Immaculée tome 2 – Transcendante – Katelyn Detweiler

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 407
Date de parution : 16 février 2017
Prix : 17,90€

Résumé : Iris a dix-sept ans. Elle est née d’une vierge. Et elle ne le sait pas.
Lorsque des terroristes font sauter une bombe à Disney World, Iris Spero a la même réaction d’horreur que tout un chacun. Peu après, un inconnu sonne chez elle, à Brooklyn, pour lui révéler les mystérieuses circonstances qui ont entouré sa naissance. Tout ce qu’elle croyait savoir sur ses parents et sur elle-même se révèle être un mensonge…
Les médias ne tardent pas à s’en mêler, puis les familles des victimes de Disney World, transformant du tout au tout la vie tranquille d’Iris. Mais comment cette jeune fille seule peut-elle panser les plaies d’un monde brisé ?
Le second volet d’un diptyque miraculeux.

Mon avis : Après la vie de la mère qui tombe enceinte à 17 ans tout en étant vierge, l’auteure nous présente ici la vie du bébé qu’elle a eu. J’étais tout aussi curieuse de découvrir la façon dont Katelyn Detweiler allait présenter ça.

Iris a 17 ans lorsqu’elle apprend le secret de sa naissance et surtout de sa conception. Est-ce que cela fait vraiment d’elle une personne spéciale, ce messie annoncé que tout le monde attend ?

Alors autant j’avais apprécié le premier tome car il nous présentait différente facette de la nature humaine face aux événements sans explication, autant pour celui-ci je trouve que l’auteure ne c’est pas mouillée. Le thème qu’elle aborde permet beaucoup de liberté mais je trouve qu’il n’est pas assez exploité. Il est dégoulinant de bonnes intentions qui ne mènent à rien !
La réaction d’Iris en apprenant la nouvelle est certes très réaliste : la colère, la révolte puis l’acceptation. Mais ce qu’elle en fait… c’est trop peu. Devant l’infinité des possibles que crée une telle situation : naître d’une mère vierge, l’auteure exploite celle qui la « mouille » le moins. Comme si elle n’était pas capable de prendre une décision. Ou alors la décision qu’elle prend ne me convient pas et je ne l’accepte pas…
Si j’ai adhéré à la colère d’Iris, ce n’est pas le cas pour tout ce qui suit : l’acceptation et ce qu’elle en fait. Je ressors vraiment déçue de cette lecture. La fin est comme pour le 1er tome, très ouverte et on en fait ce qu’on en veut. Je n’ai vraiment pas aimé du tout. Je m’attendais a beaucoup, à plus de surnaturel, mais l’auteure ne l’effleure que du bout du doigt, du coup je suis restée frustrée, sur ma faim et je n’ai pas apprécié ma lecture…

Je remercie La Collection R pour cette lecture.

40/65

La faucheuse tome 1 – Neal Shusterman

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 493
Date de parution : 16 février 2017
Prix : 18,90€

Résumé : Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Mon avis : Le résumé est certes court mais il a réussi à me donner envie et cette envie s’est confirmer avec la lecture des premières pages.

Dans un monde où l’homme est devenu immortel, des faucheurs sont désignés pour tuer certaines personnes pour réguler la population. Quand Citra et Rowan, 17 ans, sont désignés pour devenir apprentis, toute leur vie va changer.

Dès les premières pages j’ai été happée par ce roman. L’auteur plante le décor et le style de vie des hommes devenus immortels afin que l’on comprenne vraiment le rôle et l’importance des faucheurs. C’est vrai que pour moi tout ça c’est vraiment de la science fiction, je ne me vois pas du tout vivre pour toujours, je crois que je n’arriverai pas à vivre si longtemps. Mais l’auteur a réussi vraiment à m’immerger dans ce monde. J’en aurai presque changé d’avis sur l’immortalité.
Les deux personnages principaux sont diamétralement opposés et bizarrement on n’est pas étonné de les voir bien s’entendre et se compléter. Ce qui les unis ce  sont tout de même quelques points communs : leur empathie et leur humanité. Parce que c’est la grande question de ce roman : garderions-nous notre humanité si nous ne risquions plus de mourir ? Dans ce nouveau monde, on est plutôt devenu individualiste et les faucheurs sont le seul véritable danger devant lequel on doit frémir.
Ce livre est double. Il raconte l’histoire de Citra et Rowen, leur expérience différente d’apprentis faucheurs. Les problèmes qu’ils doivent affronter. Leur évolution qu’ils doivent apprivoiser et leur avenir qui est loin d’être doré. Ils doivent affronter ces faucheurs si différents savoir quelle sera leur façon de faucher. Il raconte aussi l’histoire d’une humanité qui ne prend pas forcément le bon chemin. Notre salut n’est pas forcément dans l’immortalité…

J’ai vraiment adoré ce premier roman et j’ai hâte de connaître la suite des aventures de Citra et Rowan.
Je remercie la Collection R pour cette lecture.

38/65

Le monstrologue tome 1 – Rick Yancey

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 458
Date de parution : 19 janvier 2017
Prix : 18,90€ Notepaillons3

51ti-hgigjlRésumé : La peur est parfois notre seule amie.
« Voici les secrets que j’ai gardés. La confiance que je n’ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd’hui plus de quatre-vingt-dix ans qu’est mort celui qui m’a accordé sa confiance, celui dont j’ai conservé les secrets. Celui qui m’a sauvé… et aussi condamné. »
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d’un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s’est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu’une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au cœur de l’horreur…
L’auteur de la série best-seller La 5e Vague revient avec quatre tomes d’épouvante : âmes sensibles s’abstenir !

Mon avis : J’ai découvert Rick Yancey avec la série La 5ème vague (que beaucoup d’entre vous doivent connaître). Lorsque j’ai lu la 4ème de couverture du Monstrologue, j’ai de suite été séduite. C’est justement parce que c’est un style totalement différent de la 5ème vague que j’ai voulu voir ce que l’auteur était capable d’écrire dans un genre totalement différent.

Will Henry est l’assistant du professeur Warthtrop depuis que ces parents sont morts dans un incendie. Il aide donc le professeur dans ses investigations et diverses recherches. Il nous relate ici une de ses premières chasses aux monstres plutôt musclée.

Dès le début je suis tombée sous le charme du style désué de la narration ainsi que sous le charme du décor : une vieille maison qui croule sous les vieux livres et les parchemins. J’entendais presque le bois de la charpente craquer. J’ai aussi beaucoup aimé la douceur et la timidité de Will Heny. Malgré le monde un peu glauque dans lequel il évolue et le drame qui l’a marqué, il garde une certaine naïveté qui est très touchante. J’ai aussi beaucoup apprécié son évolution. Le avant après la chasse au monstre l’a profondément changé.
Ce qui m’a par contre vite agacé c’est le professeur plus que hautain et qui se perd parfois dans des monologues qui m’ont vite perdus. Des explications oui, trop d’explications non. Surtout que, pour ma part, je n’en retiens pas la moitié. Tout cela a rendu la première partie du livre assez longue. Heureusement que l’action qui démarre dès la seconde partie du roman rattrape tout ça. Parce que je me suis demandée pendant un moment si j’allais lire les tomes suivants. Tout s’arrange en fait avec l’arrivée d’un personnage haut en couleur, dont on ne connaîtra jamais vraiment le prénom, qui vient aider le professeur à attraper les monstres.
En résumé je dirais que je suis sortie mitigée et curieuse de ma lecture et que je vais accorder une seconde chance au prochain tome. Pis ça me chagrinerait de ne pas connaître l’avenir de Will Henry.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

32/65

32/65

Outliers tome 1 – Les anomalies – Kimberly McCreight

Éditeur : Collection R
Nombre de pages : 378
Date de parution : 20 octobre 2016
Prix : 17,90€ Notepaillons4

51pz1tda0clRésumé : Tout commence par un texto : Wylie, stp, j’ai besoin de ton aide.
Cassie a disparu et ses SMS laissent craindre le pire : qu’est-elle partie faire dans les forêts denses du Maine ? A-t-elle été kidnappée ? Est-elle en danger de mort ?
Aidée de Jasper, petit ami de Cassie, Wylie surmonte son agoraphobie pour aller à sa recherche. Mais son mauvais pressentiment se fait de plus en plus insistant : et si de bien plus noirs secrets se cachaient derrière la disparition de Cassie ? Des secrets à même de bouleverser l’équilibre du monde ?
Ce premier tome haletant multiplie les faux-semblants et l’inquiétante étrangeté en un crescendo qui le rend impossible à lâcher : c’est LE thriller YA qui donne ses lettres de noblesse au genre !

Mon avis : J’ai commencé ce roman sans trop savoir à quoi m’attendre. Je ne me souvenais plus trop de la 4ème de couverture et je ne l’ai pas relu. Ça permet de le commencer sans idées toutes faites.

Depuis la mort de sa mère Wylie ne sort plus de chez elle, elle ne peut pas c’est au dessus de ses forces. Mais un SMS reçu de sa meilleure amie Cassie pourrait tout changer. Même si elle doit sortir avec le petit copain de Cassie, Jasper, qu’elle n’apprécie pas trop. Mais il faut qu’elle aille aider Cassie.

J’ai donc commencé ce livre à l’aveuglette, si vous me permettez l’expression. Mais ça n’a pas desservi l’histoire, bien au contraire. J’ai découvert Wylie et j’ai appris à la connaître. Je dois bien avouer que j’ai eu parfois du mal à la comprendre, mais ça c’est une question de caractère. Je n’arrive absolument pas à m’imaginer cette peur de sortir, de communiquer avec l’extérieur. J’ai du mal à comprendre qu’on en arrive là, mais je ne juge pas pour autant les personnes qui le subissent. Je sais parfaitement que ce genre de peur ne se contrôle pas, et qui sait, elle pourrait m’atteindre un jour… Bref, au départ il est vrai que Wylie m’a un peu agacé mais très vite elle m’a impressionnée par ses réactions et le courage dont elle fait preuve pour aider sa meilleure amie.
Après ces premières pages où l’on prend contact avec Wylie, on est vite happé par l’intrigue. On se pose plein de questions, pourquoi Cassie est partie ? Et surtout avec qui ? Pourquoi veut-elle partir maintenant ? Pourquoi ne peut-elle le faire seule ? La pression monte doucement et les évènements s’enchainent sans qu’on arrive à trouver une seule réponse. Enfin, moi j’ai eu du mal. Le mystère s’épaissit et la solution devient de moins en moins évidente. Le dénouement m’a d’ailleurs laissé sur le c*l ! Surtout que, non content de nous livrer la raison de tout ça, l’auteur décide que ce n’est pas assez et qu’il en rajoute une couche à la toute fin !J’ai apprécié la lecture de ce livre et j’attends la suite avec curiosité.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

25/65

25/65

À la place du cœur, saison 1 – Arnaud Cathrine

Éditeur : Robert Lafont / Collection R
Nombre de pages : 252
Date de parution : 1er septembre  2016
Prix :  16,00€ Notepaillons4.5

A1rt9DEriZLRésumé : Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l’effroi.
Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu’une chose : à la fin de l’année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther – sujet de tous ses fantasmes – se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un « plus si affinités »…
Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s’annonce et la perspective obsédante de la « première fois ». Sauf que le lendemain, c’est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l’entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes…
À la place du cœur, c’est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l’horreur à l’œuvre, à tenter de ne pas confondre l’information en flux continu avec un thriller télé de plus. Comment l’amour (qui, par définition, postule que « le monde peut bien s’écrouler ») cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu’on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?

Mon avis : Je suis une grand fan de la collection R qui publie parfois des romans décalés qui font réfléchir sur notre société. À la place du cœur en fait partie, et je ne voulais surtout pas le rater.

Caumes vient d’avoir 17 ans et, même si au début il est obligé de se pincer pour y croire, il vit sa première histoire d’amour. À côté de ça, il vit en direct les attentats de Charlie Hebdo de janvier 2015.

J’ai beaucoup aimé ce livre.
Caumes est vraiment un personnage attachant. Il est entier et l’auteur arrive à nous retranscrire parfaitement son ressenti. Autant ceux liés à sa première vraie histoire d’amour, celle où il n’espérait plus sortir avec la fille qu’il « convoite » depuis des mois ; autant que sur ceux qui lui inspirent les événements arrivés à Charlie Hebdo. Ces deux sentiments qu’on a tous vécu.
C’est assez risqué de mêler les deux. Il est clair que parler d’une première histoire d’amour n’a rien d’original, non l’originalité, qui est aussi un risque, c’est de parler de ces attentats qui ont chamboulés la France. Et Arnaud Cathrine arrive à faire les deux avec beaucoup de justesse. Sans tomber dans le mélo ou dans le voyeurisme. Tout est exposé avec énormément de pudeur. C’est ce qui m’a séduite.
Ça et le fait que j’ai revécu ces attentats et ressenti exactement la même chose qu’en ce fameux janvier 2015. Le même effroi, la même envie de réagir, la même incompréhension devant tant de violence gratuite.
L’auteur tente aussi de donner quelques explications, tout en restant conscient qu’il n’y en a aucune de vraiment bonne et qu’aucune n’est réellement simple.
C’est un roman très bien écrit, avec pudeur et retenu qu’il faut mettre entre toutes les mains.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

4/65

4/65