Un assassin de première classe – Robin Stevens

♦ Éditeur : Flammarion Jeunesse
 Nombre de pages : 352
 Date de parution : 7 mars 2018
♦ Prix : 15,00€
♦ Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Daisy Wells et Hazel Wong, les deux jeunes détectives, voyagent à bord du célèbre Orient-Express. Alors lorsqu’une passagère est retrouvée morte dans sa cabine verrouillée de l’intérieur, elles découvrent très vite qu’en première classe, tous les voyageurs ont quelque chose à cacher… Il n’en faut pas plus pour que les deux jeunes filles se lancent sur la piste de l’assassin !

Mon avis : Je ne connaissais ni l’auteur ni la série, mais je me suis laissée tenter pour découvrir les enquêtes des petites filles modèles.

Hazel et Daisy partent en vacances avec le père d’Hazel après une année scolaire assez mouvementé. Et quoi de mieux qu’un voyage à bord de l’Orient-Express pour se remettre des émotions de l’année. Sauf si une des passagères se fait tuer et qu’elles doivent mener l’enquête.

J’ai trouvé ce roman pour ado charmant ! Il m’a rappeler le club des cinq et le clan des sept que je lisais lorsque j’étais enfants. Il avait un goût délicieusement régressif. Je dirais même que j’ai réussi à renouer avec Mouche détective que j’avais lu à 9 ans. Mais je m’égare un peu, revenons au roman proprement dit.
Hazel est une jeune fille réfléchi, plutôt douce et discrète qui n’en pense pas moins. C’est Daisy qui mène le duo et qui l’entraîne dans des enquêtes rocambolesques ! Et même lors des vacances avec le père d’Hazel, elles ne peuvent s’empêcher de laisser traîner leur yeux et leurs oreilles partout. Et finalement, elles ont bien fait puisqu’elles comprennent des choses que les adultes n’ont pas l’air de saisir. J’ai beaucoup aimé les suivre, même si Daisy a un petit côté tête à claques, elles sont toutes les deux adorables, et ne sont pas trop casse-cou.
L’intrigue par elle-même n’est pas des plus originale pour une férue de romans policiers comme moi, mais elle tient la route, et, même si j’avais quelques soupçons, la fin à réussi à m’étonner. L’auteure a écrit d’autres romans avec les mêmes demoiselles héroïnes, et je suis bien tenter de les lire également.

Je remercie Flammarion Jeunesse pour cette lecture.

30/60

Shorba, l’appel de la révolte – Gaspard Flamant

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 414
Date de parution : 7 mars 2018
Prix : 15,50€
Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Depuis qu’on a abandonné le lycée, il nous reste pas grand- chose, à part le pied des tours. Nous, c’est mes deux potes et moi, Shorba.
Mais on a rencontré Léo, et tout a changé.
Léo, c’est un gars de trente balais, un gauchiste vraiment pas de notre monde. Il nous montre des choses qui se passent juste à côté de chez nous mais qu’on n avait jamais vues. Il nous apprend plein de trucs des trucs de militants. On danse dans des bidonvilles, on rencontre des sans-papiers. Et pour finir, on a décide d’ouvrir un squat dans une villa de bourges pour aider les migrants.
En vérité, pour Shorba, petit rebeu de Vénissieux, cette rencontre avec Léo, c’est une putain de Révolution.

Mon avis : Ce livre étant de la collection Exprim’ de Sarbacane, je n’allais pas rater de le lire !

Shorba a arrêté le lycée à 16 ans, et depuis il zone avec ses amis, attendant que les journées passent. Jusqu’au jour où sa route croise celle de Léo et que celui-ci lui fasse découvrir une autre facette de la France.

Je me suis vite laissée emporter par ce roman. L’écriture est fluide, le rythme rapide et il est très facile de se faire emporter par la vie de Shorba et de ses amis pour le début pour se concentrer ensuite sur Shorba. En parallèle on suit ce qui est arrivé à Léo il y a 10 ans, entre deux chapitres et j’ai vraiment été intriguée, impatiente de le retrouver et de découvrir ce qui lui était arrivé.
Je ne suis pas une hyppie dans l’âme et encore moins une révolutionnaire ! Mais ce livre a quand même réussi à me parler. Il est vraiment dans l’air du temps et parle d’une actualité brûlante : celle des réfugiés et de leur difficultés à trouver un logement, ou tout simplement une place dans notre pays.
Avec les réactions simples d’un ado de 16 ans, fils d’immigrés, qui découvre la réalité de la vie de cette population d’immigrés, il est plus facile d’appréhender la situation, de comprendre ce qu’il en est exactement. Shorba voit aussi naitre au fond de lui, cette envie de s’engager, de faire ce qu’il trouve juste, en accord avec lui même et ses convictions pour se découvrir enfin et décider de ce qu’il veut faire de sa vie. Les événements qu’il traverse le changeront à jamais.
Léo reste beaucoup plus mystérieux aux yeux du lecteur… Même sin on connait un épisode de sa vie qui lui est arrivé il y a 10 ans, j’aurais bien aimé en savoir plus sur lui… Je suis sure qu’un roman complet pourrait lui être consacré…

Je remercie Sarbacane pour cette lecture.

29/60

Le week-end – Natasha Preston

Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 475
Date de parution : 1er mars 2018
Prix : 18,00€
Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »
Une fête à la campagne, dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin. Peut-être aurait-elle attendu avec moins d’impatience ce week-end avec ses amis si elle avait su que, après une nuit aussi amusante qu’inoubliable, deux d’entre eux seraient retrouvés morts, sauvagement assassinés. Il n’y a aucune trace d’effraction, aucun signe de lutte, et les cinq survivants se suspectent les uns les autres. Quelqu’un ne dit pas la vérité. Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé…

Mon avis : J’avais lu La cave du même auteur (mon avis ICI) et j’avais envie de lire ses autres romans. Celui-ci étant aussi un policier, il ne m’a pas fallu longtemps pour céder.

Lors d’un week-end dans un chalet, 2 des 7 jeunes présents sont tués. Les soupçons se portent alors sur les 5 « survivants ». Mais qui a réellement tué le jeune couple ?

Le début du roman était très prometteur : plein de secrets, de non-dits et des personnages plutôt attachants.  On a le temps de découvrir chaque personnage et leur personnalité avant que le double meurtre ne soit commis.
J’ai beaucoup aimé le duo Blake et Mackenzie. Tous les deux fonctionnent très bien : la trop optimiste avec le trop négatif. Ils arrivent à élaborer des théorie et à les démonter tout en même temps. Et dans ces conditions il est très difficile de deviner qui est le ou les coupables(s). D’ailleurs l’auteure fait basculer les soupçons de l’un à l’autre sans qu’on arrive à vraiment devenir le vrai du faux.
C’était d’ailleurs bien parti ! Une bonne partie du roman, je me suis prêtée au jeu de trouver qui était le coupable. Mais la fin ne m’a pas plu du tout ! Pour moi elle n’est pas crédible. Trop de rebondissement tue le rebondissement ! À trop vouloir étonner le lecteur, l’auteure à perdu en crédibilité à mes yeux. Pis la fin est vraiment trop ouverte à mon goût. Laisser le lecteur dans le doute peut avoir du bon, mais ici ça n’a pas pris avec moi…
Toutefois, comme le 1er roman de Natasha Preston m’avait plu, je lui laisserais encore une chance avec le prochain.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

28/80

The hate U give – Angie Thomas

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 488
Date de parution : 5 avril 2018
Prix : 17,95€
Acheter : Amazon ou

Résumé : Un roman coup de poing sur la question universelle du racisme et des violences policières !
Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.

Mon avis : Ce livre a beaucoup fait parlé de lui aux États-Unis, même si je dois avouer que j’en ai entendu parler il y a très peu de temps. Tout le monde ne tari pas d’éloge pour ce livre et cela titillé ma curiosité.

Starr se rend à une soirée qui se termine mal, elle fuit alors avec son ami Khalil en voiture. Ils sont arrêtés par un flic pour un contrôle de routine mais Khalil se fait tuer par le policier sous les yeux de Starr. Le choc passé, il faut surmonter le traumatisme, savoir quels décisions prendre et surtout continuer à vivre.

J’ai terminé ce livre hier soir (soit vendredi soir à la publication du billet) et il me trotte toujours dans la tête, même si j’en ai commencé un autre. Je suis française et je connais peu les difficultés que rencontrent les minorités aux États-Unis. D’accord, il existe également des problèmes de racisme en France, mais nos cultures étant différentes, ces problèmes sont différents. Il n’empêche que nous en sommes pas loin du même résultats parfois… Sans aller aussi loin, « nos minorités » sont également victimes de préjugés.
Parce que c’est de ça dont il est aussi question. Parce qu’on est noir et qu’on vit dans le ghetto on est obligatoirement un dealer qui finira assassin. Ce livre parle également de cercle vicieux, quand on vit dans un quartier pauvre et qu’on a du mal à joindre les deux bouts, il est parfois difficile de ne pas céder à l’argent facile. Quand on vit dans un quartier qui a mauvaise réputation, il est également difficile de trouver un travail. Quand on est mis dans le paquet qu’une minorité qui sème la peur, il y a de quoi avoir la haine. Et puis… pourquoi pas ne pas devenir ce qu’on pense déjà qu’on est (vous me suivez ?) ?
L’auteure n’a pas la prétention de donner des solutions miracles, mais elle donne pas mal d’explication sur la situation actuelle. Elle montre une image différente de ces quartier en se focalisant sur la grande majorité de ses habitants : ceux qui travaillent honnêtement et qui font tout ce qu’ils peuvent pour s’en sortir. Même si beaucoup vivent dans la peur, ils sont tout autant à vouloir que les choses changent pacifiquement.
Je pense que tout le monde doit lire ce roman, pour se faire sa propre idée et surtout pour connaitre ce qu’il se passe ailleurs et qui pourrait très bien arriver également chez nous. C’est un très bon moyen de bousculer nos œillères et nos idées reçues.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

27/80

Qui ment ? – Karen M. McManus

Éditeur : Nathan
Nombre de pages : 460
Date de parution : 22 mars 2018
Prix : 17,95€
Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Une intello, un sportif, un délinquant, une reine de beauté… un meurtrier.
Qui allez-vous croire ?
Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle… Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre.
Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous quelque chose à cacher…

Mon avis : Vu que je suis dans ma période polar, j’ai voulu varier un peu en lisant un polar jeunesse (oui, je sais je suis folle !)

Alors qu’ils sont collés, 4 élèves se retrouvent suspect lorsque le 5ème collés avec eux meurt d’une réaction allergique. Qui est le coupable ?

Dès le début, je me suis laissée emporter par l’histoire. Elle m’a séduite dès les premières lignes. Les 4 personnages principaux sont certes un peu stéréotypés  : une intello, un sportif, un rebelle et la plus belle fille du lycée, mais l’auteure a réussi à les rendre attachants. Chacun a sa personnalité, son histoire, ce qui les a blessé et les a façonné. Et surtout au fil des pages on découvre qu’ils sont plus que ce qu’ils ne paraissent être… Et quand les soupçons vont de l’un à l’autre, on n’a jamais envie que l’un d’eux soit le coupable.
C’est là le tour de force de l’auteure : nous faire changer d’avis sur le coupable tous les 2/3 chapitres, elle distille le doute à chaque page. J’ai eu mon petit avis sur le dénouement au 3/4 du roman mais je n’avais pas imaginé un tel « mobile ». C’est très pervers et tortueux, mais cela est à l’image des adolescents.
Je ne sais pas comment l’auteure a eu l’idée d’écrire cette histoire, mais en tout cas elle l’a très bien fait ! Les personnages sont malmenés, menés par le bout du nez (un peu comme le lecteur) et ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés, franchement j’ai adoré ce roman et je vais suivre l’auteure, j’espère qu’elle sera à nouveau traduit en français.

Je remercie Nathan pour cette lecture.

27/80