Au bois dormant – Christine Féret-Fleury

Éditeur : Black Moon
Nombre de pages : 345
Date de parution : 11 juin 2014
Prix : 16,00€ Notepaillons5

1653359_857734867576663_1359009455_nRésumé : On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire. Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des évènements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Mon avis : Dans la collection Blcak Moon destinée à la jeunesse et aux jeunes adultes, on trouve aussi des thrillers. Aimant les deux genres, je n’ai pas hésité une seconde avant de lire ce livre.

Le rouet prévient les parents, peu de temps après leur naissance, qu’il tuera leur fille le jour de ses 16 ans, et jamais il n’a manqué à sa promesse. Ariane fait partie de ses victimes désignées. Elle le découvre quelques mois avant ses 16 ans et ne veut pas se résigner. Elle a décidé de vivre…

Je ne connaissais pas l’auteure, mais en farfouillant avant ma lecture j’ai découvert qu’elle a écrit beaucoup de livres jeunesses et qu’elle s’essaye au polar pour la première fois. Ma curiosité a donc été redoublée.
Le roman commence doucement. On fait d’abord connaissance avec Ariane, sa famille et son mode de vie. L’adolescente ne le sait pas encore mais elle est traquée et depuis 15 ans elle essaye d’échapper à son destin. Ariane est une jeune fille attachante, qu’on prend plaisir à découvrir même si sa vie n’est pas classique, pleines de contraintes qu’elle ne comprend pas. Elle a appris à faire avec ces obligations et s’en sort plutôt pas mal.
Quand on découvre l’intrigue à proprement parler, on prend conscience de l’esprit machiavélique du tueur (ou de l’auteure). Celle-ci est particulièrement fouillée. On en apprend petit à petit, comme différentes couches qu’on creuse. À chaque fois qu’on pense avoir compris, saisi l’intrigue dans son entier, l’auteure sort un as de sa manche et on est obligé de réviser notre théorie. C’est ça que j’aime dans un thriller c’est de ne pas être sure d’avoir raison.
Les personnages se succèdent sans lien apparent mais ce n’est que pour mieux nous embrouiller. D’ailleurs la fin m’a laissée sur les fesses. Je n’avais pas pensé à ça ! L’auteure a vraiment bien travaillé sa trame et son enquête. Le public visé a beau être jeune, ce livre n’a rien à envier aux polars adultes. Je vous le recommande.

Je remercie les éditions Black Moon pour cette lecture.

 

71/80

71/80

 

La sélection tome 3 – L’élue – Kiera Cass

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 337
Date de parution : 15 mai 2014
Prix : 16,90€ Notepaillons4

519AVt3zrKLRésumé : La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles à tout jamais. Pour les quatre encore en lice au Palais, les amitiés qu’elles ont nouées, les rivalités qui les opposent et les dangers qu’elles ont dû affronter vont les lier pour le restant de leurs jours. Car l’heure est désormais venue de désigner l’heureuse élue…
America n’a jamais osé rêver être si près de la couronne, ni du cœur du prince Maxon. Mais, à mesure que la compétition approche de son issue inexorable et que les menaces qui visent le Palais se font plus pressantes, elle se rend compte de ce qu’elle risque de perdre et de l’âpreté de la lutte à mener pour obtenir ce qu’elle désire si ardemment.

Mon avis : Le dernier tome de la sélection était grandement attendu par ses fans et j’en faisais partie. J’avais été un peu déçue par le deuxième tome mais j’étais très curieuse de connaître la fin de la trilogie et pressée de terminer une série.

La sélection continue. Maxon doit choisir sa future épouse et le nombre des concurrentes diminue, elles ne sont plus que quatre. America est toujours en course, mais elle doute. Va-t-elle gagner ? Et en a-t-elle toujours envie ?

Étant un peu mitigée à la fin du tome précédent, j’avais un peu peur de lire la suite. Peur d’être déçue et encore agacée par America. Mais j’ai bien fait de persister et de vouloir connaître la suite, parce que troisième et dernier tome est vraiment très bien. J’ai passé un excellent moment avec ce livre et j’ai adoré voir l’évolution d’America. Elle prend en maturité. Dans le 1er tome elle est très forte, très sure d’elle, elle sait ce qu’elle veut et ou elle va. Dans le deuxième, on a l’impression que le faste lui monte à la tête et je l’ai trouvé limite enfant gaté. Dans le troisième, elle redevient elle même en mieux. Parce qu’elle sait toujours ce qu’elle veut, mais elle est adoucie par le doute. America grandit sous nos yeux, prête pour le final que lui a préparé l’auteure.
J’ai aussi beaucoup aimé la fin de la trilogie. Elle m’a en grande partie surprise. Par sa vitesse, vers la fin les éléments s’accélèrent pas mal, et par sa tournure. Alors que les choses soient claires, je m’attendais à cette fin, mais pas comme ça. Ou si vous préférez, je savais que ça finirait comme ça, mais je ne savais pas comment l’auteure allait nous y amener. Et c’est très bien. Parce que déjà deviner une fin ce n’est pas super plaisant (même si on est content de vérifier ses théories), mais en plus trouver totalement c’est perdre une partie du plaisir de la lecture. Là la fin est originale et milite stupéfiante, elle vaut vraiment la peine de lire la fin de cette série.
En résumé, je dirais que cette série n’est pas révolutionnaire, mais elle est attachante et surprenante par certains côté. Donc à lire, à n’en pas douter.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

 

70/80

70/80

Imposteur tome 1 – Suzanne Winnacker

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 340
Date de parution : 15 mai 2014
Prix : 17,90€ Notepaillons4.5

impostor-425665-250-400Résumé : Rejetée par sa famille à cause de son don, Tessa est accueillie à bras ouverts par la Cellule des aptitudes extraordinaires, branche ultrasecrète du FBI qui recrute des jeunes doués de pouvoirs surnaturels. Après deux ans d’entraînement intense, elle maîtrise enfin le sien : la métamorphose.
Mais les choses sérieuses commencent vraiment pour Tessa lorsqu’un tueur en série sème la terreur dans une paisible ville de l’Oregon. Pour confondre le meurtrier, elle va devoir prendre les traits de Madison, l’une des victimes, laissée pour morte. Dans le rôle de la brebis sans défense, Tessa attend que le loup vienne parachever son oeuvre macabre…
Si elle déteste cette imposture au quotidien, incarner Madison offre aussi des compensations, celles d’une vie normale que Tessa n’a jamais connue. Au-delà des faux-semblants, des multiples suspects et du danger omniprésent, elle va découvrir l’amitié et une famille soudée. Mais comment se faire aimer pour soi quand on est dans la peau d’une autre ?

Mon avis : En vacances début juin, j’ai eu du temps pour lire, et j’ai voulu varier les genres. De la jeunesse oui, mais pas que ! Ici elle est saupoudré de poudre de super héros en herbe et j’ai vraiment adhéré.

Tessa est a un don, elle peut prendre l’apparence de qui elle veut. Le côté cool c’est qu’elle fait partie d’une association secrète qui protège le monde. Le côté beaucoup moins cool c’est que sa famille lui a tourné le dos. Mais Tessa a bien l’intention de faire ses preuves et de profiter de la nouvelle famille que le destin lui a donné.

L’histoire commence en plein travaux pratiques. Tessa doit utiliser ses dons pour se sortir d’une situation délicate. On est d’entrée de jeu plongé dans son monde et j’y ai vite pris mes marques. Cette immersion rapide permet de faire connaissance rapidement avec tous les personnages importants de ce premier tome.
Tessa est un personnage très attachant. Elle est déterminée à réussir et met toutes les chances de son côté. Même si ce n’est pas évident avec les blessures profondes qu’elle tente de cacher. Et y’a pas à dire quand on s’attache au personnage principal, la lecture est de suite plus facile ! Sans compter que les autres personnages sont aussi super attachant. On y retrouve la galerie de personnages classique : la meilleure amie déjantée, le beau-gosse-musclé-mais-casé, la garce qu’on adore détester mais qui peut aussi attendrir, le méchant complétement barré, le chef impressionnant, et les petits nouveaux qu’on a hâte de voir plus tard parce qu’on sent qu’ils vont nous réserver de bons rebondissements.
Le monde créé par l’auteure ne diffère pas vraiment du notre, mais introduire des pouvoirs à la petite bande que côtoie Tessa donne de suite une dimension fantastique au roman et permet de mettre l’enquête policière sur un niveau plus palpitant. En plus des questions que l’on se pose sur le coupable éventuel, on découvre les potentiels de chacun et les perspectives qu’ils ouvrent. Sans parler des secrets que cachent l’organisation et qu’on a hâte de découvrir, tout en sachant que se sera dans les prochains tomes.
D’ailleurs j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Tessa et que l’auteure nous dévoile tout ce qu’elle n’a fait que nous suggérer dans ce premier tome.

Je remercie la collection R pour cette lecture.

69/80

69/80

L’élite tome 1 – Joelle Charbonneau

Éditeur : Milan / Collection Macadam
Nombre de pages : 312
Date de parution : 14 mai 2014
Prix : 13,50€ Notepaillons4

31q9LKTioeLRésumé : La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne.

Mon avis : J’aime la collection Macadam pour ses choix de publications qui me séduisent la plupart du temps. L’élite n’a pas échappée à la règle et dès que j’ai lu le résumé, j’ai eu envie de découvrir le livre.

Notre monde a succombé à notre intolérance,à notre impossibilité à s’entendre entre pays et à notre prise de conscience tardive sur les dégâts de notre mode de vie sur notre planète. Les survivants se reconstruisent et essayent de refaire de la terre le paradis bleu qu’ils n’ont pas eu la chance de connaître. Pour cela seul l’élite intellectuelle peut accéder aux études universitaires. Mais les conditions d’entrée son assez… spéciale…

Cia a toujours rêvé d’aller à l’université même si elle sait que cela est très dur, elle travail d’arrache-pied pour y arriver. Quand on lui annonce enfin qu’elle va pouvoir passer les tests d’entrée, elle est loin d’imaginer à quoi ils correspondent. Cia est une jeune fille qui a la tête sur les épaule, elle a le sens des responsabilités, elle connait la valeur de la terre, mais à côté de ça elle garde encore des rêves de jeunes filles. Elle est un habile mélange de maturité et de naïveté qui la rend très attachante. C’est un personnage qui évolue rapidement et logiquement. Certaines évolutions on incohérente, trop rapide, mais Cia évolue naturellement. Elle est une preuve de notre instinct d’adaptation, celui qui nous indique comment survivre. J’ai aimé voir son évolution et son cheminement.
Le monde créé par l’auteure est aussi très crédible, tellement qu’il fait froid dans le dos. Parce que oui, notre planète pourrait être ruinée par nos mauvaises décisions, actuelles ou futures, et que de lire ce que cela donnerait fait réfléchir, même si je suis d’accord qu’il vaudrait mieux agir et rapidement. Mais là nous entrons dans un autre débat qui pourrait prendre de la place dans ma chronique. Alors oui, il faut garder à l’esprit le danger qui plane au dessus de nos têtes mais ce n’est pas avec cette chronique que j’arriverai à changer le monde. Bref, juste pour dire que ce monde est très bien décrit et que l’auteure a l’air de s’être correctement documentée.
Par contre il y a un petit bémol, j’ai trouvé pas mal de similitudes avec Hunger games. Pas flagrante mais ça plane au dessus du récit comme une ombre. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et de vouloir connaître et la fin et la suite de ce premier tome qui laisse présager une saga assez addictive.

Je remercie les éditions Milan et la collection Macadam pour cette lecture.

 

68/80

68/80

Bridget, le jour qui a changé ma vie – Paige Harbison

Éditeur : Harlequin / Darkiss
Nombre de pages : 320
Date de parution : 28 mai 2014
Prix : 14,50€ Notepaillons4

9782280314688Résumé :  « Je suis la star locale. Toutes les filles m’envient et tous les garçons veulent sortir avec moi » – ça, c’est ce que je me racontais… Jusqu’à ce qu’un accident de voiture m’envoie droit au ciel ou quelque chose comme ça. De là-haut, pour la première fois, je me suis vue telle que les autres me voient : une peste, une vraie, le genre irrécupérable. Quelle idiote ! Comment j’ai pu me tromper autant ? Le choc de ma vie. Mais tout n’est pas perdu ! J’ai douze heures – pas une de plus, mais pas une de moins non plus – pour me rattraper. Douze heures pour gagner mon retour sur Terre. Douze heures, surtout, pour reconquérir le cœur de Liam. Dites-moi que je vais réussir…

Mon avis : La collection Darkiss des éditions Harlequin est une vraie bouffée d’air pur pour moi. Entre romans contemporains légers ou sulfureux et romans fantastiques originaux. L’histoire de Bridget est contemporaine mais pas aussi légère que pourrait le laisser supposer la couverture.

Bridget est une peste persuadée qu’elle est la fille la plus populaire et la plus aimée du lycée. Mais il n’en est rien. Et quand elle réalise qu’elle s’est trompée, il est trop tard pour réparer ses erreurs. À moins que…

Au début Bridget est une peste adorable qui devient vite détestable. Elle est prodigieusement agaçant, comme si l’expression « tête à claques » avait été inventée pour elle. Mais elle laisse parfois percer une partie plus sensible d’elle qui donne envie d’en savoir plus, limite de la protéger. Limite une adorable peste. On devine que ses méchancetés et ses mesquineries cachent une blessure plus profonde. C’est cela qui nous titille et nous empêche de fermer le livre la laissant à sa médiocrité. Puis le livre prend une tournure un peu plus « fantastique » et on se demande alors comment cela va vraiment terminer.
J’ai passé un agréable moment avec ce livre, c’est une lecture idéale pour l’été, fraiche, rigolote et qui fait quand même passer un joli message : « il n’est jamais trop tard pour bien faire ». Bon, j’vous l’accorde, encore faut-il vouloir bien faire ! Le sujet abordé par l’auteure n’est pas original, certains contes plus anciens l’abordent déjà, mais il est bien écrit, actualisé et il pourrait peut-être faire réfléchir certains ados (même si je vous l’accorde cela n’est pas gagné pour autant).

Si vous recherchez une lecture légère et sympathique à lire à la plage (ou à la montagne ou près d’un lac) cet été, c’est le livre qu’il vous faut !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Darkiss pour cette lecture.

67/80

67/80