American war – Omar El Akkad

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 506
♦ Date de parution :  12 septembre 2018
♦ Prix : 8,00€
Achat: Amazon

Résumé : Une guerre a éclaté aux Etats-Unis opposant le Nord et des rebelles du Sud, au sujet des énergies fossiles. Quand le père de la petite Sarat Chesnut est tué, elle est envoyée avec sa mère dans un camp de réfugiés. Au fil des épreuves, Sarat se mue en une jeune femme féroce et révoltée, qu’un homme transforme en une véritable machine de guerre.

Mon avis : La lecture du résumé m’a interpelée, même si je dois avouer que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Parfois, j’aime sortir de ma zone de confort et découvrir de nouveaux genres.

Nous sommes dans la seconde moitié du 21ème siècle et les hommes payent leur excès sur la planète. Pour sauver la terre les mesures à prendre divisent les États-Unis qui perdent de leur rayonnement international. Au milieu de tout ça Sarat et sa famille essayent de survivre.

J’aime les romans d’anticipation et celui-ci fait plutôt froid dans le dos.
Tout d’abord parce qu’il se passe dans un futur proche, trop proche. L’histoire commence dans une cinquantaine d’année à peine. Ensuite parce que le conflit qui éclate aux USA est plus que crédible quand on connait un minimum l’histoire de ce pays. C’est ce qui fait peur, tout le long de la lecture on se ne peut s’empêcher de se poser la question « Et si ça arrivait ? Et si ça se passait comme ça ? ». Et là, je ne sais pas si je voudrais encore être en vie.
L’auteur écrit tout ça avec beaucoup de justesse, on sent toute la détresse des populations les plus pauvres des états du sud des États-Unis qui subissent les décisions prises par les plus puissants, souvent pour des raisons d’égo et des jeux de pouvoirs qui leur échappent.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Sarat. Assister à l’évolution de cette petite fille plutôt naïve et très curieuse en jeune femme rempli d’envie de vengeance et prête à tout pour y parvenir est très perturbant de réalisme. Cela la rend très attachante. J’ai vibré et pleuré avec elle, j’ai également crié à l’injustice… mais je n’aurais surement pas eu sa force pour agir et essayer de changer tout ça. C’est un exemple de courage et de persévérance.
J’ai passé un très bon moment lecture avec ce livre, qui fait réfléchir sur l’avenir du monde tel que nous le connaissons.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Romeo cherche Romeo – Justin Myers

♦ Éditeur : J’ai lu / Lj
♦ Nombre de pages : 306
♦ Date de parution : 7 novembre 2018
♦ Prix : 13,90€
Achat: Amazon

Résumé : La vie de James n’est plus du tout gay-friendly à Londres. Il gâche son talent à écrire dans un journal à ragots, et tourne en rond dans son studio depuis qu’il s’est séparé d’Adam. Pour lui éviter de se laisser couler, sa meilleure amie le propulse d’un grand clic sur les sites de rencontres, et voilà James lancé dans des blind dates plus ou moins réussis, qu’il raconte sur son blog avec humour et romantisme, sous le mystérieux pseudo «Romeo». Et ce qui était destiné à tromper l’ennui lui apporte soudain la célébrité : sur la Toile, on ne parle plus que de Romeo ! Qui est-il ? Comment le démasquer ? Ravi mais dépassé, James perd carrément le contrôle quand son prince charmant 2.0 se présente enfin, sous les traits d’une star du sport qui ne peut se permettre de sortir du placard…
Une comédie gay d’aujourd’hui, qui parle d’amour, de romantisme et de sexe à l’ère des sites de rencontres et des réseaux sociaux. Subtilement drôle comme les Anglais savent l’être, acérée et pourtant tendre, sincère et pleine d’émotion !

Mon avis : J’ai déjà tenté la romance gay et j’avais été moyennement séduite (on avis sur En mâle de toi ICI)… Mais le résumé de celle-ci avait l’air différent et je me suis dit qu’il fallait donner une seconde chance au genre.

James vient de rompre et pour « s’en remettre » il décide de faire des rencontres afin de rencontrer enfin le bon. Mais en attendant, il enchaine les rendez-vous, et ceux-ci ne se passent pas toujours bien. Il décide alors de les raconter sur un blog, anonymement. Il s’arrêtera quand il aura rencontrer son Roméo.

Dès le début je me suis retrouvée plongé quelques années en arrière quand j’avais découvert Briget Jones. James est son penchant masculin ! J’y ai retrouvé le même plaisir de lecture et le même humour qui m’avait séduite à l’époque. Et tout ça en échappant aux clichés sur les homosexuels. Bien évidement on n’échappe pas au personnage homosexuel haut en couleurs, plutôt bruyant qui connait le plus de ragots, mais dans l’ensemble le tout est assez soft.
J’ai beaucoup aimé James et sa vulnérabilité. C’est un homme qui a la tête sur les épaules mais qui rêve tout de même à l’homme idéal voire carrément au prince charmant.
Sa quête le fait rencontrer une galerie de personnages plus typiques les uns que les autres, on se demande même comment de telle personnes peuvent exister… Mais le tout est raconter avec beaucoup de justesse et d’humour.
J’ai passé un excellent moment lecture avec ce roman, qui m’a réconcilier avec le genre. Enfin, presque, le genre romance gay chik-lit, pas le genre romance-érotique… Bref, faudra que je choisisse bien mes prochaines lectures.

Je remercie Lj pour cette lecture.

Le cœur battant de nos mères – Brit Bennet

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 378
 Date de parution : 22 août 2018
♦ Prix : 8,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Quand Nadia,17 ans, perd sa mère et avorte en cachette, sa vie est bouleversée. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir et laisse derrière elle Luke, son amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente désormais l’élite. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret. Dans la lignée d’Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett nous offre un roman lumineux et inoubliable.

Mon avis : Je n’avais pas entendu parler de ce roman avant d’en avoir le résumé sous les yeux. Je n’avais pas vu que les avis étaient mitigés, et j’ai eu envie de découvrir la vie de Nadia.

Nadia a perdu sa mère et dans sa fuite désespérer pour oublier son chagrin, elle tombe enceinte. À 17 ans elle ne veut pas être maman, elle veut faire ses études et réussir sa vie. Elle décide d’avorter et quitte sa ville natale pour aller à l’université à l’autre bout du pays. Elle laisse son père, Like et Aubrey derrière elle…

Je ne sais pas à quoi je m’attendais en commençant ce roman, mais pas à une histoire se déroulant sur autant d’années (oui, je sais c’est écrit dans le résumé, mais j’ai dû zapper cette partie), mais cela n’a fait que rajouter au plaisir de ma lecture. J’ai vraiment passé un très bon moment avec Nadia et son histoire. Autant j’avais mis 12 jours à lire un roman en début de mois, autant celui-ci a été lu en 2 jours, c’est dire !
Nadia est attachante avec ses faiblesses et son orgueil qui lui vaut pas mal de déconvenues. Mais elle fait face à chaque fois, met un pied devant l’autre, assume ses choix, ses erreurs et ne quitte pas des yeux le but qu’elle s’est fixé.
Ce roman dépeint très bien cette société noire américaine bercée par les principes de Dieu. Comment ils sont attachés aux valeurs bibliques et comment ça les fait tenir alors qu’ils n’ont pas toujours la vie facile. L’auteure nous montre aussi comment ils se détournent de ces valeurs quand cela les arrange… Le portrait de cette communauté est tout en nuance de gris, nous comprenons que parfois, le poids le plus difficile à porter et celui de nos semblables plutôt que celui de la société au sens large.
J’ai vraiment aimé ma lecture, j’ai juste un peu été déçue par la fin que j’aurais aimé plus précise. Mais parfois, ça peut aussi avoir du bon de rester dans le flou.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Choucroute maudite – Rita Falk

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 316
 Date de parution : 11 juillet 2018
♦ Prix : 8,00€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : «Bienvenue à Niederkaltenkirchen : ses habitants, son folklore, ses meurtres.»
Bienvenue dans le village de Niederkaltenkirchen, Bavière, pour une comédie policière haute en couleur. Le commissaire Franz Eberhofer, viré de Munich pour raisons disciplinaires, se la coulait douce dans sa bourgade natale : les patrouilles finissaient invariablement devant une bière chez Wolfi, en promenade avec Louis II – son chien –, dans la boucherie de son copain Simmerl ou à table avec sa mémé sourde comme un pot. Ça, c’était jusqu’à ce que les membres de la famille Neuhofer claquent l’un après l’autre, avec la mère retrouvée pendue dans les bois, le père électricien électrocuté, et le fils aîné aplati façon crêpe sous le poids d’un conteneur. Ne reste plus que Hans, le fils cadet.
L’enquête s’annonce déprimante. Mieux vaut prendre des forces et avaler consciencieusement les robustes charcuteries locales.

Mon avis : Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je suis fan de Nadine Monfils, de son humour décalé et de son univers. En lisant la 4ème de couverture de ce livre, j’ai senti qu’il avait le même potentiel.

Franz est repartie vivre dans son village natal après quelque soucis dans la police de Munich. Mais sous ses dehors de village tranquille Niederkaltenkirchen cache pas mal de secrets.

J’ai adhéré à l’histoire dès le début. Même si j’ai parfois eu du mal avec les mots en allemands (je me suis même aperçue au bout d’un moment que je ne les lisais même pas), le lexique de la fin m’a aidé à comprendre certains jeux de mots et surtout la culture bavaroise. Et c’était plutôt bien parce que n’ayant pas fait allemand durant ma scolarité, j’étais un petit peu larguée.
L’intrigue par elle-même est assez simple, surtout quand on a l’habitude de lire des polars, mais ce qui fait la force du roman ce sont ses personnages. Ils sont hauts en couleurs, et, même s’ils ont beaucoup de travers, ils sont tellement réels qu’on ne peut que les adorer !
La famille de Frantz est totalement déjantée et, quand on y réfléchit, elle ressemble pas mal aux familles dites standard. Ils m’ont bien souvent fait rire. Tous les habitants du villages sont des stéréotypes : le boucher, le propriétaire de bar, le plombier et sa femme, le maire… mais ils sont tellement bien décrit et si adaptés à l’histoire que cela ne choque pas. Tout s’imbrique très bien.
J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce policier et j’ai découvert que ce n’est que le premier d’une série qui a déjà plusieurs tomes en allemand, j’espère qu’on aura la traduction pour la suite…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Le petit grumeau illustré #1 et Chat-bouboule #1- Nathalie Jomard

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 160
 Date de parution : 6 juin  2018
♦ Prix : 7,90€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : Grumeau : 1 – Nom propre, masculin singulier, invariable, désignant affectueusement en patois local de Monchémoi un spécimen particulièrement agité mais néanmoins adorable de bébé fille. 2 – Par extension d’usage, le grumeau sans majuscule, nom commun, masculin singulier, sert à désigner familièrement en langage domestique un bébé ou un enfant, fille ou garçon.

 

 

 

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 80
 Date de parution : 6 juin 2018
♦ Prix : 6,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Avec son léger surpoids pondéral chronique (mais assumé), le chat Bouboule vit une vie de pacha en République-bananière-et-autoproclamée-de-Grumeauland. Suivez son quotidien poilant que Nathalie Jomard livre à la postérité littéraire.

 

 

 

 

Mon avis : Je suis Nathalie Jomard depuis quelques années déjà sur la page Facebook, et quand l’occasion s’est présentée de lire, enfin, ces BD je n’ai pas hésité une seconde !

Le petit grumeau illustré raconte les « mésaventures » d’une jeune maman. Et Chat-bouboule conte lui les « mésaventures » du chat de cette maman.

Comme bien souvent avec les BD, j’ai du mal à écrire mon avis, difficile avec de si courtes lectures pour moi. Alors j’ai regroupé les deux livres ensemble pour vous partager mon ressenti. Et malgré cela, je pense que mon avis sera court.
J’ai vraiment adoré ces deux BD avec lesquelles j’ai passé un très bon moment. Je les ai lus sur le temps de ma pause repas et, heureusement que j’étais seule, car je souriais bêtement quand je ne m’esclaffais pas.
C’est également criant de vérité. Bon, pour ce qui est de mettre au monde un enfant et l’élever, je ne peux que supposer, mais pour ce qui est du chat, je valide à 100% !
C’est la lecture idéale pour l’été, surtout quand on surveille les enfants sur la plage et qu’on est constamment distrait. Ici aucune chance de perdre le file !

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.