Le chat du bibliothécaire tome 4 – Sinistre réputation – Miranda James

♦Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 317
♦Date de parution : 9 novembre 2022
♦Prix : Papier : 14,90€ ; Numérique : 10,99€
♦Acheter : Amazon

Résumé : À Athena, les sœurs Ducote sont en conflit avec Vera Cassity au sujet de l’emplacement du gala de financement de la bibliothèque. Aura-t-il lieu dans la sublime demeure des Ducote ou dans celle, non moins majestueuse, des Cassity ? Le bibliothécaire Charlie Harris préférerait se blottir dans un coin plutôt que de prendre part au conflit. Les tensions sont à leur comble, et il semble que tout le monde, en ville, ait une dent contre Vera… Le soir du gala, qui se déroule chez des Ducote victorieuses, Vera se montre particulièrement odieuse avec plusieurs personnes. Mais ses mots amers sont les derniers car, quelques heures plus tard, Charlie découvre son corps inerte au bas de l’escalier de service… Avec l’aide de son fidèle félin Diesel, il va tenter de retrouver le tueur.

Mon avis : Le cosy mystery est en vogue depuis quelques temps et puisque j’aime les livres policiers, j’ai voulu tenter avec cette série.

Tous les membres de l’association des amis de la bibliothèque ne s’entendent pas forcément bien, cela créé des tensions et Charlie et son chat n’aiment pas trop cela. Mais il faut bien faire avec. À moins que quelqu’un de décide de mettre une fin à tout cela de manière définitive…

Je ne vais pas émettre de jugement définitif sur ce genre de policier, mais cette série n’est définitivement pas mon style.
J’aime les enquêtes sanguinolentes et les enquêtes paranormales, j’aime aussi les enquêtes softs où le sang ne coulent pas à chaque pages, mais je n’aime pas vraiment celle qui se passent dans les états du sud des États-Unis où les bonnes manières sont un peu trop présentent à mon goût. L’auteur prend le temps de nous amener l’intrigue. De nous présenter tous les personnages qui l’entoure pour que les soupçons planent de l’un à l’autre sans que l’on sache sur qui réellement s’arrêter. Mais les manières de chaque personnage m’ont donné envie de tous les secouer. C’est beaucoup trop pour moi par rapport à ce que je vis. Le livre se déroule dans les années 2010 mais j’avais l’impression d’être une vingtaine d’années avant. Je n’ai pas du tout accroché.
De plus, j’aime beaucoup les chats mais celui de Charlie m’a agacé à roucouler tous les 5 paragraphes. D’accord les miens aussi sont bavards, mais il y a des limites à mes yeux. Je ne remet pas en question la qualité de l’intrigue qui était bien menée, puisque je n’avais pas vu qui était le(a) coupable, mais je n’ai pas du tout réussi à rentrer dans la l’histoire.
Par contre si vous aimez les cosy mystery et les animaux cette série est pour vous !

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

 

Ogresse – Aylin Manço

♦Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 318
♦Date de parution : 5 octobre 2022
♦Prix : Papier : 7,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Depuis que le père d’Hippolyte est parti, tout dans la vie de la jeune fille est déséquilibré.
Sa mère s’enferme de longues heures à la cave et refuse de manger en sa présence.
Elle lui prépare pourtant d’énormes pièces de viande qu’Hippolyte se force à avaler. Dans la rue où elles habitent, en bordure de forêt, leur voisine préférée a disparu sans laisser de traces.
Et puis, un soir, la mère d’Hippolyte se jette sur elle et la mord. Que s’est-il passé ?

Mon avis : Souvent je lis les 4ème de couverture en me disant que ce livre à l’air bien et je le prends. Quand je sors le livre de ma PAL quelques temps après, je ne me souviens pas toujours du résumé, mais s’il est dans ma PAL c’est qu’il devait être bien. La plupart du temps, il l’est ! Parfois je suis surprise par les histoires que le lis. Ce qui est le cas avec ce roman. Je me souvenais qu’il était d’abord paru en grand format chez Sarbacane et que donc c’était un livre jeunesse surement un peu glauque au vu de la couverture mais pas plus.
J’ai donc découvert ce livre petit à petit, parce que je me souvenais vaguement de l’histoire, mais je n’ai pas voulu relire le synopsis. Et j’ai beaucoup aimé cette découverte. Un peu comme lorsqu’on avance dans un endroit peu éclairé.
H est une ado comme les autres qui a des parents qui se séparent et à 16 ans ce n’est pas facile, d’autant plus quand on ne l’a pas vu arriver. Elle fait face. Face au lycée aussi et a ses amis qui, comme elle, ne font pas toujours bien les choses. Ensuite, elle doit gérer sa mère qui est de plus en plus étrange. Il y a certes la dépression, mais H se doute qu’il y a autre chose, autre chose de plus difficile à admettre, de plus horrible…
Je n’ai pas lu ce livre dans le cadre de la période d’Halloween, mais il est bien tombé, il cadre vraiment avec ce moment de l’année. Il fait frissonner. On se demande si l’autrice sous-entend bien ce qu’on a l’air de comprendre. Parce que quand même, c’est un peu bizarre et ça sort beaucoup du cadre.
Certains avis parlent de conte pour ce roman. Je pense que je l’ai trop lu au premier degré et que je n’en ai pas saisi toute la portée. Mais cela ne me gène pas, ce que j’en ai compris m’a plu. Je suis surement trop terre à terre pour comprendre plus de toute façon. Même si, du coup, certains éléments m’ont paru un peu trop tiré par les cheveux.
Je n’arriverai pas à mettre de mots précis sur mon ressenti à cette lecture. Je sais juste que j’ai aimé, malgré le nombre de thèmes abordés de façon désordonné. Pourquoi ? Parce que cette lecture m’a trotté dans la tête pendant plusieurs jours et que j’aime qu’un livre me fasse cet effet là.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Inspecteur Karen Pirie tome 5 – Terrain accidenté – Val McDermid

♦Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 508
♦Date de parution : 4 mai 2022
♦Prix : 8,30€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Quand Alice Somerville s’est lancée sur la piste de deux motos américaines enfouies par son grand-père dans la tourbe des Highlands pendant la Seconde Guerre mondiale, elle n’imaginait pas déterrer le cadavre d’un homme assassiné par balle. Et le commandant Karen Pirie s’attendait encore moins à ce qu’il soit chaussé d’une paire de baskets Nike, témoins d’une tout autre époque. C’est loin d’être la seule incongruité dans l’enquête dont se charge son unité, spécialisée dans les dossiers non élucidés.
Alors qu’une conversation surprise entre deux femmes au sujet d’un mari violent conduit Karen sur une affaire bien différente, elle découvrira sans tarder que les apparences se révèlent parfois trompeuses dans cette région préservée de l’Ecosse, et que tout le monde ne partage décidément pas la même conception de la justice.

Mon avis :  Le résumé sur livre m’a plu, j’aime les « cold case » comme ils disent outre-Manche, ce n’est qu’après que je me suis aperçue que c’était le 5ème tome d’un série. Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir envie de le lire.

Un corps est découvert dans les tourbières des Highlands. Cet environnement a permis la conservation du corps mais ne va pas faciliter pour autant la tâche de l’équipe de Karen, surtout que sa nouvelle cheffe lui cherche des poux dans la tête.

Dès le début le personnage de Karen m’a paru sympathique. Je ne saurais vous expliquer exactement pourquoi le premier contact a été positif. On sent d’emblée que c’est une femme de caractère, têtue qui ne lâche pas prise. Pas comme un roquet qui ne lâcherait pas son os, mais plutôt comme un enfant qui ne quitte pas son doudou (je ne sais pas si j’arrive à vous faire saisir la nuance…). Bref, j’ai kiffée Karen dès le début et cela a duré tout le temps de ma lecture. Surtout que l’autrice ne nous rappelle les éléments de son passé qui sont abordés dans les tomes précédents et dont nous avons besoin pour la compréhension de l’histoire.
Les autres personnages m’ont aussi plus, même si c’est un peu moins que Karen, il est difficile de ne pas apprécier Jason, dit la Menthe, et sa maladresse, tout comme il est facile de détester Garry McCarthney.
Ça c’est le premier bon point.
Le deuxième c’est que j’ai aussi beaucoup aimé l’intrigue. Les anciennes enquêtes non résolues me plaisent depuis Lily Rush (j’espère que vous aussi vous avez la référence) et je sais que je ne suis pas la seule. Et ici l’autrice joue habillement avec les retours dans le passé pour nous éclairer petit à petit. Nous avançons au même rythme que les enquêteurs et mettons les pièces du puzzle petit à petit en place. C’est très bien pensé, et je ne sais pas où l’autrice puise son inspiration. Elle a aussi un véritable don pour faire planner le doute sur ces personnages, en jouant avec nos nerfs sur plusieurs pages.
C’est aussi la première fois que je découvre l’Ecosse et ses descriptions m’ont donnée envie de visiter le pays.
Tout cela m’a donné envie de lire les autres tomes de la série,  même si ce sont des précédents et  de découvrir également les autres séries de l’autrice car elle a l’air vraiment prolifique.

Je remercie J’ai lu pour la lecture de ce livre.

L’ombre des autres – C. J. Tudor

♦Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 424
♦Date de parution : 2 mars 2022
♦Prix : 8,30€
♦Acheter : Amazon

Résumé : l envisageait de changer de file quand le visage d’une fillette apparut dans le pare-brise arrière, parfaitement encadré par les autocollants écaillés. Elle semblait avoir cinq ou six ans. Visage lunaire, joues roses. Fins cheveux blonds rassemblés en deux couettes hautes. La première chose qu’il se dit, c’est qu’elle aurait dû être attachée. La deuxième fut : Izzy.  » Depuis ce jour, Gabe n’a jamais revu sa fille. Trois ans après ce drame, il arpente jour et nuit l’autoroute dans l’espoir de la retrouver. De leur côté, Fran et Alice passent aussi leur temps en voiture… mais pour fuir ceux qui leur veulent du mal. Leurs histoires convergent vers un même groupe : Les Autres. Soumettez-leur une requête, ils trouveront une solution. Mais à quel prix ?

Mon avis : Je continue dans ma période policier, parce que c’est ce que j’ai le plus envie de lire en ce moment.

Gabe a perdu sa femme et sa fille il y a trois ans. Depuis il aire sur les routes, persuadé que sa fille est toujours en vie, à sa recherche. Personne ne le crois, mais lui, il est sur de lui et n’abandonnera pas.

Je préfère les thrillers sanglants aux thrillers psychologiques, mais parfois, je me laisse tenter, et j’aime beaucoup cette autrice. De plus, le résumé avait l’air vraiment tentant, et je n’ai pas été déçue, je me suis vraiment laissé porter par l’histoire.
L’intrigue est vraiment originale et la tension monte crescendo. On sent bien qu’il y a quelque chose qui dérange, comme un caillou dans une chaussure, mais on n’arrive pas à mettre le doigt dessus, mais ce malaise vous suit le long du roman. J’ai toutefois eu rapidement une vision de l’ensemble, avec quelques zones d’ombres que l’autrice dévoile en toute fin de livre, histoire de bien nous faire travailler les méninges. Et c’est ce que j’aime dans les intrigues.
Ce que j’ai moins aimé, ce sont les relations entre les personnages qui m’ont parues un peu trop tirée par les cheveux. C’est sur cela que repose l’intrigue et toutes la tension, mais cela semble un peu trop facile.
C’est vrai que tout s’emboite très bien, que parfois certains éléments arrivent trop facilement mais qu’au final tout fait sens et j’ai donc oublié ces petites choses qui me dérangeaient, surtout que le tout est saupoudré d’un peu de surnaturel qui me séduit toujours énormément.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Over the rainbow – Constance Joly

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages : 183
♦Date de parution : 19 janvier 2022
♦Prix : 7,00€
♦Acheter :

Résumé : Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes.
Over the Rainbow est le roman d’un amour lointain mais toujours fiévreux, l’amour d’une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d’être soi contre vents et marées.

Mon avis : Il est des livres qui sont difficiles à définir. Celui-ci en fait partie. L’histoire est belle et simple. Elle est plutôt commune, une femme devenue adulte souhaite comprendre la vie de son père. Ce père qu’elle a aimé, qui est mort du sida et qu’elle n’est pas sûre d’avoir totalement connue.

J’ai d’abord eu du mal avec le style d’écriture que j’ai trouvé décousu. les 20 ou 30 premières pages, je me suis même demandée si j’allais réussir à le terminé. Puis, je me suis laissée emporter par les émotions transmises par l’histoire. On s’aperçoit alors, que si le récit parait confus c’est parce que les sentiments de l’autrice face à la découverte de la vie de son père le sont aussi. Elle nous transmet tout tel quel, comme elle le perçoit, comme elle le vit.
Elle garde quand même un peu de retenue sur les aspects plus intimes de la vie de son père et de sa mère. Elle s’attarde surtout sur ce que tout cela a eu comme impacte sur sa vie.
Dans les années 80 le sida est une maladie encore peu connue, honteuse, dont on ne parle pas, dont on a peur et il est très difficile de vivre avec au quotidien. Tout cela est expliqué à travers ses yeux d’enfant, d’adolescente et de jeune adulte.

C’est un court roman poignant qui fait réfléchir sur plein de chose. La relation enfant/parent, la maladie lourde et ses effets sur les familles…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.