L’année où je t’ai perdu – Emily Martin

Éditeur : Hugo romans
Nombre de pages : 334
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  17,00€ Notepaillons2.5

l-annee-ou-je-t-ai-perdu-765034-250-400Résumé : Harper est la spécialiste des grosses bourdes. On peut même dire qu’elle y excelle ! L’année passée, elle s’est faite virer de son équipe de natation, a gagné la réputation de la pire garce du lycée, puis est devenue le mouton noir officiel de sa famille. Mais sa pire erreur est sans doute d’avoir perdu son meilleur ami, Declan. Après six mois d’absence et de silence, Declan revient dans leur ville natale pour y passer l’été. Tout chez lui semble différent : il est plus grand, plus fort, et surtout plus séduisant que jamais… Harper aussi a changé, surtout depuis qu’on a diagnostiqué un cancer à sa mère. Declan ne veut plus avoir affaire à Harper. Pourtant, il est le seul à qui elle aurait voulu se confier. Mais alors que le destin les rapproche à nouveau, ils devront décider ce qu’ils peuvent sauver dans leur histoire…

Mon avis : une histoire de couple difficile, de quoi me tirer une petite larme ? Il n’en fallait pas plus pour me tenter.

Harper merde tout depuis 1 an. Pourquoi ? Elle ne le sait pas vraiment et ce n’est pas l’été qui s’annonce qui va pouvoir arranger ça on dirait…

La lecture de ce livre m’a pris deux jours, mais je suis restée mitigée.
L’histoire n’est pas révolutionnaire : des ados qui se font du mal, une ado qui foire ça vie, des parents largués… bref on a déjà lu ça cent fois. Souvent l’originalité dans ces romans repose sur les personnages qui sont attachants. Mais ici non. Du moins pas pour moi. Je suis restée à côté d’Harper sans qu’elle réussisse à m’émouvoir. Dans la plupart des cas je ne comprenais si ses actions ni ses réactions ni ses émotions. Et il en a été de même pour les autres personnages.
L’histoire m’a parue un peu brouillon. Comme je ne comprenais pas les réactions d’Harper il m’était aussi parfois difficile de comprendre l’histoire et donc d’y adhérer. Enfin non, j’ai bien compris l’histoire dans ses grandes lignes, mais c’est certains événements que je n’ai pas compris. Je pense que Harper est tellement différente de moi (et même du moi ado) que j’ai passé une bonne partie de ma lecture à hausser les sourcils.
En résumé, j’ai eu du mal à m’immerger dans ce roman. Je l’ai lu vite, parce qu’il se lit facilement, mais je ne l’ai pas trouvé passionnant. Je l’ai trouvé plutôt brouillon, et je n’ai pas réussi à comprendre l’héroïne. Pourquoi elle fait tout ça est resté un mystère pour moi… C’est une lecture facile pour se vider la tête.

Je remercie Hugo romans pour cette lecture.

50/80

50/80

Les rêves sont faits pour ça – Cynthia Swanson

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 384
Date de parution :  4 mai 2016
Prix :  18,90€ Notepaillons4

51eWh0dgJLLRésumé : Une nuit, Kitty rêve qu’elle se réveille dans une chambre inconnue. Auprès d’elle, un homme qu’elle ne connaît absolument pas mais qui l’appelle Katharyn, et deux petits enfants qui l’appellent maman mais dont elle ne peut être la mère. Puis la scène s’estompe, Kitty ouvre les yeux et reprend sa vie de célibataire amoureuse des livres et libraire à Denver. Mais le rêve revient. De plus en plus souvent. De plus en plus puissant…
Face au miroir de cette autre vie imaginaire, Cynthia Swanson fait douter le lecteur.  Qui est vraiment son personnage ? Kitty, la jeune femme qui a fait le choix de se consacrer à sa passion des livres et n’a pas eu d’enfant, ou bien Katharyn, l’épouse comblée, son double onirique ? Au fil des pages, les frontières se brouillent. La résolution, en réorganisant les morceaux du miroir, laisse troublé, stupéfait et ému.

Mon avis : J‘ai toujours été intéressée par le « monde des rêves », à y chercher une signification (faut dire que les miens sont bien spaces quand même). C’est donc tout naturellement que la 4ème de couverture m’a séduite.

Toutes les nuits Kitty rêve qu’elle a une autre vie. Elle, la vieille fille célibataire se retrouve marié et mère de famille. Toutes les nuits le même rêvent reviennent, jusqu’à rendre flous les limites entre rêve et réalité.

J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman. Je me suis laissée porter par deux vies de Kitty. Je ne sais pas si cela a fait le même pour les autres lecteurs, mais dès le début je me suis demandée quelle était la vraie vie de Kitty et quelle était la fausse. Les deux semblent tellement réelles !
Ces deux vies nous permettent de découvrir deux facettes de la vie des femmes dans les années 60. Je peux dire que je ne les envie pas ! Et heureusement qu’on a fait du chemin depuis cette époque, même s’il en reste encore pas mal à faire. On y découvre la vie de la femme au foyer et celle de la célibataire. Ces deux styles de vie qui font partie du rêve américain des années 60.
Kitty est un personnage attachant. Quelque soit la vie dans laquelle on la découvre, elle nous dévoile tout : force et faiblesse. Le tout avec cette réserve due à cette époque, on a l’impression que même si ce sont ses pensées intimes, elles ne nous sont pas dévoilées en entier. Elle a toujours une certaine réserve. Pourtant on sent que c’est une femme entière et on en a d’ailleurs la confirmation dans les dernières pages.
Ce livre est une jolie histoire, qui entraine le lecteur à se poser plein de questions et surtout à enchainer les pages pour avoir la réponse à toutes ses questions.

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

Blonde à forte poitrine – Camille de Peretti

Éditeur : Kero
Nombre de pages : 234
Date de parution :  4 février 2016
Prix :  17,90€ Notepaillons4.5

41dETqXYlHLRésumé :  » La fille était le fantasme absolu, la vierge et la putain réunies. Incroyable, inconcevable que personne ne l’ait encore remarquée. C’est de cette façon qu’il en parlerait à la presse par la suite, la version officielle du moins, et quand on lui demanderait de se justifier, il ferait le parallèle avec les chercheurs d’or : elle était la pépite d’une vie, elle était exceptionnelle. « 

À 17 ans, Vickie, jeune fille naïve d’une petite ville texane, tombe enceinte de son copain. Rejetée par sa mère et bientôt par sa belle-famille, elle trouve refuge dans un club de strip-tease avec son bébé. Un peu trop grande, un peu maladroite, elle est pourtant vite remarquée pour le pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les hommes. De playmate à star de la téléréalité, son ascension sera fulgurante. Mais qu’il est dur de rester soi quand le monde entier convoite votre corps…

Mon avis : C’est en recevant le livre que je me suis aperçu que c’était une version romancé de la vie d’Anna Nicole Smith, cette « bimbo » (même si je n’aime pas ce mot) américaine qui a défié la chronique.

Vickie n’a pas le choix et devient stripteaseuse pour élevé son fils. Ça commence comme une histoire, trop, classique pour finir par quelque chose qui l’est moins.

Je connais Anna Nicole Smith de nom, sans m’être vraiment intéressée à sa vie, je ‘ai vu comme tout le monde étalée dans les tabloïd et parfois à la télévision. Je l’ai vraiment « découverte » à travers ce livre. Je suis bien consciente que cette histoire n’est pas la sienne réellement, mais elle m’a fait m’interroger sur ce qu’a été réellement sa vie.
Je suis ressortie vraiment bouleversée de cette lecture. Vickie, le personnage principal est une jeune femme plutôt naïve. Quoique naïve n’est pas vraiment le bon mot. Ce n’est pas une mauvaise personne, loin de là, et du coup elle ne prête ce sentiment à personne, ce qui lui joue des tours. On ne peut que l’aimé et avoir envie de la protéger. De la secouer parfois aussi.
Je dois être naïve également parce que j’ai découvert des mondes et leurs usages, que je ne soupçonnais pas : celui de la prostitution, du showbiz… Je suis restée sidérée par l’opportunisme de certains, l’usage de la position d’autres et encore plus par cette blonde qui courbe le dos en souriant pour son fils. Parce que ce livre c’est l’histoire de l’amour que porte une mère à son fils, et de tout ce qu’elle peut faire pour lui, pour qu’il ait une vie meilleure. Il parle de cette amour inconditionnel, exclusif qui est parfois pervers et fait du mal autant à la mère qu’au fils.
Ce roman est plus complexe qu’il n’y parait. Ce n’est pas seulement l’histoire d’une blonde aux dents longues qui veut devenir célèbre. Non, du tout. Personnellement c’est un livre qui m’a fait réfléchir et m’a fait regarder Anna Nicole Smith, dont l’auteure s’inspire, d’une autre façon. Et je suis restée un long moment sur le net à savoir ce qui était vrai et ce qui ne l’était pas.
Une petite claque en ce premier trimestre de lecture.

Dylan Dubois – Martine Pouchain

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 301
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  15,50€ Notepaillons4

81-h1HzpmsLRésumé : Après un ans en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a remplacé sa mère, partie trois ans plus tôt.
A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle…
Mais le pire, c’est quand il comprend. Cynthia n’est pas juste une belle-mère désagréable : c’est une machine à démolir les gens. Dylan n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty. Direction la forêt!

Mon avis : Vous le savez maintenant, je suis une grande fan de la collection Exprim’ chez Sarbacane. Du coup, il fallait que je lise Dylan Dubois !

Dylan sort de foyer. Quand il rentre chez lui son père a une nouvelle petite copine, Cynthia, et le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas l’amour fou entre Dylan et sa belle-mère.

Au vu du résumé, je pensais que le livre commencerait sur les chapeaux de roues. Mais en fait l’auteure prend le temps de nous présenter tout les protagonistes et de planter le décor et les tensions. La vie de Dylan n’est pas facile mais ce n’est pas la pire. On a envie de se révolter pour lui et pour son chien Rusty, On a également envie de secouer Cynthia la belle-mère démoniaque, digne descendante de celle de Blanche-neige ou de Cendrillon, assaisonné au goût du jour. Je le trouve même très patient, en même temps en tant qu’ado de 16 ans il n’a pas vraiment d’autres alternatives…
Quand il prend la route, son voyage est initiatique, il apprend à grandir. Il a déjà eu son lot de malchance qui l’a fait grandir prématurément, mais il apprend à mettre ça ordre, à relativiser, à faire avec ce que la vie lui a donné et à l’exploiter au mieux. Ce n’est pas facile, il doute, mais je trouve qu’il se débrouille plutôt bien. Mieux que certains adultes.
Dylan est vraiment un personnage attachant. La vie lui a appris à être fort mais il lui arrive de craquer et dans ces cas là on a envie de le prendre dans nos bras et de le consoler.
Les rencontre qu’il fait vont lui apporter, et il va en garder le meilleur, découvrant qu’on doit parfois partir loin pour découvrir que tout ce dont on a besoin se trouve là, juste à côté, depuis le début.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

18/80

18/80

Invincible – Amy Reed

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 314
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  13,90€ Notepaillons4

9782280282383-001-X_0Résumé : Je ne vous apprends rien : l’hôpital, ça craint. Surtout quand on pense qu’on va mourir et qu’on voit les autres qui ont toute la vie devant eux.
Alors vous allez me trouver sacrément ingrate si je vous dis que finalement, la maladie ne m’a pas eue, que je suis bien vivante, et que pourtant je suis sonnée. A terre. Agressive. En colère.
Parce que je n’avais pas prévu ça. VIVRE.
Parce que tout le monde attend de moi que je sois heureuse.
Ce que je suis ? Une fille qui cherche sa route. Et le seul qui me prend telle que je suis, c’est Marcus…

Mon avis : Dans la collection Mosaïc certains romans sont destinés aux jeunes adultes et, avec les romans policiers, ce sont mes préférés. Quand j’ai lu le synopsis d’Invincible, il fallait absolument que je le lise.

Evie est rescapée du cancer. Elle a guéri miraculeusement. Mais être une survivante au milieu d’une unité pédiatrique qui accueille des enfants mourant est très lourd à porter.

Moi qui aime les personnages torturés avec ces malades atteints du cancer j’ai été servie ! Il n’y a pas plus torturé qu’une personne qui lutte, avec le peu de moyen qu’elle possède, contre la mort. Evie et ses amis n’échappent pas à la règle. Leur moyen de contrer toute cette morosité c’est l’humour, mais il n’est pas toujours bien compris et perçu par les personnes en bonne santé.
Evie est une jeune fille fragilisée par la maladie qui a du mal à reprendre ses marques après sa sortie de l’hôpital. Difficile de côtoyer le quotidien quand on a frôlé la mort. Tout parait superficiel et secondaire. Sa façon de réagir est extrême et l’entraine sur la mauvaise voie, mais qui pourrait lui jeter la pierre ? Nous ne pouvons pas savoir comment nous réagirions dans une telle situation.
L’auteur réussi à décrire le revers de la médaille. Parce que ce n’est pas parce que le corps est guéri que tout va bien. La tête à parfois du mal à s’adapter à tous ces chamboulements.
Evie est une ado révoltée qui ne comprend pas que le monde continue de tourner alors que son univers à elle a changé du tout au tout. Nous suivons on évolution, ou plutôt sa chute, sa descente aux enfers. Elle essaye de se réapproprier sa vie mais n’a pas les moyens pour y arriver.
Evie m’a émue, j’ai aussi eu envie de la secouer et j’ai souvent eu envie de al prendre dans mes bras pour lui dire que ce n’était qu’une mauvaise passe à traverser.
L’adolescence n’est pas une période facile, encore moins quand on est malade.
À la fin de ma lecture j’ai découvert qu’il existait un second tome que j’ai hâte de découvrir.

14/80

15/80