Zénith tome 1 – Les forces du passé – Sasha Alsberg et Lindsay Cummings

Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 631
Date de parution : 20 mars 2019
Prix : 18,90€
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Résumé : Un gang de filles sanguinaires règne sur la Galaxie Mirabel. Surentraînées, expertes en maniement des armes, pilotes de génie, ces rebelles ne respectent qu’une loi : la leur !
À leur tête, Androma Racella, alias la Baronne Sanglante, criminelle recherchée dans tous les Systèmes Unifiés, compte les morts qu’elle laisse sur son passage.
Mais quand Dex, une sombre figure du passé, resurgit pour leur proposer un marché, leur errance s’arrête brutalement. Andi se retrouve face à un terrible dilemme : mourir ou trahir.
Si la Baronne Sanglante n’a plus rien à perdre, elle a une dernière mission à accomplir : la vengeance. Et Androma est plutôt douée dans son genre.

Mon avis : Au début lorsque j’ai lu la 4ème de couverture, je n’ai pas été tentée de lire ce roman. Mais un rendez-vous avec les éditrices de la maison d’édition lors du salon du livre jeunesse de Montreuil a tout changé. Marianne a réussi à me convaincre de lui laisser sa change et elle a eu raison !

Andi est une pirate de l’espace. Elle va là où les opportunités la mènent et ne rate aucune occasion de faire une bonne affaire. Avec son équipage exclusivement féminin elle sillonne l’espace. Jusqu’au jour où son passé la rattrape et qu’il la conduit dans des situations de plus en plus dangereuses.

Dès le début j’ai apprécié Andi. Cette jeune femme forte qui cache d’énormes blessures que l’on découvre petit à petit tout le long de notre lecture. C’est un des personnages central de l’histoire, mais pas que, c’est en tout cas celui que j’ai préféré. J’aime ces femmes qui connaissent leurs limites mais tentent toujours de les dépasser. J’ai aussi aimé l’entente avec l’équipage et la complémentarité de chacune. Elles s’entendent très bien et avance ensemble avec les mêmes envies, même si elles n’ont pas toutes les mêmes motivations de se trouver là.
Dex, le personnage masculin « principal » rempli son rôle de prétendant comique et courageux haut la main ! Il est attendrissant et parfois même agaçant, bref, il a tout ce qu’il faut pour prétendre au héros pas excellence. Il m’a bien souvent fait sourire.
Les méchants de l’histoire, comme souvent, ne sont pas toujours ceux auxquels on pense et certains revirement de situations arrivent très lentement, les autrices distillant le doute à chaque page.
J’ai tout bonnement adoré l’histoire ! Bien sûr certains événements étaient prévisibles mais beaucoup m’ont surprise et je suis restée sur le c*** ! Surtout cette fin ! Bon, d’accord, les autrices dévoilent des éléments petit à petit au fil des pages et tout s’imbrique alors parfaitement, mais quand même ! J’ai vraiment hâte de lire la suite, parce que je ne peux pas rester trop longtemps sur cette fin !

Je remercie Bayard pour cette lecture.

30/65

Tu n’aurais jamais dû me dire… – Emily Trunko & Zoë Ingram

Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 176
Date de parution : 20 février 2018
Prix : 13,90€
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Résumé : Emily Trunko propose une nouvelle sélection de lettres anonymes : les derniers messages échangés par des gens, issu de son nouveau tumblr à succès « The Last Message Received ». Bien sûr, au moment où le message est envoyé, on ne sait pas qu’il s’agit du dernier…
Ces messages concernent des ruptures (amoureuses, amicales, ou familiales), mais sont très souvent liés à des deuils (raison pour laquelle il n’y aura pas de suite) : il peut s’agir de morts naturelles, de maladies, d’accidents, d’overdoses ou de suicides. Les dernières paroles prennent alors un sens tout particulier… La plupart des messages sont accompagnés d’un commentaire de la personne qui l’a reçu sur ce qu’elle a ressenti.

Mon avis : Je n’ai pas lu le premier livre de cette blogueuse « Je voulais juste te dire« , je vais même avouer que je n’avais pas vu qu’il était sorti (oui, honte à moi) mais Tu n’aurais jamais dû me dire… » m’a tenté dès que j’ai lu les premiers mots de la 4ème de couverture.

La blogueuse Emily Trunko a récolter sur son blog les derniers messages envoyés par ces lecteurs. Ces derniers message qu’on reçoit sans savoir que ce sera le dernier, quelque soit la raison qui nous éloigne de la personne qui l’a envoyé.

Ce livre est bouleversant. Lire ses messages, bien souvent des SMS, reçus lors de séparations, lors de disputes, entre amis ou entre personnes de la même famille, juste avant que la personne qui l’a envoyé décède à de quoi chambouler même les plus durs. Surtout quand on lit les commentaires de la personne qui a reçu le message…
Cela permet de relativiser, de remettre en perspective plein de choses et surtout de se dire que prendre des nouvelles de ses proches c’est importants.
Certaines ruptures sont vraiment ignobles, à se demander comment on a pu aimer la personne qui vous écrit ça. Même si dans la plupart des cas, la personne qui a reçu ce SMS est toujours très attachée à la personne qui l’a envoyé.
Ce livre, ce sont des gens qui se livrent, sans aucune retenue, qui nous font part de leur douleur face à un message cruel reçu ou face à un message auquel ils n’ont jamais répondu et maintenant la personne n’est plus là pour qu’ils puissent le faire… Bien souvent les larmes me sont montées aux yeux juste en lisant quelques lignes.
Je ne peux que vous conseiller ce livre si vous voulez une dose d’émotions tout en apprenant à relativiser.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

22/65

Le poing levé – Simon Stranger

Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 241
Date de parution : 6 février 2018
Prix : 13,90€
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Résumé : Emilie, 17 ans, ne pense qu’à la mode et aux garçons. Quand elle rencontre Antonio, membre d’un petit groupe politisé qui mène des actions contre les grands groupes industriels, elle ouvre les yeux sur le monde qui l’entoure. Émilie est Norvégienne. Et comme beaucoup de filles de son âge, elle aime faire les boutiques et rêver aux garçons sans penser au lendemain. À l’autre bout du monde, Reena, 12 ans, se tue à la tâche dans une usine du Bangladesh, où elle coud des vêtements destinés aux grands magasins. Un univers sépare les deux jeunes filles. Tout change le jour où Émilie rencontre Antonio. Car le garçon appartient aux « Sauveurs du Monde », un petit groupe politisé qui mène des actions clandestines contre les grandes compagnies industrielles, comme celle qui embauche Reena…

Mon avis : Je ne suis pas une femme engagée, mais j’ai mes opinions et je les défends. Quand je le peux également, j’y vais de ma modeste contribution. Ce livre parlait de sujets qui m’intéressent et j’avais envie de le découvrir.

Emilie est une jeune fille actuelle : elle va au lycée, fait du shopping avec sa meilleure amie, passe du temps sur les réseaux sociaux, achète du maquillage… Bref une ado ordinaire. Mais sa vision du monde va changer quand elle va rencontrer Antonio et que celui-ci va lui dévoiler les injustices de notre monde.

J’ai beaucoup apprécié le début du livre. Cette façon de comparer le quotidien d’une lycéenne norvégienne et d’une pré-ado indienne. Comment l’une a la chance de profiter de loisir et peut décider de son avenir alors que l’autre travaille déjà pour aider sa famille. Je suis au courant de ce qu’il se passe en Inde et dans les autres pays, et comme tout le monde je ferme souvent les yeux, mais l’auteur arrive à nous retranscrire cette vie faite de labeurs simplement. Comme il est normal pour une ado européenne de trainer dans les centres commerciaux le week-end, il est normal pour les enfants indiens de travailler pour aider à la subsistance de sa famille. Ni l’un, nu l’autre ne se pose vraiment de questions. C’est comme ça.
Jusqu’à ce que des ados vivants dans la facilité décident qu’ils veulent plus d’égalité sur la planète et font le maximum à leur niveau pour changer les choses flirtant parfois dangereusement avec les limites de la légalité. Ça c’est le début du livre mais aussi sa fin. Ou sa non-fin devrais-je dire. Parce que je l’attends toujours cette fin. Y’a un début, Emilie qui prend conscience de certaines choses et qui s’engage, mais ça ne débouche sur rien… Et j’ai vraiment du mal à mettre des mots sur ma frustration, parce que j’en attendais peut-être trop de ce livre…
C’est dommage, il aurait pu être très bien… Mais ne lui retirons pas le fait qu’il peut tout de même ouvrir les yeux aux ados qui le liront. Il expose des vérités qu’il ne faut pas mettre de côté.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

19/65

S.T.A.G.S. tome 1 – Partie de chasse – M. A. Bennett

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 379
♦ Date de parution :  21 novembre 2018
♦ Prix : 17,90€
Achat: Amazon

Résumé : Meurtrière. Mais sans avoir l’intention de tuer.
J’ai donc des circonstances atténuantes.
Et avant que vous ne perdiez toute compassion, je n’ai pas donné la mort de mes propres mains. Nous étions en groupe. Comme dans une chasse à courre.
D’abord, je dois vous parler de mon lycée. Tout part de là. STAGS est la plus vieille école d’Angleterre. La partie la plus ancienne date de 683…
Et puis, bien sûr, il y a Henry de Warlencourt.
Vous avez peut-être entendu parler de lui sur le Net ? Ou alors vous avez vu sa photo aux infos ? Personne n’aurait pu imaginer quel monstre il était.
Moi non plus.
Jusqu’à ce que je reçoive l’Invitation…

Mon avis : Le résumé m’a intrigué, l’atmosphère avec quelques mots avait déjà l’air très pesante et j’ai eu envie d’en savoir plus.

Greer est boursière dans une école privée très guindée dans laquelle a du mal à se faire des amis. Mais tout pourrait changer après la réception de cette mystérieuse invitation à une partie de chasse.

Je me suis assez vite laissée porter par l’histoire de Greer (même si je dois avouer que j’ai eu du mal avec son prénom – je ne sais d’ailleurs toujours pas comment cela se prononce). C’est un personnage simple, actuel auquel on s’attache vite. Son (début) d’histoire est plutôt classique, mais c’est ensuite que cela devient assez fou !
L’école est vraiment glauque, je pense que j’aurais eu beaucoup de mal à m’y faire, mais avec un petit effort, je m’y serais habituée. Par contre, j’aurais eu beaucoup plus de mal avec les autres élèves. J’ai beaucoup de mal avec le genre ados hautains et suffisants grâce à l’argent de papa-maman. J’ai admiré la patience de Greer.
Pour ce qui est de l’histoire elle est très oppressante. Rien n’est vraiment étonnant, on s’attend à tout ce qui arrive à Greer et ses futurs amis, mais ce qui est marquant c’est l’ambiance décrite par l’auteure. On navigue toujours avec un degrés de malaise plus ou moins important.
J’ai toutefois été un peu déçue par la fin de l’histoire que j’avais vu venir… Je l’ai donc trouvé un peu facile. Heureusement tout cela a été rattrapé par les toutes dernières pages qui mènent au tome suivant que j’ai hâte de découvrir.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

14/65

Dans la nuit de New-York – Anna Woltz

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 497
♦ Date de parution : 5 septembre 2018
♦ Prix : 14,90€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Je m’appelle Emilia December De Wit.
J’ai quatorze ans.
Je viens de tout perdre.
Est-ce que l’histoire pourrie qui circule sur Internet parle de la vraie moi ? Mon histoire, ma vraie histoire, où est-elle ?
Je suis la seule au monde à savoir ce que je m’apprête à faire, si j’en ai le cran, ce qui n’est pas gagné.
Six mille kilomètres plus tard. L’air est glacial. New York est en fête. Je marche dans les rues. J’ai repéré le commissariat de police et me suis dirigée dans le sens opposé.
Je suis libre.

Mon avis : La couverture est plutôt épurée, mais elle  a réussi à me séduire. La 4ème de couverture a fait tout le reste pour me décider.

Emilia a décidé de fuir sa famille, sa ville, son pays après le scandale qui touche son père. À 14 ans, c’est difficile d’affronter tout ça. Et comme elle a toujours voulu aller à New-York, c’est l’occasion où jamais de réaliser son rêve.

J’ai beaucoup aimé suivre Emilia dans son périple. Ses premiers pas timides, où elle est même prête à renoncer et sa découverte émerveillée de la ville qui la fait rêver depuis si longtemps. Je l’ai trouvé très courageuse. C’est d’ailleurs paradoxal, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus courageux que de fuir ses problèmes, par contre ça l’est de prendre ses valises pour découvrir seule un pays dans lequel on n’est jamais allé. Ça ne l’a rendu que plus attachante.
J’ai aimé son aventure et les amis qu’elle se fait sur sa route. C’est avec eux qu’elle apprend à grandir, se connaître et à surmonter ses peurs. Elle devient un peu adulte, a comprendre leur problème et à les accepter.
C’est un voyage initiatique écrit avec beaucoup de douceur mais qui n’épargne pour autant pas  les personnages ou les lecteurs. Mais il parle de la vie vrai, ou presque, parce que certaines choses sont quand même édulcorées ou alors Emilia a une bonne étoile qui lui a beaucoup portée chance. Tout cela donne une très jolie histoire, qui m’a fait passé un très bon moment, que j’ai lu rapidement et que je vous recommande chaudement.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

2/65