L’ombre des autres – C. J. Tudor

♦Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 424
♦Date de parution : 2 mars 2022
♦Prix : 8,30€
♦Acheter : Amazon

Résumé : l envisageait de changer de file quand le visage d’une fillette apparut dans le pare-brise arrière, parfaitement encadré par les autocollants écaillés. Elle semblait avoir cinq ou six ans. Visage lunaire, joues roses. Fins cheveux blonds rassemblés en deux couettes hautes. La première chose qu’il se dit, c’est qu’elle aurait dû être attachée. La deuxième fut : Izzy.  » Depuis ce jour, Gabe n’a jamais revu sa fille. Trois ans après ce drame, il arpente jour et nuit l’autoroute dans l’espoir de la retrouver. De leur côté, Fran et Alice passent aussi leur temps en voiture… mais pour fuir ceux qui leur veulent du mal. Leurs histoires convergent vers un même groupe : Les Autres. Soumettez-leur une requête, ils trouveront une solution. Mais à quel prix ?

Mon avis : Je continue dans ma période policier, parce que c’est ce que j’ai le plus envie de lire en ce moment.

Gabe a perdu sa femme et sa fille il y a trois ans. Depuis il aire sur les routes, persuadé que sa fille est toujours en vie, à sa recherche. Personne ne le crois, mais lui, il est sur de lui et n’abandonnera pas.

Je préfère les thrillers sanglants aux thrillers psychologiques, mais parfois, je me laisse tenter, et j’aime beaucoup cette autrice. De plus, le résumé avait l’air vraiment tentant, et je n’ai pas été déçue, je me suis vraiment laissé porter par l’histoire.
L’intrigue est vraiment originale et la tension monte crescendo. On sent bien qu’il y a quelque chose qui dérange, comme un caillou dans une chaussure, mais on n’arrive pas à mettre le doigt dessus, mais ce malaise vous suit le long du roman. J’ai toutefois eu rapidement une vision de l’ensemble, avec quelques zones d’ombres que l’autrice dévoile en toute fin de livre, histoire de bien nous faire travailler les méninges. Et c’est ce que j’aime dans les intrigues.
Ce que j’ai moins aimé, ce sont les relations entre les personnages qui m’ont parues un peu trop tirée par les cheveux. C’est sur cela que repose l’intrigue et toutes la tension, mais cela semble un peu trop facile.
C’est vrai que tout s’emboite très bien, que parfois certains éléments arrivent trop facilement mais qu’au final tout fait sens et j’ai donc oublié ces petites choses qui me dérangeaient, surtout que le tout est saupoudré d’un peu de surnaturel qui me séduit toujours énormément.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Over the rainbow – Constance Joly

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages : 183
♦Date de parution : 19 janvier 2022
♦Prix : 7,00€
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Résumé : Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes.
Over the Rainbow est le roman d’un amour lointain mais toujours fiévreux, l’amour d’une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d’être soi contre vents et marées.

Mon avis : Il est des livres qui sont difficiles à définir. Celui-ci en fait partie. L’histoire est belle et simple. Elle est plutôt commune, une femme devenue adulte souhaite comprendre la vie de son père. Ce père qu’elle a aimé, qui est mort du sida et qu’elle n’est pas sûre d’avoir totalement connue.

J’ai d’abord eu du mal avec le style d’écriture que j’ai trouvé décousu. les 20 ou 30 premières pages, je me suis même demandée si j’allais réussir à le terminé. Puis, je me suis laissée emporter par les émotions transmises par l’histoire. On s’aperçoit alors, que si le récit parait confus c’est parce que les sentiments de l’autrice face à la découverte de la vie de son père le sont aussi. Elle nous transmet tout tel quel, comme elle le perçoit, comme elle le vit.
Elle garde quand même un peu de retenue sur les aspects plus intimes de la vie de son père et de sa mère. Elle s’attarde surtout sur ce que tout cela a eu comme impacte sur sa vie.
Dans les années 80 le sida est une maladie encore peu connue, honteuse, dont on ne parle pas, dont on a peur et il est très difficile de vivre avec au quotidien. Tout cela est expliqué à travers ses yeux d’enfant, d’adolescente et de jeune adulte.

C’est un court roman poignant qui fait réfléchir sur plein de chose. La relation enfant/parent, la maladie lourde et ses effets sur les familles…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

 

Chienne – Marie-Pier Lafontaine

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  120
♦Date de parution : 4 février 2022
♦Prix : 6,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Un homme soumet ses deux filles à toutes les brimades et les humiliations. Les tenir en laisse, les forcer à marcher à quatre pattes, les frapper avec des objets, leur promettre d’abuser d’elles, un jour… Sans que la mère s’interpose jamais. Viol suspendu, inceste latent. Personne ne s’étonnera si l’une d’entre elles, devenue adulte, finit par mordre.Chienne est l’histoire de cette jeune femme en morceaux qui, s’appuyant sur les pouvoirs de la littérature, se bat pour retrouver un corps et une parole.

Mon avis : Ce n’est pas un fait exprès mais mon avis sur ce livre parait juste le jour des droits de la femme. Ça tombe finalement plutôt bien. Même si ce roman aborde surtout les non-droits des enfants, il aborde aussi celui des femmes.

Je ne vais pas faire de résumé personnel de ce court livre, parce que la 4ème de couverture le fait assez bien et que je ne suis pas sure d’avoir les mots justes pour le faire.

Ce livre est un véritable uppercut. Un coup de poing qu’on se prend en pleine face sans y être préparé. Parce que non, le résumé au dos du livre ne permet pas d’y être préparé.
L’autrice nous parle de l’enfance qu’elle n’a pas eu, qu’on lui a volée parce qu’elle a un père déviant. Pire, pervers voire psychopathe. Je ne suis même pas sure qu’il existe un mot pour le décrire. D’ailleurs ça me rassurerait qu’un tel mot n’existe pas…
Ce livre est dérangeant, parce que Marie-Pier Lafontaine ne nous épargne rien de ce qu’elle a vécu. Même si on sent la retenue dans les descriptions, son envie de ne pas trop nous choquer ou plutôt de ne pas trop se souvenir. Même si j’imagine que certains souvenirs sont gravés au fer.
Je ne pensais pas qu’un homme soit capable d’une telle violence, autant physique que morale envers ses propres enfants. Et pourtant…
Bien souvent j’ai eu envie de reposer le livre, parce que lire ces lignes me donnait la nausée, et à chaque fois je le gardais en mains, comme si le reposer était capituler. Comme si le reposer était nier ce qu’elle avait vécu.
La narratrice ne nous épargne rien, pas même le fait qu’elle ne s’en est pas remise. Qu’elle porte tout ça tel un fardeau et que jamais elle ne pourra s’en défaire.
Ce roman est une autofiction, c’est à dire que l’autrice s’est inspirée de sa vie pour écrire sa fiction. Ce qui met mal à l’aise ? C’est qu’on ne sait pas ou s’arrête la réalité et ou commence la fiction… On referme le livre perturbé en ayant envie de tout casser.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Les dossiers Blackwood tome 1 – Les avides – Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  382
♦Date de parution : 12 janvier 2022
♦Prix : 8,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : Après une enquête qui a mal tourné, Odessa Hardwicke est mise à pied. Dévastée, la jeune agent du FBI n’est pourtant pas en cause.Sur la piste d’un meurtrier avec son collègue, elle s’est en effet vue obligée de commettre l’irréparable. Mais ce qui la choque le plus n’est pas d’avoir fait usage de son arme : elle pense avoir vu une présence ténébreuse quitter le corps de sa victime.En attendant des jours meilleurs, Odessa accepte une mission à New York. Cette affectation a priori sans intérêt la met sur la piste d’un personnage mystérieux, Hugo Blackwood.Qui est cet homme ? Un simple fou, ou le meilleur espoir de l’humanité face à un mal indicible ?

Mon avis : Guillermo Del Toro est un auteur qui m’intrigue depuis que j’ai eu envie de lire La forme de l’eau (qui est d’ailleurs dans ma PAL depuis peu). Le résumé de ce livre a fini de me convaincre : une enquête paranormale c’est mon dada !

Odessa a  été témoin, lors d’une enquête, d’un meurtre avec événement étrange. Elle était loin de penser qu’elle ne faisait qu’effleurer tout un monde qu’elle ne soupçonnait même pas.

J’ai été complétement happée par cette histoire ! Je suis grande fan des enquêtes paranormales et je me rends compte que je n’en lis pas assez pour me faire plaisir. Tout ce que j’aime est réuni ici : des meurtres « anormaux », une femme de tête même si elle doute (souvent), un mentor autant agaçant que mystérieux, un univers étrange et magique bien glauque. Bref, tout ce qui me permet d’apprécier une enquête hors-norme. Le côté étrange mêlé à l’enquête m’a toujours séduite. Savoir que des forces occultes peuvent flirter avec notre monde, sans qu’on s’en aperçoive ou sans qu’on le soupçonne, m’a toujours fascinés autant que frissonner.
L’enquête est bien construite, je me suis laissée portée par les 3 époques qui nous présente ces forces noires dans leur ensemble : qui elles sont, comment elles sont arrivées ici et qui les pourchasse. Tout s’emboite petit à petit pour nous amener à la fin qui n’est finalement qu’un début, enfin je l’espère.
J’ai beaucoup aimé le personnage d’Odessa. C’est une femme qui veut connaitre la vérité même si elle sait qu’elle ne lui plaira surement pas. Elle a des doutes, mais veut quand même continuer à chercher, à trouver des réponses même si elles s’ouvrent sur un monde qu’elle préférerai ignorer et ne surtout pas connaitre.
J’ai vraiment passé un très bon moment lecture avec ce livre et j’espère que la suite sera vite publiée. Même si j’ai des doutes, je n’ai rien trouvé concernant un autre tome en VO… À suivre…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Le chat du bibliothécaire tome 1 – Succès mortel – Miranda James

♦Éditeur : J’ai lu
♦Nombre de pages :  318
♦Date de parution : 10 novembre 2021
♦Prix : 14,90€
♦Acheter : Amazon

Résumé : À Athena, dans le Mississippi, Charlie Harris coule des jours paisibles en compagnie de Diesel, son fidèle maine coon, véritable coqueluche de la ville. Pour le bibliothécaire, la présence du félin est une source de bonheur, tout comme celle des étudiants à qui il offre le gîte et le couvert dans sa charmante maison. Cependant, sous ses airs tranquilles, Athena recèle mille et un secrets sur le point d’être dévoilés lorsque Godfrey Priest est retrouvé inerte dans sa chambre d’hôtel. Le célèbre auteur de thrillers, enfant du pays, venait assister à un dîner de gala en son honneur. Pour sûr, le criminel est un habitant du coin… Si l’enquête est officiellement confiée au bureau du shérif, Charlie et son compagnon à quatre pattes se lancent incognito dans leurs propres recherches…

Mon avis : En tant que mordue de chats, j’ai repéré ce livre bien avant sa sortie par son titre et sa couverture. Je n’allais pas le rater d’autant plus que le résumé lui aussi donnait envie.

Charlie est archiviste dans une bibliothèque universitaire. Depuis la mort de sa femme, il mène une vie tranquille avec son chat Diesel, grand spécimen félin, qui le suit partout. Cette vie bien rangée est ébranlé quand l’enfant du pays, un auteur de polars à succès, est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel.

J’ai adoré l’atmosphère du roman. L’autrice parvient très bien à retranscrire l’ambiance de ces petites villes américaines où tout le monde connait tout le monde depuis les bancs de l’école maternelle. Cela laisse peu de place à l’anonymat et à la possibilité de garder ses secrets, mais cela permet aussi une grande solidarité entre tous les habitants.
Charlie est plutôt tranquille, trop tranquille même, je ne pense pas que je m’entendrais avec lui, il m’ennuierait surement, mais c’est quelqu’un de posé, réfléchit qui n’attend plus grand-chose de la vie. Son chat Diesel m’a carrément vendu du rêve ! Rare sont les chats qui se conduisent comme des chiens, n’ont pas peur des gens et qui en plus adore se balader en ville en laisse. Souvent les chats sont terrorisés dès qu’ils sentent qu’ils ne sont plus libres de leurs mouvements. Cette docilité m’a faite rêver ! Le duo est d’ailleurs plutôt attachant.
Les personnages secondaires le sont tout autant. Ils sont tous plus au moins typiques de cette Amérique semi-rurale, sans pour autant être caricaturaux.
L’intrigue est gentillette. Classique du cosy mystery où les enquêteurs ne sont pas professionnels et le crime n’est pas trop sanglants. Il y avait quand même un peu trop de suspects à mon goût, à un moment je ne savais plus où donner de la tête, hésitant entre l’un, l’autre ou encore celui-ci !
Heureusement la fin a réussi à me surprendre et dans l’ensemble j’ai passé un excellent moment lecture avec ce roman. Le deuxième tome m’attend dans ma PAL et il ne va pas attendre longtemps !

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.