Le dernier royaume acte 3 – Le ralliement des ténèbres – Morgan Rhodes

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 460
Date de parution : 27 novembre 2014
Prix : 15,95€ Notepaillons4

51jNkuQBDsLRésumé : Cléo, la princesse d’Auranos, est prête à tout pour reconquérir son trône. Pour cela, elle doit retrouver les Quatre Sœurs, ces cristaux qui renferment la puissance des éléments.
Magnus, le prince limérien, a vu la rébellion organisée par Jonas étouffée dans le sang. Désormais il doit choisir son camp, celui de sa famille, ou celui de la justice.
L’empereur kraeshien ne recule devant aucune bassesse pour dominer le continent de Mytica et dérober sa magie. Les Sentinelles n’ont d’autre choix que de rallier Lucia l’enchanteresse à leur cause s’ils veulent survivre.
Mytica a été unifiée dans le fer et dans le sang. Ce nouveau royaume est gouverné d’une main impitoyable par Gaius. Le roi machiavélique n’a qu’un objectif : s’emparer des Quatre Sœurs et détourner leur pouvoir pour anéantir ses ennemis. Plus que jamais, celui qui s’appropriera la magie décidera du destin du monde. Pour le meilleur… ou pour le pire.

Mon avis : Cette saga essayée un peu par hasard, parce que la couverture me tentait bien, ne cesse de m’étonner et de me passionner. J’étais vraiment impatiente de découvrir la suite.

Pas de résumé pour ce tome 3, comme vous le savez il m’est difficile de vous parler de ce qu’il s’est déjà passé sans trop vous en dévoiler (vous le savez, le mieux pour savoir c’est de le lire.).

Je me suis replongée avec plaisir dans cette série et pour une fois je n’ai pas eu besoin de trop réfléchir, tout m’est revenu naturellement alors que le tome précédent avait été lu en avril. Il y a des personnages et des histoires qui vous marquent plus que d’autres. Et c’est très agréable de se souvenir de tout.
J’apprécie toujours autant la faculté La l’auteure à passer d’un personnage à l’autre, de nous raconter ce qu’il arrive à l’un pour le retrouver quelques chapitres plus loin « rebondir » sur un autre. Tout est lié, des événements aux personnages, l’auteure tricote son histoire, mêlant chaque élément comme une maille de pull. Parfois on voit arriver les choses grâces à quelques indices disséminés, parfois on ne voit rien venir du tout et c’est un grand plaisir d’être étonné.
J’aime aussi la tournure que prend l’histoire, elle est un peu plus sombre, de nouveaux personnages remplacent ceux perdus dans les tomes précédents sans que le rythme de lecture soit changée. On se rend bien compte que l’intrigue devient plus complexe que ce que l’on pensait au départ. Ce n’est pas qu’une banale histoire de fantasy où les personnages mènent une quête, c’est bien plus ! On y a aussi des lutes de pouvoir, des alliances, des amours, des ruptures… Bref on n’a pas le temps de s’habituer à quelques chose qu’il change. Le petit truc dommage, c’est que parfois ça traîne en longueur. Heureusement que la curiosité m’a donné envie de continuer ma lecture et surtout le reste de la saga.

23/100

23/100

3/60

3/60

Je m’appelle Lumikki tome 1 – Rouge comme le sang – Salla Simukka

Éditeur : Hachette Romans
Nombre de pages : 278
Date de parution : 5 novembre 2014
Prix : 15,00€ Notepaillons4

41Ya8OHf2BLRésumé : « Il était une fois une fille qui a dû apprendre la peur. Lumikki Andersson a dix-sept ans. Elle vit seule dans un studio, loin de ses parents et de son passé. Loin des gens. Par un matin glacial, elle découvre, dans la chambre noire de l’école, des dizaines de billets. Et une odeur. Une odeur de vieux sang. Malgré elle, Lumikki sort de son réconfortant univers réglé au cordeau pour remonter la piste, percer les mystères de cet argent sale. Face à elle, des flics corrompus, et un dangereux baron de la drogue. Lumikki aura beau tenter de fuir, elle n’a nulle part où se cacher. Or, rien n’est aussi rouge que le sang sur la neige… « 

Mon avis : En lisant la 4ème de couverture était assez succincte, mais assez pour attirer mon intérêt. La couverture en elle même plutôt épurée a vraiment finalisé de me séduire. Oui, il m’en faut peu pour que je cède.

Lumikki vit seule dans un studio. Elle est lycéenne dans un lycée artistique et essaye de mener sa vie sans faire de vague. Elle essaye de se rende transparente, limite invisible. Mais un matin toute sa tranquillité vole en éclats…

Le livre commence lentement, on découvre Lumikki et sa vie tranquille, au même rythme que sa vie le récit se déroule doucement. Elle a une vie bien rodée, basée sur son emploi du temps au lycée. On soupçonne que cette vie bien rangée n’est qu’une couverture, que Lumikki n’est pas devenue renfermée sans raison, mais l’on reste dans le flou, et ces soupçons sont vite relégués au second plan quand la découverte de Lumikki la fait basculer dans une enquête sur un baron de la drogue.
J’ai beaucoup aimé ma lecture. J’aime les enquêtes policières et les enquêtes finlandaises de surcroît. L’atmosphère qu’il dégage est aussi zen que stressante. J’ai aussi beaucoup apprécié l’humour de Lumikki, elle est certes réservée mais c’est parce qu’elle l’a choisi, elle n’en a pas moins de répartie. Malgré la jeunesse de l’héroïne, l’enquête ne perd pas pour autant en intérêt, elle est crédible est aussi palpitante qu’une enquête menée par un adulte.
Le petit bémol serait la lenteur La certains passages. Ils sont utiles pour la compréhension du personnage, de son passé, de son évolution, de son futur, mais ils sont tout de même assez long, plombant un peu le rythme. Cela n’a pour autant pas gâché totalement mon plaisir, j’ai passé un excellent moment avec ce livre que j’ai dévoré ! J’ai hâte La retrouver Lumikki dans le prochain tome, de la suivre sur une nouvelle enquête et de la voir changer.

Le petit plus : le second tome est prévu pour le printemps 2015.

Je remercie les éditions Hachette Romans pour cette lecture.

22/100

22/100

Si loin de toi – Tess Sharpe

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 480
Date de parution : 13 novembre 2014
Prix : 17,90€ Notepaillons5

51877Cjf9+LRésumé : Sophie Winters a failli mourir. Deux fois. Survivante. Blessée à vie, elle est accro aux antidouleurs. Droguée.
Mina, sa meilleure amie, a été tuée sous ses yeux. Traumatisée. Personne ne croit à sa version des faits. Ni la police. Ni sa famille. Seule au monde. Elle se battra pour qu’éclate la vérité. Au nom de l’amour. Prête à tout.

Mon avis : La Collection R nous propose souvent des livres un peu hors du commun qui sortent des traditionnels livres pour ado. La 4ème de couv’ de Si loin de toi m’a fait cet effet, et j’ai eu envie de le découvrir.

Sophie a failli mourir deux fois. La première fois elle en a réchappé mais en morceaux, la rendant ensuite dépendante aux anti-douleurs. La deuxième fois, sa meilleure amis y est restée, mais son passé d’ancienne toxico fait que son témoignage n’est pas cru. Elle décide alors de découvrir la vérité elle-même.

Je pensais que cette histoire racontait juste une histoire. Une jolie histoire poignante, mais une histoire quand même. Mais ce n’est pas que cela, ce livre est aussi une enquête pour résoudre un meurtre et une quête pour que Sophie découvre qui elle est vraiment.
Ce livre est vraiment a savourer. De toute façon on ne peut pas faire autrement tant l’auteure distille ses informations au compte gouttes. Avec d’habiles flash back et des retours en arrière, l’auteure nous dévoile morceau par morceau la vie de Sophie. On apprend petit à petit comment elle est arrivée là aujourd’hui et en parallèle on mène l’enquête avec elle pour découvrir qui à tué Mina. On pourrait penser que tout ça serait assez « foutoir » mais c’est très bien écrit et les informations du passé viennent habilement et jours à point nommé nous éclairer sur les événements du présent. De plus la narration est simple et permet une lecture rapide.
J’ai adoré le personnage de Sophie. C’est une fille forte qui cache comme elle peut une faille intérieure de la taille du Grand Canyon. J’ai aimé suivre sa reconstruction, son envie de s’en sortir et de faire quelque chose de sa vie alors même qu’elle lui échappe, qu’elle part en lambeaux et que le destin s’acharne à lui en faire voir de toute les couleurs. Elle est de ces personnages qui marquent et que l’on a envie de prendre en exemple.
J’ai passé un très bon moment avec ce livre que j’ai lu en moins La 24h. Une fois qu’on a commencer à connaître Sophie et son histoire, on n’a qu’une envie c’est d’en découvrir la fin et de passer le plus de temps possible avec elle.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

21/100

21/100

Hate list – Jennifer Brown

Éditeur : Le livre de poche jeunesse
Nombre de pages : 389
Date de parution : 22 octobre 2014
Prix : 6,90€coupcoeur3Notepaillons5

81OhMegshoLRésumé : C’est elle qui a eu l’idée de la liste, mais elle n’a jamais voulu que quelqu’un meure. Valérie est effondrée après le drame survenu à son lycée. Son petit ami Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils avaient écrite pour s’amuser, et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants. Puis, Nick s’est suicidé. Mais Valérie, elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève, et quitte sa chambre pour retourner au lycée.

Mon avis : J’aime les livres qui parlent des ados d’aujourd’hui sans édulcorer leur réalité. Ça me permet de garder un lien avec ma jeunesse, mais surtout de comprendre les jeunes de maintenant, et qui sait de mieux communiquer avec mon neveu et ma nièce (oui, je sais on peut rêver).

Le petit ami de Valérie a commis une fusillade dans leur lycée, elle a été touchée pendant le massacre, mais a quand même été considérée comme complice. Le retour au lycée quelques mois après la tuerie ne se fait pas facilement…

Le sujet des tueries dans les lycées américains est plutôt délicat, l’aborder dans un livre destiné aux ados l’est tout autant. J’étais curieuse de voir le point de vue de l’auteure. Elle a choisi de l’aborder du point de vue d’une personne proche du tueur, pas vraiment impliquée mais pas non plus innocente : sa petite amie. Valérie est une ado révoltée, en colère comme il y en a temps. Tous les ados (ou presque) ont l’impression que le monde est contre eux et les empêche d’être heureux, c’est à dire de faire ce qu’ils veulent. Dans leur processus de construction, ils ont une période où tout doit tourner autour d’eux, où tout leur paraît injuste. Valérie et Nick sont en plein dans cette période et ont l’impression que tout le monde leur en veut. Mais il y a une différence entre les deux, elle s’en sert comme défouloir, lui y croit dur comme fer.
Les tueries sont un sujet qui m’intéresse et qui me touche, l’auteur a réussi à l’aborder sobrement, avec beaucoup de pudeur, tout en essayant de rester objective. J’ai vraiment aimer sa façon de présenter le thème. Sans vouloir l’excuser, elle a voulu nous montrer que le tueur était un être humain normal, jusqu’au moment où il perd les pédales nous exposant pourquoi il est arrivé à cette extrémité, tout ça à travers les yeux et la perception de Valérie. Elle nous dresse aussi un portrait au vitriole de cette jeunesse choyée mais tellement mal dans sa peau. Ce malaise qui a trouvé résonance en moi, mon adolescence n’ayant pas été toute rose non plus.
Ce roman est un bilan de ce qu’il se passe dans les lycées américains, et sûrement un peu dans les nôtres aussi. Il est à mettre dans toutes les mains, les ados pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas les seuls à ressentir ces émotions, et aux adultes pour qu’ils comprennent un peu mieux leurs enfants.

J’ai adoré ce livre qui m’a fait frémir, mais qui a tout de même gardé intacte ma confiance en la jeunesse.

 

19/100

19/100

Les géants – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 284
Date de parution : 5 novembre 2014
Prix : 15,50€ Notepaillons5

image.htmlRésumé : Ça se passe sur la Côte Basque.
Les Géants, ce sont eux : Marius, le fils, surfeur, son besoin d’ailleurs. Auguste, le père, marin pêcheur, cramponné à la vie qu’il s’acharne à offrir à ses enfants. La soeur, Alma, qui veut exister dans cette famille patriarcale…
… et qui cache à tous son idylle avec Estéban, ami d’enfance de Marius ; sa famille à lui s’accroche dans un mobilehome à l’année. Et d’un père à l’autre, d’un fils à l’autre, les deux clans se serrent les coudes.
Tous là, unis dans cette région brute, irréductibles.
Soudain, la vague arrive. César, le grand-père de Marius, revient d’entre les morts ; et avec lui, de lourds secrets couvés comme un trésor de guerre…

Mon avis : J’ai lu Je suis sa fille de cet auteur et le livre m’avait bien plus. La 4ème de couv’ de celui-ci a aussi titillée ma curiosité, et comme je suis faible, j’ai cédé.

Une famille « classique » vivant au pays basque. Le père est pêcheur, la mère fait les marchés, le fils est surfeur au chômage, la fille repasse son bac et est serveuse pour payer ses études. Une famille somme toute classique. Jusqu’au jour où le grand-père refait surface, bousculant cet équilibre que les parents ont mis tant de cœur à mettre en place.

Une fois le livre en mains, j’ai eu le loisir d’admirer sa couverture dans son entier. Rien qu’à la regarder on perçoit les grands espaces, l’océan qui s’étend à perte La vue, on sent le soleil nous chauffer la peau et l’ai marin déposer son sel sur nos lèvres. Elle nous donne envie de partir au bord de l’océan pour plonger nos pieds dans le sable chaud. Après l’avoir savouré, j’ai ouvert le livre et commencé ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y immergé. Je suis restée en surface sur le début. Les personnages me plaisaient, les tempéraments de feu de Marius est Esteban, les deux amis inséparables, le père taciturne qui cache un cœur d’or, la mère qui veille sur la famille comme une louve sur ses petits, tous m’ont séduite, mais je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire. J’ai persévérer et j’ai bien fait ! Parce que ce livre est une jolie histoire pleine d’émotions. Je l’ai trouvé un peu longue à se mettre en place, mais une fois harponnée, je ne l’ai plus lâchée.
Cette histoire de famille pas si ordinaire vous prend souvent aux tripes, trouvant parfois échos dans votre histoire personnelle (tout le monde a des non-dits dans sa famille), et a aussi un côté romanesque qui fait rêver. Un petit bémol tout de même, certains rebondissements sont un peu cousu La fils blancs, certaines répliques assez téléphonées, mais ça donne aussi un petit côté rétro au roman sûrement voulu par l’auteur (faudrait lui demander).
Je connais peu (voire pas) le monde des gangsters évoqué dans ce roman et j’ai apprécié de le découvrir, même si le point La vue est plutôt extérieur. J’ai beaucoup aimé ce livre et sa fin ouverte, qui permet à chacun de le terminer comme il le veut, et de continuer à y penser pendant quelques temps encore…

Je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

18/100

18/100