Fuir la citadelle – Ryan Graudin

♦ Éditeur : MSK
♦ Nombre de pages : 386
♦ Date de parution : 5 novembre 2014
♦ Prix : 17,00€ Notepaillons5

818RSb2n0ILRésumé : Dai est un jeune garçon issu d’une famille riche de la ville voisine. Ancien dealer, il s’est réfugié à Hak Nam pour échapper à la police. Pour s’en sortir, il doit piéger Longwai, le plus grand trafiquant de drogue de Hak Nam. Il a dix-sept jours pour agir.
Longwai, Mei Yee le connaît. Elle lui appartient, même. Vendue par son père alcoolique à une maison close, elle travaille maintenant pour lui dans les bas-fonds de Hak Nam. En aidant Dai, elle risque sa vie. Peut-elle vraiment faire confiance à ce garçon dont elle ne sait rien ?
Jin Ling est le coureur le plus rapide de Hak Nam. Maigre et agile comme un chat errant, il connaît mieux que personne le labyrinthe des ruelles de la citadelle. Personne ne sait d’où il vient. Personne ne sait qu’il est une fille, à la recherche de sa soeur vendue à une maison close.
S’inspirant du bidonville de Kowloon, enclave de Hong Kong, Ryan Graudin signe un thriller à la fois poignant et palpitant.

Mon avis : Dès que j’ai vu la couverture du livre j’ai été intriguée, la 4ème de couverture a fini de me séduire. Je ne connaissais pas l’auteur et l’histoire originale m’ont donnée envie de les découvrir.

Ce livre c’est l’histoire de trois personnes enfermées dans la même citée sans foi ni loi. Trois destins qui se croisent, alors que la vie n’auraient jamais dû les mettre sur le même chemin, mais le hasard fait parfois bien les choses.

Dès les premières pages on est entraînés dans la course folle de Ling Jin, on découvre le personnage à travers la course pour la survie qu’elle mène dans les ruelles de la citadelle. On découvre la cité à travers ses yeux et les dures lois qui la gouvernent. Ce monde est dur, sans merci et ne permet aucun faux pas. Bien souvent j’ai frémi et eu peur pour la jeune Ling Jin qui prend tous les risques pour atteindre son but.
Elle s’associe ensuite à Dai, qui reste mystérieux une bonne partie du livre, nous découvrons vraiment son histoire petit à petit, l’auteur nous la distille doucement afin de nous tenir en haleine. Lors de notre lecture nous nous posons deux questions : l’association Dai/Ling Jin va-t-elle réussir ? Et qui est vraiment Dai, pourquoi est-il là ? L’intrigue est double pour notre plus grand plaisir.
Je me suis attaché aux personnages et à la petite boule de poils qui suit Ling Jin partout.
L’intrigue, les personnages ainsi que les descriptions de la citadelle sont les vrais points forts du livre. Je pensais que cette citadelle était fictive et que l’histoire se passait dans un monde imaginaire, mais c’est une cité qui a existé à Hong Kong et l’histoire est plutôt contemporaine. Je me suis autant laissée porter par l’histoire que par l’atmosphère de la citadelle très bien retranscrite par l’auteur.
J’avais hâte La terminer ma lecture pour connaître la fin tout en étant triste La le refermer. J’aurais vraiment aimé passer plus te temps avec Jing Lin et Dai.

Le petit plus : J’ai été intriguée par cette citadelle dont s’inspire l’auteure, celle de Kowloon qui se trouvait à Hong Kong, alors j’ai fait quelques recherches et vous trouverez d’autres infos ICI et LÀ.

Je remercie les éditions MSK pour cette lecture.

20/100

20/100

Hate list – Jennifer Brown

♦ Éditeur : Le livre de poche jeunesse
♦ Nombre de pages : 389
♦ Date de parution : 22 octobre 2014
♦ Prix : 6,90€coupcoeur3Notepaillons5

81OhMegshoLRésumé : C’est elle qui a eu l’idée de la liste, mais elle n’a jamais voulu que quelqu’un meure. Valérie est effondrée après le drame survenu à son lycée. Son petit ami Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils avaient écrite pour s’amuser, et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants. Puis, Nick s’est suicidé. Mais Valérie, elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève, et quitte sa chambre pour retourner au lycée.

Mon avis : J’aime les livres qui parlent des ados d’aujourd’hui sans édulcorer leur réalité. Ça me permet de garder un lien avec ma jeunesse, mais surtout de comprendre les jeunes de maintenant, et qui sait de mieux communiquer avec mon neveu et ma nièce (oui, je sais on peut rêver).

Le petit ami de Valérie a commis une fusillade dans leur lycée, elle a été touchée pendant le massacre, mais a quand même été considérée comme complice. Le retour au lycée quelques mois après la tuerie ne se fait pas facilement…

Le sujet des tueries dans les lycées américains est plutôt délicat, l’aborder dans un livre destiné aux ados l’est tout autant. J’étais curieuse de voir le point de vue de l’auteure. Elle a choisi de l’aborder du point de vue d’une personne proche du tueur, pas vraiment impliquée mais pas non plus innocente : sa petite amie. Valérie est une ado révoltée, en colère comme il y en a temps. Tous les ados (ou presque) ont l’impression que le monde est contre eux et les empêche d’être heureux, c’est à dire de faire ce qu’ils veulent. Dans leur processus de construction, ils ont une période où tout doit tourner autour d’eux, où tout leur paraît injuste. Valérie et Nick sont en plein dans cette période et ont l’impression que tout le monde leur en veut. Mais il y a une différence entre les deux, elle s’en sert comme défouloir, lui y croit dur comme fer.
Les tueries sont un sujet qui m’intéresse et qui me touche, l’auteur a réussi à l’aborder sobrement, avec beaucoup de pudeur, tout en essayant de rester objective. J’ai vraiment aimer sa façon de présenter le thème. Sans vouloir l’excuser, elle a voulu nous montrer que le tueur était un être humain normal, jusqu’au moment où il perd les pédales nous exposant pourquoi il est arrivé à cette extrémité, tout ça à travers les yeux et la perception de Valérie. Elle nous dresse aussi un portrait au vitriole de cette jeunesse choyée mais tellement mal dans sa peau. Ce malaise qui a trouvé résonance en moi, mon adolescence n’ayant pas été toute rose non plus.
Ce roman est un bilan de ce qu’il se passe dans les lycées américains, et sûrement un peu dans les nôtres aussi. Il est à mettre dans toutes les mains, les ados pour qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas les seuls à ressentir ces émotions, et aux adultes pour qu’ils comprennent un peu mieux leurs enfants.

J’ai adoré ce livre qui m’a fait frémir, mais qui a tout de même gardé intacte ma confiance en la jeunesse.

 

19/100

19/100

Ce que muti a dans le collimateur #40

Avant de faire cet article, j’ai regardé les sorties de décembre, et normalement, si je n’en oublie pas, il n’y en pas beaucoup. Et le deuxième avantage de ce mois de décembre, c’est que je ne peux pas faire de cadeaux de Noël, du coup j’ai demandé à ce qu’on ne m’en fasse pas. Ma PAL devrait donc ne pas trop souffrir en cette fin d’année.

La suite tant attendue ^^

813pM05nq3LLe tome 6 de Charley Davidson, Au bord de la tombe de Darynda Jones (Milady le 5 décembre)
Résumé : La plupart des filles y réfléchiraient à deux fois avant de se fiancer à Reyes Farrow… Mais Charley Davidson n’est pas comme la plupart des filles. Détective privée et faucheuse en formation, elle a tendance à semer la pagaille autour d’elle, surtout quand elle a bu du café.Son bien-aimé Reyes est certes le seul fils du diable mais il est aussi ténébreux, sensuel, sexy à se damner et tout ce dont Charley pouvait rêver. Malgré tout cela, quand elle met la main sur le fichier du FBI concernant l’enfance de Reyes,elle ne peut pas s’empêcher de l’ouvrir. Et ainsi, déchaîner les enfers.

Bon bein effectivement y’en aura qu’un. Mon porte-monnaie et ma PAL remercient chaleureusement les éditeurs pour cet effort, je devrait écluser un peu ma PAL en décembre.

Les géants – Benoît Minville

♦ Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
♦ Nombre de pages : 284
♦ Date de parution : 5 novembre 2014
♦ Prix : 15,50€ Notepaillons5

image.htmlRésumé : Ça se passe sur la Côte Basque.
Les Géants, ce sont eux : Marius, le fils, surfeur, son besoin d’ailleurs. Auguste, le père, marin pêcheur, cramponné à la vie qu’il s’acharne à offrir à ses enfants. La soeur, Alma, qui veut exister dans cette famille patriarcale…
… et qui cache à tous son idylle avec Estéban, ami d’enfance de Marius ; sa famille à lui s’accroche dans un mobilehome à l’année. Et d’un père à l’autre, d’un fils à l’autre, les deux clans se serrent les coudes.
Tous là, unis dans cette région brute, irréductibles.
Soudain, la vague arrive. César, le grand-père de Marius, revient d’entre les morts ; et avec lui, de lourds secrets couvés comme un trésor de guerre…

Mon avis : J’ai lu Je suis sa fille de cet auteur et le livre m’avait bien plus. La 4ème de couv’ de celui-ci a aussi titillée ma curiosité, et comme je suis faible, j’ai cédé.

Une famille « classique » vivant au pays basque. Le père est pêcheur, la mère fait les marchés, le fils est surfeur au chômage, la fille repasse son bac et est serveuse pour payer ses études. Une famille somme toute classique. Jusqu’au jour où le grand-père refait surface, bousculant cet équilibre que les parents ont mis tant de cœur à mettre en place.

Une fois le livre en mains, j’ai eu le loisir d’admirer sa couverture dans son entier. Rien qu’à la regarder on perçoit les grands espaces, l’océan qui s’étend à perte La vue, on sent le soleil nous chauffer la peau et l’ai marin déposer son sel sur nos lèvres. Elle nous donne envie de partir au bord de l’océan pour plonger nos pieds dans le sable chaud. Après l’avoir savouré, j’ai ouvert le livre et commencé ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y immergé. Je suis restée en surface sur le début. Les personnages me plaisaient, les tempéraments de feu de Marius est Esteban, les deux amis inséparables, le père taciturne qui cache un cœur d’or, la mère qui veille sur la famille comme une louve sur ses petits, tous m’ont séduite, mais je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire. J’ai persévérer et j’ai bien fait ! Parce que ce livre est une jolie histoire pleine d’émotions. Je l’ai trouvé un peu longue à se mettre en place, mais une fois harponnée, je ne l’ai plus lâchée.
Cette histoire de famille pas si ordinaire vous prend souvent aux tripes, trouvant parfois échos dans votre histoire personnelle (tout le monde a des non-dits dans sa famille), et a aussi un côté romanesque qui fait rêver. Un petit bémol tout de même, certains rebondissements sont un peu cousu La fils blancs, certaines répliques assez téléphonées, mais ça donne aussi un petit côté rétro au roman sûrement voulu par l’auteur (faudrait lui demander).
Je connais peu (voire pas) le monde des gangsters évoqué dans ce roman et j’ai apprécié de le découvrir, même si le point La vue est plutôt extérieur. J’ai beaucoup aimé ce livre et sa fin ouverte, qui permet à chacun de le terminer comme il le veut, et de continuer à y penser pendant quelques temps encore…

Je remercie la collection Exprim’ pour cette lecture.

18/100

18/100

[Résultats concours Challenge jeunesse /young adult #3] Amazon

concoursamzon copieC’est avec pas mal de retard, et je vous prie de m’en excuser, que je vous donne les résultats du concours amazon.
Voici donc le nom du gagnant du concours du bon d’achat de 10 euros valable sur le site Amazon.

La gagnante est Nanou83 !

Félicitation, je te contacte dans la journée par mail pour t’informer des modalités.

Encore merci pour vos participations aux concours, sur le blog, sur la page Facebook et partout ailleurs, ça me fait plaisir d’échanger avec vous.

Pour info, le livre qui vous a le plus marqué en 2014 (jusqu’à maintenant hein) est « Tes mots sur mes lèvres » pour 3 d’entre vous, suivi pas « La 5ème vague », « Divergente » et « Elenord & Park ». 4 livres que j’ai également lu et que j’ai adoré également, j’aurais eu d’ailleurs beaucoup de mal à départager les 4.