus jamais d’elle une personne ordinaire.

Anne Cassidy s’est inspiré d’un crime qui s’est déroulé fin des année 60 en Angleterre, où une gamine de 11 ans à peine a tué deux petits garçons de 4 et 3 ans. La tueuse était Mary Bell (j’ai trouvé les infos ICI et à prendre avec toutes les réserves qu’il se doit). Mais le but de l’auteure était surtout de savoir comment on pouvait se réinsérer après avoir fait une elle action si jeune. Elle se penche également sur ce qui a pu pousser une gamine de presque 11 ans à tuer une autre gamine. Elle ne veut pas faire du sensationnel. Elle se demande surtout comment on peut en arriver là et comment on arrive à vivre avec un tel poids sur les épaules ensuite.
Ce roman est écrit avec beaucoup de pudeur. Anne Cassidy n’a pas voulu faire dans le sensationnel. Elle ne trouve pas d’excuses non plus à Alice, mais elle cherche des explications. Un enfant peut avoir de mauvais penchant, mais il ne nait pas tueur. Ou alors c’est très rare. Comment peut-on en arriver là ? Et une fois que c’est fait, comment vivre avec ça, se reconstruire, penser à avoir un avenir, rêver… sans toujours reprendre son passé en pleine face ?
C’est écrit avec justesse et j’ai passé un très bon moment lecture.

Je remercie Milan pour cette lecture.

64/65

Six of crows tome 2 – La cité corrompue – Leigh Bardugo

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 650
Date de parution : 24 mai 2017
Prix : 18,90€

Résumé : Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Mon avis : J’avais beaucoup aimé le premier tome (dont vous trouverez l’avis ICI) et j’avais hâte de retrouver la fine équipe de voyous.

Quand une mission ne se passe pas vraiment comme prévu, il ne faut surtout pas sous-estimer Kaz qui a toujours un coup d’avance.

J’ai retrouvé avec grand plaisir cette équipe de six brigands de bas étage plein d’ambition ! Bon, je dois bien admettre que j’ai eu du mal à me remémorer tous les événements du premier livre (et il en avait !) mais cela m’est revenue au fur et à mesure de ma lecture et j’ai pu replacer tous les évènement (ou presque).
J’ai adoré retrouver la bande de Kaz, leurs personnalités si différentes mais qui se complètent tellement bien. Chacun évolue et apprend de ses erreurs, c’est ce qui les fait grandir (il ne faut pas oublier que la petite équipe à environs entre 16 et 18 ans) et c’est super agréable de les voir changer sous nos yeux. Tous perdent petit à petit leur illusion sur la vie (à part peut-être Kaz qui n’en a jamais vraiment eu) et réussissent à faire avec et à continuer à avancer.
L’histoire est très bien, pleine de rebondissements. Trop même. Il est arrivé un moment ou j’avais juste envie que l’auteure arrête de nous sortir des contre-temps de son chapeau. Bon OK, je sais que rien ne vient facilement, surtout dans ce genre d’histoire farcie d’embuches, mais un moment trop c’est top ! J’aime les histoires qui se terminent bien, même si je n’aime pas que ce soit trop facile, là au contraire c’était vraiment loin de l’être ! Je pense que Leigh Bardugo a un petit côté sadique…
J’ai tout de même apprécié ma lecture, passé un très bon moment, ce dimanche collé à mon canapé 😉 J’ai même eu quelques regrets à fermer le livre et quitter tous ces personnages auxquels je m’étais attachée.

Je remercie Milan pour cette lecture.

63/65

Mosquitoland – David Arnold

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 349
Date de parution : 22 mars 2017
Prix : 15,90€

Résumé : Mary Iris Malone, que tout le monde appelle Mim, ne voit pas le monde comme tout le monde. Atteinte de troubles mentaux, elle navigue entre le monde réel et le monde qu’elle s’invente. Le jour où elle apprend que sa mère est très malade, elle part bille en tête la retrouver, même s’il faut pour cela traverser les États-Unis. Commence un surprenant et émouvant road movie. La route, les bonnes et les mauvaises rencontres, l’espoir et la désillusion. Et, au bout de chemin, une ado qui fait face à ses propres démons.

Mon avis : Je lis très peu de livres qui parlent de Road trip pourtant j’aime beaucoup ça. Du coup, dès que j’ai lu le résumé de Mosquitoland, je me suis dis que ce livre devrait me plaire.

Mim a tout quitté sur un coup de tête suite à une mauvaise nouvelle : son école, sa maison, son père et surtout sa belle-mère. La voilà sur les routes bien décidée à aller vivre chez sa mère.

Dès le début Mim (Mary Iris Malone)  m’a entrainée dans sa folle aventure et c’est avec plaisir que je me suis retrouvée avec elle sur les routes. Pas une seule fois je ne me suis ennuyé avec ce roman, bien au contraire ! Min est un peu (beaucoup) loufoque, elle a des idées saugrenues que j’ai adorées, des manies qui m’ont fait rire et une façon de voir la vie totalement rafraîchissante. Je pense qu’avoir une amie telle que Min doit redonner le sourire chaque jour, même si elle doit aussi agacer parfois, les mauvais jours.
Son voyage est rempli de magie. Même si ce n’est pas tout le temps facile, elle arrive à rebondir et surtout à faire de jolies rencontres. Elle touche tous les gens qu’elle croise et eux lui permettent d’évoluer, de grandir, de faire sa propre expérience de la vie. Elle apprend beaucoup de chose lors de son voyage Min, et nous aussi par la même occasion. On l’apprivoise petit à petit, on découvre les secrets qu’on lui a caché, on voit qu’elle est devenue plus mature et que ce voyage la changée, on s’attache… et le livre se termine, nous laissant alors un goût de trop peu.

Je remercie Milan pour cette très jolie lecture.

53/65

 

Autopsie tome 1 – Whitechapel – Kerri Maniscalco

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 353
Date de parution : 18 janvier 2017
Prix : 15,90€

Résumé : 1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste.

Mon avis : Un livre sur les crimes de Jack l’éventreur ? Ah bah bien sûr que je prends ! Si en plus l’héroïne est une femme je suis comblée !

Audrey Rose étudie la médecine légale. Rien de bien folichon. Sauf qu’on est à la fin du 19ème siècle et que ça ne se fait pas pour les jeunes filles de cette époque. Et quand elle décide de traquer Jack l’éventreur,  y’a de quoi faire hausser les sourcils de la Reine Victoria.

J’aime beaucoup ces romans dont l’action se déroule à l’époque victorienne. Les usages de l’époque, certes désuets me font toujours sourire. Je crois que jamais je n’aurai survécu à cette époque. Mais j’aime lire comment cela se passait et je me réjouis surtout de notre évolution.
Audrey Rose aurait pu faire partie des Suffragettes, elle « milite » essentiellement pour elle, pour pouvoir faire ce qu’elle a envie sans être chapeautée par un homme, mais elle aurait surement adhéré au mouvement. C’est un personnage attachant parce qu’elle ne baisse jamais les bras, quand elle a un objectif en tête elle s’y tient, même si pour ça elle doit tenir tête aux hommes et à leur machisme. Bien sûr elle n’a pas les mêmes libertés de mouvement que celles que nous avons actuellement, mais elle arrive à se faire respecter et faire son petit bout de chemin.
J’ai beaucoup aimé également faire toutes ses découverte sur la médecine légale, même si tout reste plutôt soft, il y a quand même quelques détails sanglants. Ce qui nous amène à l’enquête. Je l’ai parfois trouvé un peu tiré par les cheveux mais l’auteure arrive à retomber sur se pattes et à nous tenir en haleine une bonne partie du livre. Elle détourne nos soupçons pour ensuite mieux créer le doute (même si j’avais ma petite idée de « qui » passé les 3/4 du livres, oui je me la pète un eu 😉 )
Malgré une enquête originale, j’ai relevé quelques incohérence de temps qui m’ont fait revenir en arrière pour être sure d’avoir bien lu… Je ne sais pas si ça vient de la traduction, mais je suis assez étonnée de « l’erreur ». Enfin, passé quelques instant d’agacement, je me suis vite replongé dans ma lecture.
J’ai passé, somme toute, un très bon moment avec ce livre.

Je remercie Milan pour cette lecture.

45/65