Je suis sa fille – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 253
Date de parution : 4 septembre 2013
Prix : 14,90€ Notepaillons4

couv je suis sa filleRésumé : C’est l’histoire de Joan, qui à été élevée par son père sur fond de hard rock et de westerns. C’est l’histoire du père de Joan, un visage de plus écrasé par le grand Capital. C’est l’histoire de Hugo, le meilleur ami de Joan, qui décide de l’accompagner quand elle hurle : Il faut que ça change ! Je veux que ça s’arrête ! On va tuer le grand patron ! Deux ados embarqués dans un road – trip ébouriffant, sur la N7, direction Nice… Ils ne savent pas ce qui les attend. L’aventure. L’amour. Les rencontres. Fuck la crise, vive la vie !

Mon avis : Je pense que je peux maintenant dire que je suis une inconditionnelle de la collection Exprim’, j’aime leur livre qui me chamboulent parfois et qui reste souvent à me trainer dans la tête pendant quelques jours.

Joan vit avec son père. Elle voit peu sa mère bohème et globe trotteuse et elle a donc un lien très particulier avec son père. Le jour où on lui apprend qu’il est à l’hôpital, tout son monde s’écroule. Sa seule bouée : trouver le coupable et le faire payer. Avec son meilleur ami, les voilà à traverser la France pour réclamer vengeance.

J’ai été embarquée par ce livre comme si Joan et Hugo m’avaient emmené avec eux dans leur voiture pour réaliser leur projet. Ils ont encore la fraicheur et l’innocence de croire que tout est possible. Que bien sûr notre monde est pourri mais qu’ils peuvent encore le changer. Laisser leur emprunte sur notre société, celle qui la changerait, même si ça prendra du temps.
En traversant la France, rien qu’à deux, comme deux adultes qui doivent s’assumer et assumer leur décision, nos deux ados sont obligés de grandir, d’ouvrir les yeux sur ce qui les attend et surtout apprendre que malgré tous leurs efforts, ils seront comme nous tous et feront de leur mieux avec les cartes qui leurs sont distribuées.
Joan est une ado déjà à moitié ado. Son père l’a éduqué seul et ils ont presque une vie de couple, où il est parfois difficile de définir qui est le parent. Mais même si elle est consciente de pas mal des réalités de la vie, elle a gardé au fond d’elle la petite fille qu’elle était et qui croit encore aux contes de fées et aux solutions miracles. Ce voyage initiatique va la faire murir et accepter que parfois abandonner peut aussi être une forme de victoire. Elle est adorable et touchante et j’ai beaucoup aimé passer ce moment avec elle.
Les épisodes drôles, tristes, intenses, saugrenus s’enchainent aux même rythmes que les kilomètres parcouru et une fois la fin arrivée on n’a pas envie de quitter ce livre. Surtout que cette fin m’a frustrée, j’aurai bien aimé passé encore quelques temps avec Hugo et Joan et voir ce qu’ils allaient faire de leurs acquis… Un autre roman peut-être…

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

62/65

62/65

Thunder tome 1 – Quand la menace gronde – David S Khara

Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 216
Date de parution : 9 avril 2014
Prix : 9,90€ Notepaillons3.5

51rDbZAhcmLRésumé : Un magnat russe périt dans l’explosion criminelle d’une raffinerie en Sibérie. Son fils, Ilya Volochin, part en Angleterre vivre chez une grand-mère qu’il ne connaît pas. Dans son nouveau lycée, il rencontre Angela et trois autres adolescents au caractère affirmé. Agressés, ils réussissent à repousser leurs adversaires avant de découvrir qui est le commanditaire de ce guet-apens. Ils comprennent vite que leur réunion n’est pas le fruit du hasard…

Mon avis : Je continue ma découverte des éditions Rageot avec leur livres destinées aux ados et j’avais hâte de lire celui de David S. Khara auteur que j’ai découvert avec les vestiges de l’aube.

Ilya a perdu son père, richissime entrepreneur mort dans l’explosion d’une raffinerie. Il hérite alors de sa fortune et doit aller vivre avec sa grand-mère paternelle qu’il ne connait pas, en Angleterre pays qu’il connait peur. Il découvre alors sa nouvelle école et se fait de nouveaux amis. Mais peut-être que ces nouveaux amis ne le sont pas totalement du fait de ses choix…

J’ai retrouvé dans ce livre le style de David S. Khara, celui que j’avais apprécié dans le premier livre que j’ai lu de lui. On retrouve également un thème qu’il apprécie beaucoup, celui de l’histoire et plus précisément celui de la seconde guerre mondiale ou de ses conséquences. Le tout dans une sauce beaucoup plus allégée et digeste accessible aux ados.
L’auteur nous plante rapidement le décor, quelques traits de caractères du personnage principal, Ilya, et ensuite nous avançons petit à petit avec lui, aussi aveugle et ignorant que lui. Nous sommes ballotés d’un côté et de l’autre sans vraiment savoir où l’auteur veut nous emmener. Ilya ne le sait pas non plus et les nouveaux amis qu’il se fait au fur et à mesure sont là pour l’aider à découvrir ce qu’il se passe. Oui, je sais, je reste obscure, je ne vous raconte pas ce qu’il se passe réellement dans le livre, mais je préfère vous laisser le découvrir vous même à la façon d’Ilya.
Le petit groupe d’amis ainsi formé fait un peu penser au club des cinq (oui, je sais j’en ai déjà parlé) mais il est bien connu que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Surtout que ce récit est saupoudré d’histoire et d’espionnage, le club des cinq modernisé avec des moyens et des technologies beaucoup plus considérables. Le tout donne un ton très moderne au récit et séduira grand nombre des jeunes ados.
C’est une lecture bien sympathique, les pages se sont enchainées sans que je les vois passer et j’ai passé un excellent moment avec Ilya et sa petit troupe.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

61/65

61/65

 

Atlantide tome 1 -Le code perdu – Kevin Emerson

Éditeur : Milan / Macadam
Nombre de pages : 465
Date de parution : 9 avril 2014
Prix : 15,90€  Notepaillons3.5

capture-d_c3a9cran-2014-02-06-c3a0-12-45-37-300x439Résumé : Il y avait avant.
Et il y a maintenant.
Une Terre dévastée par les radiations solaires.
Une civilisation qui a sombré dans le chaos.

Et puis il y a Éden-Ouest, le paradis sous dôme. C’est là qu’Owen va passer ses vacances, sélectionné comme quelques autres.
Paradis ?
Pas si sûr.

D’abord des blessures étranges. Une mise en garde énigmatique. Une transformation inquiétante… Et une certitude : Owen peut sauver ce qu’il reste de la Terre. À condition qu’il comprenne quel est son rôle. Et comment le jouer…

Dans un monde ravagé par les radiations solaires, il existe des havres de paix où l’on vit comme avant. Mais, dans ces paradis terrestres, tout n’est pas si rose. Certains secrets pourraient même menacer l’humanité tout entière… Owen sera-t-il en mesure de tout changer ?

Mon avis : J’ai découvert la collection Macadam chez Milan depuis quelques mois et je dois avouer que c’est une collection qui me plait tout particulièrement, proposant des romans de fictions qui font voyager et d’autres qui font réfléchir. Bref, je deviens vraiment fan.

Owen vit dans un monde futuriste où le réchauffement climatique a fait des ravages et où la population mondiale, fortement diminue, survie du mieux qu’elle peut. Il a été tiré au sort pour participer à un camps sous une sphère où le climat est protégé. Ce qui aurait dû être des vacances où le gamin aurait pu profiter d’un peu de l’opulence de l’élite, se transforme en une expérience qu’il n’aurait pas pu imaginer.

L’immersion dans l’univers d’Owen se fait lentement. Il faut l’appréhender doucement. Owen nous distille les informations petits à petits. À la même vitesse que lui découvre le camps de vacances et ses rites, nous découvrons son monde, et comment il en est arriver là. J’ai d’abord plus perçu l’univers que le personnage. Owen est un ado discret, tellement qu’au départ il est même transparent pour le lecteur. Puis son caractère s’affirme, il s’impose, les changements qui s’opèrent en lui titillent notre curiosité et petit à petit Owen prend le devant de l’histoire.
L’auteur tire son inspiration de la mythologie de l’Atlantide (ce qui est facile à deviner au vu de titre) pour créer son intrigue. Il lui impute pas mal de son imagination et le tout tient bien la route. On est emmené par les aventures d’Owen et ses amis et j’ai été fascinée par les découvertes qui parsèment le récit. Il y un habile mélange de mythes et de technologie. Cette croyance populaire que des générations lointaines, subitement disparues, avaient accédé à des savoirs, des maitrises, une technologie qui aujourd’hui encore nous sommes loin de posséder. Le tout porté par des personnages jeunes et rebelles, qui en ont marre de suivre comme des moutons ce qui leur est imposé par une élite qui détient les 4/5 des biens et vous obtenez un mélange sur le point d’exploser à tout moment. D’ailleurs on ne passe pas loin à bien des moments.
Ce premier tome nous pose le monde et l’intrigue, et maintenant que nos héros ont passé la première épreuve, j’ai hâte de découvrir ce que nous réserve la suite.

Je remercie la collection Macadam pour cette lecture.

60/65

60/65

M.O.N.S.T.R.E. tome 1- Cœur de harpie – Hervé Jubert

Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 201
Date de parution : 19 mars 2014
Prix : 9,90€  Notepaillons4

419fp78y9NLRésumé : L’avion du milliardaire Darius Tindelli s’écrase en mer dans des circonstances mystérieuses. Milo, 16 ans, son unique héritier, est bientôt rejoint à Oxford par ses coéquipiers dans Chimera, un jeu en ligne où s’affrontent chasseurs et protecteurs de chimères.

Qui a convoqué ces six adolescents qui viennent du monde entier ? Et dans quel but ? Grâce aux documents laissés par Darius, les héros découvrent l’existence d’une harpie vivante à Bangkok. Le jeu devient réalité : repérer les dernières chimères à travers le monde et les protéger. En Thaïlande, ils se heurtent à un inquiétant chasseur de créatures fabuleuses…

Mon avis : La couverture de ce livre m’a intriguée avec ses couleurs pastels et un résumé qui m’a rappelé les livres que je lisais enfant m’ont décidée à lire ce récit.

Milo a 16 ans et il vient de perdre son père dans un accident d’avion. Le voilà à la tête d’une fortune incalculable. À cette épreuve s’ajoute la rencontre fortuite avec les 6 autres ados avec lesquels il joue à un jeu en ligne. Ils ne savent pas pourquoi ils ont été réuni, ni même quelle est leur mission, mais visiblement quelqu’un en a prévu une pour eux.

Je me suis plongée dans ce livre sans apriori, mais il faut admettre qu’il a un petit côté club des cinq modernisé qui n’est pas déplaisant. Grâce à la fortune de Milo et les moyens modernes nos jeunes amis n’ont pas les mêmes moyen que le fameux club, mais cela laisse une grande liberté à l’auteur quant aux actions et aux rebondissements.
Je dois avouer que l’intrigue inventée par l’auteur reste encore assez floue dans ce premier tome, mais on devine que tout ça est assez complexe et va nous entrainer tout le long des sept tomes. On pressent qu’en dehors de ce monde fantastique, que l’auteur nous dévoile petit à petit, que tout s’imbrique et que la révélation en fin de saga sera importante. Rien que pour ça je pense bien continuer cette série.
Le style de l’auteur est simple et vif, les descriptions rapides et les événement s’enchainent laissant peu de temps mort. Le lecteur ne voit pas passer les 200 pages que fait ce premier tome et a vite envie de connaître la suite. Ce qui tombe plutôt bien puisque le deuxième tome est sorti en même temps que le premier.
Les personnages sont attachants. On n’en découvre vraiment que 2 ou 3 parmi les 7 qui constituent la bande des M.O.N.S.T.R.E. Mais l’auteur est obligé d’y aller petit à petit pour nous les présenter tous en détail, une raison de plus de vouloir découvrir ce que nous réservent les aventures de nos 7 adolescents.

 

59/65

59/65

La fille de braises et de ronces tome 3 – Le royaume des larmes – Rae Carson

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 511
Date de parution : 10 avril 2014
Prix : 18,90€ Notepaillons4

1002957_10151701728416473_756066175_nRésumé : La reine Lucero-Elisa, porteuse de la Pierre Sacrée du Destin, est en fuite. À la Porte des Ténèbres, ses ennemis ont enlevé Hector, l’homme qu’elle aime et le commandant de sa garde. Son royaume est au bord de la guerre civile, ses propres soldats ont même ordre de l’abattre…
Pour reconquérir son trône et sauver Hector, Elisa doit mener ses trois fidèles compagnons au coeur d’un pays de neige, de glace et de magie destructrice.
Les terribles secrets qu’elle découvrira durant ce périple pourraient bien changer le cours de l’Histoire…

Mon avis : Cette série est celle avec laquelle j’ai découvert la Collection R et c’est une de mes séries chouchoute. C’est donc toute fébrile que j’ai entamé le troisième et dernier tome.

Je ne vais pas vous faire de résumé personnel de peur de trop vous en dévoiler, la 4ème de couverture en explique déjà pas mal.

J’ai eu un peu de mal à me plonger dans ce livre, tant le précédent m’avait marqué, parfois c’est un peu dur de faire la transition. Mais une fois que je m’y suis mise j’ai suivi les aventures d’Elisa et ses amis avec entrain.
Dans ce dernier volet la jeune Reine doit sauver son amoureux et son royaume, deux choses qui ne sont pas faciles quand on n’y a pas été préparé. Mais elle s’en sort haut la main. Elisa dévoile qu’elle a du caractère, de la ressource et que c’est une excellente tacticienne. Elle perd de sa jeunesse et de sa naïveté pour prendre en assurance et en confiance en soi. Elle apprend à devenir reine, à gouverner, à faire des choix pour le bien du plus grand nombre, à faire des sacrifices… On suit son évolution depuis le début et la demoiselle avec un léger embonpoint qui n’était pas sur d’elle, laisse place à une femme avec des formes qui sait ce qu’elle veut et comment l’obtenir. C’est une évolution logique et celle qu’on attendait mais je dois avouer que j’ai un peu regretter l’Elisa des débuts.
L’intrigue est bien menée, mais elle traine un peu en longueur au début pour s’accélérer vers la fin. Je le trouve un peu mal équilibré. Peut-être aurait-il fallu avoir un début plus rythmé et une fin plus détaillée, ou alors scinder ce troisième et dernier tome en deux pour faire durer le plaisir ?
Les personnages secondaires, compagnons de lutte et de voyage d’Elisa prennent de l’ampleur et on devine le rôle qu’ils vont tenir dans le futur royaume d’Elisa. On devine l’ébauche de ce que sera ce pays après le passage de cette Reine douce, intelligente et décidée.
J’ai pressenti pas mal de choses qui sont arrivées dans cette fin de trilogie mais l’auteure a toutefois réussi à me surprendre sur certaines choses… Par contre, je continue à me poser des questions sur certains éléments qui pour moi ne sont pas exploités à fond… Peut-être que l’auteure a une idée derrière la tête pour continuer dans cet univers… Ça s’rait bien !

Je remercie Robert Laffont et la Collection R pour cette lecture.

58/65

58/65

La Trilogie de braises et de ronces, tome 3