Djihad online – Morton Rhue

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  291
Date de parution : 2 janvier 2020
Prix : 15,90€
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Résumé : Khalil est comme tous les lycéens de son âge : il aime aller à des soirées, flirter avec la plus jolie fille du lycée, et a plutôt de bonnes notes. Mais si Khalil est né aux États-Unis, sa famille a une autre histoire. D’origine bosniaque, ses parents et son grand-frère, Amir, ont immigré des années plus tôt pour fuir la guerre.
La vie de Khalil ressemble peut-être à celle de n’importe quel ado américain, mais celle d’Amir est plus compliquée. Alors quand ce dernier commence à regarder les vidéos de prédicateurs d’un islam radical, Khalil se pose des questions… et décide de suivre les traces de son frère, coûte que coûte, plutôt que de le perdre.

Mon avis : Je suis toujours l’actualité. Et celle racontée dans ce livre est d’ailleurs difficile à éviter. Je sais que ce roman est une fiction, mais j’avais envie d’avoir un point de vue différent que celui des médias.

Khalil vit avec son frère depuis que leurs parents ont été obligé de retourner « aux pays ». Cela fonctionne quelques temps, puis son frère change et Khalid se sent complètement déboussolé : doit-il suivre son frère ou au contraire lui tenir tête ?

Je reste un peu dubitative après ma lecture… Surement parce que je suis de parti pris dans cette « guerre ». Il est difficile de rester neutre quand on connait les événements qui se sont déroulés en France ces dernières années. Mais avoir un point de vue différent permet de comprendre les choses dans son ensemble.
L’intérêt de ce livre c’est qu’il ne donne raison à aucune des deux parties engagées dans cette guerre. Il expose juste les positions de chacun en essayant d’être le plus neutre possible. Il dit surtout que toutes les geurres sont absurdes puisque chacun pense détenir la vérité.
Khalil est un ado un peu paumé, tiraillé entre ses origines et son pays d’adoption. Entre les coutumes de sa famille, de sa religion et celles du pays qui l’accueille, où il a grandit et qu’il applique depuis des années. Il lui est surtout difficile de grandir dans la tension ambiante que subissent les musulmans. Tout ça nous est exposé simplement, sans jugement. On découvre des gens simples, qui veulent vivre en paix dans un pays qui peut leur offrir une nouvelle chance. Il y a aussi ces personnes qui ne trouvent pas leur place, se sentent jugés, observés, oppressés… On apprend surtout qu’il y a des bons et des méchants dans les deux « camps ». Si on peut parler de camps…
C’est une lecture qui nous remet en cause, qui bouscule nos certitudes et qui doit être mis entre toutes les mains.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

10/50

Si tu meurs, n’oublie pas – Ingrid Thobois

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  137
Date de parution : 13 novembre  2019
Prix : 13,90€
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Résumé : Tous les étés, deux cousins se retrouvent au bord de la Bléone. Yann, 18 ans, mention très bien au bac, fou-amoureux du Japon et Alex, 15 ans, mauvais élève, geek assumé et pas vraiment certain de vouloir devenir adulte. Mais ce 15 août, leurs vies basculent. Quand Alex se réveille, Yann n’est plus là… Et pourtant Alex sent sa présence.

Mon avis : Le résumé avait l’air plein d’émotions saupoudré d’un peu de fantastique, tout pour me plaire.

Alex a perdu son cousin dont il était très proche. En plus de devoir faire son deuil, il doit en plus affronter des visions qui le terrorisent.

Je dois avouer que je ne sais pas quoi réellement penser de ce court roman. Certes il se lit vite, mais je ne suis pas sure d’en avoir saisi toute l’essence…
Suivre Alex après la perte  de son cousin c’est de la douleur, mais j’ai aussi eu l’impression qu’il se répétait beaucoup. C’est aussi le cycle de la douleur que de se rappeler les bons moments, mais je l’ai surtout trouvé centré sur lui-même.
L’ambiance des vacances en famille dans la maison familiale est très bien retranscrite. Cela m’a rappelé mon enfance et ses moments partagés. C’est ensuite que j’ai un peu décroché.
Difficile de suivre Alex dans ses sentiments et dans ce qu’il perçoit, oscillant entre réalité et fantastique. Certains passages auraient gagnés à être plus développé. Je ne suis pas sure d’avoir tout compris. J’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose. Quelques chose qui est évoqué et non clairement décrit mais que je n’ai pas réussi à saisir. Il est resté hors de ma portée même si je relisais certaines pages.
La fin est un peu abrupte. Elle arrive rapidement et je n’ai pas compris ce qu’il se passait exactement. Je me pose encore plein de questions. Je pense que certains éléments auraient pu être développer pour assouvir la curiosité du lecteur, et la mienne par la même occasion.
J’ai eu l’impression de lire un résumé d’un livre auquel il manquait des bouts. C’est dommage, je suis restée sur ma faim alors que le résumé était très tentant…

Je remercie Bayard et Pages tuner pour cette lecture.

6/50

Un peu plus près des étoiles – Rachel Corenblit

Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages :  176
Date de parution : 25 septembre 2019
Prix : 7,90€
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Résumé : La fille qui se trouvait en face de moi n’avait plus de visage.
Mon père m’avait prévenu : si tu rencontres les patients d’ici, tu ne fais pas de commentaires, tu réagis le plus poliment possible. Tu risques d’être surpris, mais surtout tu es diplomate, tu ne montres rien à ces pauvres gens. Ils ont déjà tellement souffert. Tu vas en croiser pas mal, ici, des abîmés, des malheureux et il y a même un secteur pour les enfants et les grands ados.
Hé, cache ta joie, Machin. C’est super romantique comme rencontre. Manque plus que les violons, non ?

Mon avis : Il est des romans ados qui laissent des traces. Cela faisait un moment que je n’en avais pas lu, et celui-ci avait l’air de remplir le contrat.

Le père de Rémi est médecin remplaçant dans les hôpitaux et de ce fait ils ne font que déménager. Et à 14 ans Rémi commence à en avoir marre et aimerait bien enfin se poser. Mais leur arrivée dans un hôpital s’occupant de grands blessés devrait changer leur vie.

Rémi a réussi à me toucher dès le début. C’est un ado sympa plutôt sympa mais très solitaire à cause de ses nombreux déménagements. Son isolement et sa tristesse m’a séduite rapidement. J’ai autant eu envie de le secouer que de le consoler. Bon, d’accord sa vie n’a rien eu de facile et cela très tôt et je dirais même qu’il s’en sort pas trop mal. Sa rencontre avec ces enfants plus qu’abimés va changer sa vie et sa vision du monde (oui carrément).
C’est vraiment une très jolie histoire qui m’a touchée. Ces enfants à la gueule cassée véhiculent vraiment un message d’espoir et surtout une leçon de vie. Ce n’est pas parce que la vie a été dure avec eux qu’ils baissent les bras. Ils continuent à vivre et essayent de tirer le meilleur de ce que la vie a à leur offrir. Tous à leur façon, avec leur faiblesse et leur espoir ont réussi à me faire sourire autant que pleurer.
L’histoire est très simple, mais a la particularité de nous plonger dans les années 80 au début de chaque chapitre qui porte le non d’une chanson des années 80. Je n’ai pas été dépaysée parce que j’écoute encore beaucoup ces chansons qui ont bercées mon enfance. Ça c’était vraiment chouette.
C’est vraiment un joli roman qui se lit très vite et qui laisse comme une petite bulle d’espoir autour de soi.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

1/50

Toxic girls – Kit Frick

Éditeur : Bayard
Nombre de pages :  368
Date de parution : 21 août 2019
Prix : 15,90€
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Résumé : AVANT. Elles sont quatre, Bex, Jenni, Ellory, et Ret. Quatre filles populaires, survoltées, volontaires, à l’avenir étincelant ; le système solaire dans lequel Ellory a enfin trouvé sa place, juste derrière Ret, leur soleil.
MAINTENANT. Ellory est seule. Le groupe d’amies autrefois soudé a explosé, déchiré par les secrets, les trahisons, la déception, et l’événement qui a bouleversé leurs vies.
AVANT. Des jours d’été ensoleillés. Des fêtes. Une en particulier, où Ellory rencontre Matthias. Le début d’une histoire d’amour incroyable et lumineuse.
MAINTENANT. Ellory, de retour au lycée après deux mois d’exclusion doit survivre à la terminale. Plus de petit ami, plus d’amies. Pas de retour en arrière possible. Tourmentée par certains, recherchée par d’autres, elle est troublée par de mystérieux mots, déposés dans son casier par quelqu’un qui ne la laissera pas oublier. Consumée par la culpabilité, Ellory comprend que, même dans le présent, le passé est partout.

Mon avis : Plus je lis de roman jeunesse et plus les ados me fascinent et plus particulièrement les ados américains et leur mode de fonctionnement. C’est tout naturellement que le résumé de ce roman m’a alors intrigué.

Après plusieurs mois d’exclusion Ellory retourne au lycée. Elle a décidé d’affronter le passer et de rester dans son lycée malgré son exclusion et tout ce qu’il s’est passé l’année précédente. Mais au premier jour de cours ses résolutions sont mises à mal, le passé ne lâche pas prise comme ça…

J’ai fait connaissance petit à petit avec Ellory. C’est assez difficile de la cerner parce qu’elle se dévoile petit à petit et avec beaucoup de réserve. Mais malgré ça on sent l’ado qui a souffert et qui a tout de même décidé de ne pas baisser les bras. On sent la battante derrière la fragilité apparente. C’est ce qui me la rendu attachante.
Bizarrement, on sait qu’elle est la « pestiférée » du lycée mais à aucun moment on ne la prend en grippe. On se doute qu’elle a dû « faire quelque chose de mal » mais on la sent également tellement fragile et brisée à l’intérieur.
L’autrice alterne passé et présent. Elle prend tout son temps pour nous expliquer comment Ellory en est arrivée a passer son année de terminale seule. Elle qui avait 3 amies et un petit ami se retrouve à raser les murs du lycée sans qu’on sache vraiment pourquoi. Ce n’est vraiment qu’à la fin qu’on découvre ce qu’il s’est passé et pour une fois j’ai mis du temps à comprendre ce qu’il en était, malgré les indices distillés ici et là.
Cette histoire m’a beaucoup touchée. Elle est écrite avec justesse sans se laisser aller à trop jouer avec notre corde sensible. Et je suis toujours autant étonnée de voir ce que les adolescents peuvent faire subir aux autres…

Je remercie Bayard pour cette lecture.

47/65