Nephilim intégrale tome 1 – Les déchus de Fabien Clavel

♦ Éditeur : Mnemos
Nombre de page : 377
Date de parution : 31 mai 2012
Prix: 23,50€

Résumé : Ils sont sept Nephilim ù arpenter la Terre depuis l’aube de l’humanité, formant la fraternité de l’Hepta. Immortels, ils sont liés aux cinq éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu et la lune. Déchus, ils recherchent leur savoir perdu et poursuivent une quête mythique, l’Agartha. Traqués, ils fuient ceux qui veulent les détruire, les Rose+Croix. Dans ce premier tome réunissant le Syndrome Eurydice et Anonymes, Fabien Clavel narre le destin d’une poignée de ces Immortels. A Paris, Jennifer, étudiante à la Sorbonne, sombre lentement dans la folie et la paranoïa alors qu’à Budapest, des jeunes femmes au corps atrocement mutilé sont retrouvées dans le parc Varosliget. La glaciale Ezechiel, inspecteur de police chargée de l’enquête, ne peut croire que ces meurtres sont l’oeuvre d’Azarian, sulfureux chanteur de metal en tournée en Hongrie. Pourtant, tous les indices portent à croire qu’il y est lié. Des sous-sols du métro parisien aux rues enneigées de Budapest, de vieux amis se retrouvent, des forces nouvelles s’éveillent, mais l’ennemi est déjà à l’affût. Et la grande chasse ne fait que commencer !

Mon avis : Je connais Fabien Clavel depuis que j’ai lu Le miroir aux vampires, roman jeunesse que j’ai aimé découvrir. Le résumé et la couverture de Nephilim m’ont séduite et me voilà partie dans la découverte de monde des anges déchus créé par l’auteur.

Ce livre reprend deux tomes parus initialement séparément, le premier a pour titre Le syndrome Eurydice et le second Anonymous.
Dans le premier nous suivons Jennifer, étudiante à la Sorbonne qui depuis quelque temps elle trouve qu’elle ne tourne pas rond, elle a peur de sombrer dans la folie, mais la réalité est tout autre. Jen découvre des êtres dont elle ne soupçonnait pas que les hommes partageaient le quotidien et que ceux-ci sont à la recherche d’un artefact.

Dans le second, Ezechiel, une Néphilim incarnée dans le corps d’une inspectrice en Hongrie, enquête sur des crimes en séries particulièrement sanglant.

Tout d’abord, je tiens à vous expliquer ce qu’est un Nephilim, pour ce que j’en ai compris : c’est un être magique qui n’a pas d’enveloppe et qui doit s’incarner dans des corps humain, un peu comme un parasite, dont il prend le contrôle, pour survivre. Le talent de l’auteur réside dans le fait qu’il nous explique ce qu’est un Nephilim techniquement tout en restant très vague sur son origine. On les découvre au compte gouttes, apprenant de-ci de-là des informations sur eux, leur passé et leur quête. Ces êtres sont difficilement cernables, mais le peu d’informations dont on dispose à leur sujet donne envie d’en savoir toujours plus.
J’ai complètement adhéré à l’imaginaire de l’auteur, le monde qu’il a créé m’a de suite happée et fascinée. Il est noir est froid, laissant parfois passer une éclaircie ou la pointe d’un espoir envers la nature humaine, ou celle des Nephilim. Tout le long du livre l’auteur nous présente le monde dans lequel nous vivons d’un angle différent, nous présentant des êtres avec lesquels nous cohabitons sans le savoir, et pour lesquels nous sommes insignifiants, une manière de donner un coup dans l’égo de l’homme (au sens large), lui qui croie détenir le monde entre ses mains.
J’ai beaucoup aimé ce livre, mêlant religion, magie et thriller. J’aime suivre les enquêtes policières et encore plus quand elles sont mêlées à la découverte d’un autre univers, qui ouvre la porte à tellement de possible.

Je remercie les éditions Mnemos pour cette lecture, et je me plongerais dans la suite avec plaisir.

Kaleb saison 1 – Myra Eljundir

 Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de page : 442
Date de parution : 14 juin 2012
Prix: 18,00€

Résumé : C’est si bon d’être mauvais…
SAISON 1. À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Mon avis : Quand la possibilité m’a été donnée de lire ce livre et que j’en ai découvert le synopsis, je n’ai pas hésité une seule seconde, j’allais pouvoir lire un livre jeunesse un peu différent de ce que j’ai l’habitude de lire.

Kaleb est un jeune adulte de 19 ans au charme ravageur et au parcourt atypique. Sa maman est morte en couche et son père le trimbale de gauche à droite depuis sa naissance. Ils sont à Paris depuis 3 ans quand Kaleb succombe à des accès de violence assez stupéfiants. Ne comprenant sa réaction, il cherche alors à comprendre, et ce qu’il va découvrir, va bien plus loin qu’un simple mal être d’adolescent…

Je vous préviens tout de suite, ce livre, même s’il fait partie d’une collection jeunesse, n’est pas destiné aux plus jeunes, d’ailleurs, la maison d’édition elle-même le conseille à partir de 15 ans.
Je suis partie à la découverte de Kaleb avec envie et en essayant de ne pas me faire influencer par les avis que j’avais survolé à droite et à gauche, vu qu’ils étaient plus partagés. J’ai beaucoup aimé lire les aventures d’un anti-héros. Non, Kaleb n’est pas parfait, ce n’est pas le héros type, certes un peu mystérieux, mais surtout plein de bonne intention. Kaleb est colérique, égoïste, profiteur… mais c’est aussi quelqu’un d’intelligent, qui aime sa famille et essaye de faire au mieux.

L’auteure nous expose ici les conséquences de l’empathie poussée à l’extrême. Si une personne était une vraie éponge et absorbait toutes les émotions des autres jusqu’à ne plus faire la différence avec ses propres émotions. Vous avouerez que ça a de quoi déstabiliser même les plus cartésiens d’entre nous. J’ai trouvé personnellement que Kaleb ne se débrouillait pas trop mal face aux découvertes qu’il fait tout au long du livre, il n’a pas toujours les bonnes réactions, enfin, plutôt les réactions politiquement correctes, mais il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a : son caractère, son passé et son don.
Ce qui fait donc la force de ce livre, c’est son personnage principal atypique, un peu (beaucoup parfois) violent et un chouilla égoïste. Mais ce qui fait qu’on a envie d’avancer dans notre lecture et de continuer cette série, c’est l’intrigue. Les dons des enfants du volcan (d’où viennent-ils, combien de personnes les possèdent ?…), dont Kaleb découvre qu’il fait partie, l’organisation qui les traque (qui est-elle ? Va-t-elle réussir ?) et cettre prophétie que l’on n’arrive pas encore à cerner.
Ce qui a titillé ma curiosité c’est cette fin, qui pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses à celles posées tout le long du livre. Bref, j’attends la suite avec impatience !

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture.

Les enquêtes du commissaire Léon tome 1 et 2 : Madame Édouard ; La nuit des coquelicots.

 Éditeur : Belfond
Nombre de page : 445
Date de parution : 6 juin 2012
Prix: 19,00€

Résumé : Drôle de flic que le commissaire Léon ! Belge, il vit à Montmartre avec maman, a son QG au bistrot du coin, et depuis qu’il a arrêté de fumer il tricote des paletots ringards pour son chien Babelutte… Mais il mène ses enquêtes tambour battant, entouré de personnages hauts en couleur. Au menu, des aventures loufoques et grinçantes, pimentées d’humour noir. Pas étonnant que Frédéric Dard ait parrainé la série lors de sa première partition… Dans Madame Edouard, Irma, le « travelo ménagère », revoit enfin sa fille. Bonheur de courre durée puisque, passé la surprise d’apprendre que son père est devenu travesti, la gamine disparaît, au moment même où l’on retrouve des cadavres de jeunes filles derrière des tombes de peintres célèbres… Le commissaire Léon va enquêter, flanqué de son adjoint, une catastrophe ambulante ! Quant à sa secrétaire, elle est trop occupée à se choisir de nouveaux seins… Pas aidé, le gaillard ! La Nuit des coquelicots démarre sur les chapeaux de roue… Après une grosse fête, trois amies rentrent en voiture. Un moment de distraction, et elles renversent une petite fille qui traversait la route, un bouquet de coquelicots à la main. Panique à bord ! La vie de ces trois femmes va basculer. Heureusement, entre deux mailles de tricot, Léon va dénouer les fils de cette diabolique histoire de vengeance…

 Mon avis : Ce livre est arrivé dans ma boite aux lettres par surprise et je dois dire que je ne le regrette pas !!
J’ai découvert l’auteure, Nadine Monfils, avec La petite fêlées aux allumettes (cliquez sur le titre pour lire mon avis) et j’avais complètement adhéré à son style décalé et ses personnages complètement loufoques ! J’ai eu avec ce livre regroupant deux tomes, deux fois plus de plaisir. Les personnages sont les mêmes, La petite fêlées aux allumettes étant le dernier tome paru des enquêtes du commissaire Léon, mais j’ai fait là un retour aux sources qui m’a éclairci sur pas mal de points. 

Dans le premier tome, le commissaire Léon enquête sur des séries de meurtres où les cadavres sont découverts mutilés enterrés derrières les tombes de peintres célèbres. À côté de ça, dans son quartier, Irma, transsexuel, est contacté par sa fille qui veut faire sa connaissance suite à la mort de sa mère. La rencontre père (mère)/fille promet d’être assez atypique…
Dans le second tome, des meurtres sont commis sans liens apparents entre eux, le commissaire Léon en perd un peu son latin, sauf qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences. (Mes résumés sont volontairement très superficiels pour ne pas vous en dévoiler trop, en plus de la 4ème de couverture.) 

Je le dis tout de go, je suis fan du style d’écriture familier de l’auteure ! Elle écrit comme parle le titi parisien de base et c’est une vraie bouffée d’air pur ! J’ai avalé les pages sans me rendre compte que j’avançais à grand pas dans l’histoire. En un week-end, le livre (les deux tomes donc) était lu ! Pas de description alourdissant le rythme mais des dialogues ponctués d’un humour pas piqué des vers !
Les personnages sont tous atypiques, de vraies caricatures de regroupant tous les défauts du français moyen. Chacun y retrouvera un de ses voisins, ou sa vendeuse de poisson sur le marché du vendredi matin. J’ai passé un excellent moment avec ces personnages, ayant presqu’envie d’aller prendre un petit ballon de blanc au coin du comptoir de Jeannot avec eux, pour échanger les potins et faire marcher ma langue de p***…
L’intrigue en deviendrait presque secondaire. Attention, je ne dis pas qu’elle est dénuée d’intérêt, l’auteure arrive à insuffler du suspens dans sont récit, mais les personnages haut en couleurs ont accaparé toutes mon attention.

Les enquêtes du commissaire Léon sont un mélange de brèves de comptoir et des enquêtes du commissaire Maigret, la lecture toute trouvée pour cette période de vacances. Un livre à savourer sur la plage ou au bord d’une piscine. Et pour ceux qui ne partent pas, c’est une réelle parenthèse de détente. 

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture. 

Le petit plus : l’auteure possède son propre site assez complet : http://www.nadinemonfils.com/

Les temps qui viennent – Bérengère de Bodinat

♦ Éditeur : Pascal Galodé Éditions
Nombre de page : 685
Date de parution : 16 mai 2011
Prix: 23,50€

Résumé : Paris, juin 2010 – création d’un service spécial, ORV, rattaché au Ministère de l’intérieur, destiné à élucider, contrôler et contenir les affaires étranges voires paranormales, qui se multiplient à l’aube du nouveau millénaire.21 juin – Mise en scène macabre dans le tunnel de l’Alma : une ex top model est retrouvée assassinée en robe du soir, entourée de lys blancs, attachée au treizième pilier…Consignes de discrétion, black out sur le fait divers.
Les deux experts d’ORV, Arielle de Thal, historienne des religions et de la sorcellerie, et Dante Ibozu, scientifique atypique et touche à tout, mènent l’enquête avec l’aide de Balthus, jeune voyant connecté avec l’âme des ordinateurs, le cristal de solicum relié à tous les cristaux de la planète.
Autour de l’affaire de l’Alma, les faits étranges s’accumulent, forces noires, monde parallèle inquiétant, sombre reflet des prophéties sur les Temps qui viennent…
Ce que vous allez découvrir de l’autre côté du miroir ne vous laissera pas indemne et changera à tout jamais votre vision du monde… présent et à venir.

Mon avis : Quand l’auteure m’a bien gentiment contacter pour me faire parvenir son livre, je suis allée consulter son site, j’ai lu la 4ème de couverture et la possibilité de lire un thriller ésotérique m’a séduite.

Il m’est difficile de faire un résumé personnel de ce livre, tant il est dense est complet. Quand je l’ai reçu, je ne m’attendais pas à un tel « pavé », 685 pages à lire c’est assez conséquent ! Mais je ne me suis pas découragée et je me suis plongée de bon cœur dans sa lecture. Ayant pris dernièrement l’habitude de lire un genre destiné à un public plus jeune, il m’a fallu quelques pages d’adaptation avant de pouvoir vraiment m’immerger dans le roman.

L’auteur choisi de nous présenter les personnages principaux du livre un à un avant de nous introduire dans l’intrigue. Nous découvrons alors le duo d’enquêteur Arielle de Thal, jeune femme passionnée de religion et de sciences occultes et Dante Ibozu scientifique très pragmatique. L’auteure a fait un excellent travail de fond avec ses personnages, nous connaissons tout d’eux, leur passé, leur présent, ce qui les tourmente, ce qui les fait avancer… sans jamais céder à la lourdeur. Chaque pan de leur vie qui nous est dévoilé est primordial pour comprendre le fonctionnement, le caractère de chaque protagoniste, son rôle dans l’histoire, rien n’est laissé au hasard.
Nous sont ensuite présentés les personnages secondaires : Hieronimus Plantard ou Noirange, chacun a droit aussi à un portrait détaillé, comme chaque intervenant dans ce livre, qu’ils n’apparaissent que dans un seul chapitre ou qu’ils soient récurrents, chaque portrait est détaillé, nous comprenons chaque individus en profondeur. C’est un des points fort de ce livre, moi qui suis une grande curieuse de la vie des personnages, qui aime les connaître en profondeur, mes les approprier j’ai été servie ! J’aime avoir l’impression de connaître les acteurs des romans que je lis, comme s’ils faisaient partie de mon entourage, comme s’ils faisaient partie de ma vie, comme si je participais à l’enquête, et là j’avais vraiment le sentiment d’être sur la piste du tueur aux côtés d’Arielle et de Dante.

L’autre point fort du roman c’est l’opposition entre Dante et Arielle, entre le scientifique et la férue d’ésotérisme. Ils exposent leur point de vue, les confrontent dans la plus grande intelligence. Aucun des deux n’est réellement fermés aux arguments de l’autre, s’accordant même à aller dans le sens de l’autre si les arguments sont sensés. Cette confrontation permanente fait souvent d’ailleurs avancer l’enquête.
Je suis aussi très curieuse de tout ce qui est science occulte, et j’ai appris pas mal de choses en lisant ce livre, bon, je n’ai pas adhérer à tout, mais j’aime apprendre de nouvelles choses, ouvrir mon esprit à des courant de penser que je ne connais pas. Ce que j’ai préféré ? Tout ce qui tourne autour des pierres, le pouvoir qu’on leur accorde, et tout ce qui est en rapport avec la force de l’esprit, les pensées positives et la méditation. Bon, je dois aussi avouer que j’ai parfois été perdue lors des explications scientifiques, mais je pense que ça vient de moi, qui ne possède peut-être pas les connaissances nécessaires pour tout saisir, ce qui ne m’a pas empêcher de comprendre tout le livre et même de combler quelques lacunes.

J’ai beaucoup aimé ce livre, en premier lieux parce que pendant les 3 semaines de lecture, je me suis attaché aux personnages, que j’ai d’ailleurs quitté avec nostalgie en refermant le livre, et pour son côté à la limite du réel, nous flirtons constamment entre la réalité et une sorte de monde parallèle fait d’énergie pure. Bref un véritable moment de plaisir !

Merci à Bérengère de Bodinat et à Pascal Galodé Éditions pour cette lecture.

Le petit plus : je vous prévois d’ici quelques jours (si tout va bien) une interview de l’auteure. De plus un site est consacré au livre où vous trouverez d’autres informations : www.lestempsquiviennent.com

Azami le cœur en deux – Marc et Isabel Cantin

 Éditeur : Nathan (Dès 11 ans)
Nombre de page : 297
Date de parution : mai 2012
Prix:7,00€

Résumé : Azami, jeune Japonaise de 14 ans, vit depuis toujours chez sa grand-mère un peu sorcière au pied du mont Kaïdo. Et voilà que son père lui propse de l’emmener en vacances à Paris ! Pour Azami, c’est le choc des cultures. Ses habits d’enfant sage forment un drôle de contraste avec les cheveux verts de Myo, l’adolescente qui l’accueille. En plus, Myo se montre détestable avec elle. Son ami Joan, en revanche, lui est bien charmant…. Les sortilèges de sa grand-mère sont une bien piètre protection contre les « pièges » de la vie française !

Mon avis :Ce livre m’a attiré par sa couverture, et son résumé a fini de me séduire, un petite lecture simple parfois ça fait du bien et repose les méninges.

Azami a 14 ans et vit une vie tranquille au Japon entouré de ses amis et de sa grand-mère, chez laquelle elle habite depuis la mort de sa maman, son papa aillant beaucoup de travail. Lors de vacances scolaires, ce dernier propose de l’emmener en France, où il se déplace pour le boulot, pour lui faire visiter le pays. C’est avec joie qu’Azami accepte, heureuse de passer du temps avec son père. Mais rien ne va se dérouler comme prévu…

J’ai beaucoup aimé ce livre, que j’ai dévoré en un après-midi. Certes il est destiné à un public jeune, 10/12 ans, mais cette histoire est justement écrite et m’a permis de m’évader quelques heures de ma vie d’adulte parfois terne et stressante.
Azami est une adolescente pleine de fraicheur et de naïveté, élevée par sa grand-mère dans le folklore japonnais, elle porte un regard sur le monde vraiment très léger. Voir le monde à travers ses yeux a été une véritable bulle d’oxygène.
Elle a les préoccupations d’une adolescente de 14 ans : le collège, les devoirs, les amies, les garçon… mais a une vision totalement différente de celle des ados que l’on côtoie habituellement. Elle n’est pas en conflit avec les adultes qui l’élèvent et est heureuse de vivre.
Ces péripéties sur Paris ont été adorables, certes, tout ne s’est pas toujours très bien passé, mais le ton employé par l’auteur et les mots simples, ont permis de relativiser chaque situation.
L’auteur réussi à nous montrer que toutes les vies d’ado ne sont pas conflictuelles et que parmi eux il existait encore des jeunes qui sont heureux de vivre avec leur grands-parents, de partir en vacances avec leurs parents et déçus quand ceux-ci ne sont pas toujours disponible. Qu’il n’est pas nécessaire de se révolter pour se construire et que les autres ont toujours quelques choses à nous apporter.
L’histoire est saupoudrée d’une pincée de magie qui apporte beaucoup d’humour à l’histoire. La grand-mère un peu sorcière d’Azami m’a d’ailleurs parfois fait sourire.

Bref, une lecture très fraiche et divertissante, que je conseille aux jeunes et aux moins jeunes. Merci aux éditions Nathan pour cette lecture.

Le petit plus : Un peu plus sur les auteurs : après un parcours atypique, Marc Cantin s’est lancé dans l’écriture de roman pour la jeunesse. Sa femme Isabel écrit avec lui.



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