Il était fait pour moi – Rebecca Serle

 Éditeur : Hachette Romans
Nombre de page : 378
Date de parution : 24 avril 2013
Prix : 15,90€ 5+

41Q4BSz7kIL._SL500_Résumé : Shakespeare n’a rien compris. Son chef d’œuvre le plus connu ? Complètement à côté de la plaque. Vous voyez bien de quoi je parle, Roméo et Juliette. Cette histoire ne parle pas seulement d’amour. C’est avant tout un drame. Qui a fait des morts. D’ailleurs, ça n’était pas censé se finir comme ça. Si vous lisez attentivement, vous vous apercevrez qu’il y avait déjà quelqu’un dans le tableau avant que Juliette n’arrive. Quelqu’un que Roméo aimait beaucoup. Elle s’appelait Rosaline. De l’avis général, Roméo et Juliette, aveuglés par leur passion, ont été les malheureuses victimes du destin. C’est faux. Juliette n’avait rien d’une douce et innocente jeune fille torturée par la fatalité. Elle savait exactement ce qu’elle faisait. Et Roméo ? Roméo avait déjà une âme sœur, moi. Il était fait pour moi. C’est avec moi qu’il aurait passé le reste de l’éternité si elle n’était pas venue me le prendre. Peut-être qu’alors la catastrophe aurait été évitée. Peut-être qu’ils seraient encore vivants. Et si la plus grande histoire d’amour jamais contée n’était pas la bonne ?

Mon avis : Ceux qui me connaissent vous diront que je ne suis pas une grande romantique, que les livres de romances me donnent facilement la nausée. Ce livre fait pourtant exception. Quand j’en ai lu le synopsis, j’ai eu envie de le découvrir.

Tout le monde connais l’histoire de Roméo et Juliette, même si vous ne l’avez pas lu, comme moi. Elle est connu par le point de vue des deux amoureux. Hors d’autres personnages les côtoient. Avant que Juliette n’entre en scène Roméo était destiné à Rosaline. Rosaline dont personne ne se souvient, pourtant la demoiselle était là et elle aussi a souffert. C’est l’histoire, translatée à nos jours, que l’auteure nous propose de découvrir. Et si, un autre point de vue nous donnait un autre éclairage sur l’histoire…

Le récit se déroule donc de nos jours. Les personnages ont 17 ans et sont donc plus vieux que ceux de la pièce de théâtre originale. On découvre tout d’abord Rosaline et son petit monde, on s’attache rapidement à elle grâce à sa simplicité et sa gentillesse. Elle est entouré de pas mal d’amis, qu’elle connait depuis l’enfance, et entre en terminal. Une américaine moyenne. Et comme telle, elle est sur le point d’avoir un petit ami, Rob, qu’elle connait depuis toute petite. Un cadre parfait. Jusqu’au petit accroc qui fait tout s’écrouler, comme ça, d’un coup, sans que cela ait pu être prévu.
L’auteure explique qu’on a toute eu un Roméo dans notre vie qui a préféré une Juliette à nous. Elle a raison. On a tous connus ça, de voir le garçon avec qui il allait enfin se passer quelque chose, se détourner de nous en cinq minutes et sans qu’on y comprenne rien. La force de l’auteure c’est qu’elle arrive à nous faire ressentir exactement les sentiments de Rosaline, j’ai souvent eu les larmes aux yeux et la gorge nouée à m’en faire mal. Avec des mots simples, elle explique le sentiments d’abandon, la souffrance et cette impression que le monde s’écroule et que jamais on arrivera à se relever.
Elle nous démontre aussi que rien n’est tout noir ou tout blanc. À travers la maturité de Rosaline qui décide de ne pas se venger et de laisser couler, elle nous prouve que tous les actes qui sont commis, pas toujours sur le coup de la raison mais plus sur celui de la passion, ont des conséquences sur le long terme, parfois sur les générations suivantes et que non, décidément, on ne peut pas dire c’est mal ou c’est bien. Les gens ne pensent pas forcément vous faire souffrir, mais leurs choix ont des incidences. Personne ne connait le futur. Ce que l’on dit à un moment, on le pense, on le ressent, puis demain arrive et la donne change, les sentiments aussi sans pour autant remettre en cause la sincérité de ceux de la veille.

L’auteure prouve que la vie n’est pas simple. Qu’elle est pavée de douleur, mais que nous avons toujours la possibilité de choisir. Choisir de rester prostré et de ce morfondre, ou d’agir et de faire les choix qui nous feront avancer, même si ceux-ci ne sont pas simples à prendre…

J’ai retenue une citation de ce livre, qui colle assez à ma situation du moment :

« C’est la vie. il faut la prendre comme elle vient, parce qu’au milieu de tout ce qui foire, il y a quand même un paquet de trucs géniaux. »

J’ai rarement des coups de cœur en lecture, et celui-ci en est un. Il n’est pas transcendant, mais il est vrai par les sentiments et les valeurs qu’il véhicule et c’est ce qui m’a séduite.

Je remercie les éditions Hachette pour cette lecture.

28/35

30/35

 


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8 réflexions sur “Il était fait pour moi – Rebecca Serle

  1. Kono dit :

    Pour ma part, j’adore les histoires d’amours aux allures impossibles… Ta chronique me donne vraiment envie de découvrir ce roman. J’espère ne pas trop pleurer…!

    • mutinelle dit :

      Je ne pleure pas facilement (parce que je retiens mes larmes en fait 😛 ) mais j’ai facilement la boule dans la gorge et les yeux humides et là, c’était le cas. Donc si tu pleures facilement, y’a des chances que ce soit le cas ici ^^

Une petite bafouille ?

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