Tout ce que je ne t’ai pas dit – Kylie Fornasier

Éditeur : Fleurus
Nombre de pages :  398
Date de parution : 9 février 2018
Prix : 16,90€
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Résumé : « Je déteste cette étiquette de Mutisme Sélectif : comme si je choisissais de ne pas parler, comme un enfant qui refuse de manger ses épinards ! J’ai utilisé tous les trèfles à quatre feuilles que j’ai trouvés depuis que j’ai dix ans pour faire ce vœu : réussir à parler quand je le veux. Je suis en train de me demander s’il y aura assez de trèfles sur terre. »
Après avoir perdu sa meilleure amie à cause de sa maladie, Piper Rhodes décide de changer de lycée, déterminée à ce que sa dernière année soit différente. Elle rencontre bientôt West, le joueur star de l’équipe de foot, le garçon dont tout le monde parle. Malgré la peur de Piper de perdre à nouveau un être cher et malgré tout ce qui les sépare, Piper se lie à West, sans que jamais elle ne réussisse à lui dire un seul mot.. Une histoire de confiance, d’amitié et d’amour, où se révèle le pouvoir des mots qu’on dit, et de ceux qu’on ne dit pas.

Mon avis :  Les livres ados oui, mais les livres ados qui en plus explique des choses, c’est encore mieux !

Pipier est atteinte de mutisme sélectif, et celui-ci fait de sa vie un enfer ! Elle ne peut pas parler quand elle en à envie et encore moins à qui elle veut. Elle change cette année d’établissement scolaire et elle a beaucoup d’espoir que tout cela change.

L’originalité de ce roman à mes yeux, c’est qu’il se déroule en Australie et j’ai lu très peu de livres se passant dans ce pays et j’ai adoré le découvrir : l’ambiance du bush et ses saisons inversées. Il m’a d’ailleurs fallu un temps de réflexion chaque fois qu’elle parlait du déroulé de son année scolaire.
Piper est un personnage très attachant. Moi qui suis pipelette j’ai partagé sa frustration à ne pas pouvoir dire ce qu’elle voulait, quand elle le voulait et à qui elle voulait. J’ai compris sa colère et compati à sa tristesse. Je ne connaissais pas ce syndrome, je l’ai découvert et j’en ai appris beaucoup. Elle a la chance d’être entourée par une famille aimante et encourageante, qui la soutient et l’accompagne dans ses choix.
L’histoire parle de compréhension et de tolérance, mais aussi de méchanceté gratuite à cause de la méconnaissance. Avec de la pédagogie on ne peut pas faire de miracle mais on peut quand même faire bouger les choses.
Ce roman est un joli message d’espoir et de tolérance qui ne tombe pas dans le « patho ». Le ton est juste et j’ai passé un très bon moment lecture avec ce livre et je le conseille vivement pour aider à comprendre la différence.

Je remercie Fleurus et Netgalley pour cette lecture.

37/50

Rule tome 1 – Ellen Goodlett

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  495
Date de parution : 26 août 2020
Prix : 17,90€
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Résumé : « Zofi, Ren et Akeykah vivent toutes les trois en des points opposés du royaume de Kolonya. Elles ne se connaissent pas et n’ont rien en commun. Lorsque le roi les convoque, elles sont persuadées d’être perdues. Il faut dire que chacune d’entre elles cache un lourd secret, du genre qui peut vous faire exécuter pour trahison… Pourtant, à leur grande surprise, le souverain leur révèle qu’elles sont ses filles naturelles. Lui-même est mourant et, depuis la perte tragique de son fils unique, elles sont ses seules héritières. À elles de prouver laquelle mérite de régner. Mais quelqu’un à Kolonya connaît leurs secrets, et ne reculera devant rien pour les empêcher de conquérir le trône… »

Mon avis : J’ai commencé ce roman avec un peu d’appréhension parce que ma copinaute n’avait accroché aux personnages. Mais finalement, j’ai bien fait de le lire.

J’ai tout apprécié dans ce roman. J’ai aimé l’histoire, les personnages, l’univers, la magie… L’intrigue est très bien structurée, on avance pas à pas et on se pose des questions au même titre que les trois sœurs. Les soupçons se portent alternativement sur plusieurs personnes, et j’adore être baladé par l’autrice. Bon, d’accord, j’avais quand même une petite idée, qui s’est révélée juste (d’ailleurs je veux bien discuter de vos théories en privée), mais ce n’est pas pour autant que j’avais des certitudes. Surtout qu’en fait, à chaque fois qu’on découvre un nouvel élément, qu’on a les doutes s’éclaircissent, d’autres apparaissent. L’autrice a vraiment été très douée !

Les trois sœurs ont des tempéraments très différents, mais au fil des pages on s’aperçoit qu’elles sont complémentaires. D’ailleurs là aussi, j’ai ma petite théorie pour la fin de l’histoire. De par leurs origines et vécus différents, elles ont beaucoup à s’apporter les unes aux autres.

L’univers magique est vraiment bien pensé. Il y a certaines choses que je ne suis pas sure d’avoir saisie, mais j’espère avoir des précisions dans le prochain tome.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

 

36/50

Taxonomie de l’amour – Rachel Allen

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  431
Date de parution : 8 juillet 2020
Prix : 14,90€
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Résumé : L’été de ses 13 ans, Spencer, adolescent atteint du syndrome de La Tourette, doit réaliser un projet sur la taxonomie. Dans le même temps, Hope emménage dans la maison d’à côté. Il est séduit par l’originalité de cette fille qui aime grimper aux arbres, raconte des anecdotes bizarres et ne se moque pas de ses tics moteurs et vocaux. Ils nouent des liens intenses, oscillant entre amour et amitié.

Mon avis : C’est l’été, et qui dit été dit roman jeunesse qui parlent d’amour mais pas que !

Spencer fait la connaissance de Hope alors qu’il a 13 ans et qu’elle emménage dans la maison d’à côté. Ils vont devenir amis, apprendre à se connaitre et à s’apprivoiser.

Ce roman est idéal en cette période et j’ai pris énormément de plaisir à ma lecture. Il a tous les éléments réunis pour passer un très bon moment : des émotions, du rire, de la tristesse, des rebondissements, des « non mais c’est pas possibles » et des « enfin ! ». Bref, tout ce que je demande à un livre pour me changer les idées, et il a rempli sa mission haut la main.
J’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Hope est une jeune fille à vif, mais qui ne le serait pas dans sa situation. Et Spencer est un gamin atypique qui m’a fait découvrir plein de choses sur les insectes. Il a aussi un handicape, le syndrome de la Tourette, on en apprend aussi un peu sur cette maladie, d’ailleurs j’aurais aimé que ce point soit un peu plus développer.
L’autrice aborde aussi le sujet de l’entourage face au handicape, pas mal de gens le comprennent mal, voire pas du tout, et sont tous bonnement exécrables ! La méconnaissance peut parfois faire beaucoup de mal. out cela est abordé avec pudeur et justesse sans aller dans le voyeurisme.
L’histoire de Spencer et Hope et très jolie, même si elle prend son temps, emprunte des détours pour faire devenir chèvre le lecteur. Mais c’est aussi pour cela qu’on aime lire ce genre de roman.
Bref, une lecture que je ne peux que vous recommander pour tous les points abordés au dessus.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

36/50

Les coups de coeurs de Keiko Carter – Debbi Michiko Florence

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages :  291
Date de parution : 18 juin 2020
Prix : 14,95€
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Résumé  : À la rentrée, Keiko Carter n’a qu’une seule hâte : retrouver ses deux meilleures amies ! Le moment est enfin venu de faire le compte-rendu de leurs vacances d’été, mais aussi de se lancer leur défi annuel… La mission ? Trouver un petit copain pour le bal de fin d’année. Le problème de Keiko ? Elle n’a jamais embrassé personne. Le problème d’Audrey et Jenna ? Elles ont des vues sur le même garçon… Très vite, le défi prend des proportions inattendues et met en péril l’amitié des trois jeunes filles. Après tant d’années de complicité, leurs chemins vont-ils se séparer à cause d’une histoire de garçons ?

Mon avis : Une petite romance d’ado toute doucette pour aciduler un peu l’été ? Allez hop ! C’est parti !

Keiko, Audrey et Jenna sont meilleurs amies depuis la primaire, mais l’entrée en classe de 5ème vient chambouler leur fragile équilibre.

Keiko est une pré-ado qui fuit l’affrontement. Elle veut que tout se passe bien pour tout le monde. Quitte à s’oublier elle même. Elle essaye toujours de tout arranger, même si c’est elle qui doit en payer le prix. Sa première meilleure amie Audrey et une vraie peste qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Sa seconde meilleure amie et une jeune fille réservée qui ne fait part de ses sentiments que lorsque cela est vraiment nécessaire. Ajoutez à cela des frères et sœurs, des parents qui divorcent, les hormones des ados et les premiers émois et vous comprendrez que tout cela est bien vacillant, tenant à un fil.
C’est une jolie petite histoire qui n’a pas réussi à me captiver. Elle s’est lue très vite mais ne me laissera pas un souvenir impérissable. Dommage, parce que sur le papier tout était réuni pour me plaire. Mais il m’a manqué quelque chose… Si Audrey m’a royalement agacé, Keiko n’a pas réussi à m’attendrir, je ne me suis pas attachée à elle. Je l’ai trouvé limite insipide… Je m’arrêterai donc là même s’il y a visiblement d’autres tomes…
Toutefois, je pense qu’il plaira beaucoup aux ados de cet âge.

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.

35/50

Je ne meurs pas avec toi ce soir – Kimberly Jones et Gilly Segal

Éditeur : Milan
Nombre de pages :  231
Date de parution : 24 juin 2020
Prix : 14,90€
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Mon avis : Lorsqu’une dispute entre un lycéen noir et un lycéen blanc se transforme en émeute raciale et gagne la ville, Campbell, blanche, et Lena, noire, camarades qui se connaissent à peine, fuient le lycée et traversent la ville ensemble pour aller retrouver le petit ami de Lena. Ces heures angoissantes sont pour elles l’occasion d’apprendre à se connaître et à dépasser leurs préjugés.

Mon avis : Comme tout le monde, je m’intéresse à ce qu’il se passe actuellement dans la société américaine. Ce livre est une autre façon de le découvrir.

Campbell et Lena, n’ont rien en commun. Et je ne parle pas de la couleur de peau. Mais une bataille générale après un match au lycée, va bouleverser leur vie et leurs croyances.

On ressort de ce livre un peu perplexe. Non, plutôt interrogatif. La question de savoir ce que j’aurais fait dans pareille situation ne me quitte pas. D’accord, je ne vis pas dans le même pays, mais quelque soit le pays, les préjugés ont la vie dure. Ce qui nous sont inculqué, si pas par la famille, par la société, son entourage, les programmes TV, les séries, les médias… Est-ce que j’aurais fait confiance à une personne dont ont me dit qu’elle est une voleuse, un dealer… dans cette situation où ma vie en dépend… Je ne sais pas. On a toujours envie de se dire qu’on est exemplaire et qu’on est au dessus de toute cette mesquinerie, mais qui en est réellement sûr…
C’est ce qu’on fait Lena et Campbell. Elles ont collaboré, même si parfois le doute venait s’immiscer entre elles, même si la peur venait leur titiller l’estomac… De toute façon elles n’avaient pas le choix.
Les autrices ont décidé de montrer l’émeute et son émergence à travers les yeux de deux ados.  On ne voit que ce qui les affecte, et c’est déjà beaucoup. Leur difficulté à avancer, à comprendre ce qu’il se passe autour d’elles… Chacune va réussir à comprendre le point de vue de l’autre, et donc de l’autre communauté. Comprendre n’est pas accepter, mais c’est le début d’une ouverture d’esprit.
Le roman ne dure qu’une nuit, on ne sait pas trop ce qu’il s’est passé avant, et on ne sait pas ce qu’il se passera après. Mais on espère que cette association forcée, débouchera sur quelque chose qui ramènera l’espoir dans tout un pays…

Après les derniers événements qui se sont déroulés aux USA, je pense que e livre est à mettre entre toutes les mains.

Je remercie Milan pour cette lecture.

34/50