Archer & Bennett tome 2 -Eden – Candice Fox

 Éditeur : Michel Lafon
♦ Nombre de pages : 477
 Date de parution :  5 octobre 2017
♦ Prix : 19,95€
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Résumé : Après sa dernière affaire en date où plusieurs jeunes femmes ont trouvé une mort brutale à Sydney, Frank suit une psychothérapie pour pouvoir réintégrer la police. Eden, sa coéquipière toujours aussi inflexible, est envoyée en infiltration dans une ferme perdue dans le bush afin d’enquêter sur la disparition de trois jeunes filles. Elles ont toutes en commun d’avoir travaillé dans ce refuge de marginaux, sous les ordres d’un fermier proxénète.
Frank la surveille néanmoins à distance. Il comprend très vite qu’Eden est en mauvaise posture lorsqu’elle ne répond plus à ses messages. Et malgré les conseils de sa psy, la jolie Imogen, Frank se lance au-devant d’ennuis qui mettront à nouveau sa santé mentale et la vie d’Eden en jeu…

Mon avis : J’avais adoré le premier tome (dont vous trouverez l’avis ICI) et j’avais hâte de lire la suite ! Il ne m’a pas fallu longtemps pour dévorer ce livre une fois ouvert.

Après les désastres du premier roman, Frank essaye de se reconstruire avant de reprendre le travail. Il est boosté par Eden qui compte bien le remettre en scène. D’ailleurs, cette nouvelle affaire de tueur en série devrait l’y aider.

Comme je l’ai dit au dessus, j’avais beaucoup aimé le premier tome et j’avais envie de retrouver la plume de Candice Fox. Je peux vous dire, dès le début de mon avis, que j’ai autant aimé ce deuxième livre que le premier ! J’y ai tout retrouvé : les personnages auxquels je m’étais attachée et l’ambiance glauque et lourde dont Candice Fox a le secret.
Ici nous suivons une nouvelle enquête : un nouveau tueur en série fait planer la peur la ville, faisant disparaître des jeunes filles. C’est un peu moins gore que dans le premier tome… quoique… non, pas vraiment, il y a moins de description mais l’auteure joue avec notre imagination. Et parfois c’est pire ! La découverte des « responsables » de ces crimes m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça, et pour une fois je ne l’ai pas vu arriver. Ce qui est assez rare il faut le dire depuis que je lis des policiers, je commence à connaître certains rouages.
Mais ce que j’ai vraiment préféré sur dans ce roman c’est d’en apprendre plus sur les personnages. Frank et Eden bien évidement, même s’il faut bien avouer que leur passé respectif ont largement été abordés dans le premier livre. C’est plus leur caractère qui est développé ici et c’était très instructif. Le mieux c’était quand même de découvrir le passé d’Hadès, le père adoptif d’Eden. Il était présent dans le premier livre, mais restait très mystérieux. Une partie du voile est enfin levé. Et même si ces pages sur le passé obscure d’Hadès n’ont pas toujours été facile à lire, j’ai adoré en apprendre autant !
Le livre ce termine avec la certitude qu’il y aura une suite et j’ai vraiment hâte de l’avoir entre les mains !

Je remercie Michel Lafon pour cette lecture.

Une fille dangereuse – Teresa Toten

Éditeur : Hachette romans
Nombre de pages : 412
Date de parution : 15 mars 2016
Prix : 14,90€

Résumé : La loi du plus fort ?
Il n’y a que ça de vrai. Dès que j’ai vu Olivia, j’ai su qu’elle était l’amie dont j’avais besoin. La fille à papa par excellence. Isolée. Vulnérable. Et pleine de secrets inavouables. Moi, c’est Kate. Je ne suis partie de rien, mais je suis prête à tout pour atteindre mes objectifs. Y compris l’utiliser, elle. Car, dans ce monde, il faut être le prédateur.
Et non la proie.

Mon avis : Le résumé promettait un polar psychologique et ça tombait bien, c’est ce que j’avais envie de lire après quelques romans jeunesses.

Kate s’est fixée pour objectif d’aller faire ses études à Yale et rien ne pourra l’en éloigner. Elle s’est fixée un plan et le suit à la lettre. Elle est même prête à écraser qui il faudra.

Bon, je vous l’accorde, ce roman est aussi un roman jeunesse mais il n’a rien à envier aux romans policiers « pour les adultes ». L’auteure mène drôlement bien la danse avec cette intrigue. Je ne vais pas vous dire qu’elle réinvente le genre ou le révolutionne mais elle arrive à maintenir son public.
Dans ce roman, il y une fille dangereuse, mais je vous mets au défit de deviner laquelle c’est ! Teresa Toten joue habillement avec nos doutes et j’ai adoré qu’elle joue au ping-pong avec mes suspicions : faisant balancer mes doutes de Kate à Olivia. Elle a aussi rajouté un autre personnage dans ce micmac qui parfois nous détourne de notre intrigue première. C’est ça : il y a deux intrigues dans ce roman. Et à force de basculer de l’une à l’autre, on ne voit pas arriver la fin ! Elle était pourtant prévisible finalement, si on sait lire entre les lignes.
J’ai aussi beaucoup aimé les personnages. Kate : déterminée, qui réfléchit avant d’agir, qui donne l’impression que rien ne la touche alors qu’elle cache un terrible secret. Et Olivia, la fragile, qu’on doit aider et surveiller. Les deux se complètent mais auraient-elles vraiment dues se rencontrer ?
Je m’attendais à passer un bon moment avec ce livre et cela a été bien plus ! C’est une très jolie découverte.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

49/65

Nocturnes – Laurent Fétis

Éditeur : ActuSF / Helios noir
Nombre de pages : 437
Date de parution :  3 mars 2016
Prix :  9,00€ Notepaillons3.5

713imoP4UmLRésumé : Au milieu des années 1990, Jean?François Langley plonge dans la gueule de l’enfer à New York pour débusquer un serial killer et arracher à ses griffes des ados promis à une mort certaine. Mais derrière cet acte de bravoure et la célébrité qui en résulte, un autre piège l’attend, celui de la dépression. En quelques mois, il perd sa femme, son boulot et ses amis.
Alors un an plus tard, en quête de rédemption, il décide de repartir sur les lieux de son enquête et découvre des éléments nouveaux. Et si l’affaire n’était pas totalement terminée ?
Il entame dès lors un flirt avec la mort et la folie…

Mon avis : Il est des livres qui vous restent en tête soit par les émotions qu’ils vous ont inspirés, soit pour les rebondissements qu’on ne soupçonnait pas, soit par les personnages qu’on a trouvé si attachants. Nocturnes me trotte toujours dans la tête mais pour aucune des raisons citées ci-dessus. Non, je n’arrive même pas à mettre de mots sur ce livre…

Jean-François est un journaliste français qui a trouvé le succès en aidant la police à capturer un tueur en série. La notoriété c’est bien, mais vivre avec ce qu’il a découvert c’est plus compliqué et Jean-François en ressort affecté.

J’aime les romans policiers qui font frissonner. Ceux dont les tueurs en série sont sans pitié. Je suis capable de lire des descriptions de scènes de crimes, de tortures et autres atrocités sans frémir. Mais je dois bien avouer qu’ici, ça a été un peu plus difficile. Cela est dû à l’atmosphère qui règne tout le long du récit. Une atmosphère glauque, moite que l’on perçoit même à travers les mots. Le milieu dans lequel est entrainé Jean-François lors de son enquête est de ceux qui regroupent le pire de l’espèce humaine. Souvent on pense avoir touché le fond dans l’horreur et finalement, quelques pages plus loin, on découvre que l’auteur peut nous y plonger encore plus profondément.
J’ai vraiment lu ce roman entourée d’une impression bizarre, comme si les pages elles-mêmes étaient poisseuses.
Jean-François est un personnage atypique. Aussi fort que faible. Un mélange de toutes les peurs qui peuvent nous habiter ainsi que de tous les meilleurs sentiments humains, avec un farouche sentiment de survie. J’ai aimé le suivre dans ses pérégrinations, même si ses apitoiements sur son sort m’ont souvent agacée.
La fin de l’histoire m’a laissé un peu perplexe… Un dernier élément s’ajoute à tout ce qui était déjà assez complexe dans l’histoire et j’ai vraiment eu du mal à adhérer. D’autant plus que la fin est très rapide et qu’elle est frustrante par rapport à tout le temps que prend l’auteur auparavant pour nous décrire toutes les actions et état d’âme de son héros.
Bref, une lecture qui a été un peu gâchée par cette fin abrupte.

Je remercie Babelio et les éditions ActuSF pour cette lecture.

Famille parfaite – Lisa Gardner

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 512
Date de parution :  20 septembre 2015
Prix :  22,00€ Notepaillons5

81E1Ba4MVrLRésumé : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

Mon avis : Je connais Lisa Gardner de nom mais je n’ai jamais lu aucun de ses livres même si La maison d’à côté me tenter vraiment beaucoup (oui je sais honte à moi qui suis fan de polars). Mais voilà mon oubli réparé !

Une famille de trois personnes est enlevée. L’enquête est menée conjointement par la police et le FBI aidé d’une détective privée. Mais l’enlèvement cache plus qu’une simple demande de rançon.

Le livre commence somme toute très classiquement, un enlèvement et la police qui mène l’enquête. Là où cela change un peu c’est que l’entreprise pour laquelle travaille Mr Denbe (le père de famille enlevé) a engagé une détective privée qui va aider les autorités. J’ai d’emblée aimé cette détective, Tessa, pour son caractère et pour son vécu (d’ailleurs j’ai fait des recherches pour savoir si son histoire est disponible et j’ai découvert qu’elle l’est dans Preuve d’amour – Vous le saviez peut-être, pas moi 😛 ). Elle est forte et on sent qu’elle cache une fêlure à l’intérieur. Le genre de personnage que je préfère.
Le livre est raconté par trois narrateurs différents : Tessa, un autre policier et une des victimes : Mme Denbe. Avec ses trois points de vue on arrive à cerner la totalité de l’intrigue. Ou presque… Parce qu’il faut bien avouer que l’auteure sait faire balancer le doute d’un personnage sur l’autre sans qu’on arrive vraiment à prendre un décision (bon j’ai réussi à en prendre une mais juste une soixantaine de pages avant la fin donc ma lecture était haletante). L’histoire est vraiment bien construite et très poussée, on sent qu’il y a eu de la recherche et que tout l’esprit retord de Lisa Gardner a été mis à contribution.
La plus grande force de ce roman c’est que dès le début on sent que quelque chose cloche avec cet enlèvement mais qu’on n’arrive à le cerner qu’à la toute fin. J’ai eu un grand coup de cœur pour le personnage de Tessa et je lirais le plus rapidement possible le premier tome de la série et je vais guetter le suivant !

Je remercie Albin Michel pour cette lecture.

Tes larmes et ton sang – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 480
Date de parution : 1er avril 2015
Prix : 19,90€  Notepaillons4

51gunbNjFWLRésumé : Oublier. Voilà pourquoi Dana Dupinsky se consacre vingt-quatre heures sur vingt-quatre au foyer qu’elle dirige à Chicago, et se dévoue autant aux femmes victimes de violence qu’elle y accueille. A ces femmes, elle met un point d’honneur à ne jamais poser de questions sur leur passé. Pourtant, elle donnerait cher pour cerner la véritable personnalité de Jane Smith, une nouvelle pensionnaire qui lui inspire un malaise profond. Pourquoi a-t-elle l’impression que cette femme au regard étrange cache quelque chose de trouble ? Et pourquoi Alec, son fils de douze ans, est-il si léthargique, si absent ?
Sa sombre intuition va se confirmer tragiquement : quelques jours seulement après son arrivée, Jane prend la fuite avec l’enfant. Horrifiée, Dana apprend alors que sa pensionnaire est en réalité une dangereuse psychopathe tout juste sortie de prison, et qu’Alec n’est pas son fils : elle l’a enlevé. Pour le retrouver, Dana n’a pas le choix : elle doit affronter Jane et sa folie meurtrière. Affronter aussi les terrifiants souvenirs resurgis dans son sillage. Un combat rendu plus périlleux encore par la troublante et perturbante présence à ses côtés d’Ethan Buchanan, le parrain d’Alec, lui aussi prêt à tout pour sortir l’enfant des griffes de Jane.

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose il y a peu et j’ai été séduite par son style, donc j’ai décidé de lire le plus possible de ses livres et celui-ci en fait partie.

Dana tient un refuge pour femmes battues qui tentent d’échapper à leur mari violent. Mais parfois le loup qui rentre dans la bergerie n’est pas celui qu’on pense.

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Karen Rose et sa façon chirurgicale d’écrire ses enquêtes. Elle les écrit de manière chronologique et ça plaît totalement à mon esprit cartésien qui aime les choses bien claires et bien classé. J’apprécie également le changement de narrateur qui permet d’avoir différentes perspectives. On a une vision large de l’histoire et on connaît les tenants et les aboutissants même si on ne peut que supposer la fin, et pour le coup je n’avais pas prévu la fin, du moins pas dans sa totalité.
Comme à chaque roman on retrouve des personnages des livres précédents, ce qui permet de faire le lien, de voir ce qu’ils deviennent, d’avoir une continuité et une raison supplémentaire de vouloir lire les romans suivants. Et en ce qui concerne les nouveaux personnages j’ai autant aimé faire leur connaissance que ceux des précédents livres.
L’intrigue policière est très complète, très fournie, elle prend ces racines dans le passé et ce qui paraît décousu au départ, prend forme petit a petit et les pièces du puzzles se mettent en place avec le plus en plus de netteté et on se rend alors compte de tout le travail fourni par l’auteure. Je me demande d’ailleurs où elle va chercher toutes ses idées, et c’est d’ailleurs ce qui me donne envie La lire les prochains livres.

Je remercie Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.