Jours de glace – Maud Tabachnik

Éditeur : Éditions City
Nombre de pages :  319
Date de parution : 18 septembre 2019
Prix : 19,50€
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Résumé : Des trombes d’eau. Un vent infernal. En quelques minutes, la petite ville de Woodfoll dans le grand Nord canadien est balayée par une tempête d’une violence inouïe. Plus d’électricité, plus de téléphone, un paysage de fin du monde.
Comme le reste de la région, la prison de haute sécurité n’a pas résisté à l’ouragan. La panne électrique a ouvert les portes, libérant quatre tueurs, parmi les pires de leur espèce, des violeurs, pédophiles et meurtriers récidivistes qui se retrouvent dans la nature.
Quand des cadavres sont retrouvés, sauvagement mutilés, les soupçons se portent forcément sur les évadés. Mais sont-ils les vrais coupables de ces atrocités ? Lou Grynspan, ancienne profileuse de la police du Québec, mène une enquête aux frontières de la raison. Un voyage au bout de l’enfer qui va hanter ses jours et ses nuits…

Mon avis :  Cela faisait bien 15 ans que je n’avais pas lu un livre de l’autrice. Pourtant sa plume me plaisait beaucoup. Quand j’ai eu l’occasion de lire celui-ci, il n’a pas fallu me pousser beaucoup pour que je le commence.

Lou Grynspan est shérif dans une contrée reculée du Canada. Une de celle où l’hiver n’en finit jamais. Dans une bourgade plutôt tranquille ou l’essentiel du travail consiste à mettre des PV de stationnement. Mais tout change quand une prison haute sécurité y est construite, que les pires psychopathes s’en échappent et qu’on retrouve le corps d’une gamile dans un très sale état.

Les premières pages nous plongent dans cet univers glacial, resté par certains aspects dans cette période avant l’arrivée des blancs. Cette époque où les superstitions avaient encore la part belle et dictaient les règles. Et où les blancs mènent une vie rude où l’essentiel est de survivre. Le décors est planté et on ne fait que frissonner tout le temps de notre lecture.
L’enquête, ou plutôt les enquêtes, se chevauchent un peu et parfois je m’y suis un peu perdue. Heureusement, elles ne trainent pas trop en longueur et l’autrice ne joue pas trop avec nos nerfs, on sait où on va dans les grosses lignes et ce n’est que les détails qui nous manquent. Enfin pas tous les détails, au niveau des scènes de crime rien ne nous est épargné. Il n’y a pas eu beaucoup de nouveauté pour moi, mais le tout est relevé par l’ambiance glaciale et glauque.
Ce que j’ai beaucoup aimé c’est que pas mal de personnages nous sont présentés dans le détail, avec des informations sur leur vie passée, comment ils sont arrivés ici, ce qu’ils aimeraient faire dans le futur.
J’ai eu parfois du mal avec l’écriture, ayant besoin de relire les phrases pour les comprendre. Pas qu’elles étaient mal écrites, mais parce qu’elles étaient écrites d’une manière dont je n’avais pas l’habitude. C’est le seul petit point négatif que je pourrais relever.
J’ai passé un très moment lecture et je pense que je vite rattraper mon retard en lecture en policier de Maud Tabachnik.

Time bomb – Joelle Charbonneau

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  280
Date de parution : 28 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : En ce samedi précédant la rentrée, le lycée devrait être vide. Pourtant, six ados y sont : Diana, la fille du sénateur, qui veut s’occuper de l’annuaire des élèves ; Rachid, qui cherche à se fabriquer une nouvelle carte de lycéen qui ne le stigmatiserait pas ; Z, parce qu’il est à la rue suite au décès de sa mère quelques semaines auparavant ; Tad, qui entend remettre à leur place ses coéquipiers de l’équipe de foot ; Cassandra, victime de bullying et bien déterminée à faire bouger les choses. Chacun a une bonne raison d’être là ; chacun a quelque chose à cacher.
Soudain, deux bombes explosent, et les ados se retrouvent confinés dans le lycée. Chacun jauge l’autre, se méfie. Les peurs et les vieux démons redoublent lorsque les lycéens comprennent que le poseur de bombes est parmi eux, et qu’une troisième bombe menace d’exploser. Aussitôt, les soupçons se tournent vers Rachid, parce qu’il est musulman. Mais le véritable poseur de bombes, bien sûr, a un tout autre motif pour agir…

Mon avis : Même si j’en lis beaucoup moins que les années précédentes, j’aime les livres jeunesses. Et plus particulièrement ceux qui parlent de la jeunesse américaine qui me fascine autant qu’elle me fait peur. Ce roman rentrait alors bien dans ce style.

Alors que quelques lycéens sont venus régler des détails administratifs avant la rentrée des bombes explosent dans l’établissement. Ils sont quelques uns prisonniers des décombres à essayer de s’en sortir en se serrant les coudes.

Tout d’abord on fait connaissance avec les personnages principaux, ces six adolescent qui restent coincés dans l’effondrement du lycée. Ces six adolescents que tout opposent et qui se côtoient à peine lors de l’année scolaire. Ils ont chacun une bonne raison d’être présent ce jours là, chacun une bonne raison de vouloir poser des bombes. Parce qu’on sait qu’un des gamins est le poseur de bombes, on ne sait juste pas lequel. Et nos soupçons vont de l’un à l’autre au fur et à mesure que l’on découvre leur passé et les raisons pour lesquelles ils sont présents ce jour dans le lycée. C’est la dessus que repose toute l’histoire : qui est assez désespéré, ou motivé, c’est selon, pour avoir posé ces bombes ?
À travers cette intrigue l’autrice nous peint différents portraits adolescents mal dans leur peau pour différentes raisons : celui qui a perdu ses parents, celle qu’on moque pour son poids, celui qui est mis de côté à cause de sa religion, la demoiselle parfaite qui ne doit jamais faire un faux pas, celui qui doit cacher son homosexualité, celui qui doit toujours mener les autres… On s’aperçoit qu’être jeunes aux États-Unis est loin d’être facile (c’est le cas partout je pense) et que les ados sont loin d’être tolérants et compréhensifs les un envers les autres.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman et les différentes problématiques qu’il aborde.

Je remercie Milan pour cette lecture.

49/65

Blackwell-Lyon, tome 1 – Nos Adorables Mensonges – J. Kenner

Éditeur : Matini & Olive
Nombre de pages :  153
Date de parution : 1er octobre 2019
Prix : 3,49€
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Résumé  : Elle n’est pas la femme que je croyais… mais une chose est sûre, c’est la femme que je veux.
Je ne me suis jamais considéré comme cynique, mais se faire larguer à l’autel, ça change un homme.
Maintenant, je ne pense qu’à mon travail. À développer ma société et à reprendre le cours de ma vie. Ne vous y méprenez pas, j’aime toujours les femmes. J’aime leur allure. Leur parfum. La sensation de leur corps – surtout la sensation de leur corps. Et je me suis donné pour mission d’offrir à chaque femme qui partage mon lit l’aventure de sa vie.
Mais se rapprocher ? S’engager ? Accorder à une femme ma confiance ? Non, hors de question.
Ou du moins, c’est ce que je pensais.
Et puis, je l’ai rencontrée. C’est amusant comme tout peut changer en un clin d’œil. Comme une erreur d’identité peut tout changer. Et pourtant, elle était là, professionnelle et pas du tout intéressée. Et moi, je l’ai instantanément voulue. Désirée.
Par-dessus tout, j’ai souhaité l’aider. La protéger, elle et sa sœur. Mais plus j’apprends à la connaître, plus j’ai envie d’elle. La totale. Je veux la femme et tout ce qui vient avec.
Et le miracle, c’est qu’elle me désire, elle aussi.
Le problème, en revanche, c’est que nous avons déjà été échaudés tous les deux. Maintenant, une chose est certaine – le seul moyen de survivre à la chaleur qui crépite entre nous, c’est de trouver le courage de se jeter ensemble dans le brasier.

Mon avis : Comme vous le savez, je ne suis pas très romance, juste de temps en temps en passant. Celle-ci était courte et je me suis laisser tenter.

Comme le résumé éditeur est long, je n’en ferai pas de personnel pour éviter de trop vous spoiler.

Cette histoire est écrite du point de vue masculin. Il faut bien avouer que ça change. Mais j’ai toujours du mal quand, dans une romance, le narrateur est un homme. Je ne m’identifie pas et j’ai vraiment du mal à adhérer à tous ses sentiments.  J’ai donc bien souvent lever les yeux au ciel.
L’histoire est rapide, 150 pages vous pensez bien ! Alors ça change des histoires à rallonge et à tiroirs, mais là pour le coup c’était peut-être un peu rapide. Quand on a l’habitude de personnages qui se tournent autour, se fuient pour mieux revenir, on est un peu déstabilisé que ça aille si vite et si bien. J’ai trouvé l’histoire un peu pauvre… Même si les personnages sont attachants, on n’a pas vraiment le temps de les découvrir et de les apprécier. Je pense que le tout aurait mérité d’être développé un peu plus. Je n’aurais jamais cru le dire mais là oui, il aurait mérité d’en avoir plus !
Cette série aura plusieurs tomes basés sur différents personnages qui entourent de Pierce et Jezebel. Une façon de les retrouver plus tard.

Je remercie l’autrice pour cette lecture.

Toxic girls – Kit Frick

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  368
Date de parution : 21 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : AVANT. Elles sont quatre, Bex, Jenni, Ellory, et Ret. Quatre filles populaires, survoltées, volontaires, à l’avenir étincelant ; le système solaire dans lequel Ellory a enfin trouvé sa place, juste derrière Ret, leur soleil.
MAINTENANT. Ellory est seule. Le groupe d’amies autrefois soudé a explosé, déchiré par les secrets, les trahisons, la déception, et l’événement qui a bouleversé leurs vies.
AVANT. Des jours d’été ensoleillés. Des fêtes. Une en particulier, où Ellory rencontre Matthias. Le début d’une histoire d’amour incroyable et lumineuse.
MAINTENANT. Ellory, de retour au lycée après deux mois d’exclusion doit survivre à la terminale. Plus de petit ami, plus d’amies. Pas de retour en arrière possible. Tourmentée par certains, recherchée par d’autres, elle est troublée par de mystérieux mots, déposés dans son casier par quelqu’un qui ne la laissera pas oublier. Consumée par la culpabilité, Ellory comprend que, même dans le présent, le passé est partout.

Mon avis : Plus je lis de roman jeunesse et plus les ados me fascinent et plus particulièrement les ados américains et leur mode de fonctionnement. C’est tout naturellement que le résumé de ce roman m’a alors intrigué.

Après plusieurs mois d’exclusion Ellory retourne au lycée. Elle a décidé d’affronter le passer et de rester dans son lycée malgré son exclusion et tout ce qu’il s’est passé l’année précédente. Mais au premier jour de cours ses résolutions sont mises à mal, le passé ne lâche pas prise comme ça…

J’ai fait connaissance petit à petit avec Ellory. C’est assez difficile de la cerner parce qu’elle se dévoile petit à petit et avec beaucoup de réserve. Mais malgré ça on sent l’ado qui a souffert et qui a tout de même décidé de ne pas baisser les bras. On sent la battante derrière la fragilité apparente. C’est ce qui me la rendu attachante.
Bizarrement, on sait qu’elle est la « pestiférée » du lycée mais à aucun moment on ne la prend en grippe. On se doute qu’elle a dû « faire quelque chose de mal » mais on la sent également tellement fragile et brisée à l’intérieur.
L’autrice alterne passé et présent. Elle prend tout son temps pour nous expliquer comment Ellory en est arrivée a passer son année de terminale seule. Elle qui avait 3 amies et un petit ami se retrouve à raser les murs du lycée sans qu’on sache vraiment pourquoi. Ce n’est vraiment qu’à la fin qu’on découvre ce qu’il s’est passé et pour une fois j’ai mis du temps à comprendre ce qu’il en était, malgré les indices distillés ici et là.
Cette histoire m’a beaucoup touchée. Elle est écrite avec justesse sans se laisser aller à trop jouer avec notre corde sensible. Et je suis toujours autant étonnée de voir ce que les adolescents peuvent faire subir aux autres…

Je remercie Bayard pour cette lecture.

47/65

L’ombre de la menace – Rachel Caine

Éditeur : L’Archiel
Nombre de pages :  332
Date de parution : 11 septembre 2019
Prix : 20,99€
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Résumé : Quatre ans que sa vie a explosé en vol. Quatre ans qu’elle a découvert que son mari était un tueur en série. Gina a survécu aux soupçons et à la honte, aux menaces venues de toute part. Stillhouse Lake, c’est la petite ville tranquille dont elle n’osait plus rêver. Jusqu’au jour où un cadavre de femme est repêché dans le lac. Le cauchemar recommence… Mais loin de la naïve mère de famille qu’elle était autrefois, Gina est désormais prête à tout pour sauver sa vie et celle de ses enfants.

Mon avis : Je connais la série d’urban fantasy de Rachel Caine et j’étais curieuse de découvrir son livre policier. Et ça tombait plutôt bien, je suis en pleine période où j’ai envie de lire des policiers !

Depuis 4 ans Gina vit cachée avec une fausse identité. Elle doit fuir depuis que son mari a été arrêté et condamné pour plusieurs meurtres. Elle pense avoir enfin trouver l’endroit où se poser avec ses deux enfants à Stillhouse Lake mais encore une fois son passé semble la rattraper.

Dès le début j’ai été « captivée » par l’histoire de Gina et ses enfants. Cette épouse un peu naïve obligée de se réinventer pour survivre. Son monde vole en éclats et elle arrive à trouver les ressources en elle pour continuer. C’est souvent au pied du mur qu’on découvre en soi qu’on est plus fort qu’on ne pensait.
J’aime ce genre de personnage : cette femme obligée de devenir forte pour continuer, pour elle et ses enfant. Je l’ai parfois trouvé un peu trop parano, mais l’intrigue prouve plusieurs fois qu’elle a raison. Que le monde dans lequel elle vit désormais ne lui fera plus jamais de cadeaux.
Cette paranoïa est d’ailleurs contagieuse parce que j’ai fini par suspecter tout le monde ! Dès que quelqu’un s’approchait de la famille de Gina, j’imaginais le pire. C’est là où l’autrice est très forte puisque nous passons le temps de notre lecture à soupçonner tout le monde. Et pour une fois, je dois bien avouer que je me suis laisser mener par le bout du nez. Mais c’est un réel plaisir de lire ce genre de roman où l’on ne sait pas vraiment où l’on va.
La fin annonce clairement qu’il y a une suite (oui, je n’avais pas vérifié avant) et j’ai vraiment hâte de la lire, parce que cette fin est vraiment très surprenante !

Je remercie l’Archipel pour cette lecture.