La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane – Abby Clements

Éditeur : Prisma
Nombre de pages : 349
Date de parution : 5 juin 2014
Prix : 19,95€ Notepaillons5

51m8yYF5ZbLRésumé : Quand Imogen et Anna héritent de façon totalement inattendue de la petite boutique de crèmes glacées de leur grand-mère, leur vie va se trouver chamboulée. Le glacier qui se trouve à Brighton en bord de mer possède énormément de charme mais n’attire plus les clients. L’été approchant à grand pas, les deux sœurs vont devoir trouver des solutions ! Leur meilleure volonté pourra-t-elle surmonter les tensions dans leurs familles leurs vies sentimentales agitées et le très réputé climat anglais ? Une chose est sûre, cet été ne sera pas comme les autres… Grâce à une jolie histoire pleine de charme, et des personnages auxquels la lectrice peut s’identifier facilement, ce roman nous montre que le bonheur est fait de petits plaisirs simples et à portée de chacun.

Mon avis : Quand vient le temps de l’été, fleurissent en librairie foison de livres légers qui ont pour but de nous divertir et de nous vider la tête pendant les vacances. Ce livre en fait partie. Sa couverture acidulée est un appel à l’évasion et au lâcher prise.

Imogen et Anna héritent de la boutique de crèmes glacées de leur grand-mère à la mort de celle-ci. Ce n’est pas vraiment ce qui était dans leur programme, la première étant globe trotteuse et la seconde venant d’avoir une promotion dans son travail. Mais voilà, parfois le destin vous met un drôle de cadeau entre les mains et il vous revient d’en tirer le meilleur parti.

Je me suis plongée avec délice dans ce livre, avec la certitude que j’allais passer un bon moment. J’avais envie de fraicheur et ce livre se dévore sans qu’on y pense. Je l’ai lu en une journée, sans voir le temps passer.
Les deux sœurs sont des personnages très attachants. Elles sont différentes et complémentaires. Quand l’une a les pieds sur terre, le sens des réalité et du coup de la vie, l’autre est rêveuse, fonceuse et passionnée. À elle deux elles forment un duo de choc près à faire face à toutes les épreuves. Ce livre nous prouve encore une fois que lorsque l’on veut on peut. Bien sûr ce n’est pas facile, mais à force de persévérance tout est possible.
Le tout est allégé par des petites romances toutes mignonnes que je n’avais pas vu venir. Pourtant j’ai le nez fin pour ça, c’est dire si elles sont discrètes et ne prennent pas le pied sur l’histoire principale. Elles donnent donc juste assez de douceur pour rendre la lecture encore plus agréable.
Ce n’est pas pour autant que le livre n’aborde pas des sujets plus tristes, mais ils ne sont pas approfondis. Non, comme je vous le disais en début de chronique, ce livre est idéal pour passer un vraiment moment de bonheur pendant les vacances, et même si vous n’êtes pas en vacances d’ailleurs !

Je remercie les éditions Prisma pour cette lecture.

 

Tom, petit Tom, tout petit homme Tom – Barbara Constantine

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 401
Date de parution : 16 mai 2013
Prix : 17,50€

Tom--petit-TomRésumé : Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins… Mais comme il a peur de se faire prendre et d’être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu’elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu elle n arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n’était pas passé par là…

Mon avis : Ce petit livre m’avait fait un ‘tit clin d’œil lors de mes pérégrinations sur les sites de livres d’internet. Je m’étais dit « tiens, me tenterait bien » et Marly a du l’entendre parce que je l’ai reçu pour un de mes anniversaires. Il a fallu quelque temps avant que je puisse le sortir de ma PAL et, fin de mois oblige, je l’ai sorti en mai pour ajouter un livre à mon compte de livres lus.

Tom a 11 ans et sa maman n’est pas beaucoup plus vieille que lui. Elle l’a eu très jeune et à 25 ans elle aime surtout s’amuser. Comme ils n’ont pas beaucoup d’argent, Tom a pris l’habitude de voler dans les jardins potagers. Un soir il trouve une dame de 93 ans tombée au milieu de ses choux, il la relève et c’est le début d’une nouvelle amitié.

Ce livre est très court, il fait 211 pages et mon avis le sera lui aussi.
Je lis peu de romans contemporains, pas que je n’aime pas, mais ce n’est pas ma « période ». Sauf que de temps en temps certains me tombent dans les mains pour mon plus grand plaisir.
J’ai beaucoup aimé suivre Tom et son petit monde. C’est un bonhomme attachant qui redonne espoir en la jeunesse actuelle. Parce qu’elle n’est pas très reluisante suivant ce qu’en disent les médiats en ce moment. C’est un bout de choux qui est toujours près à rendre service et qui s’intéresse aux autres même s’il n’a pas la vie facile. C’est son exutoire à lui.
Il est entouré d’une brochette de personnages très bien décrit qui eux aussi sont très attachants malgré leurs défauts. Ce livre est une vraie tranche de vie. L’auteure nous décrit la vie de petites gens sans que ce terme soit péjoratif. C’est juste une chronique d’une vie ordinaire. Des gens qui se cherchent, se trouvent, se font du mal parfois mais qui s’entraident et s’aiment malgré tout.
L’auteure nous montre que la vie n’est pas toujours rose, mais que si l’ont y met du sien, qu’on s’oublie un peu aux profits des autres, il y a un peu d’espoir.

J’ai passé un très bon moment avec Tom. Tellement bon, que je l’ai trouvé trop court.

 


Cliquez si vous souhaitez acheter.

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

 Éditeur : Babel
Nombre de page : 609
Date de parution : 7 novembre 2012
Prix : 9,70€ 5+

9782330013073Résumé : Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s’occuper des enfants mais pas d’utiliser les toilettes de la maison. Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s’apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même.

Mon avis : Je suis ressortie chamboulée de ce livre. Tout d’abord parce qu’il est bien écrit, et que se succèdent les scènes drôles, poignantes et horrifiantes. Mais surtout parce que je me suis posée des tas de questions tout le long de ma lecture et que je m’en pose encore.
Ça fait longtemps que je suis étonnée de cette façon de traiter les noirs dans les années 50/60 aux États Unis, qui se revendique pays de la liberté où tout est possible, alors qu’en France on ne le faisait pas. Sauf qu’on a fait d’autres choses dont on est pas fier et que c’est l’Europe qui a colonisé l’Amérique et qui a initié la traite des noirs et l’esclavage. J’ai donc essayé de lire ce livre avec un regard neutre et en essayant de ne pas trop juger mais de comprendre pourquoi la société était comme ça à l’époque. Mais ça n’a pas été facile de comprendre une société américaine des années 60 avec mon regard de femme française adulte au début du 21ème siècle. J’ai parfois été franchement atterrée limite horrifiée de voir certaines réactions, certaines habitudes, l’emploi de certain vocabulaire, mais c’était la réalité de cette époque là et des gens se sont battus pour que cela change. Bon, on ne vit pas encore dans un monde parfait où tout le monde est vraiment égaux (et j’ai pleinement conscience d’être du bon côté), mais on avance tous les jours un peu. Du moins c’est ce que j’aime penser.
J’ai beaucoup aimé ce livre, malgré le pavé de 600 pages, j’ai réussi à le lire assez vite, je me suis attachée aux personnages, aux bonnes principalement, à leur franchise, leur tendresse et leur vie pas toujours facile. Les patronnes c’est autre chose… J’avais envie d’en baffer certaines et d’en secouer d’autres face à leur bêtise ! Le Mississippi des années 60 est en décalage total avec les états du Nord, un peu vieillot et attaché à de très anciennes valeurs, limites archaïques, même pour cette époque là, et à côté de ça il utilise toute la modernité des années 60 du congélateur en passant par l’air conditionné… Un vrai « contraste » à lui seul !
L’histoire est bien construite, l’auteur change de ton et de façon d’écrire suivant les personnages, s’adaptant à leur éducation, ce qui facilite encore plus l’immersion dans le récit. C’est un superbe témoignage, sans chichi ni fioriture sur une période que j’ai apprécié découvrir. Je pense que l’auteur a essayé de rester neutre, même si elle est blanche et qu’elle a dû être fatalement influencée par son vécu, et qu’elle y est plutôt arrivée.
Avec ses personnages j’ai frémis, ris et pleuré, et je pense que je penserais encore à ce livre pendant quelques jours. D’ailleurs, je pense regarder rapidement le film qui en a été tiré.

Le petit plus : il existe une adaptation de ce livre en film, « La couleurs des sentiments » que vous pouvez trouver en DVD.

Cliquez si vous souhaitez acheter.