Les filles oubliées – Sara Blaedel

Éditeur : Terra Nova
Nombre de pages : 320
Date de parution :  12 novembre 2015
Prix :  22,00€ Notepaillons3.5

51MbS0zAtzLRésumé : Le corps d’une femme est découvert dans une forêt isolée du Danemark. Une cicatrice sur le visage aurait dû rendre son identification facile, mais personne n’a signalé sa disparition. Louise Rick, enquêtrice au Département des Personnes Disparues, lance un appel à témoins. Une femme âgée reconnaît la victime qu’elle a connue enfant. Il s’agit d’une certaine Lisemette, qui fut internée autrefois dans un hôpital psychiatrique. Comme les autres enfants de cette lugubre institution, Lisemette était une « fille oubliée », abandonnée par sa famille. L’enquêtrice fait alors une autre découverte troublante : l a victime avait une sœur jumelle. Et toutes les deux sont censées être mortes depuis une trentaine d’années…

Implacable, angoissant, paranoïaque : un grand roman de la reine danoise du thriller.

Mon avis : Je suis fan de policier mais je connais peu les scandinaves, j’en ai déjà lu mais ce ne sont pas ceux que j’ai le plus l’habitude de lire, mais je n’ai rien contre eux, juste que je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’en lire. Donc vu que le résumé de celui-ci me plaisait, je me suis laisser tenter sans qu’on ait trop à me pousser.

Une jeune femme est retrouvée dans les bois mais il est difficile de l’identifier. Quand les inspecteurs Eik et Louise y arrivent enfin c’est pour découvrir bien plus qu’un simple décès.

Ma lecture a coulé de source. Dès le début je suis rentrée dans l’univers auquel j’ai adhéré. Ce livre est le 7ème tome d’une série, mais ils peuvent se lire indépendamment sans que cela ne gène le lecteur, l’auteure nous faisant régulièrement des rappels sur le passé des personnages. Louise est une femme autour de la quarantaine sérieuse et investie dans son travail. C’est une femme simple que j’ai aimé suivre au fil des pages. Son nouveau partenaire de boulot, Eik, est plus mystérieux, on en apprend très peu sur lui. Ça m’a un peu frustrée mais je pense qu’on doit en découvrir plus dans les tomes suivants. Ce qui d’ailleurs va me faire guetter la suite !

En ce qui concerne l’enquête elle est intéressante mais pas prenante, j’ai été plus curieuse de la vie personnelle des personnages. J’avais déjà de petites idées sur le dénouement au milieu du livre, mais je pense que ce n’est pas ça qui fait la valeur du livre, plutôt l’ambiance qu’il dégage, simple et quotidienne. Les suspects comme les enquêteurs sont des gens que l’on peut croiser tous les jours en allant faire nos courses. Ce sont des gens qui vivent une vie que l’on appréhende parfaitement. C’est ce qui fait la force de ce livre policier : sa simplicité et la facilité avec laquelle on s’intègre dans l’univers de l’auteure. Je sens que je vais me renseigner sur les tomes précédents et sur les suivants.

Celles de la rivière – Valerie Geary

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 393
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  18,90€ Notepaillons5

414sEWuhWSLRésumé : La femme qu’emporte la rivière Crooked flotte entre deux eaux. Sur la rive, deux fillettes qui jouent dans l’après-midi ensoleillé. Elles sont les premières à découvrir le corps et, soudain, leurs jeux cessent. Leur enfance bascule dans la dureté du monde des adultes. La veille, leur père les a laissées seules suffisamment longtemps pour qu’elles puissent le croire coupable de meurtre. Pour ne pas le perdre, comme elles ont perdu leur mère quelques semaines auparavant, elles décident de mentir sur son emploi du temps… et resserrent bien malgré elles les mailles du soupçon autour de lui, le livrant en pâture à une petite ville dont les préjugés et les rancunes lui laissent peu de chances…
A travers les yeux et les pensées de Sam, juste entrée dans l’adolescence, et de Ollie, encore enfant et qui s’est enfermée dans le silence, Valerie Geary mène son lecteur dans une enquête tissée de secrets, de mensonges, de semi vérités et d’adieu à l’enfance. A la tension générale de l’intrigue et à l’atmosphère, qui doit beaucoup à la superbe présence de la nature, s’ajoutent les voix d’esprits bienveillants qui guident les fillettes dans leur quête de vérité.

Mon avis : Je suis séduite par les livres proposés par Mosaïc depuis le début et jusqu’à maintenant je n’ai jamais été déçue. J’ai donc commencé Celles de la rivière les yeux fermés. Enfin, façon de parler, sinon j’aurais eu du mal à lire…

Sam, 15 ans, et sa petite sœur Ollie, 10 ans, découvre le corps d’une femme flottant dans la rivière près de leur campement. Leur père ayant une attitude suspecte, elle ont peur qu’il ait commis ce meurtre et décident de se taire. Mais le silence n’est pas toujours la bonne solution.

Le livre commence d’entrée par la découverte du corps. Le lecteur est donc de suite au courant du ton que veut donner l’auteur. Sombre tout d’abord, décrire un cadavre de femme flottant dans l’eau depuis plusieurs heure n’a rien de ragoutant. Elle nous présente ensuite nos deux narratrices, Sam et Ollie. Leur façon de voir le monde et leur naïveté contre balance la macabre découverte. Ce qui aurait pu être un roman sombre et un fait un savant mélange de suspens, de surnaturel et d’apprentissage de la vie.
Sam et Ollie savent déjà que la vie n’est pas facile, qu’elle est même parfois dure, mais elle n’en connaissent que la face immergée de l’iceberg. Elles vont apprendre un peu trop vite que vivre est une lutte de chaque instant. Que rien n’est tout blanc ou tout noir. Qu’il faut parfois faire des choix même si l’on n’en a pas envie. Que souvent rien ne se passe comme on le voulait, comme on l’avait prévu. Que les gens sont fourbes, loin de ce que l’on pensait d’eux. Que la nature humaine et compliquée et qu’il faut chaque jour composée avec elle.
En amatrice de polars, j’ai facilement soupçonné le coupable, mais dans ce livre le mieux n’est pas de savoir qui a fait le coup, mais comment ces gamines vont réussir à le démasquer. Je dois avouer que j’ai adoré les suivre, l’une et l’autre alternativement, découvrir leur caractère, leur détermination et leur courage. Ce sont des gamines adorables et absolument bluffantes !
J’ai vraiment passé un excellent moment lecture avec Celles de la rivière que je vous recommande chaudement !

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

 

La cible de trop – Karen Rose

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 662
Date de parution :  30 septembre 2015
Prix : 21,50€ Notepaillons4

51YGycOFJpLRésumé : Pour l’inspectrice Stevie Mazzetti, deux seules choses valent la peine de se lever le matin : sa fille Cordelia d’abord, ensuite son travail au sein de la police de Baltimore. C’est tout ce qui lui reste depuis qu’elle a perdu son mari et son fils, abattus de sang-froid dans la rue par un inconnu, huit ans plus tôt. Alors quand elle apprend que son ex-coéquipier était un flic corrompu, sa première réaction est la colère. Si cet homme auquel elle aurait confié sa vie a fait condamner des innocents pour éviter la prison à des criminels, elle le découvrira et fera éclater la vérité.
Mais, dès le début, Stevie se voit menacée par un tueur que son enquête dérange. Un psychopathe qui a décidé, pour la faire taire, qu’elle serait sa prochaine cible.

Mon avis : Un nouveau livre de Karen Rose chez Mosaïc ? Je ne pouvais donc pas passer à côté de La cible de trop, même s’il fait 662 pages et que je l’ai trimbalé partout pendant une semaine.

Steevie est inspectrice aux homicides de Baltimore. Après avoir découvert que son coéquipier était véreux, elle reprend toutes ses affaires pour innocenter de faux coupables. Ce faisant elle met sa vie et celle de sa fille, Cordy, 7 ans, en danger. Heureusement qu’elle peut toujours compter sur le détective privé Clay.

J’adore vraiment la façon d’écrire de Karen Rose. Elle arrive à me captiver sans que je me rende compte du nombre d’informations que j’ingurgite. Elle écrit chronologiquement, c’est à dire que l’histoire se passe souvent sur quelques jours, une semaine tout au plus et que chaque fois qu’elle change de personnage, elle nous rappelle le lieu, la date et l’heure. Du coup chaque événement est correctement détaillé sans pour autant être surchargé en description et détails inutiles. Il y a parfois un peu trop d’introspections répétitives, mais dans l’ensemble, même si le livre fait 662 pages, je ne les vois pas passer (même si je me rends bien compte qu’il me faut 6-7 jours pour le lire au lieu des 3-4 habituels pour les autres livres).
J’aime aussi retrouver les personnages qui sont les héros des livres précédents. J’ai ainsi des nouvelles suite à leur histoire personnelle et j’aime garder ce contact. De plus, les personnages principaux de ce roman, je les ai déjà découvert dans les précédents et ça me permet de mieux les connaître. J’aimais déjà Clay et Steevie et ça n’a fait que se confirmer. J’aime leur caractère déterminé et leur façon de ne jamais baisser les bras.
L’intrigue par elle-même m’a emportée comme d’habitude. Il n’y a pas vraiment de temps mort et elle est plus complexe que ce qu’elle ne laisse supposer au début. C’est ce que j’aime, en découvrir de plus en plus au fur et à mesure que j’avance dans ma lecture. Par contre, ce qui m’a chagrinée, c’est que j’ai relevé quelques incohérences qui m’ont un peu embêtée, parce que, pour une surtout, elles m’ont parue assez grosses. Je veux d’ailleurs bien en parler avec vous si vous avez lui le livre, je ne préfère pas en parler dans mon avis pour ne pas spoiler les futurs lecteurs.
Heureusement dans l’ensemble, ma lecture m’a beaucoup plu (et il vaut mieux vu le temps que j’ai passé dessus). Je continuerai à lire les romans de Karen Rose.

Je remercie les éditions Mosaïc pour cette lecture.

Le petit plus : retrouvez les avis vers les autres romans de l’auteure.
Dors bien cette nuit
Le silence de la peur
Personne pour t’entendre
Pour que tu n’oublies pas
Tes larmes et ton sang

Les profondeurs – James Grippando

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 393
Date de parution :  30 septembre 2015
Prix : 18,90€ Notepaillons3

511BmJGHgILRésumé : Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour.

Meurtres en série. Infidélités conjugales. Secrets inquiétants. Machination.
Qu’y a-t-il vraiment sous la surface des êtres et des choses ?

Mon avis : James Grippando a écrit plusieurs romans policiers dont beaucoup ont été traduits en français. Je n’a jamais eu l’occasion d’en lire un (même si j’ai découvert en écrivant cet article que j’en ai un dans ma bibliothèque). Ce livre m’a permise de faire la connaissance de l’auteur.

Abe est subsitut du procureur. Il est appelé un lundi matin sur une scène de crime. De prime abord la victime a été tuée par un tueur en série qui sévit actuellement. Mais plus l’enquête avance et moins cela est évident.

Grande fan des thrillers mettant en scène des tueurs en série (cela fait partie de mon côté sombre), je n’ai pas hésité à lire ce livre. J’ai trouvé qu’il commençait étrangement, l’auteur nous parle d’un des dernier esclave noir américain et je n’ai pas compris de suite le lien avec l’histoire annoncée au dos de la 4ème de couverture. Je pense d’ailleurs que c’était fait exprès. En effet, tout le long du livre James Grippando alterne le récit sur l’enquête du Cutter et celui sur son passé. Je dois avouer que parfois je m’y suis perdue, ne comprenant pas où il voulait en venir. Pas que ce qu’il racontait n’était pas intéressant mais je ne voyais pas pourquoi tout cela m’était raconté.
L’enquête par elle-même prenante prend aussi des détours qui m’ont paru longs. Les suppositions des différents enquêteurs m’ont parue tirées par les cheveux. Même si je sais, à force de lire des policiers que rien ne doit être mis de côté, certaines théories paraissaient bancales, un peu comme si tout se liguait contre un seul personnage, c’était quand même un peu gros.
À part ces défauts qui m’ont quand même un peu gênée, j’ai passé un bon moment lecture. Même si l’auteur prend pas mal de détour pour arriver au coupable, j’étais vraiment curieuse de connaître la fin. Parce que comme dans tout roman policier, j’avais établi pas théorie et j’avais hâte de découvrir si j’avais la bonne. Et si vous voulez savoir, oui, j’avais la bonne et je dois admettre que l’auteur a autant réussi à me guider qu’à me piéger. Si vous voulez vous faire votre propre théorie, il faudra lire le livre 😉

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

Tu tueras le père – Sandrone Dazieri

Éditeur : Robert Lafont / La bête noire
♦ Nombre de pages : 666
♦ Date de parution : 8 octobre 2015
Prix : 21,50€ Notepaillons5

91K-C2Qwa+LRésumé : Petit garçon, Dante Torre a survécu à l’enfer de la séquestration. Il enquête désormais sur une vertigineuse affaire d’enlèvements d’enfants. Car son ravisseur sévit toujours…

Sous un soleil de plomb, un homme court, désorienté, le long d’une route qui mène à Rome. Luca, son jeune fils, a disparu lors d’un pique-nique familial dans le Pratoni del Vivaro, un parc naturel à quelques kilomètres de là. Les enquêteurs dépêchés sur place découvrent bientôt la mère dans une clairière, décapitée. Ils pensent que c’est lui, le mari, qui dans les affres d’une dispute conjugale, a tué son fils, puis caché le corps. Mais où ? Aucune trace de l’enfant, nulle part. Quand Colomba Caselli arrive sur les lieux de la reconstitution, elle comprend immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond… Colomba a trente-deux ans et des yeux d’un vert changeant. Elle est belle, instinctive, physique, mais elle n’est plus en service. Elle a pris un congé à durée indéterminée après avoir assisté, impuissante, à un événement tragique qu’elle nomme avec pudeur « Le Désastre » ; et qui l’a laissée très fragile. Cependant, même retirée de la vie policière, elle ne peut cesser d’être un flic et l’un des meilleurs. Le commissaire Rovere, son ex-patron, le sait : il lui demande comme une faveur de mener l’enquête pour lui, en toute discrétion, et d’aller consulter un expert du rapt et de la maltraitance infantile, Dante Torre, surnommé « l’enfant du silo ». Avec son allure de Bowie punk, maigre et toujours vêtu de noir, complètement phobique, dépendant, obsessionnel et paranoïaque, Dante a une approche très personnelle de son travail. Et pour cause : il a été enlevé lorsqu’il était un tout jeune garçon. Pendant onze ans, il a grandi dans l’exiguïté d’un silo à grains avec pour seul contact avec le monde extérieur un mystérieux individu qu’il appelle « Le Père ». À présent, l’enquête de Colomba le confronte à son pire cauchemar. Car, derrière la disparition du petit Luca, Dante reconnaît très vite la signature de ce « Père » jamais identifié, jamais arrêté. Mais si tel est le cas, pourquoi son geôlier aurait-il décidé de frapper à nouveau ? Et pourquoi tant d’années plus tard ? Colomba s’interroge : peut-elle vraiment se fier à son partenaire ? Ou bien Dante l’entraine-t-il, malgré elle, dans l’enfer d’une chasse aux fantômes ? Entre flashback, machinations et course contre la montre, Sandrone Dazieri construit un magnifique thriller qui plonge le lecteur dans un crescendo constant d’adrénaline.

Mon avis :  Robert Lafont a décidé de sortir une collection thriller assez sombre qui s’appelle La bête noire. J’ai eu la chance de lire une des premières publications en avant première, et je ne l’ai pas regretté.

Dante a été enlevé à l’âge de 6 ans et séquestré pendant 11 ans. Il a réussi s’échapper et vit reclus depuis. Jusqu’au jour où le commissaire Colomba vient le trouver pour l’aider sur la disparition d’un enfant de 6 ans qui ressemble étrangement à la sienne…

Quand j’ai reçu le livre, le pavé de 666 pages m’a un peu fait peur. Mais finalement je n’ai eu aucun ma à en venir à bout, si ce n’est le manque de tems. Ce livre ce lit vite et bien. Le style est fluide rythmé par beaucoup de dialogues et il n’est pas alourdi par des descriptions qui prennent des pages. Ce style d’écriture est d’ailleurs à l’image du récit : rapide est incisif. Une fois que vous avez commencez à lire et que vous vous plongez dans l’histoire les pages défilent vite et vous n’avez qu’une envie : connaitre la suite et fin de l’histoire.
J’ai adoré les personnages. Colomba et Dante forme un duo improbable qui fonctionne comme jamais on aurait pu le supposer. Elle est flic, terre à terre, cartésienne, respecte les lois et a la tête bien sur les épaules. Dante est fantasque, a une intelligence hors du commun, pense une vitesse fulgurante et possède une tonne de tocs. Ils ont toutefois un point commun qui va les rapprocher que je vous laisse le soin, pour ne pas dire le plaisir, de découvrir. Leurs échanges m’ont également ravie. Les dialogues sont vifs et plein d’humour et cela allège bien l’atmosphère qui est plutôt sombre.
L’enquête est menée tambours battants et le lecteur n’a pas le temps de souffler. C’est ce que j’aime dans les polars. L’idée de départ à tout pour me séduire : un tueur en série séquestrant des enfants pendant de longues années. On démarre à tâtons et le mystère s’épaissit au rythme des pages qui défilent et quand on pense avoir compris une évolution l’auteur nous entraîne dans une autre direction qui nous embrouille encore plus.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, un peu paradoxal tout de même. J’avais envie d’avancer dans l’histoire pour connaitre la fin mais je n’avais pas envie de quitter le livre et son univers. D’ailleurs, je n’aurais rien contre une suite et repasser un moment en compagnie de Colomba et Dante.

Je remercie Robert Lafont et la collection la bête noire pour cette lecture.