La ronde des innocents – Valentin Musso

Éditeur : Points / thriller
Nombre de pages : 380
Prix : 7,50€

Résumé : Vincent Nimier pensait connaître son frère Raphaël. Jusqu’au jour où ce dernier est sauvagement assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une vidéo, Vincent découvre qu’il cachait une femme et un fils, disparus sans laisser de trace. Il se met en tête de les retrouver car la vidéo ne laisse planer aucun doute : ils sont en danger de mort.

Mon avis : Tout le monde connait Guillaume Musso, l’auteur de romans à succès depuis quelques années. Et bien figurez-vous qu’il a un petit frère qui écrit lui aussi, mais pas des romans sentimentaux, non tout l’opposé, des thrillers… Je viens juste de le découvrir avec son premier roman La ronde des innocents et je dois avouer que ce livre ne m’a pas laissé indifférente, même s’il m’est difficile de mettre le doigt sur les sentiments que ce livre fait naître en moi. J’espère que mettre mon avis noir sur blanc m’aidera à les saisir.

Ce livre m’a attirée de suite car une bonne partie de l’action se passe dans ma région. Enfin, plus précisément dans la région où je vis depuis 2 ans. Je connais mal les Hautes-Pyrénées même si j’essaye de m’y intéresser le plus possible, une occasion de plus doncde la découvrir.

L’action principale se déroule à Cauterets une ville/station de ski. Un homme, Raphaël, est retrouvé mort en montagne après avoir été torturé. Son frère,Vincent, ancien flic, décide de mener l’enquête avec la compagne de Raphaël, suite aux circonstances obscures de cette mort et à la réception d’une vidéo montrant la première compagne du mort et son fils. Parallèlement à cela, nous assistons au meurtre d’un ado dans un lycée de Nice et l’enquête menée par la police. Les deux affaires ont l’air totalement distinctes et nous n’arrivons pas à les relier. Je pense que c’est là que réside le talent de l’auteur, cette façon de nous mener vers les différentes pistes qu’il veut que nous suivions, pour mieux nous détromper ensuite. Je ne vais pas trop vous en parler car je ne voudrais pas vous dévoiler qui a fait quoi, mais une chose est sûre, Valentin Musso sait créer le doute.

Les personnages sont très bien  « campés ». L’auteur arrive à nous les rendre réels et sympathiques grâces à des descriptions soignées allant jusqu’à nous faire un bref historique de chacun. J’ai beaucoup aimé Vincent, le personnage principal, très « vrai », avec sesdoutes, sesdéfauts. Les sentiments sont abordés avec pudeur et justesse, jamais nous ne basculons dans le mélo.

L’écriture est très fluide. On sent que l’auteur est agrégé de lettres, mais il ne tombe pas dans le piège de phrases alambiquées dont on perd vite le sens. Le seul petit bémol étant l’utilisation de mots peu « communs » qui m’ont obligée à utiliser le dictionnaire et ont un peu ralenti ma lecture. Le point positif de cela étant que ça a enrichi mon vocabulaire. Et tout ça ne m’a pas empêchée de le lire en 2 jours à peine.

En conclusion j’ai beaucoup aimé ce thriller. J’ai aimé être ballottée par l’auteur d’une piste à l’autre ; j’ai aimé trembler avec Vincent, découvrir la vie insoupçonnée de son frère ainé. J’ai aimé me poser des questions, mettre le doigt sur des indices que l’auteur nous laisse voir, comme une confidence alors que Vincent ne les connait pas encore… Bref ! J’ai aimé La ronde des innocents et je pense lire le second livre de Valentin Musso Les cendres froides, paru le 5 mai de cette année.

Je tiens à remercier le site Babelio et les éditions Points pou m’avoir permis cette jolie découverte.

Little Bird – Craig Jonhson

Éditeur : Gallmeister
Nombre de pages : 422
Prix : 10,00€

Résumé : Après vingt-quatre années passées au bureau du shérif du comté d’Absaroka, dans le Wyoming, Walt Longmire aspire à finir sa carrière en paix. Ses espoirs s’envolent quand on découvre le corps de Cody Pritchard près de la réserve cheyenne. Deux années auparavant, Cody avait été un des quatre adolescents condamnés avec sursis pour le viol d’une jeune indienne, Melissa Little Bird, un jugement qui avait avivé les tensions entre les deux communautés. Aujourd’hui, il semble que quelqu’un cherche venger la jeune fille. Alors que se prépare un violent, blizzard Walt devra parcourir les vastes étendues du Wyoming sur la piste d’un assassin déterminé à parvenir à ses fins.
Avec ce premier volet des aventures du shérif mélancolique et désabusé, Walt Longmire, Craig Johnson s’impose d’emblée parmi les plus grands.

Mon avis : J’ai obtenu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec le forum Accro et Mordus de lecture et la maison d’édition Gallmeister. Lorsque j’ai vu que des livres incluant des « amérindiens » étaient proposés, j’ai sauté sur l’occasion, j’adore tout ce qui touche aux civilisations de ce « nouveau » continent, que ce soit celles d’Amérique du Nord ou d’Amérique du Sud (Cf mon avis sur Llorona on the Rock).

Ce livre fait partie de la nouvelle collection de cette maison d’édition, la collection Totem qui a pour but de présenter des ouvrages de littérature américaine proposés dans les autres collections (Nature Writing, Noire et Americana) mais dans un format semi-poche plus abordable pour certains. Vous trouverez toutes les infos sur leur site.

J’ai attendu ce livre avec impatience et je n’ai pas été déçue quand je l’ai reçu ! La couverture est sobre, noire mate ornée juste de plumes grises et rouges, douce au touché. Bref, très agréable ! Premier contact plus qu’encourageant ! Une fois ouvert, on tourne des pages de bonnes qualités à la couleur légèrement beige et à la police gris foncé qui facilite grandement la lecture.

Mais venons-en au plus important : l’histoire en elle même. Nous sommes là plongés dans une intrigue policière. Le corps d’un jeune homme impliqué dans une affaire de viol sur une jeune indienne mentalement retardée, est retrouvé refroidi (et c’est peu de le dire dans cet état du Wyoming où l’hiver s’installe doucement). Le shérif du comté d’Absaroka, Walt Longmire (qui est aussi notre personnage principal), est alors chargé de l’enquête. Pas très loin de la retraite, notre shérif est pourtant loin du personnage bourru campé dans ces cas là. Il a beaucoup d’humour et fait preuve de plein de délicatesse (ce qui n’était pas gagné pour un homme de sa corpulence). L’enquête le conduit vers la réserve à laquelle appartient la jeune fille violée, pensant logiquement à une vengeance de sa communauté. Pris entre ses soupçons vers ces indiens qu’il apprécie et certaines incohérences qui apparaissent lors de ses investigations, Walt fait preuve de beaucoup d’humanité.

J’ai beaucoup aimé le suivre dans ses recherches, sur le meurtre, sur lui même, sur ses amis et sur les différents personnages de ce livre. Il a un humour que j’adore et une façon d’être qui me ressemble, il est logique mais aussi conscient de ses faiblesses et des liens d’amitié qu’il entretien avec les personnes qu’il soupçonne.

Ce livre est une galerie de portraits tous plus vrais que nature. Aucun n’est édulcoré et tous transpirent l’odeur des montagnes de là-bas : la rudesse et la pureté. Il est difficile de vous les énoncer tous, mais Craig Johnson, l’auteur, est très doué pour ce qui est de décrire ses personnages qui sont tous très bien pensés et travaillés.

Quant à l’intrigue elle-même elle est rondement menée ! L’auteur nous balade d’un suspect à l’autre tout en réussissant à nous faire douter de tout et de tous. De la même manière que Walt, contraint de soupçonner son meilleur ami. Jusqu’à la découverte du meurtrier…

La force de ce roman, c’est l’écriture fluide de l’auteur, l’amour qu’il a pour ses personnages, l’humanité de ces derniers (j’avais l’impression, à la fermeture du livre, que les personnages allaient en sortir pour boire un verre avec moi tant ils me paraissaient réels, j’ai vraiment eu du mal à les quitter), sa façon de décrire ces paysages qui dégagent tant de force !

Pour terminer vous aurez compris que ce livre est un vrai coup de cœur et que je pense suivre sérieusement les autres écrits de cet auteur, surtout que Walt revient régulièrement.

Merci au forum Accros et Mordus et aux éditions Gallmeister pour ce partenariat.



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Llorona On The Rocks – Charlotte Bousquet

Éditeur : Argemmios Éditions
Nombre de pages : 220
Prix : 18,00€

Résumé : « Les fées, c’est comme la Vierge de Guadalupe, j’ai cessé d’y croire à dix ans. Quand j’ai tué pour la première fois. »

À Ciudad Juárez, des femmes sont assassinées. Pour le sexe. Pour le fun. Pour leurs organes, aussi. La routine. Sauf qu’une inconnue voilée de blanc apparaît, à chaque fois, près des cadavres.
La Llorona.
En pleine guerre des cartels, les Feds ont autre chose à faire que courir après une légende. Alors, ils ont fait appel à moi, Eva Vargas, la meilleure tueuse à gages et spirite du Mexique. Mais entre les fantômes du passé, les narcos et mon fichu cœur d’artichaut, il va falloir autre chose qu’un tequila blanco pour y arriver sans me brûler les ailes…

Charlotte Bousquet est une auteure kaléidoscope, qui se joue des limites imposées par les genres : fantastiques, philosophiques, mythologiques ou fabuleuses, ses différentes publications sont autant de facettes de son écriture.

Une écriture déjà récompensée à trois reprises : prix Grand Atlas des lycéens en 2001 pour Zaïna et le fils du vent, prix Merlin 2005 pour Les Arcanes de la trahison (Le cœur d’Amarantha, 1), et prix Elbakin 2010 pour Cythériae. Cette grande dame de l’imaginaire multiplie les publications de qualité : Noire Lagune, Arachnaé, La Marque de la Bête…

Après son recueil thématique Au Miroir des Sphinx, Charlotte Bousquet revient aux éditions Argemmios avec un thriller fantastique palpitant.

Mon avis : Ce livre m’a été proposé dans le cadre d’un partenariat (merci le forum Accros et Mordus de lecture), et je crois que sans ça je ne l’aurais jamais découvert et ça aurait vraiment été dommage, car ce livre est mon premier coup de cœur de l’année !

Je m’attendais à de la bit-lit, mais ce n’est pas totalement ça, ce livre est plutôt un thriller fantastique (et si j’avais ouvert mes yeux, je l’aurais vu noté en 4ème de couverture). Mais qu’à cela ne tienne ! Je suis aussi une fan de thriller ! En fait, ce livre est un savant dosage de bit-lit et de thriller fantastique. De bit-lit par son personnage principal, Evelita, femme au caractère fort, à la répartie cinglantes, à l’humour noir et à la gachette facile (ça vous rappelle quelqu’un ? Moi aussi !). De thriller fantastique par l’enquête menée par notre chamane entourée de fantômes. Mais je m’égare, revenons au début…

Notre personnage principal donc, Eva, est mercenaire chamane. Elle voit le monde des esprits et intervient auprès des particuliers pour les débarrasser des âmes perdues qui les hantes, dans certains cas, elle peut même les venger. Parce que oui, notre Eva est dure, froide, calculatrice. Mais qui ne le serait pas à sa place ? Élevée à Ciudad Juàrez, ville frontalière des États-Unis dans la région mexicaine du Chihuahua, elle ne connait que la misère et la loi du plus fort, et surtout la loi universelle où qu’on aille : survivre. Et finalement, la dame est douée pour ça. Et il vaut mieux, dans cette ville mexicaine où il n’est pas bon d’être une femme, cette ville tristement célèbre pour ces féminicides, ces disparitions de femmes… Voilà, le décor est planté. Fraichement sortie de prison par les fédéraux, Eva doit résoudre le cas de femmes et d’enfants dont les organes ont été prélevés vraisemblablement pour du trafic. Là ou notre affaire va prendre une tournure fantastique c’est que tous les témoins ont vu sur les lieux le fantôme de la Llorona. Cette figure des croyances mexicaines, qui aurait tué ces enfants par désespoir. Voilà, l’intrigue est posée.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, ça serait bête de connaître l’assassin avant de commencer votre lecture (bein oui, j’espère bien que vous allez le lire ce livre), mais je peux vous dire que j’ai adoré ce livre ! (au cas où vous ne l’auriez pas encore compris) Je l’ai lu en une trentaine d’heures (et pas en continu). J’ai été de suite emportée par le style de l’auteur, ces phrases courtes, rythmées qui sont dans le ton de l’histoire. J’ai aimé instantanément Eva et son caractère, souriant franchement à ses réparties, avançant pas à pas avec elle dans son enquête. J’ai apprécié les informations concernant les légendes de ces anciennes peuplades d’Amérique Centrale. Je me suis retrouvée plongée de suite dans ce monde particulier qu’est le Mexique aujourd’hui, sentant presque ces odeurs de téquila, de poussières venues du dessert, de la transpiration de ces hommes et ces femmes vivant chichement… Le petit bonus que j’ai apprécié ? La liste des boissons et musiques à savourer avec notre lecture, l’auteur pousse même la perfection jusqu’à nous expliquer la situation actuelle de ces féminicides en fin de livre.

Bref, je conseille ce livre à tous les fans d’actions, d’humour et d’enquêtes policières. Sachant qu’il est quand même réservé à un public averti.

Serial Killer – K. Malone & J. Leigh

Éditeur : ST Éditions
Nombre de pages : 340

Résumé : Ne faites pas l’erreur de croire ce que vous voyez à la télévision. Le métier de profiler a été dénaturé par les médias, journalistes, auteurs de romans à succès ou encore scénaristes de série tv. Dans la réalitéun profiler américain ne se déplace pas sur le terrain et on ne confie pas non plus à une stagiaire du FBI comme Clarice Starlight – interprétée par Jodie Foster – un dossier aussi important que celui du célèbre serial killer Hannibal Lecter dans le « Silence des Agneaux ». Non, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, la logique veut qu’un profiler américain travaille dans un bureau, enfermé, avec comme seuls supports à ses recherches des rapports détaillés, des photos, et toutes les pièces nécessaires qui lui permettront d’élaborer le profil psychologique du meurtrier.

Je m’appelle Sarah Leary, j’ai trente-trois ans. Rien ne laissait supposer que je travaillerais un jour dans la police. A vrai dire, j’étais journaliste au San Francisco Chronicle entre 2000 et 2005. En parallèle, je poursuivais mes études de psychologie à l’université de Stanford. A la fin de mon année, j’ai rédigé une thèse sur les Serial Killer. Celle-ci a été envoyée au directeur de la police de Los Angeles et j’ai été appelée pour les aider à résoudre une première série de meurtres. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, je suis lieutenant et travaille officiellement avec eux. J’ai ainsi aidé à l’arrestation de neuf tueurs en série (Ronald Willams, Samuel Mooney, Quentin Shiffer, Vince Logan, Nick Neilly, Martha Dostoïevskaïa, Joseph Springs, John Abigail et Scott Tremblay). Je ne suis pas à considérer comme une intervenante ni comme un psychologue privé. J’ai été assermentée, ai un bureau au sein du commissariat central de Los Angeles et mon travail est d’assister les inspecteurs qui décideront, ou non, de suivre mes conseils afin de traquer et d’arrêter ces assassins.

Mon avis : Ce livre est le deuxième que je lis de ces auteurs et bien qu’il ait été écrit avant celui que j’ai lu en premier (vous me suivez ?), je l’ai trouvé bien meilleur.

J’ai toujours aimé les livres policiers traitant de serial killer, je dois avoir un petit côté morbide, et celui-ci est très bien ficelé niveau intrigue. Le tueur est un vrai méchant, qui ne fait pas semblant, et dont les crimes sont vraiment horribles. Les deux enquêteurs principaux, un profiler et un inspecteur, sont des femmes qui vont nouer une relation amoureuse au fil des pages, et même si le tueur en série les mène par le bout du nez une bonne partie du livre, elles finiront par découvrir qui il est, même si cette découverte n’est pas la fin de l’histoire en soi. C’est d’ailleurs ce qui fait la particularité de ce livre. J’ai rarement lu un thriller où la découverte de l’assassin ne termine pas le roman.

J’ai beaucoup aimé ce livre, il est bien écrit, malgré le style scénario annoncé par les auteurs, et se lit très vite. Il est aussi très bien documenté et on sent que les auteurs ont fait un vrai travail de recherche qui rend très crédible l’enquête. Le seul bémol que j’ajouterais, c’est qu’il y a trop de scènes de sexe à mon goût. Pas parce que ce sont des scènes lesbiennes, mais parce que je n’aime pas ce genre de scène en général, ou du moins en petite dose. Même si je dois admettre que ces scènes trouvent leur intérêt dans ce livre, sans pouvoir vous dire pourquoi au risque de trop vous en dévoiler.

Bref, lecture agréable que je recommande aux fans de thriller.


Masque de sang – Lauren Kelly

Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 301
Prix : 19,50€

Résumé : Riche et charismatique mécène, Drewe Hildebrand suscite le scandale en organisant une exposition de « bio-art », qui inclut des foetus et des masques faits de sang humain, dont l’un à l’effigie de Drew elle-même. Est-ce pour cette raison qu’elle disparaît de sa propriété située au bord de l’Hudson, apparemment kidnappée au cours de la nuit ? Sa jeune nièce Marthe, retrouvée droguée au crystal meth, est trop traumatisée pour décrire les ravisseurs. Saura-t-elle échapper à ses terrifiantes hallucinations pour aider la police ? Cette enquête haletante est aussi une plongée dans le monde des « bio-artistes » et une réflexion singulière sur l’art contemporain.

Mon avis : J’ai obtenu ce livre grâce à la générosité de la maison d’édition Albin Michel. Je n’en avais pas entendu parler avant de le recevoir, mais le résumé de la 4ème de couverture m’a attiré de suite étant une grande fan de thriller.

Dès les 1ères pages j’ai été happée par le livre. Il est écrit du point de vu de la nièce de la mécène disparue. C’est très confus sur les débuts, Martha étant sous l’emprise des drogues et j’ai apprécié ce côté fouillis, passant d’un souvenir à l’autre sans réel lien. Seulement ce côté fouillis a continué un peu trop à mon goût avant que je ne réalise que c’était voulu par l’auteur. Lauren Kelly a l’art et la manière d’entrainer le lecteur où elle veut par les chemins qu’elle veut, et pas forcément le plus court. Cette auteure est purement retord. Elle est simplement diabolique. Son style d’écriture est fluide, les mots employés simples, mais son talent réside dans les méandres dans lesquels elle nous emmène. Elle nous fait croire que nous sommes assez malin pour trouver le coupable, alors que nous sommes juste bon à nous laisser mener par le bout du nez.

Il est difficile de parler de ce livre sans vous en dévoiler la teneur et surtout la fin, mais j’ai aimé ce livre qui a un peu remis en question ma façon de voir les thrillers. Celui-ci est un thriller psychologique haut de gamme, où pas mal de choses sont suggérées pour embrouiller le lecteur. Le personnage de Martha, la narratrice du livre est attachant, et même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec sa logique, il est difficile de ne pas éprouver de l’empathie pour ce nouveau genre de demoiselle en détresse.

Bref, un livre que je vous conseille vivement.