Un homme à distance – Katherine Pancol.

♦Éditeur : Le livre de poche
♦Nombre de pages : 150
♦Prix : 4,50€

Résumé : « Ceci est l’histoire de Kay Bartholdi. Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant. Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m’a dit : Tu en fais ce que tu veux, je ne veux plus les garder. » Ainsi commence ce roman par lettres comme on en écrivait au xviiie siècle. Il raconte la liaison épistolaire de Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, et d?un inconnu qui lui écrit pour commander des livres. Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, ils se font des confidences, ils se tendent des pièges, s?engagent dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d?une déchirure ancienne, s?efforce de repousser. Mais qui pourrait prédire vers quelle révélation l?emmène ce nouveau lien noué à travers des livres dont chacun des correspondants se sert comme de masques pour cacher ses vrais sentiments ? Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es et comment tu aimes… semble dire ce nouveau roman de Katherine Pancol, auteur, entre autres, d?Embrassez-moi, J?étais là avant ou Les hommes cruels ne courent pas les rues.

Mon avis : Ce petit livre m’a été offert par ma NSP (non secret person), Marly, pour mon anniversaire. Il est tout petit, 150 pages, et comme il est une correspondance entre un homme et une femme, les pages ne sont pas toutes remplies, je me suis alors dit que cette lecture rapide serait sympa à intercaler entre deux livres plus « conséquents ».

Je sortais d’un livre de fantasy, l’immersion dans celui-là a été très dur. Le style plus moderne, plus « terre à terre », plus classique a été difficile à appréhender, mais une fois passé quelques dizaines de pages, je n’ai plus réussi à le lâcher.

Ce livre n’est pas une histoire classique, c’est un recueil de lettres échangées entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas. La femme, libraire, est chargée de trouver des livres à un homme qu’elle ne connait pas. Il est passé dans sa librairie alors qu’elle était absente et son employée s’est chargée des modalités. Ils apprennent alors à se découvrir via leur courriers d’abord impersonnels et professionnels et vont se livrer petit à petit.

Un peu septique quant au début du livre, je me suis laissée porter par l’histoire des personnages petit à petit. Je découvrais Kay à travers ses écrits et Jonathan à travers les siens, à travers ce qu’ils voulaient faire découvrir à l’autre, à travers leur façon de vouloir susciter la curiosité chez l’autre… On sent qu’un lien se noue et on se demande sur quoi il va déboucher… Et là, je vais devoir m’arrêter pour ne pas vous dévoiler la fin.

Ce livre a été pour moi une pépite d’émotion. Un (tout) petit bijoux qui se lit avec délectation, sans se presser pour arriver au bouquet final, comme un mini feu d’artifice. Et je dois dire que j’étais heureuse de lire cette fin dans le bus, ce qui m’a évité de franchement fondre en larmes.

Bref, envie d’une soirée sentiment : ce livre et pour vous !


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Vermillon Tome 1 – L’empire des Damnés – Laurent Chabin

♦Éditeur : Éditions Michel Quintin
♦Nombre de pages : 314
♦Prix : 12,00€

Résumé : Dans sa contrée sauvage, Garance n’a connu que la misère depuis sa naissance. Elle s’enfuit le jour où tous les Damnés, dont ses parents, sont tués et son village détruit par une horde de guerriers sanguinaires.

Peu de temps après, elle tombe sous l’emprise d’un mystérieux personnage, sur lequel d’horribles histoires circulent. Elle parviendra finalement à se libérer de son tortionnaire. Mais ce dernier veille au grain…

Garance retrouve alors par hasard un compagnon d’autrefois. Mais la joie des retrouvailles ne durera pas. La vie est rude: tortures et trahisons font partie du quotidien. Sans parler de la faim et de la peur… La révolte gronde.

Combattant sans relâche un empereur cruel, Garance et plusieurs autres sont prêts à tout pour redonner au peuple sa dignité. Des pages de l’histoire de leur pays s’écrivent avec leur sang…

Mon avis : Quand je suis tombée sur ce livre, je me suis dit : « Tiens de la fantasy, ça fait un moment que je n’en ai pas lu » et je me suis donc laissée tenter, il faut dire que lorsqu’il s’agit de livres, pas besoin de me pousser beaucoup.

Le livre en main, on est séduit par cette couverture brillante et souple et le forma hybride entre poche et grand format, facilement transportable et qui ne s’abime pas facilement. Sur cette couverture, un autocollant mentionne que le livre est inspiré de la révolution russe. Puis, dès l’ouverture, je me suis retrouvée sur un terrain que je connaissais : un plan du pays des damnés, Vermillon, est dessiné, typique des livres de fantasy, et je n’ai pas arrêté de m’y reporter, j’aime savoir où je lis (et il faut avouer que ma mémoire de poisson rouge n’aide pas).

Les premières pages plante le décors. L’auteur nous décrit le peuple des damnés et les autres ethnies qui peuplent Vermillon, et l’organisation de cette société, je me suis alors demandée où était le rapport avec la révolution russe… Et l’histoire démarre, Garance, jeune fille de 13 ans, a fui son village pour la journée, pour échapper au mariage forcé qui l’attend, et a donc échappé au massacre de celui-ci, elle en est la seule survivante. Elle n’a d’autre choix que de rejoindre une grande ville pour échapper à la famine qui sévit dans les campagnes. Commence alors son périple épique fait rencontres et d’avancées héroïques. C’est en ça que réside le côté fantasy du livre, les aventures de Garances, qui traverse le pays et qui armée de son courage et sa détermination d’enfant avance coûte que coûte malgré les coups durs. Puis, peu à peu le parallèle avec la révolution russe se fait, ce n’est pas flagrant mais il est indéniable que la révolte des damnés face à leur empereur en est inspirée. Mais cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture loin de là. Je me suis attachée à Garance comme à n’importe quelle héroïne de roman, et j’ai vibrée avec elle, avec ses amis et tous ses révoltés. L’auteur à réussi à transformer cette révolution en un récit épique rendant à sa source d’inspiration son prestige, donnant au lecteur l’envie de redécouvrir cette période de l’histoire de notre planète rapidement abordée lors de nos cours d’histoire.

Certes l’auteur reprend donc l’histoire de la révolution russe à sa manière, mais ce n’est pas pas pour autant qu’elle en devient édulcorée, je dirais même le contraire, l’auteur ne nous épargne rien des rigueur de la vie à la campagne, des horreurs des déportations, de la rudesse des hommes et de ce qu’ils sont capable de s’infliger les uns les autres. Vous l’aurez compris ce livre est, à mon avis, réservé à un public averti.

Bref, je suis sortie de cette lecture avec plein de questions, l’envie de me plonger dans un livre d’Histoire et surtout, très impatiente de lire la suite !

Merci aux éditions Michel Quintin qui m’ont permise de faire cette découverte.


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Les étranges talents de Flavia de Luce – Alan Bradley

♦Éditeur : JC Lattès
♦Nombre de pages : 494
♦Prix : 22,00€

Résumé : Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.
Héroïne inoubliable, Flavia de Luce apporte une voix nouvelle à la littérature YA. Ses meilleurs amis sont les fioles de lithium et de borax, ses lunettes rondes lui servent autant à attirer la compassion qu’à protéger ses yeux des projections d’acide, et nul ne peut résister à sa fabuleuse répartie… surtout pas ses sœurs. Avec son esprit vif et imprévisible, elle a déjà séduit de nombreux lecteurs en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et dans les pays hispanophones.

Mon avis : J’ai été séduite par la Flavia du résumé du quatrième de couverture. Cette petite fille un peu différente qui a comme hobbies la chimie. Voilà, ma curiosité était ferrée.

Le décor : la campagne anglaise des années 50. Les personnages : une famille de petit bourgeois composée du père et de ses trois filles, dont la petite dernière Flavia qui a 10 ans. L’histoire : de drôles d’événements perturbent la tranquillité de cette petite bourgade. Le livre pourrait se résumer à ça, mais ça serait se tromper largement ! Ce livre est une petite perle ! Un bijou d’humour à la britannique, un trésor de flegme anglais légendaire et tout ça à travers les yeux d’une petite fille de dix ans (bientôt onze).

Je l’ai déjà dit, mais j’aime me répéter, j’aime les policiers ! Et celui là est dans la lignée des Agatha Christie. Ici pas de sang ou de meurtres racoleurs à la Dexter, mais une intrigue, qui se pose tout doucement, un meurtre « soft », mais loin d’être classique, ce n’est pas tout les jours que l’on découvre un cadavre dans ses plans de concombres ! C’est là la force de ce livre, ce décalage à l’anglaise, ces répliques à l’anglaise qui bien souvent m’ont fait sourire. Oui, Flavia n’a que dix ans et pas mal des choses qu’elle fait sont tirées par les cheveux, mais c’est tellement bien amené qu’on se laisse porter par les mots de l’auteur et qu’on reste dans le brouillard (anglais) une bonne partie du livre. Si Flavia vous met sur une piste, c’est pour mieux vous détromper 10 pages plus loin.

Même si certains éléments sont farfelus, et que j’ai parfois été un peu perdue parmi toutes ces informations de chimie (férue de cette science oblige), j’ai adoré ce style anglais qui peut parfois paraître désuet mais qui au final est plutôt pointu à la manière d’un Hercule Poireaux qui vous dévoile toujours le coupable en vous laissant sur le c*** !

Le petit plus : la découverte de la campagne anglaise perché sur le vélo jaune de Flavia.

Merci à MSK de m’avoir permis de faire cette lecture.


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L’enfant perdu – John Hart

♦Éditeur : JC Lattès
♦Nombre de pages : 494
♦Prix : 22,00€

Résumé : Un soir, alors qu’elle rentrait chez elle, la jeune Alyssa Merrimon disparaît. Un an après, Johnny, son frère jumeau, fouille toujours leur petite ville de Caroline du Nord, rue par rue, s’introduisant chez des hommes soupçonnés de comportements déviants, au risque de se faire prendre. Clyde Hunt, le policier chargé de l’affaire, le surveille discrètement, tout comme sa mère qui reste inconsolable. Mais la disparition d’une deuxième fillette, suivie de plusieurs découvertes macabres vont ébranler toute la petite communauté et menacer Johnny.

Mon avis : En grande fan de thrillers et de policiers, ce livre m’avait tapé dans l’œil il y a quelques mois. Une fois qu’il a atterri sur ma PAL (Pile À Lire) il n’y est pas resté longtemps, il me tentait trop.

Dès les premières pages, l’auteur plante lentement le décor.Il nous décrit précisément chaque personnage, mais pas physiquement, plutôt profondément, nous dévoilant un peu du caractère de chacun et beaucoup de leur histoire. Le premier tiers du livre est donc plus introspectif, avec peu d’action. Mais cela ne m’a pas déplu, j’ai aimé découvrir le monde dans lequel évolue Johnny, son entourage et savoir pourquoi ce garçon de 13 ans en était venu à mener l’enquête.

La sœur jumelle de Johnny a été enlevé il y a un an. Depuis sa famille s’est disloquée, son père est parti, sa mère a sombré et lui, vaille que vaille, il tente de maintenir le cap. Il joue de malice pour que les services sociaux ne découvrent pas que sa mère est devenue un zombie et qu’il doit se débrouiller seul, tout en prenant soin de sa maman. À côté de ça, il mène l’enquête de son côté sur la disparition de sa sœur quadrillant la ville sans relâche, interrogeant chaque habitants méthodiquement.

J’ai été littéralement bluffée par Johnny !! Il a 13 ans mais est très loin des préoccupations des ados de son âge. Il a été catapulté dans la vie d’adulte lors de l’enlèvement de sa sœur, et a réagi dignement, intelligemment… comme un adulte, mieux qu’un adulte ! Malgré les souffrances, les épreuves, il encaisse et avance, coûte que coûte. De toute façon, il n’a plus que ça.

L’auteur nous décrit aussi toute une galerie de personnages plus vrais les uns que les autres, tous attachant à leur manière. On retrouve les personnages typiques de l’Amérique profonde et traditionnelle. Pour rester dans les clichés, nous avons droit aussi aux jeux de pouvoir typiques de la police américaine, avec le chef qui pense avant tout à sa carrière. L’originalité étant donnée par la touche de magie et superstition.

Mais le génie de l’auteur réside dans sa façon de nous manipuler. Je me suis faite balader depuis le début sans même le soupçonner, peut être étais-je trop inquiète pour Johnny ? J’ai suivi les déductions des personnages, persuadée d’avoir un coup d’avance sur eux en habituée des thriller, éh bien non ! Je me suis faite avoir comme une débutante et suis restée comme deux ronds de flans devant le dénouement.

Bref ! Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, et je remercie les éditons JC Lattès de m’avoir permis de le découvrir.

Le petit plus : Compagnon idéal de l’été, si le forma du livre vous déplait, ce livre sort en poche à la rentrée donc n’hésitez plus !


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Les Haut-conteurs tome 3 – Cœur de lune – O. Peru & Patrick Mc Spare

♦Éditeur : Scrinéo Jeunesse
♦Nombre de pages : 317
♦Prix : 14,90€

Résumé : Ravengen est une terre maudite, tous ses habitants vous le diront. Le seigneur Othon le Loup y a sauvagement tué sa femme, la douce Beatrix, avant de disparaître à son tour, en laissant de nombreux cadavres derrière lui. Quarante années plus tard, l’on murmure encore que le spectre de la Dame de Lune hante ces bois sombres, accompagnée de l’âme perdue de son bourreau. Happés par un tourbillon de folie et de sang, dans la chaleur torride de l’été germanique, les Haut-Conteurs, Roland Coeur de Lion et Mathilde la patiente, rejoints par le truculent Geoffroy Bouche-Goulue, vont tenter de percer les mystères de ce sinistre pays. Qui est cette Bête Dévoreuse, hurlant à la Lune et coupable de tant d’atrocités ? Amours secrètes, vengeances assassines, monstres démoniaques… Sous l’oeil glacé de la pleine Lune, les évènements pourraient bien s’avérer fatals à nos héros…A Coeur de Lune, Coeur de Lion !

Mon avis : Troisième volet des aventure des Roland et le jeune homme des débuts prend de l’ampleur !

Nous avions laissé Roland dans sa famille après sa dernière mésaventure de résolue, pour quelques jours de vacances bien mérités. Nous le retrouvons ici en voyage en France à la poursuite du Haut-conteur qui les a trahi. Les indices les mènent en Allemagne et vers une contrée où se passent d’étranges meurtres qui paraissent perpétrés par une bête sauvage…

Dans ce tome, après le mythe des vampires, c’est celui des loups-garous qui est revisité par nos deux auteurs. Comme à leur habitude le mythe est assaisonné à la sauce moyenâgeuse et on peut dire que la mayonnaise prend ! La mythologie mise en place reprend du loup-garou et de la bête du Gévaudan, cette bête qui a sévi pendant quelques années dans cette région de France. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’au moyen-âge les superstitions ont la vie dure ! Venus quérir des informations sur Rupert, nos amis ne veulent pas laisser les habitants de ce hameau, délaissé par leur seigneur, aux prises avec cette bête féroce qui attaque à la nuit tombée.

Notre troupe composée de Mathilde, Roland, Elena, la jeune apprentie, et le « petit  nouveau » Geoffroy bouche goulue, reste fidèle à elle-même et mène l’enquête envers et contre tout, patiemment et obstinément. Elle croise des personnages hauts en couleur et complexes. Encore une fois, nos amis ne savent à qui réellement faire confiance. Leur meilleure arme : ne compter que sur eux-même.

Notre personnage principal, Roland, grandit. Après avoir été projeté brutalement dans le monde des adultes en voulant devenir Haut-conteur, il a appris des enquêtes extraordinaires qu’il mène. Cette nouvelle aventure, lui apprend à être plus débrouillard, plus autonome et développe son esprit. Mais en plus il découvre les difficultés de l’amour et que les relations amoureuses sont plus que complexes.

Il est difficile de vous parler plus de ce tome sans vous en dévoiler sur l’intrigue et l’évolution intéressante des personnages. Le meilleurs moyen pour vous de savoir : c’est de le lire !

Le petit plus : Toujours ces superbes illustrations qui ponctuent le récit. Et une nouvelle en fin de livre, celle de la gagnante du concours mis en place par la maison d’édition.

Je remercie les éditions Scrinéo Jeunesse et Livraddict pour ce partenariat.


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