Ma dernière chance s’appelle Billy D. – Erin Lange

Éditeur : L’école des loisirs
Nombre de pages : 254
Date de parution : 7 juin 2017
Prix : 19,00€

Résumé : Dans la vie, il faut se battre. Dane Washington ne le sait que trop bien. A la moindre occasion, ses poings le démangent et ils parlent pour lui. Jusqu’à présent, ses bons résultats au lycée lui ont évité les plus gros ennuis. Seulement, il n’a plus droit à l’erreur : encore une bagarre et ce sera l’exclusion. Mais la violence, Dane ne parvient pas à la contrôler. Sa dernière chance s’appelle Billy D., un garçon qui vient de s’installer à côté de chez lui avec sa mère.Billy D. est trisomique, il n’a pas les moyens de se défendre, et certains en profitent. Si Dane acceptait d’être son ambassadeur au lycée, cela pourrait lui offrir le salut. Billy D. a une autre mission pour Dane : il voudrait qu’il l’aide à retrouver son père. Leur seul indice : un atlas des États-Unis, et des énigmes à toutes les pages ou presque.

Mon avis : J’aime les voyages initiatiques, où les ados sont entrainés dans de folles aventures qui leur permettent de grandir. Le résumé de ce roman m’a donc séduit, même si je dois avouer que c’est moins le cas de la couverture 😉

Dane, cogneur à ses heures perdues, fait la connaissance de son nouveau voisin Billy D. Celui-ci va peut-être être son joker au lycée, mais pour ça il faut qu’il l’aide à retrouver son papa.

J’ai lu ce livre rapidement. L’histoire est simple et prenante à la fois.
Je me suis de suite attachée au personnage de Dane, j’ai aimé son côté révolté, écorché vif, qui donne des coups pour mieux encaisser les coups durs de la vie.  Il a une vie de famille presque banale de nos jours mais pas pour autant facile à assumer. Il fait ce qu’il peut du haut de ses 16 ans. Il a réussi à mettre en place un pseudo équilibre dans sa vie, enfin quelque chose qui lui convient presque, jusqu’au jour où il a de nouveaux voisins et qu’il rencontre Billy D. Il a quelques années de moins que lui, mais surtout Billy D. est trisomique. C’est peut-être pour ça qu’il le prend sous son aile. C’est ainsi qu’ils vont se faire évoluer l’un et l’autre, chacun grâce à sa quête personnelle.
J’ai beaucoup moi aimé Billy D. pas à cause de son handicape mais parce qu’il est trop têtu et que parfois ça en devient absurde. Peut-être aussi parce que je ne suis pas vraiment patiente et que je peux parfois expédier certaines choses voire certaines personnes. Heureusement qu’il y avait également un peu d’humour dans le livre et que la complicité entre Dane et Billy était attendrissante, cela a bien remonter mon appréciation.
Je reste toutefois mitigée de ma lecture. C’était bien, mais il me manquait un petit quelque chose pour que j’apprécie vraiment ce roman. Malgré le thème justement abordé, il me manquait un petit truc… Mais ce livre vous séduira sûrement par sa justesse .

Je remercie l’école des loisirs pour cette lecture.

69/80

ADN Vampire tome 1 – Carmine – Élodie Loch-Béatrix

Éditeur : Le gâteau sur la cerise
Nombre de pages : 367
Date de parution : 7 juin 2017
Prix : 16,50€ 

Résumé : Ils sont les V1, la première génération d’enfants nés vampires… Carmine n’est pas une adolescente comme les autres, elle est une V1. Après un incident à New-York, sa famille s’installe à Inverness, en Écosse, et Carmine entre au prestigieux Saint Andrew College où elle compte bien s’amuser avec ses nouveaux pouvoirs et défier l’autorité de ses parents pro-humains. Elle va cependant devoir apprendre à cerner ses propres limites : est-elle prête à blesser ses amis humains ? Se laissera-t-elle entraîner par Arthur, lui aussi un V1 ? Comment gérer pulsions amoureuses et soif de sang ? Sa curiosité et son goût des polars vont aussi l’engager dans une enquête dangereuse qui pourrait bien réveiller des démons du passé.

Mon avis : J’ai déjà pu découvrir la plume d’Élodie avec Hanako, fille du soleil levant lu l’année dernière que j’avais apprécié. Celui-ci est d’un style totalement différent, mais il titillait aussi ma curiosité.

Suite aux progrès de la science les vampires peuvent procréer et avoir des enfants. Carmine fait partie de la 1ère génération. Mais ce n’est pas facile d’apprivoiser ses nouveaux pouvoirs, surtout quand on arrive dans un pays qu’on ne connaît pas.

Ma première surprise en ouvrant le livre a été de découvrir qu’il y avait un carnet détachable à la fin qui reprend le dessin de la couverture. Bein oui ! Je ne l’avais pas vu à la réception, je l’avais direct rangé avec les autres livres à lire. Mais c’est bien d’être surprise ^^
Ensuite, je me suis aperçue que l’encre était bleu marine, ça change également des romans lus d’habitude. Ça c’est pour le côté esthétique, passons au contenu.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Carmine, elle est actuelle et ressemble au ado d’aujourd’hui : déterminée et un chouilla capricieuse. Je dois bien admettre qu’elle m’a parfois agacée, mais elle a tout de même la tête sur les épaules pour une gamine de son âge et de « sa condition ». J’aurai aimé par contre que le caractère des membres de sa famille soit un peu plus développé.
L’univers est original, c’est qui est à souligner pour un thème, les vampires, qui est souvent abordés (du moins dans mes lectures) et qui peine parfois à se renouveler. C’était orignal de mêler croyances anciennes et progrès de la science et cela s’accorde très bien. Tout est cohérent. J’ai beaucoup apprécié découvrir la mythologie vampirique créé par Élodie, mais j’aurais aimé en découvrir plus… je compte sur les tomes suivant pour en apprendre plus.
L’intrigue quant à elle tourne autour d’une enquête sur des meurtres suspects, un petit plus pour la fan de polar que je suis.
J’ai passé un bon moment lecture, mais il manquait un petit quelque chose pour que j’accroche totalement au livre. Je ne me suis pas assez attachée au personnage principal je pense… On verra ce que cela donne avec le tome suivant…

Je remercie le gâteau sur la cerise pour cette lecture.

67/80

 

Rose givrée – Cathy Cassidy

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 436
Date de parution : 9 mars 2017
Prix : 17,00€ 

Résumé : Jude, 13 ans, rêve d’une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante.
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s’évertue à être gentil avec elle.
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l’aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre…

Mon avis : Comme toujours j’ai fondu pour la couverture acidulée de ce roman de Cathy Cassidy. Je n’ai pas hésiter à le commencer, je suis certaine de le lire vite et surtout de passer un bon moment.

Jude est fille de parents divorcés. Elle vit chez ses grands-parents avec sa mère qui travaille à mi-temps comme coiffeuse. Son père gagne sa vie en étant sosie d’Elvis. Le point commun de tous ces gens ? Ils sont tous un peu fantasque et c’est parfois difficile à assumer pour une gamine de 13 ans.

Comme toujours avec Cathy Cassidy le ton est simple et rapide. Elle ne perd pas son temps avec de longues descriptions qui perdraient son public. Mais, pour une fois, en plus de planter ses jeunes personnages avec justesse, elle a ajouté une pointe d’humour qui m’a totalement charmée.
Sous couvert d’une histoire pour pré-ado, l’auteure aborde, ici encore, un thème un peu plus délicat : l’alcoolisme. Ses ravages sur la santé, sur la vie de la personne concernée mais aussi sur celle de son entourage proche. Comme toujours c’est écrit avec justesse et sans virer dans le trop dramatique. Ça permet de toucher plus surement le public visé et surtout de lui faire comprendre les choses simplement. C’est ce que j’apprécie le plus chez Cathy Cassidy.
J’ai aime tous les personnages que j’ai croisé dans ce livre. Surtout Jude, notre héroïne que la vie a peut-être fait grandir un peu trop vite. Elle arrive tout de même a faire front et garder une partie d’enfance en elle. Les autres personnages sont parfois un peu trop stéréotypés mais ils arrivent tout de même à faire passer les bons messages.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

66/80

Silence radio – Alice Osseman

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 413
Date de parution : 8 juin 2017
Prix : 16,95€

Résumé : Frances a toujours été une machine d’étude avec un but, l’université d’élite. Rien n’empêchera
son chemin : pas des amis, pas un indigne secret — pas même la personne qu’elle est à
l’intérieur.
Mais lorsque Frances rencontre Aled, le génie timide derrière son podcast préféré, elle
découvre une nouvelle liberté. Il ouvre la porte à la VRAIE Frances et, pour la première
fois, elle vit une véritable amitié, sans peur d’être elle-même. Mais le podcast devient viral
et la confiance qu’il y avait entre eux est cassée. Pris entre qui elle était et qui elle désire être,
les rêves de Frances s’écroulent.
Suffocant de culpabilité, elle sait qu’elle doit affronter son passé…
Elle doit avouer pourquoi Carys a disparu…
Pendant ce temps, Aled est seul, luttant contre des secrets plus sombres.
C’est seulement en faisant face à vos peurs que vous pouvez les surmonter. Et ce n’est qu’en
étant votre véritable moi que vous pouvez trouver le bonheur.

Mon avis : J’ai lu L’année solitaire de l’auteure, et j’avais été séduite malgré son jeune âge. Elle n’avait que 18 ans mais sa plume était déjà très sure. Le résumé de son second roman m’a plus, je l’ai vite commencé.

Frances a 17 ans et son but dans la vie c’est d’entrer dans une des meilleurs fac d’Angleterre pour s’assurer un avenir doré. Elle est aussi fan d’une série MP3 qui passe sur Youtube et dessine à temps perdu. Son équilibre va être chamboulé quand elle va rencontrer le créateur de cette fameuse série Youtube.

J’ai lu ce roman très vite. Il est écrit simplement et ponctué d’échange de SMS, de messages Facebook et de messages Trumbl. Très dans son temps, il se dévore !
Frances est très attachante. J’ai adoré sa dualité : fantasque à la maison, à s’habiller avec plein de couleurs, à regarder des séries avec sa mère ; très sérieuse au lycée, à décrocher les meilleurs notes et à suivre à la lettre son « plan de carrière ». Elle aimerait bien un peu plus mélanager ses « deux elle » mais elle a peur que ses copines du lycée ne comprennent pas. Il est parfois difficile de sortir du rôle dans lequel on s’est enfermé.
Tout ça va s’émiéter petit à petit après sa rencontre avec le créateur de Silence radio, la série Youtube. Elle va y participer et certains événements vont la faire se remettre en questions. C’est une jolie histoire qui montre que suivre ses rêves c’est bien, en oublier qui on est au milieu de tout ça, c’est dommage. Alice nous montre que la vie a parfois un autre chemin à nous faire suivre que celui qu’on avait en tête et que le suivre, c’est bien 🙂

J’ai passé un très bon moment lecture et je remercie Nathan.

65/65

L’affaire Jennifer Jones – Anne Cassidy

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 367
Date de parution : 19 avril 2017
Prix : 15,90€

Résumé  : Alice Tully. 17 ans, jolie, cheveux coupés très court. Étudiante, serveuse dans un bistrot. Et Frankie, toujours là pour elle. Une vie sans histoire. Mais une vie trop lisse, sans passé, sans famille, sans ami. Comme si elle se cachait. Comme si un secret indicible la traquait…

Mon avis : J’aime parfois lire des romans  tirés d’histoires vraies, mon côté voyeur sans doute, ici l’auteure s’est inspirée d’un fait divers et en a écrit « la suite ». Ça a suffit à parler à mon côté voyeur.

Tully a 17 ans et une nouvelle identité, il faut qu’elle cache qui elle était pour pouvoir avoir un semblant de vie normal. Même si ce qu’elle a vécu ne fera plus jamais d’elle une personne ordinaire.

Anne Cassidy s’est inspiré d’un crime qui s’est déroulé fin des année 60 en Angleterre, où une gamine de 11 ans à peine a tué deux petits garçons de 4 et 3 ans. La tueuse était Mary Bell (j’ai trouvé les infos ICI et à prendre avec toutes les réserves qu’il se doit). Mais le but de l’auteure était surtout de savoir comment on pouvait se réinsérer après avoir fait une elle action si jeune. Elle se penche également sur ce qui a pu pousser une gamine de presque 11 ans à tuer une autre gamine. Elle ne veut pas faire du sensationnel. Elle se demande surtout comment on peut en arriver là et comment on arrive à vivre avec un tel poids sur les épaules ensuite.
Ce roman est écrit avec beaucoup de pudeur. Anne Cassidy n’a pas voulu faire dans le sensationnel. Elle ne trouve pas d’excuses non plus à Alice, mais elle cherche des explications. Un enfant peut avoir de mauvais penchant, mais il ne nait pas tueur. Ou alors c’est très rare. Comment peut-on en arriver là ? Et une fois que c’est fait, comment vivre avec ça, se reconstruire, penser à avoir un avenir, rêver… sans toujours reprendre son passé en pleine face ?
C’est écrit avec justesse et j’ai passé un très bon moment lecture.

Je remercie Milan pour cette lecture.

64/65