Personne pour t’entendre – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 634
Date de parution : 28 mai 2014
Prix : 20,90€ Notepaillons5

9782280314978Résumé : Belles, jeunes et blondes : elles sont condamnées à mourir.
Lors d’une soirée donnée dans une luxueuse propriété de Baltimore, Crystal Jones, une jeune et jolie étudiante, est retrouvée sauvagement assassinée dans la remise au fond du parc. Pour ce meurtre, Ramon Muñoz, le jardinier qui travaillait dans le domaine, est condamné à perpétuité. Six ans plus tard, Paige Holden, détective privée, décide de se plonger dans le dossier pour tenter de faire rouvrir l’enquête, et prouver l’innocence de cet homme qui, elle en est persuadée, a été injustement condamné. Le seul indice concret dont elle dispose : la clé USB que la femme de Ramon Muñoz a réussi à lui donner avant d’être abattue devant elle, et qui contient des photos remettant en cause les conclusions de l’enquête. Comme si on avait voulu faire accuser cet homme… Mais pour protéger qui ? La seule aide sur laquelle Paige puisse compter est celle de Grayson Smith, le procureur qui a fait condamner Ramon Muñoz, et qui, lui aussi, doute aujourd’hui de la culpabilité de celui qu’il a envoyé derrière les barreaux. Bientôt, tous deux vont se retrouver sur la piste d’un meurtrier diabolique, obsessionnel, à la fois invisible et tout-puissant…

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose en octobre l’année dernière et depuis, j’aime lire un de ces policiers de temps en temps. Bon, je mets du temps à les lire parce que ce sont des pavés écrits tout petit, mais je passe à chaque fois un très bon moment.

Paige a été agressée il y a une dizaine de mois, pour échapper au traumatisme, elle a quitté sa région et déménagé à Baltimore où elle se reconstruit. Elle y est détective privée, et a décidée d’aider la femme de ménage de son immeuble à prouver que son fils, jugé coupable de meurtre, est innocent. Mais il s’avère que l’histoire est plus compliquée qu’il n’y paraît au 1er abord.

J’ai commencé ce livre juste après un livre jeunesse écrit assez gros, il m’a donc fallu quelques temps pour m’adapter a cette police plus petite et cette écriture plus fournie, avec beaucoup plus de description. Mais une fois habitué : c’était parti !
L’histoire commence fort. Un meurtre, un second en même pas 20 pages et notre héroïne qui nous annonce de suite la couleur en nous faisant une cascade de ninja. Paige est certes une victime mais elle ne s’apitoie pas, c’est une femme forte qui a décidé de prendre sa vie en main et de ne pas se laisser dominer par la peur. Je l’ai adoré !
L’enquête est vraiment alambiquée. On voit à peu près où l’auteure va nous emmené, un peu comme on sait que pour trouver l’océan en France il faut avancer vers l’ouest. Mais sans vraiment savoir comment on va y arriver. On émet pleins d’hypothèses qui ne se révèlent pas toujours justes. L’histoire est beaucoup plus compliquée qu’elle ne le laissait supposée de prime abord, et j’ai adoré découvrir chaque pan de cette enquête. Voir les liens entre les événements, les personnages, l’avancée des suppositions… Bref, je ne me suis pas ennuyée.
De plus, ce qui ne gâche rien, l’auteure nous présente tout une galerie de personnages attachants, pour les alliés de Paige, et pour certains haut en couleurs qui nous font sourire, et des méchants hypocrites, viles et égoïstes qu’on adore détester.
Ce livre regroupe tous les ingrédients idéaux pour un policier à lire au bord de la plage (on n’est pas sectaire, on prend la montagne et la campagne aussi) pendant ses vacances sans prise de tête.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Metro Z – Fabien Clavel

Éditeur : Rageot Thriller
Nombre de pages : 215
Date de parution : 4 juin 2014
Prix : 9,90€ Notepaillons4

813aYcdxjaL._SL1500_Résumé : Emma est excédée quand son métro reste bloqué à la station Châtelet. Déjà qu’elle doit s’occuper de Natan, son petit frère autiste… Quand une explosion retentit dans le wagon voisin, elle se rue, paniquée, dans les couloirs envahis par une épaisse fumée jaunâtre. Emma réalise que tous les accès sont condamnés et que Natan n’est plus avec elle ! Partant à sa recherche, elle observe le comportement étrange et terrifiant des autres passagers : indolents, marmonnant, les yeux dans le vague…

Mon avis :  Je connais Fabien Clavel par ses livres Le miroir aux vampires et Nephilim et je voulais voir ce qu’il donnait dans le genre thriller, l’occasion m’a été donnée par Rageot et je l’ai saisie.

Emma ramène son petit frère autiste à la maison en métro. Quand celui est victime d’un attentat. Mais cet attentat rend les gens bizarres et les autorités ferment les accès du métro parisien. Elle doit alors prendre en charge son petit frère pour le ramener saint et sauf à la surface.

En fait ce livre fait partie d’une collection Thriller mais il aurait mieux sa place dans une collection Terreur. Les aventures que travers Emma, son frère et sa nouvelle amie sont loin d’être banales et file vraiment la chaire de poule.
Lors d’un attentat terroriste, un gaz transforme les usagers du métro en pseudos zombies qui sont terrifiants ! J’ai admirer le courage d’Emma qui a le premier réflexe, bien humain, de suivre la masse et de fuir, puis elle se reprend et affronte la réalité en face et surtout elle prend sur elle et va tenter de sauver son petit frère. Cette ado n’est pas plus forte que les autres, mais elle sait faire face à ses responsabilités et c’est un trait de caractère que j’ai plus qu’apprécié. Elle trouve en plus une alliée inattendue dans le personnage d’une jeune fille tagueuse, un peu caricaturée mais qui ne manque pas de mordant. Leurs dialogues sont emprunts d’humour malgré la gravité des faits en allégeant un peu l’ambiance étouffante générée par le décors des couloirs du métro.
J’ai aussi beaucoup aimé la façon de Fabien Clavel d’aborder le théme des zombies très à la mode en ce moment. Il arrive ainsi à se démarquer des autres livres du genres.
Ce livre se lit très vite, je n’ai pas vu le temps passer, d’ailleurs, j’aurais bien encore passé quelques temps avec Emma, Natan et C-Byl. Bon, beaucoup moins avec ces pseudos zombies qui donnent le frisson, mais c’était une excellente lecture !

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

73/80

73/80

 

Au bois dormant – Christine Féret-Fleury

Éditeur : Black Moon
Nombre de pages : 345
Date de parution : 11 juin 2014
Prix : 16,00€ Notepaillons5

1653359_857734867576663_1359009455_nRésumé : On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire. Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des évènements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Mon avis : Dans la collection Blcak Moon destinée à la jeunesse et aux jeunes adultes, on trouve aussi des thrillers. Aimant les deux genres, je n’ai pas hésité une seconde avant de lire ce livre.

Le rouet prévient les parents, peu de temps après leur naissance, qu’il tuera leur fille le jour de ses 16 ans, et jamais il n’a manqué à sa promesse. Ariane fait partie de ses victimes désignées. Elle le découvre quelques mois avant ses 16 ans et ne veut pas se résigner. Elle a décidé de vivre…

Je ne connaissais pas l’auteure, mais en farfouillant avant ma lecture j’ai découvert qu’elle a écrit beaucoup de livres jeunesses et qu’elle s’essaye au polar pour la première fois. Ma curiosité a donc été redoublée.
Le roman commence doucement. On fait d’abord connaissance avec Ariane, sa famille et son mode de vie. L’adolescente ne le sait pas encore mais elle est traquée et depuis 15 ans elle essaye d’échapper à son destin. Ariane est une jeune fille attachante, qu’on prend plaisir à découvrir même si sa vie n’est pas classique, pleines de contraintes qu’elle ne comprend pas. Elle a appris à faire avec ces obligations et s’en sort plutôt pas mal.
Quand on découvre l’intrigue à proprement parler, on prend conscience de l’esprit machiavélique du tueur (ou de l’auteure). Celle-ci est particulièrement fouillée. On en apprend petit à petit, comme différentes couches qu’on creuse. À chaque fois qu’on pense avoir compris, saisi l’intrigue dans son entier, l’auteure sort un as de sa manche et on est obligé de réviser notre théorie. C’est ça que j’aime dans un thriller c’est de ne pas être sure d’avoir raison.
Les personnages se succèdent sans lien apparent mais ce n’est que pour mieux nous embrouiller. D’ailleurs la fin m’a laissée sur les fesses. Je n’avais pas pensé à ça ! L’auteure a vraiment bien travaillé sa trame et son enquête. Le public visé a beau être jeune, ce livre n’a rien à envier aux polars adultes. Je vous le recommande.

Je remercie les éditions Black Moon pour cette lecture.

 

71/80

71/80

 

Le silence de la peur – Karen Rose

 Éditeur : Harlequin / Mosaïc Poche
Nombre de pages : 535
Date de parution : 2 avril 2014
Prix : 7,90€ Notepaillons4

9782280316811Résumé : Cela fait sept ans que Mary Grace Winters vit sous une fausse identité à Chicago avec son fils Tom. Sept ans que chaque matin, elle redoute que son secret ne soit dévoilé et que son mari, un policier violent qui la maltraitait avant qu’elle ne prenne la fuite avec son petit garçon, la retrouve. Malgré ses peurs, à Chicago, Mary Grace a repris goût à la vie et elle est déterminée à laisser son douloureux passé derrière elle. Au point de se laisser aller à une relation amoureuse avec son nouveau collègue, Max Hunter. Max, le seul homme en qui elle devine une blessure ancienne et profonde qui fait écho à la sienne. Pourtant, Mary Grace l’ignore encore, son passé est plus que jamais sur le point de ressurgir et de faire voler en éclat la vie paisible qu’elle s’est construite. Car son mari est sur sa trace. Pas à pas, il se rapproche…

Mon avis : Vous commencez à savoir que le policier fait partie de mes premières amours. Même si la bit-lit et la jeunesse ont une grande place dans mes lectures actuelle, de temps en temps, j’aime ce retour aux sources. J’ai déjà lu un roman de Karen Rose () et j’avais envie de la découvrir un peu plus.

Caroline a fuit un mari violent (et encore c’est peu de le dire !) et tous les jours elle redoute qu’il ne la retrouve. Dans le cadre de son travail elle rencontre Max, un homme qui pourrait lui faire oublier le passé et lui faire croire en un futur plus loin que demain. Mais il n’est pas toujours facile de tourner le dos au passé.

Karen Rose m’avait séduite avec Dors bien cette nuit et elle a remis le paquet avec Le silence de la peur. Si ce n’est que celui-ci m’a beaucoup plus fait vibrer, frémir et parfois même voir rouge.
J’ai beaucoup aimé l’intrigue, rien de vraiment original dans l’histoire de cette femme battue qui veut s’en sortir (malheureusement) mais elle a su y mettre tous les sentiments qu’il fallait : la peur, l’angoisse, l’espoir… C’est un sujet qui n’est pas facile à aborder, mais elle a réussi à le faire avec finesse, sans voyeurisme mais sans pour autant nous ménager sur cette vérité.
Les personnages sont également très bien décrit. Caroline est une femme très digne qui élève son fils entourée de vraie amies. L’ex mari violent est un chouilla caricatural mais il faut parfois bien ça pour marquer les esprits. Le livre est également plein d’humour et les réparties entre les protagonistes portent souvent à sourire. Ce lire est un savant mélange de suspense et de tranche de vie. Malgré tout on sent le danger roder tout le long du récit et on frémit souvent pour Caroline. Avez-vous déjà eu envie de frapper un personnage, pas seulement parce qu’il vous agace, mais parce qu’il est horrible ? Non ? Éh bien là ça pourrait vous arriver avec l’ex mari le plus ignoble.
Le seul petit bémol, mais là si vous le connaissez vous le sentiez venir, j’ai trouvé la romance avec Max et Caroline un peu facile. Elle a quand même l’avantage de ne pas monopoliser l’histoire et d’être bien amenée.

La fin est à la fois prévisible et originale. Si, c’est possible ! Vous en voulez la preuve ? Lisez-le donc 😉

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.


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Mémé goes to Hollywood – Nadine Monfils

 Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 228
Date de parution : 20 février 2014
Prix : 19,00€ Notepaillons4.5

9782714456557Résumé : Attention, Mémé Cornemuse est de retour ! Au programme : un road movie en baraque à frites puis en cargo, des préparations culinaires fantaisistes, voire mortelles… et, au bout du tunnel, une rencontre avec Jean-Claude Van Damme himself. Enfin, peut-être. Mémé Cornemuse a décidé d’aller rencontrer son Dieu : Jean-Claude Van Damme. Comme il tourne à Hollywood, il faut qu’elle trouve du pognon sans bosser. Elle s’inscrit donc à l’émission de Jacques Pradouille, Adoptez-moi. Objectif : arnaquer la famille d’accueil, des bourgeois qui rêvent d’une mamy confitures pour leurs mouflets. En deux temps, trois mouvements, Mémé se casse avec leurs économies et une camionnette aménagée en baraque à frites, direction le port du Havre, où elle se fait embaucher comme cuisinière sur un cargo. Mais ses talents culinaires déciment les marins, et les survivants préfèrent la débarquer sur une plage de la mer du Nord, où elle apprend avec indignation le kidnapping de JCVD. Les ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir, Mémé a la pantoufle tueuse, ça va saigner !

Mon avis : Pour ceux et celles qui me suivent régulièrement vous savez que je suis fan de Nadine Monfils, que j’ai découverte par hasard (là je dois un grand merci aux éditions Belfond) et c’est en tapant dans les mains comme une gosse que j’ai réceptionné et commencé ce livre quasiment dans la foulée.

Dans ce roman, nous retrouvons Mémé Cornemuse qui s’est mise en tête d’aller à Hollywood retrouver JCVD (Jean-Claude Van Damme pour les non initiés) pour l’épouser. Et quand Mémé Cornemuse a une idée en tête, elle l’a pas ailleurs comme qui dirait (bon, en vrai je pense autre chose, mais en ch’ti vous comprendriez pas). Là voilà partie, gare à qui voudrait se mettre sur son chemin, et dommage pour celui qui s’y trouve par hasard.

J’adore l’humour de Nadine Monfils qui n’y va jamais avec le dos de la cuillère. Elle appelle un chat un chat et une bite une bite (attention, pour cette avis, je me la joue Nadine, donc moi aussi j’appellerai les choses par leur nom en espérant ne pas vous choquer). Et encore une fois j’ai passé un excellent moment à suivre les aventures loufoques de Mémé Cornemuse. Encore une fois, c’est rocambolesque, tiré par les cheveux, exagéré dans un sens comme dans l’autre : on a autant des personnages sadiques que des naïfs, plein de gros mots, de références belges… et on se régale ! Enfin moi c’est sûr, je me suis régalée !
Comme à chaque fois à la lecture d’un livre de Nadine Monfils, j’ai un léger sourire qui ne me quitte pas quand je ne ris pas franchement. Je déconnecte totalement du réel et le laisse emporter par les aventures des personnages dans ce lieux imaginaire qu’est Pandore (d’ailleurs je n’arrive pas à définir si c’est en France ou en Belgique) et sur les plages de Belgique. Dans ce livre, pas de réelle enquête policière, comme j’ai pu en livre dans les tomes du Commissaire Léon ou dans les vacances d’un sérial Killer, ou encore la vieille qui voulait tuer le bon dieu, mais bien une aventure sans queue ni tête à la totale mode Mémé Cornemuse ! Un vrai délice dans le genre burlesque. Le petit hic c’est que c’est parfois « trop ». Bon c’est la marque de fabrique du personnage le trop mais c’est parfois un peu fatiguant…
Quoiqu’il en soit, je guetterai avec impatience le prochain titre de l’auteure.

Le petit plus : Le même jour est sorti en poche « La vieille qui voulait tuer le bon dieu » du même auteur avec le même personnage haut en couleurs, Mémé Cornemuse, pour les fans du 5ème voire du 6ème degrés.


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