Héros – Livre 1 : le réveil – Benoît Minvile

♦ Éditeur : Sarbacane / Exprim’
♦ Nombre de pages : 306
♦ Date de parution : 3 octobre 2018
♦ Prix : 17,00€
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Résumé : Ils grandissent au pied du Morvan entre ville et village. Matéo, diamant à l’oreille, Richard, la tête rentrée dans les épaules, et l’inénarrable, intarissable, insupportable José, duvet au menton et hygiène douteuse.
Leur passion : la légendaire BD Héros, dont ils attendent chaque mois le nouveau numéro. Leur rêve : éditer un jour leur propre série, inspirée de cet univers fascinant et occulte qui domine les records de ventes. Après tout, la série a bien été créée dans leur région, il y a plus de 80 ans : alors, pourquoi pas eux ?
Mais un soir, alors qu’ils planchent dans leur Q.G., un homme apparaît comme par magie, blessé à mort ; juste avant de s’effondrer, il tend à Richard une étrange fiole… une fiole dont le contenu vibre et scintille, comme s’il était vivant.

Mon avis : J’ai découvert Benoît Minville avec Je suis sa fille, et depuis je ne rate aucune de ses parutions (même si je dois bien avouer que je n’ai pas encore lu Rural noir), je n’allait donc pas passer à côté de ce premier tome.

Matéo, Richard et José sont trois potes fan de BD qui se connaissent depuis l’enfance. Leur BD de référence c’est Héros, ils n’en ratent aucun numéro depuis qu’ils ont eu la chance de la découvrir. Mais leur vie bascule quand l’imaginaire de la BD rencontre leur réalité.

J’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre : 3 semaines. C’est un recors pour moi ! Je ne lis jamais aussi lentement. Mais n’allez pas penser que cette lenteur est dû au livre. Non, il n’est pas mauvais, c’est moi qui ai eu une vie compliquée à côté (ça devrait d’ailleurs aller mieux). Parce que le livre est vraiment très très bien !
Malgré ma lecture décousue, je me suis replongée à chaque fois avec plaisir dans ma lecture. Les trois personnages principaux sont très différents, autant physiquement que de caractère, mais ils s’entendent bien et sont complémentaires. Certes, ils forment un trio hétéroclite mais leur amitié puissant sa force dans l’enfance, ils sont inséparables. Et même si les événements qu’ils traversent la mette à rude épreuve, leur amitié perdure, ils restent soudés. Bien sûr, en grandissant on fait de mauvais choix, les goûts changent mais ils font face.
Ils font face à quoi me direz-vous ? À des forces qui les dépassent, même s’ils les côtoient tous les jours à travers les images de leurs héros préféré. C’est une chose que de rêver devenir un super héros de BD, s’en est une autre de le devenir et de devoir affronter des forces maléfiques.
J’ai beaucoup aimé l’univers créé par l’auteur, il se réfère beaucoup à Lovecraft (auteur américain de fantastique, que je connais de nom mais que je n’ai pas encore lu -oui, je sais honte à moi / Il m’a d’ailleurs donné envie de le découvrir) et réussi à retranscrire une ambiance noire et angoissante qui m’a séduite.
Bref, j’ai hâte de lire la suite !

Je remercie Sarbacane pour cette lecture.

7/65

Les belles vies -Benoît Minville

Éditeur : Exprim’
Nombre de pages : 230
Date de parution : 5 octobre 2016
Prix :  15,50€ Notepaillons5

71uunjh7rmlRésumé :  Vasco et Djib sont inséparables depuis leur naissance. Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S.
Leur dernière rixe est pourtant celle de trop… Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS. C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.

Mon avis : je suis fan de la collection Exprim’ chez Sarbacane et je suis en train de devenir fan de Benoît Minville. Cette lecture le confirme fortement !

Vasco et Dijb payent leur énième bêtise. Ils sont envoyés à la campagne où ils sont sensés retrouver le droit chemin.

Dès le début je me suis laissée porter par l’histoire. Même si les narrateurs principaux sont de jeunes garçons, il est facile de se laisser séduire par l’histoire tant la narration est simple. Le langage utilisé est plus que familier et totalement en raccord avec la jeunesse d’aujourd’hui (punaise on dirait une vieille quand je dis ça !). L’auteur ne s’embarrasse pas de description à rallonge et va droit à l’essentiel : l’action et le caractère des personnages. C’est ce que je préfère. Ce livre couvre deux mois des grandes vacances d’été mais on est comme Vasco et Djib : on ne les voit pas passer.
C’est une belle histoire que nous raconte Benoît. Belle parce que simple, parce qu’elle parle d’aujourd’hui, du mal être des jeunes, de leur problématique avec simplicité et il arrive à nous toucher. C’est ce que je recherche, lire une histoire simple, sans rebondissement extravagants, avec des événements qui peuvent arriver à chacun d’entre nous et qui du coup, touche le plus grand nombre.
Je suis quand même un peu déçue par la fin. Le livre se termine comme il a commencé. Nous ne devions voir que l’été de ces jeunes gens et c’est ce que nous avons vu. Mais je m’étais attaché aux personnages et j’aurais aimé passer plus de temps avec eux.
Une très jolie lecture.

Je remercie Exprim’ pour cette lecture.

12/65

12/65

Les géants – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 284
Date de parution : 5 novembre 2014
Prix : 15,50€ Notepaillons5

image.htmlRésumé : Ça se passe sur la Côte Basque.
Les Géants, ce sont eux : Marius, le fils, surfeur, son besoin d’ailleurs. Auguste, le père, marin pêcheur, cramponné à la vie qu’il s’acharne à offrir à ses enfants. La soeur, Alma, qui veut exister dans cette famille patriarcale…
… et qui cache à tous son idylle avec Estéban, ami d’enfance de Marius ; sa famille à lui s’accroche dans un mobilehome à l’année. Et d’un père à l’autre, d’un fils à l’autre, les deux clans se serrent les coudes.
Tous là, unis dans cette région brute, irréductibles.
Soudain, la vague arrive. César, le grand-père de Marius, revient d’entre les morts ; et avec lui, de lourds secrets couvés comme un trésor de guerre…

Mon avis : J’ai lu Je suis sa fille de cet auteur et le livre m’avait bien plus. La 4ème de couv’ de celui-ci a aussi titillée ma curiosité, et comme je suis faible, j’ai cédé.

Une famille « classique » vivant au pays basque. Le père est pêcheur, la mère fait les marchés, le fils est surfeur au chômage, la fille repasse son bac et est serveuse pour payer ses études. Une famille somme toute classique. Jusqu’au jour où le grand-père refait surface, bousculant cet équilibre que les parents ont mis tant de cœur à mettre en place.

Une fois le livre en mains, j’ai eu le loisir d’admirer sa couverture dans son entier. Rien qu’à la regarder on perçoit les grands espaces, l’océan qui s’étend à perte La vue, on sent le soleil nous chauffer la peau et l’ai marin déposer son sel sur nos lèvres. Elle nous donne envie de partir au bord de l’océan pour plonger nos pieds dans le sable chaud. Après l’avoir savouré, j’ai ouvert le livre et commencé ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y immergé. Je suis restée en surface sur le début. Les personnages me plaisaient, les tempéraments de feu de Marius est Esteban, les deux amis inséparables, le père taciturne qui cache un cœur d’or, la mère qui veille sur la famille comme une louve sur ses petits, tous m’ont séduite, mais je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire. J’ai persévérer et j’ai bien fait ! Parce que ce livre est une jolie histoire pleine d’émotions. Je l’ai trouvé un peu longue à se mettre en place, mais une fois harponnée, je ne l’ai plus lâchée.
Cette histoire de famille pas si ordinaire vous prend souvent aux tripes, trouvant parfois échos dans votre histoire personnelle (tout le monde a des non-dits dans sa famille), et a aussi un côté romanesque qui fait rêver. Un petit bémol tout de même, certains rebondissements sont un peu cousu La fils blancs, certaines répliques assez téléphonées, mais ça donne aussi un petit côté rétro au roman sûrement voulu par l’auteur (faudrait lui demander).
Je connais peu (voire pas) le monde des gangsters évoqué dans ce roman et j’ai apprécié de le découvrir, même si le point La vue est plutôt extérieur. J’ai beaucoup aimé ce livre et sa fin ouverte, qui permet à chacun de le terminer comme il le veut, et de continuer à y penser pendant quelques temps encore…

Je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

18/100

18/100

Je suis sa fille – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 253
Date de parution : 4 septembre 2013
Prix : 14,90€ Notepaillons4

couv je suis sa filleRésumé : C’est l’histoire de Joan, qui à été élevée par son père sur fond de hard rock et de westerns. C’est l’histoire du père de Joan, un visage de plus écrasé par le grand Capital. C’est l’histoire de Hugo, le meilleur ami de Joan, qui décide de l’accompagner quand elle hurle : Il faut que ça change ! Je veux que ça s’arrête ! On va tuer le grand patron ! Deux ados embarqués dans un road – trip ébouriffant, sur la N7, direction Nice… Ils ne savent pas ce qui les attend. L’aventure. L’amour. Les rencontres. Fuck la crise, vive la vie !

Mon avis : Je pense que je peux maintenant dire que je suis une inconditionnelle de la collection Exprim’, j’aime leur livre qui me chamboulent parfois et qui reste souvent à me trainer dans la tête pendant quelques jours.

Joan vit avec son père. Elle voit peu sa mère bohème et globe trotteuse et elle a donc un lien très particulier avec son père. Le jour où on lui apprend qu’il est à l’hôpital, tout son monde s’écroule. Sa seule bouée : trouver le coupable et le faire payer. Avec son meilleur ami, les voilà à traverser la France pour réclamer vengeance.

J’ai été embarquée par ce livre comme si Joan et Hugo m’avaient emmené avec eux dans leur voiture pour réaliser leur projet. Ils ont encore la fraicheur et l’innocence de croire que tout est possible. Que bien sûr notre monde est pourri mais qu’ils peuvent encore le changer. Laisser leur emprunte sur notre société, celle qui la changerait, même si ça prendra du temps.
En traversant la France, rien qu’à deux, comme deux adultes qui doivent s’assumer et assumer leur décision, nos deux ados sont obligés de grandir, d’ouvrir les yeux sur ce qui les attend et surtout apprendre que malgré tous leurs efforts, ils seront comme nous tous et feront de leur mieux avec les cartes qui leurs sont distribuées.
Joan est une ado déjà à moitié ado. Son père l’a éduqué seul et ils ont presque une vie de couple, où il est parfois difficile de définir qui est le parent. Mais même si elle est consciente de pas mal des réalités de la vie, elle a gardé au fond d’elle la petite fille qu’elle était et qui croit encore aux contes de fées et aux solutions miracles. Ce voyage initiatique va la faire murir et accepter que parfois abandonner peut aussi être une forme de victoire. Elle est adorable et touchante et j’ai beaucoup aimé passer ce moment avec elle.
Les épisodes drôles, tristes, intenses, saugrenus s’enchainent aux même rythmes que les kilomètres parcouru et une fois la fin arrivée on n’a pas envie de quitter ce livre. Surtout que cette fin m’a frustrée, j’aurai bien aimé passé encore quelques temps avec Hugo et Joan et voir ce qu’ils allaient faire de leurs acquis… Un autre roman peut-être…

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

62/65

62/65