[Zoom auteur #3] Bérengère de Bodinat

Suite à la lecture du livre Les temps qui viennent (cliquez pour lire mon avis), j’ai eu envie découvrir un peu plus l’auteure et elle a eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions.

Tout d’abord quelques mots sur l’auteure : Bérengère de Bodinat a grandi pieds nus aux Antilles. Grande voyageuse et lectrice, passionnée par l’étrange et l’invisible, elle a été décoratrice, puis directrice de casting dans la publicité et le cinéma, et enfin rédactrice et réalisatrice pour TEVA et M6.  Ses recherches sur la parapsychologie, l’histoire secrète, les sciences occultes et les prédictions apocalyptiques, la théorie quantique et toutes les avancées actuelles de la science l’ont amenée à l’écriture de ce premier roman surprenant. Source le site internet du livre.

1) Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?
La passion des livres. Pour moi l’univers était contenu dans les livres, que je dévorais avec avidité, bonheur, et une infinie curiosité. J’ai écrit dans une interview que « derrière tout lecteur fou se cache un écrivain en puissance », c’est mon histoire.
2) Ce livre fait 684 pages et aborde des sujets vraiment différents, combien de temps vous a-t-il fallu pour l’écrire ?
Alors que j’étais au cœur d’une chaine de télévision, M6, devenue par penchant la spécialiste de toutes les séries étranges ou originales, j’ai eu l’idée d’écrire une série française qui puiserait dans l’histoire secrète, les phénomènes paranormaux, les faits divers ésotériques, etc… j’ai donc commencé par réfléchir aux personnages et au contexte dans lequel ils allaient évoluer. Cela m’a servi de travail de préparation quand j’ai décidé d’ écrire un roman à partir du pilote de la série. Puis j’ai mis à peu près trois ans pour l’écriture des Temps qui viennent.
3) Pour en revenir aux sujets abordés, autant scientifiques qu’ésotériques ou religieux, aviez-vous déjà les connaissances ou avez-vous dû faire des recherches poussées ?
Ce sont des sujets qui m’ont toujours passionnée, aussi  loin que je me souvienne. J’ai eu la chance de grandir dans un environnement propice à l’imagination et aux rêves, avec de nombreux personnages très originaux dans ma famille, ma grand mère tirait les cartes, mon grand père médecin ne quittait pas son pendule, un de mes oncles polytechnicien photographiait les auras des plantes et des pierres dans sa cave, un autre était sourcier, et quand on retrouvait les cochons de la ferme sur le toit, on savait qu’on leur avait jeté un sort. Il fallait une grue pour les redescendre…En somme, rien n’était plus naturel que le surnaturel, et dans ma tête la science et la magie se rejoignaient. Ces sujets, je n’ai cessé de m’y intéresser, j’avais donc déjà pas mal de connaissances en commençant à écrire les Temps qui viennent. Cependant, comme nous vivons dans un monde en perpétuelle mutation, j’ai dû faire de longues recherches sur les dernières avancées de la science, en particulier la physique quantique, et la génétique. Tout ce dont je parle dans le livre est étayé par des études scientifiques. Quant aux domaines ésotériques et religieux, ils évoluent aussi dans la façon dont on les appréhende au fur et à mesure que nous avançons dans notre période de transition. Ils devaient donc aussi être ajustés à notre époque.
4) Vous avez des personnages, principaux et secondaires, très fouillés, très complets, cela ne vous a-t-il pas demandé beaucoup de travail ?
Pour moi, la pierre angulaire d’un roman n’est pas l’histoire en elle-même mais ce que les personnages en font. Il est donc  fondamental  que chacun soit le plus véridique possible. Il s’agit de lui donner vie pour qu’il puisse agir de lui-même dans le contexte de l’intrigue. Pour cela chaque personnage doit être créé avec toute sa complexité, psychologique, familiale, sociale, universitaire, amicale. Et lorsqu’il a livré jusqu’à ses secrets et ses rêves les plus intimes, je n’ai plus qu’à entrer dans le personnage  pour savoir ce qu’il pense, ce qu’il ressent, et le suivre dans son aventure, intérieure et extérieure. Et oui, cela demande beaucoup de travail, mais c’est un travail fascinant.
5) Question un peu plus personnelle, pourquoi avoir choisi le prénom de Dante qui est, somme toute, peu commun ?
Le prénom de Dante s’est imposé à moi comme une évidence, puis quand j’ai découvert l’anagramme DANTE : ADN ET, j’ai compris pourquoi, parce qu’il y a dans l’origine et le passé de Dante quelque chose de singulier dont il va peu à peu découvrir l’ampleur. C’est aussi un nom qui porte une certaine puissance

6) Avez-vous l’envie d’écrire une suite, ou de faire une série d’enquêtes avec les mêmes personnages principaux ?
Oui, je suis en train d’écrire, non une suite, mais un autre livre qui peut se lire indépendamment des Temps qui viennent, avec les mêmes personnages sur une enquête très différente, dans d’autres lieux. Mais bien sûr leurs aventures dans le premier livre fait désormais partie de leur histoire, elle les a marqués, leur vision du monde a évolué. Ils peuvent y faire allusion, de même qu’ ils parlaient de  leur passé dans les Temps qui viennent.

Ce qui me donne clairement envie de connaitre la suite des aventures d’Arielle et de Dante !

Kaleb saison 1 – Myra Eljundir

♦ Éditeur : Robert Laffont / Collection R
♦ Nombre de page : 442
♦ Date de parution : 14 juin 2012
♦ Prix: 18,00€

Résumé : C’est si bon d’être mauvais…
SAISON 1. À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Mon avis : Quand la possibilité m’a été donnée de lire ce livre et que j’en ai découvert le synopsis, je n’ai pas hésité une seule seconde, j’allais pouvoir lire un livre jeunesse un peu différent de ce que j’ai l’habitude de lire.

Kaleb est un jeune adulte de 19 ans au charme ravageur et au parcourt atypique. Sa maman est morte en couche et son père le trimbale de gauche à droite depuis sa naissance. Ils sont à Paris depuis 3 ans quand Kaleb succombe à des accès de violence assez stupéfiants. Ne comprenant sa réaction, il cherche alors à comprendre, et ce qu’il va découvrir, va bien plus loin qu’un simple mal être d’adolescent…

Je vous préviens tout de suite, ce livre, même s’il fait partie d’une collection jeunesse, n’est pas destiné aux plus jeunes, d’ailleurs, la maison d’édition elle-même le conseille à partir de 15 ans.
Je suis partie à la découverte de Kaleb avec envie et en essayant de ne pas me faire influencer par les avis que j’avais survolé à droite et à gauche, vu qu’ils étaient plus partagés. J’ai beaucoup aimé lire les aventures d’un anti-héros. Non, Kaleb n’est pas parfait, ce n’est pas le héros type, certes un peu mystérieux, mais surtout plein de bonne intention. Kaleb est colérique, égoïste, profiteur… mais c’est aussi quelqu’un d’intelligent, qui aime sa famille et essaye de faire au mieux.

L’auteure nous expose ici les conséquences de l’empathie poussée à l’extrême. Si une personne était une vraie éponge et absorbait toutes les émotions des autres jusqu’à ne plus faire la différence avec ses propres émotions. Vous avouerez que ça a de quoi déstabiliser même les plus cartésiens d’entre nous. J’ai trouvé personnellement que Kaleb ne se débrouillait pas trop mal face aux découvertes qu’il fait tout au long du livre, il n’a pas toujours les bonnes réactions, enfin, plutôt les réactions politiquement correctes, mais il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a : son caractère, son passé et son don.
Ce qui fait donc la force de ce livre, c’est son personnage principal atypique, un peu (beaucoup parfois) violent et un chouilla égoïste. Mais ce qui fait qu’on a envie d’avancer dans notre lecture et de continuer cette série, c’est l’intrigue. Les dons des enfants du volcan (d’où viennent-ils, combien de personnes les possèdent ?…), dont Kaleb découvre qu’il fait partie, l’organisation qui les traque (qui est-elle ? Va-t-elle réussir ?) et cettre prophétie que l’on n’arrive pas encore à cerner.
Ce qui a titillé ma curiosité c’est cette fin, qui pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses à celles posées tout le long du livre. Bref, j’attends la suite avec impatience !

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture.

Challenge perso – Bilan #6

Bon, bon, bon… Le bilan n’est pas fameux ce mois-ci, la reprise du boulot avec la formation intensive, plsu la lecture d’un livre assez épais et conséquent m’ont un peu ralenti, mais je vais essayer de me rattraper en juillet, parce que ma PAL risque de prendre une claque avec mon anniversaire ^^

Ceux qui sont passés entre mes petites mains :

Azami, le cœur en deux de Marc et Isabel Cantin

Les temps qui viennent de Bérengère de Bodinat

Les enquêtes du commissaire Léon tome 1 et 2, Madame Edouard ; La nuit des coquelicots de Nadine Monfils

Kaleb saison 1 de Myra Eljundir (terminé pile poil aujourd’hui)

Ce qui a atterri dans ma PAL à l’insu de mon plein grès :

Les enquêtes du commissaire Léon tome 1 et 2, Madame Edouard ; La nuit des coquelicots de Nadine Monfils

De fièvre et de sang de Sire Cédric

Nephilim, intégral 1 , Les déchus de Fabien Clavel

Les étoiles de Noss Head tome 3, Accomplissement de Sophie Jomain

Les filles au chocolat tome 3, Coeur mandarine de Cathy Cassidy

De mon sang tome 1 d’Amanda Hocking

Dark elite tome 3, Coup du sort de Chloe Neill

Kaleb saison 1 de Myra Eljundir

Matt Richter, détective privé zombie tome1, Nekripolis de Tim Waggoner

À genoux de Michael Connelly

Le verdict du plomb de Michael Connelly

Ceux qu’on aime de Steve Mosby

Les vacances d’un serial killer de Nadine Monfils

Les nouvelles brèves de comptoir tome 2 de Jean-Marie Gourio

Et là, le compte est mauvais : j’étais à 161 lires dans ma PAL, j’en ai lu 4 (pô bien) et obtenus 14 (encore pô bien) , soit : 161 – 4 +1 4 = 171 ! Ça pue du bec moi j’dis

Ce que muti a dans le colimateur #11

Une fois n’est pas coutume, cette rubrique est publiée un peu plus tôt ce moi-ci. Des copines bien intentionnées et surtout super adorables, ont besoin d’un peu d’aide pour me gâter pourrir lors de mon anniversaire. Oui, j’ai conscience que j’ai beaucoup de chance.
Le mois de juillet est assez « calme », ce que ma PAL devrait apprécier ^^

Ce qui va intégrer bien précieusement les étagères de mes bibliothèques :

Les vampires de Chicago tome 5, Morsures en eaux troubles de Chloé Neill (Milady le 13 juillet)

Succubus tome 6, Succubus revealed de Richelle Mead (Bragelonne le 13 juillet)

Les petits nouveaux dont le 2ème prénom est tentation :

Charley Davidson tome 1, Première tombe sur la droite de Darynda Jones (Milady 13 juillet)

Personal Demons tome 1 de Lisa Desrochers (Castelmore le 6 juillet)

Ce qui me tente aussi…

Enchantment Emporuim de Tanya Huff (J’ai lu le 4 juillet 2012)

Les enquêtes du commissaire Léon tome 1 et 2 : Madame Édouard ; La nuit des coquelicots.

♦ Éditeur : Belfond
♦ Nombre de page : 445
♦ Date de parution : 6 juin 2012
♦ Prix: 19,00€

Résumé : Drôle de flic que le commissaire Léon ! Belge, il vit à Montmartre avec maman, a son QG au bistrot du coin, et depuis qu’il a arrêté de fumer il tricote des paletots ringards pour son chien Babelutte… Mais il mène ses enquêtes tambour battant, entouré de personnages hauts en couleur. Au menu, des aventures loufoques et grinçantes, pimentées d’humour noir. Pas étonnant que Frédéric Dard ait parrainé la série lors de sa première partition… Dans Madame Edouard, Irma, le « travelo ménagère », revoit enfin sa fille. Bonheur de courre durée puisque, passé la surprise d’apprendre que son père est devenu travesti, la gamine disparaît, au moment même où l’on retrouve des cadavres de jeunes filles derrière des tombes de peintres célèbres… Le commissaire Léon va enquêter, flanqué de son adjoint, une catastrophe ambulante ! Quant à sa secrétaire, elle est trop occupée à se choisir de nouveaux seins… Pas aidé, le gaillard ! La Nuit des coquelicots démarre sur les chapeaux de roue… Après une grosse fête, trois amies rentrent en voiture. Un moment de distraction, et elles renversent une petite fille qui traversait la route, un bouquet de coquelicots à la main. Panique à bord ! La vie de ces trois femmes va basculer. Heureusement, entre deux mailles de tricot, Léon va dénouer les fils de cette diabolique histoire de vengeance…

 Mon avis : Ce livre est arrivé dans ma boite aux lettres par surprise et je dois dire que je ne le regrette pas !!
J’ai découvert l’auteure, Nadine Monfils, avec La petite fêlées aux allumettes (cliquez sur le titre pour lire mon avis) et j’avais complètement adhéré à son style décalé et ses personnages complètement loufoques ! J’ai eu avec ce livre regroupant deux tomes, deux fois plus de plaisir. Les personnages sont les mêmes, La petite fêlées aux allumettes étant le dernier tome paru des enquêtes du commissaire Léon, mais j’ai fait là un retour aux sources qui m’a éclairci sur pas mal de points. 

Dans le premier tome, le commissaire Léon enquête sur des séries de meurtres où les cadavres sont découverts mutilés enterrés derrières les tombes de peintres célèbres. À côté de ça, dans son quartier, Irma, transsexuel, est contacté par sa fille qui veut faire sa connaissance suite à la mort de sa mère. La rencontre père (mère)/fille promet d’être assez atypique…
Dans le second tome, des meurtres sont commis sans liens apparents entre eux, le commissaire Léon en perd un peu son latin, sauf qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences. (Mes résumés sont volontairement très superficiels pour ne pas vous en dévoiler trop, en plus de la 4ème de couverture.) 

Je le dis tout de go, je suis fan du style d’écriture familier de l’auteure ! Elle écrit comme parle le titi parisien de base et c’est une vraie bouffée d’air pur ! J’ai avalé les pages sans me rendre compte que j’avançais à grand pas dans l’histoire. En un week-end, le livre (les deux tomes donc) était lu ! Pas de description alourdissant le rythme mais des dialogues ponctués d’un humour pas piqué des vers !
Les personnages sont tous atypiques, de vraies caricatures de regroupant tous les défauts du français moyen. Chacun y retrouvera un de ses voisins, ou sa vendeuse de poisson sur le marché du vendredi matin. J’ai passé un excellent moment avec ces personnages, ayant presqu’envie d’aller prendre un petit ballon de blanc au coin du comptoir de Jeannot avec eux, pour échanger les potins et faire marcher ma langue de p***…
L’intrigue en deviendrait presque secondaire. Attention, je ne dis pas qu’elle est dénuée d’intérêt, l’auteure arrive à insuffler du suspens dans sont récit, mais les personnages haut en couleurs ont accaparé toutes mon attention.

Les enquêtes du commissaire Léon sont un mélange de brèves de comptoir et des enquêtes du commissaire Maigret, la lecture toute trouvée pour cette période de vacances. Un livre à savourer sur la plage ou au bord d’une piscine. Et pour ceux qui ne partent pas, c’est une réelle parenthèse de détente. 

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture. 

Le petit plus : l’auteure possède son propre site assez complet : http://www.nadinemonfils.com/