Shorba, l’appel de la révolte – Gaspard Flamant

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 414
Date de parution : 7 mars 2018
Prix : 15,50€
Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : Depuis qu’on a abandonné le lycée, il nous reste pas grand- chose, à part le pied des tours. Nous, c’est mes deux potes et moi, Shorba.
Mais on a rencontré Léo, et tout a changé.
Léo, c’est un gars de trente balais, un gauchiste vraiment pas de notre monde. Il nous montre des choses qui se passent juste à côté de chez nous mais qu’on n avait jamais vues. Il nous apprend plein de trucs des trucs de militants. On danse dans des bidonvilles, on rencontre des sans-papiers. Et pour finir, on a décide d’ouvrir un squat dans une villa de bourges pour aider les migrants.
En vérité, pour Shorba, petit rebeu de Vénissieux, cette rencontre avec Léo, c’est une putain de Révolution.

Mon avis : Ce livre étant de la collection Exprim’ de Sarbacane, je n’allais pas rater de le lire !

Shorba a arrêté le lycée à 16 ans, et depuis il zone avec ses amis, attendant que les journées passent. Jusqu’au jour où sa route croise celle de Léo et que celui-ci lui fasse découvrir une autre facette de la France.

Je me suis vite laissée emporter par ce roman. L’écriture est fluide, le rythme rapide et il est très facile de se faire emporter par la vie de Shorba et de ses amis pour le début pour se concentrer ensuite sur Shorba. En parallèle on suit ce qui est arrivé à Léo il y a 10 ans, entre deux chapitres et j’ai vraiment été intriguée, impatiente de le retrouver et de découvrir ce qui lui était arrivé.
Je ne suis pas une hyppie dans l’âme et encore moins une révolutionnaire ! Mais ce livre a quand même réussi à me parler. Il est vraiment dans l’air du temps et parle d’une actualité brûlante : celle des réfugiés et de leur difficultés à trouver un logement, ou tout simplement une place dans notre pays.
Avec les réactions simples d’un ado de 16 ans, fils d’immigrés, qui découvre la réalité de la vie de cette population d’immigrés, il est plus facile d’appréhender la situation, de comprendre ce qu’il en est exactement. Shorba voit aussi naitre au fond de lui, cette envie de s’engager, de faire ce qu’il trouve juste, en accord avec lui même et ses convictions pour se découvrir enfin et décider de ce qu’il veut faire de sa vie. Les événements qu’il traverse le changeront à jamais.
Léo reste beaucoup plus mystérieux aux yeux du lecteur… Même sin on connait un épisode de sa vie qui lui est arrivé il y a 10 ans, j’aurais bien aimé en savoir plus sur lui… Je suis sure qu’un roman complet pourrait lui être consacré…

Je remercie Sarbacane pour cette lecture.

29/60

Colorado Train – Thibault Vermot

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 362
Date de parution : 6 septembre 2017
Prix : 16,00€
Acheter : Amazon

Résumé : Durango, 1949.
La poussière rouge. Les sombres rocheuses. L’Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale.
C’est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains: le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage.
Ensemble, ils partagent les jeux de l’enfance, les rêves, l’aventure des longs étés brûlants…
Jusqu’au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d’être retrouvé, quelques jours plus tard… à moitié dévoré.
Aussitôt, la bande décide d’enquêter.
Mais dans l’ombre, le tueur- la chose? – les regarde s’agiter.
Et bientôt, les prend en chasse…

Mon avis : Les livres de la collection Exprim chez Sarbacane me déçoivent rarement. Si en plus celui-ci est un policier : je fonce les yeux fermés ! (ou presque, vous m’avez comprise hein !)

Suzy, Mickael et son petit frère Calvin, Don, Durham et Georges sont une bande de copain qui « complotent » dans leur cabane. Un ado de leur ville disparait un jour, l’occasion pour eu de mener l’enquête.

Ce livre commence doucement. Un été des ados qui le passent à trainer ensemble, ont des projets… puis c’est la rentrée des classes. On découvre alors chaque personnages de la bande, son histoire, son caractère, sa famille… Cela permet de prendre ses marques doucement. J’ai beaucoup apprécié les découvrir, voir leur dynamique de groupe, leur humour et j’ai été touché par leur histoire personnelle.
Puis tout bascule, un de leur camarade de classe disparait et leur petit monde si tranquille vacille. L’auteur n’épargne pas ses personnages dans leur enquête. Ils ne les ménage pas, les confronte à la dure réalité des crimes et de la vie dans la campagne profonde des États-Unis d’après guerre. Je dirais même qu’il y va un peu fort, surtout quand on voit le lectorat visé, certaines scènes sont dignes des thrillers destinés aux adultes. Je me suis d’ailleurs un peu interrogée à savoir si ce n’était pas trop. Je n’ai pas été choquée, mais je n’ai plus 15 ans depuis belle lurette ! Ou alors c’est que je connais mal les ados d’aujourd’hui…
Toujours est-il que j’ai beaucoup aimé ma lecture. Que l’intrigue est bien ficelée, qu’il y a de très bon rebondissement et que le livre n’a rien à envier à d’autres classés en polar. Le petit bémol viendrait peut-être de la fin que j’aurais aimé plus développée, surtout parce que je suis curieuse, parce qu’elle est parfaitement claire sur le dénouement.

Je remercie Exprim et les éditions Sarbacane pour cette lecture.

73/80

La fourmi rouge – Émilie Chazerand

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 254
Date de parution : 23 août 2017
Prix : 15,90€

Résumé : Vania Strudel a 15 ans et :
– Un père taxidermiste qui l’emmène au collège à bord de sa « ouafture »
– Une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée
– Un œil qui part en vrille, et une vie qui prend à peu près la même direction
Bref, son existence est une succession de VACHERIES.
Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu’elle n’est pas une banale « fourmi noire » sans ambition.
Elle serait plutôt du genre « fourmi rouge ».

Mon avis : Je n’avais jamais lu de livre d’Émilie Chazerand, je dois même avouer que je ne connaissais pas l’auteure même si elle a déjà écrit plusieurs livres (à retrouver ICI), mais le résumé de ce roman était clairement tentant !

Vania (oui, elle n’a pas un prénom facile) a tiré le mauvais numéro lors de sa naissance et elle ne fait que cumuler les catastrophes et les coups du sort. Mais elle reste optimiste, elle a l’humour, de bons amis et une famille (enfin un papa) qui l’entourent… mais il ne faudrait pas que tout ça vole aussi en éclats…

Dès les premières lignes du roman, j’ai souris et je crois que ce sourire je l’ai pas perdu de tout le temps passé avec Vania.
J’ai adoré l’humour de l’auteure, retranscrit à partir des dires et pensées de Vania et surtout à travers tout ce qui lui arrive. Parce que oui Émilie Chazerand ne ménage pas Vania ! Elle commence déjà la vie avec un handicap et ensuite les situations ou la honte prédomine s’enchainent à un rythme plus ou moins soutenu. La pauvrette en voit de toutes les couleurs. Malgré ça elle reste toujours positive et fait bonne figure devant son entourage. Elle ne veut pas les inquiéter.
Malheureusement comme tout ne roule pas toujours, elle accumule les ennuis, les situations cocasses et peine parfois à s’en sortir. Surtout qu’elle reçoit un mail qui la chamboule et la pousse à regarder son entourage de façon différente. Bref, Vania doit être de tous les fronts le sourire aux lèvres. Et elle y arrive. Et si elle ne sourit pas, c’est le lecteur qui le fait.
J’ai beaucoup aimé la fin. Qui met du baume au cœur, même si biens sûr on sait que dans la vraie vie ça ne se termine pas toujours comme ça, ça fait toujours beaucoup de bien de le lire.
Ce roman est mon roman feelgood de la rentrée. Et je pense que je vais me le garder précieusement pour le relire lorsque j’aurais un coup de mou.

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

68/80

Rien ni personne – Lorris Murail

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 176
Date de parution : 1er février 2017
Prix : 15,50€

Résumé : La vieille dame semble avoir poussé comme un champignon, au milieu de la clairière. Quand Jeanne la trouve par hasard, elle ne réagit pas, semble égarée. Jeanne n’a que faire d’une mamie sauvage : elle s’apprête à l’abandonner à qui voudra… et cependant, contre toute attente, elle revient sur sa décision et l’emmène avec elle pour un temps. La voilà dans la cabane où elle s’est établie, face à la mer, avec sur les bras cette vieille mutique qui ne lui appartient pas.
Jeanne a ses propres problèmes. En fuite, elle vise la lointaine Thaïlande, où elle espère exercer ses talents de boxeuse thaï. En effet, elle sait pouvoir encaisser les coups : son corps ne les sent pas. À l’intérieur, c’est une autre histoire.

Mon avis : Grande fan de la collection Exprim’, je me suis de nouveau laissée séduire par une de leur parution.

Jeanne vit dans une cabane au bord de la mer en attendant de rejoindre la Thaïlande où elle veut faire des combats. Un jour lors d’une ballade dans les bois, elle rencontre une vieille dame prostrée qui ne dit pas un mot. Commence alors leur histoire…

J’ai vraiment eu du mal à entrer dans l’histoire et à m’attacher aux personnages. J’aime pourtant les filles rebelles comme Jeanne qui prennent leur vie en main mais jamais elle n’a réussi à allumer la petite flamme en moi. Cela est peut-être dû à la forme particulière du roman, puisque la vieille dame est mutique, il n’y a que Jeanne qui parle. J’aime pourtant quand les gens racontent leur vie, découvrir leurs petits secrets, ça alimente mon côté voyeuse, mais là c’était vraiment trop décousu, je n’arrivais pas à voir où l’auteure voulait nous mener et je m’y perdais souvent. C’est un peu à l’image de la vie de Jeanne, qui elle aussi n’est pas très stable, mais cela m’a souvent perdue et j’ai eu du mal à m’attacher à l’histoire. Même si Jeanne est un beau personnage, elle et moi ça n’a pas « smatcher ». J’avais hâte de connaître la fin, parce que je suis curieuse, mais aussi parce que j’avais tout simplement hâte que ça se termine.
C’est dommage, parce que sur le papier le livre avait tout pour me plaire. Des personnages atypiques et une histoire qui l’est tout autant. Mais l’alchimie n’a pas eu lieu. J’ai vraiment l’impression d’être passé à côté de l’histoire. Et ça m’agace parce que d’habitude j’aime ce genre de roman…Peut-être que vous, vous arriverez à être touché…

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

36/65

Samedi 14 novembre – Vincent Villeminot

Éditeur : Sarbacane / Exprim’
Nombre de pages : 216
Date de parution : 2 novembre 2016
Prix : 15,50€ Notepaillons4.5

61txqgiklalRésumé : Vendredi, 13 novembre 2015. B. était à la terrasse d’un café, quand les terroristes ont tiré. Son frère est mort, lui s’en sort indemne.
Il quitte l’hôpital au matin, monte dans le métro. Son regard croise celui d’un passager.
Il reconnaît le visage de l’un des tueurs et décide de le suivre.

Mon avis : Je commence a beaucoup apprécier Vincent Villeminot depuis que j’ai lu U4 (Instinct m’avait beaucoup moins séduite), il fallait donc absolument que je lise celui-ci, d’autant plus qu’il aborde un sujet qui nous touche tous.

B. fait partie des victimes des attentats du 13 novembre 2015. En sortant de l’hôpital, au petit matin du 14 novembre, il croise dans le métro un des terroriste. Encore sous le choc et fatigué, il décide de le suivre.

Je m’attendais à un livre plein d’émotions, et il l’est, mais pas comme je l’imaginais. Vincent Villeminot n’a pas voulu faire dans le voyeurisme en nous exposant en long en large et en travers comment se sont déroulé les attentats, mais plutôt comment ont réagit les gens après. Pas forcément ceux qui ont été touché directement, mais ceux qui ont eu des proches dans les victimes. Mais ne ne faisant surtout pas dans le « pato ».
Il aborde surtout le sujet de « comment réagirions-nous si nous avions croisé un des terroristes supposé ». B. décide de suivre ce terroriste, il ne sait pas pourquoi au début, ne sait pas ce qu’il va faire au juste, mais il veut le faire, il ne veut pas qu’il s’en sorte et surtout il veut comprendre pourquoi. Un peu comme tout le monde.
L’auteur a décidé de nous montrer que tous, victimes comme terroristes, ont des familles, des proches, accablés par la disparition de certains ou par l’incompréhension des agissements des autres. La vie de toutes ses personnes est changée, profondément, par le chagrin, l’incompréhension ou même la honte.
C’est un sujet délicat, que Vincent Villeminot a décidé d’aborder un peu pour exorciser ce qu’il a ressenti ce samedi, un peu comme nous tous. Un très joli roman, qui peut parfois déranger mais qui est criant de vérité.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

21/65

21/65