Dans la peau d’Erica – Michelle Painchaud

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 328
Date de parution :  9 mars 2016
Prix :  13,90€ Notepaillons4

51VP42J3ybLRésumé : Grâce à la chirurgie esthétique, Violet ressemble désormais à s’y méprendre à l’adolescente que serait devenue Erica, la fille des Silverman kidnappée à cinq ans et jamais retrouvée. Et à force d’entraînement, Violet parle, pense, agit comme Erica. Elle est prête à tenir le rôle pour lequel son père adoptif la dresse depuis l’enfance, et à accomplir sa mission : conquérir le cœur des Silverman… et mettre ainsi la main sur leur fortune. Mais le jour où elle « réapparaît » dans la peau d’Erica, des émotions et des sentiments auxquels aucune répétition ne l’a préparée l’assaillent…

Mon avis : Je m’aperçois que je commence régulièrement mes avis de la même façon, alors pour celui-ci j’essaye de faire différent, mais j’ai du mal 😛 J’ai eu envie de lire ce roman en ayant lu sa 4ème de couverture. Je voulais savoir comment allait se débrouiller Violet.

Violet a usurpé l’identité d’Erica qui a disparu il y a une douzaine d’années. Elle doit prendre sa place dans sa famille pour faire le coup du siècle. Mais ce qui est facile en théorie ne l’est pas forcément en pratique.

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu en très peu de temps (bon OK les vacances ça aide). Je me suis très facilement laissée porter par l’histoire de Violet/Erica. Emportée plus précisément parce qu’elle n’est pas de tout repos cette vie !
L’auteure met surtout l’accent  sur le côté psychologique de l’intrigue. Comment il est difficile de s’oublier pour devenir une autre, de se surveiller à chaque instant pour être sure que l’arnaque suive le plan, qu’elle remplisse bien le rôle pour lequel on la forme depuis plusieurs années. C’est ce côté humain qui m’a séduite et tout particulièrement le personnage de Violet/Erica. Je dirais que l’auteure l’a extrêmement bien pensée. Elle est attachante, pleine de doutes et très intelligente. J’ai aussi apprécié son évolution tout au long du roman. « Formatée » depuis l’enfance, cette vie où elle n’est pas elle même, où elle joue un rôle, va bizarrement lui permettre de se trouver. De savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle ne veut pas, et définir ses propres limites du mal et du bien.
Le roman est donc une réussite pour moi. Je ne connaissais pas l’auteure, j’ai fait quelques recherches et je n’ai pas découvert d’autres romans qu’elle aurait écrit, mais je vais suivre ça, car je lirais d’autres de ses ouvrages avec plaisir.

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

41/80

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[Livres Paris #1] Interview de Karin Slaughter + Concours

Comme vous le savez, je suis allée à livres Paris cette année et j’étais super contente parce que je n’y suis pas allée depuis 4 ans ! Lors de ce salon on m’a donné la possibilité d’interviewer une auteure dans un lieu dans lequel je pensais ne jamais mettre les pieds.

Le rendez-vous était donné au prestigieux palace le Georges V dans le 8ème arrondissement de Paris. Je tiens à vous prévenir de suite, la cruche que je suis avais bien son appareil photo dans le sac, je l’ai sorti mais je n’ai pas osé prendre de photo. Je n’avais pas assez de mes deux yeux pour tout regarder.

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(Photo trouvée sur le net – Nous étions sur un des canapés rouge et ses fauteuils sur la gauche)

J’y ai retrouvé Mylène des lectures de Mylène qui elle aussi était conviée. Et c’est ensemble, puisqu’on se connait bien, qu’on a posé nos questions à l’auteure qui y a répondu très gentiment. (La rencontre datant de deux semaines, c’était un plaisir de relire et de déchiffrer mes notes 😛 )

Le livre Pretty Girls (dont vous trouverez l’avis ICI) est le premier publié chez Mosaïc. L’auteure en a écrit 15 en tout et les premiers vont être réédités en poche chez Mosaïc dès mai 2016. Auparavant Karen Slaughter était publiée chez Grasset et Pocket.

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Comment réagit votre entourage à votre succès ?
Je bénéficie d’un soutien énorme. Nous sommes trois sœurs également (Cf Pretty girls) et seule Une de mes sœur n’a pas aimé Lydia. Je lui ai alors conseillé d’écrire elle même ses livres.

Tirez-vous l’idée d’un livre ? Vous inspirez-vous de faits divers ?
Oui, pour Pretty girl je me suis souvenu d’un fait divers où l’homme enlevait, tuait et filmait ses meurtres pour les revendre.

Y-a-t-il plus de meurtre de ce style actuellement ?
Le FBI m’a dit qu’ils ont toujours existé mais avec les moyens de communications actuels ils bénéficient de plus de visibilité.

Le coupable est-il désigné dès le début de l’écriture ? Change-t-il en cours d’écriture ?
Oui, car c’est un élément important de l’histoire. Je connais toujours le début et la fin de mes livres. Seul le « milieu » est susceptible de changer en cours d’écriture.

Avez-vous envie d’écrire d’autre genre que le policier ?
Non, pour moi les bons livres ont toujours des crimes, des intrigues et les personnes intelligente aiment les polars (rires).

Pourquoi écrivez-vous ? C’est un rêve d’enfant ?
Vous ne choisissez par l’écriture, c’est elle qui vous choisit. Je lis depuis que je suis enfant. Quand la lecture était obligatoire, je n’aimais pas ça. J’ai une formation universitaire mais je n’aime pas quand c’est trop académique.

Est-ce que cela a été dur de vous faire publier ?
Aux USA il faut un agent pour  soumettre son texte aux maisons d’édition. Mon agent a commencé à prospecter quand j’avais 18 ans et j’ai trouvé mon 1er contrat d’édition à 29 ans. L’auto édition n’existait pas et c’est tant mieux, je n’aurais pas progressé de la même façon. Progresser est un de mes engagements profonds.

Existe-t-il une différence entre les lecteurs français et les lecteurs américains ?
C’est difficile de généraliser. Je dirais que le lecteur français est plus sensible à la psychologie des personnages que le lecteur américain (Muti : ce que j’ai confirmé en tant que lectrice, j’ai même ajouté que j’aime retrouver les personnages d’un livre à l’autre).

Comment se passe les relations avec les blogs de lecture américains ?
Au début ils n’ont pas été pris au sérieux par les éditeurs, ils les méprisaient même. Mais j’ai vite compris leur valeur, c’est une communauté importante. Depuis les maisons d’édition s’en sont aperçues et les blogs prennent de l’importance.

Comment écrivez-vous ? Dans quelles conditions ?
Je m’isole totalement. Je vais seule dans une maison en montagne à 2 heures d’Atlanta où j’ai une concentration complète. J’écris alors 20 pages par jour. Il ne me faut aucune perturbation, je n’emmène même pas mes chats.

Inventez-vous vos personnages de toute pièces ou vous inspirez-vous de personnes de votre entourage ou croisées dans la rue ?
Dans la première histoire que j’ai écrite petite, je faisais mourir ma sœur parce qu’elle avait été méchante avec moi. Je ne suis pas assez prétentieuse pour penser réussir à créer des personnages de toutes pièces, je m’inspire de tous les détails que je vois. Je suis très observatrice.

Aimez-vous venir en France ?
Oui.  Les français posent des questions plus ésotériques que les américains, plus sur les personnages que sur l’intrigue.

Avez-vous envie d’écrire d’autres style de polar que le contemporain ?
J’aime le thriller historique en tant que lectrice car il donne plus de liberté à l’auteur comme pour les personnages par exemple.

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J’ai adoré ses boutons de manchette !

Vous pouvez également retrouver le ressenti et l’interview de Mylène ICI.

Le petit plus : Les tomes 1 et 2 de Grant county vont être réédités le 4 mai chez Mosaïc en format poche.

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Pour vous faire découvrir cette auteure, je vous propose de gagner 2 de ses livres. Les tomes 1 et 2 de la serie Grant county : Mort aveugle et Au fil du rasoir qui paraîtrons le 4 mai.

Conditions de participation :
– Remplissez le formulaire si dessous
–  Les envois se font en France et en Belgique
– Les lots sont envoyés par amazon suite à la pré-commande que je ferais après les résultats
– Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses
– En participant vous nous donner le droit de citer votre prénom et la première lettre de votre Nom ainsi que votre département si vous ne possédez pas de pseudo
– Le gagnant sera annoncé dans les jours qui suivent le 18 avril
– Vous pouvez avoir une chance supplémentaire si vous suivez la page facebook du blog ICI
– Vous pouvez avoir une chance supplémentaire si vous partagez le concours

Concours ouvert du dimanche 3 avril au lundi 18 avril 2016 23h59

 

Pretty girls – Karin Slaughter

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 517
Date de parution :  24 février 2016
Prix :  20,90€ Notepaillons5

51Ym3So5JMLRésumé : Deux sœurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Mon avis : Il est des livres auxquels on ne s’attend pas. Des livres dont le résumé vous font présager qu’ils vont vous plaire, et bien évidement c’est le cas, mais c’est avec le contenu que vous prenez une claque. Le livre répond à vos attentes et même plus !

Claire et Lydia sont deux sœurs qui ne se parlent plus depuis des années. Elles sont fâchées et bien décidées à le rester. Mais des événements viennent bousculer tout ça. Les plongeant à nouveau dans le passé qui les a marquées à jamais.

J’ai commencé ce livre m’attendant à me plonger dans un policier «gentillet » et pas du tout ! Karine Slaughter ne ménage en aucun cas le lecteur.
Le roman commence doucement. On prend connaissance d’un des personnages principaux, Claire, et de l’événement qui fait basculer sa vie. On découvre ensuite Lydia, et le roman alternera systématiquement les deux points de vue. Les deux sœurs sont fondamentalement différentes, tant par leur caractère que par les vies qu’elles ont vécues. L’une, Claire, vit dans l’abondance sans avoir à se demander de quoi sera fait demain. L’autre, Lydia a dû lutter pour se faire une place et vivre sans avoir de dettes. Cela forge évidement des caractères différents. Le jour où Claire perd son mari, elle va se tourner naturellement vers sa grande sœur. Et ce qu’elles vont découvrir va les choquer autant que le lecteur.
Karine Slaughter ne nous épargne pas. Elle nous décrit les scènes de crimes sans artifice et laisse une large place à notre imagination, ce qui est pire je trouve. Mais le plus retord c’est qu’elle a réussi à me balader une bonne partie du livre. Elle insinue le doute en nous aussi facilement qu’elle le balaye le chapitre suivant pour mieux nous faire douter une dizaine de pages plus loin. C’est ce que j’adore dans les thrillers, ne pas savoir où je vais.
J’ai vraiment adoré ce roman, en dehors du côté gore, non faut que je l’avoue j’ai aussi aimé le côté gore. J’ai bien aimé également découvrir l’histoire familiale et les dégâts que peut causer la disparition d’un être cher. Je recommande à tous les fans de thrillers.

Chroniques de zombieland tome 3 – La reine des zombies – Gena Showalter

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 388
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  14,90€ Notepaillons4

chroniques-de-zombieland,-tome-3-669766-250-400Résumé : Préparez-vous à passer une nuit blanche !

Je prenais les zombies pour nos pires ennemis sur terre,
Je me trompais. Certains êtres humains sont encore plus dangereux qu’eux.
Je croyais que le pire était derrière moi,
Je me trompais aussi. Des gens très puissants nous considèrent désormais comme leur problème numéro UN et cherchent à nous exterminer, nous les chasseurs de zombies.

Si j’étais raisonnable, je me cacherais pour sauver ma peau.
Mais je ne suis pas raisonnable.
La guerre est déclarée.

Mon avis : Ma lecture des deux premiers tomes remonte un peu, mais je voulais vraiment connaître la fin des aventure d’Alice dans son drôle de pays des horreurs.

Alice et sa petite bande continuent la lutte contre les zombies et Anima. (Oui, le résumé perso est court, mais je ne veux pas trop vous en dévoiler, juste vous donner envie de commencer la série, si ce n’est déjà fait).

Je ne me souvenais pas d’Alice avec un humour aussi grinçant, mais j’ai adore la lire ! Elle a des répliques que j’aurais aimé avoir. Elle n’a jamais été naïve, mais elle a définitivement fait un trait sur l’innocence de l’enfance. Elle a grandi vraiment vite et s’est finalement bien adaptée. Elle assimile assez vite la situation, ses pouvoirs et les devoirs qui en découlent. Elle assume et cela prouve sa maturité. Je dois bien avouer qu’elle m’a impressionnée ! Je pense que je n’aurais pas eu son sang froid et son sens pratique.
Par contre Cole m’a énervée prodigieusement avec son côté macho. Heureusement qu’Ali sait le remettre à ça place. Je peux comprendre sa peur, mais la peur n’évite pas le danger. Toutefois leur duo est cohérent et ils sont mignons, touchants. Ce que j’ai apprécié c’est aussi que leur histoire n’est pas trop présente, ce n’est pas le nœud de l’histoire, je préfère quand c’est l’intrigue.
Ce que j’ai apprécié aussi c’est que l’auteure arrive à se renouveler en restant sur la même trame principale. Elle introduit de nouveaux personnages qui redonnent de la dynamique au récit, une autre perspective à ‘l’intrigue. J’ai de suite aimé ces autres personnages, tout en nuance. Ce que j’aime c’est que dans cette histoire, les gentils et les méchants ne sont pas toujours clairement définit. Ça met le doute au lecteur et lui donne envie de poursuivre sa lecture. D’ailleurs, je ne serais pas contre des tomes supplémentaires, même s’il est clair que l’auteure a terminé sa trilogie, mais j’aurais aimé passer plus de temps avec les nouveaux personnages.
Un bon moment lecture.

Le petit plus : Mosaïc a réédité en même temps les tomes 1 et 2 avec les mêmes couvertures que les premières éditions mais avec un fini velouté.

Je remercie Mosaïc pour cette lecture.

16/80

16/80

Invincible – Amy Reed

Éditeur : Mosaïc
Nombre de pages : 314
Date de parution :  4 novembre 2015
Prix :  13,90€ Notepaillons4

9782280282383-001-X_0Résumé : Je ne vous apprends rien : l’hôpital, ça craint. Surtout quand on pense qu’on va mourir et qu’on voit les autres qui ont toute la vie devant eux.
Alors vous allez me trouver sacrément ingrate si je vous dis que finalement, la maladie ne m’a pas eue, que je suis bien vivante, et que pourtant je suis sonnée. A terre. Agressive. En colère.
Parce que je n’avais pas prévu ça. VIVRE.
Parce que tout le monde attend de moi que je sois heureuse.
Ce que je suis ? Une fille qui cherche sa route. Et le seul qui me prend telle que je suis, c’est Marcus…

Mon avis : Dans la collection Mosaïc certains romans sont destinés aux jeunes adultes et, avec les romans policiers, ce sont mes préférés. Quand j’ai lu le synopsis d’Invincible, il fallait absolument que je le lise.

Evie est rescapée du cancer. Elle a guéri miraculeusement. Mais être une survivante au milieu d’une unité pédiatrique qui accueille des enfants mourant est très lourd à porter.

Moi qui aime les personnages torturés avec ces malades atteints du cancer j’ai été servie ! Il n’y a pas plus torturé qu’une personne qui lutte, avec le peu de moyen qu’elle possède, contre la mort. Evie et ses amis n’échappent pas à la règle. Leur moyen de contrer toute cette morosité c’est l’humour, mais il n’est pas toujours bien compris et perçu par les personnes en bonne santé.
Evie est une jeune fille fragilisée par la maladie qui a du mal à reprendre ses marques après sa sortie de l’hôpital. Difficile de côtoyer le quotidien quand on a frôlé la mort. Tout parait superficiel et secondaire. Sa façon de réagir est extrême et l’entraine sur la mauvaise voie, mais qui pourrait lui jeter la pierre ? Nous ne pouvons pas savoir comment nous réagirions dans une telle situation.
L’auteur réussi à décrire le revers de la médaille. Parce que ce n’est pas parce que le corps est guéri que tout va bien. La tête à parfois du mal à s’adapter à tous ces chamboulements.
Evie est une ado révoltée qui ne comprend pas que le monde continue de tourner alors que son univers à elle a changé du tout au tout. Nous suivons on évolution, ou plutôt sa chute, sa descente aux enfers. Elle essaye de se réapproprier sa vie mais n’a pas les moyens pour y arriver.
Evie m’a émue, j’ai aussi eu envie de la secouer et j’ai souvent eu envie de al prendre dans mes bras pour lui dire que ce n’était qu’une mauvaise passe à traverser.
L’adolescence n’est pas une période facile, encore moins quand on est malade.
À la fin de ma lecture j’ai découvert qu’il existait un second tome que j’ai hâte de découvrir.

14/80

15/80