POV : Point Of View – Patrick Bard

♦ Éditeur : Syros
♦ Nombre de pages : 235
 Date de parution : 23 août 2018
♦ Prix : 15,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : La première fois qu’un lien vers une vidéo porno s’affiche sur son ordinateur, Lucas est en train de télécharger un film de super-héros en streaming. Cette scène, qu’il visionne sans l’avoir voulu, le sidère, puis lui procure une émotion totalement inédite. Pour retrouver ce frisson initial, il glisse en secret dans une sphère qui accapare ses pensées, ses nuits, et bientôt tout son temps libre. Vu de l’extérieur, on pourrait croire que Lucas est un simple geek. Il est en réalité victime d’une addiction dont il ne peut plus sortir seul. Pour revenir du côté de la vie, il lui faudra accepter la rencontre et l’échange avec d’autres, loin des écrans.

Mon avis : Depuis quelques temps, je lis pas mal de romans et je vois pas mal de films sur l’addiction et les troubles mentaux des adolescents. Point Of View s’inscrit dans cette veine.

Lucas est un ado accro au porno, il y passe des heures au détriment de son sommeil et de sa scolarité, au risque de bousiller sa vie sociale et sa vie de famille. Jusqu’au jour où il est obligé d’affronter ses travers pour pouvoir continuer.

Ce roman est divisé en 2 parties, la première nous présente l’addiction de Lucas et la seconde comment il a tout mis en place pour lutter contre.
Cette première partie m’a particulièrement dérangée. Elle est très crue et parle des choses comme elles sont. C’est très bien pour bien les faire comprendre, mais ça met extrêmement mal à l’aise. Je pense que c’est voulu et c’est très bien réussi. Tout le monde connait les addictions aux drogues, qui sont devenues presque communes, ce roman traite de celles qui sont plus récentes comme les addictions aux jeux vidéo, à Internet, aux films pornos… sans aucune complaisance mais sans voyeurisme non plus. Il expose les faits comme ils sont pour les expliquer, pas pour assouvir nos instincts voyeurs, juste pour que nous ayons conscience de la réalité telle qu’elle est.
La seconde partie m’a particulièrement touchée. On y voit Lucas très démuni face à son addiction. C’est un ado qui n’a pas eu le temps de grandir et qui se retrouve avec des problèmes à gérer que pas mal d’adulte n’ont toujours pas réussi à régler. Le sujet est abordé avec beaucoup de justesse et d’empathie.
Dans l’ensemble c’est un roman qui se lit très vite et que j’ai beaucoup apprécié, je le recommande à tous pour réussir à comprendre ces nouvelles addictions.

Je remercie Syros pour cette lecture.

56/60

The gitf – Louise Jensen

♦ Éditeur : BMR
♦ Nombre de pages : /
 Date de parution : 20 juillet 2018
♦ Prix : 9,99€
♦ Acheter : Amazon

Résumé :  « Ne pas faire un bruit.
Par-dessus les battements de mon cœur, je l’entends.
Une toux. Derrière moi. Tout près. Trop près. »
Courir. »
À trente ans, Jenna reçoit un nouveau cœur et voit sa vie entièrement chamboulée. L’opération l’a sauvée, mais marque le début d’une longue descente aux enfers : cauchemars, paranoïa, impression d’insécurité. Est-elle victime d’un syndrome post-traumatique ? Ou un lien s’est-il noué avec sa donneuse, Callie, la forçant à vivre des souvenirs qui ne sont pas les siens ?
C’est ce que Jenna est déterminée à découvrir. Malgré les avertissements de ses proches, elle prend contact avec la famille de Callie. Qui était-elle ? Est-elle vraiment morte dans un accident ? Jenna est convaincue qu’on lui cache quelque chose, mais enquêter risque de tout lui coûter : ses amis, sa santé mentale et même sa propre vie…

Mon avis : J’ai toujours envie de découvrir de nouveaux auteurs de romans policier, même s’il est vrai que je ne manque pas de quoi lire dans ce genre là aussi, je me suis donc laissé tenter par ce livre.

Jenna a reçu une transplantation de cœur et depuis elle veut rencontrer la famille du donneur. Ce qu’elle découvre alors sur sa mort, ainsi que d’étranges rêves la poussent à mener l’enquête.

Dès le début je me suis attachée à Jenna. C’est elle qui narre l’histoire et il est très facile de s’attacher à elle : elle est toute frêle après son opération, mais cache également une grande force morale qui la pousse toujours à vouloir découvrir la vérité. Elle n’a de cesse de progresser parfois au détriment de sa sécurité, mais c’est ça qui fait l’action et le suspens du roman.
L’auteure base son intrigue sur des recherches sur la mémoire cellulaire. Certains chercheurs ont émis l’hypothèse que, lorsque l’on transplante un organe, on transmet également une partie des souvenirs du donneur (je ne vais pas vous expliquer comment parce que je ne suis pas sûre de transmettre ça correctement). Et c’est là dessus qu’elle s’appuie pour expliquer les rêves que fait Jenna. J’ai trouvé ça vraiment passionnant, je pense même que je vais faire quelques recherches de mon côté, et cela tient très bien la route dans l’intrigue qu’elle « fabrique ».
On avance pas à pas avec Jenna, passant d’un suspect à l’autre jusqu’au dévoilement finale que je n’avais pas du tout vu arriver !
C’est ce que je préfère dans ce genre de livre. Même si je dois admettre que quelques petites choses m’ont chiffonnée sur la fin, un ou 2 détails que je n’ai pas trouvé crédible, dans l’ensemble j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture.

Je remercie BMR pour cette lecture.

Clean – Juno Dawson

♦ Éditeur : Hachette romans
♦ Nombre de pages : 372
 Date de parution : 20 juin 2018
♦ Prix : 18,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : « Visage écrasé contre le cuir. Odeur de voiture neuve.
Je ne peux pas bouger. J’ai été kidnappée. Je ne peux pas bouger.
J’ouvre les yeux. Ça fait mal. Mais j’aperçois mon frère, Nikolai.
– Nik ?
– Tout va bien, Lexi, je vais te trouver de l’aide.
Oh, putain, cette fois, il l’a fait. Il a décidé de me sauver. »
Voilà comment je me suis retrouvée coincée au Clarity Centre, un hôtel de luxe pour les accros en tout genre. Pour moi, c’est un peu Alcatraz avec un spa.
Chacun son poison. Pour Ruby, c’est la bouffe. Pour Kendall, c’est l’excès inverse. Pour Saif, c’est la drogue (aucune originalité), comme moi. Et Brady… Brady, le beau gosse de service, c’est un grand mystère.
Bref, on forme une belle bande de déglingués. Et la nouvelle venue, Sasha, semble encore plus tarée que les autres. La grande question : sommes-nous prêts à être clean ?

Mon avis : Je ne suis pas très au fait sur les drogues et encore moins sur les cures de désintoxications. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de ce livre, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus.

Lexi est une fille de riche qui passe sa vie à faire la fête après avoir été virée du lycée. Elle est la spécialiste de tous les excès. Jusqu’au jour où la drogue risque de l’emmener trop loin et que son frère la conduit en cure de désintoxication.

J’ai dévoré ce roman en une journée. Impossible de le fermer le soir dans mon lit (heureusement que je ne commençais pas tôt le lendemain). J’ai de suite aimé Lexi et j’ai voulu connaitre la fin de son histoire. Bon d’accord, elle a un côté gosse de riche qui donne parfois envie de lui filer des baffes, mais dans l’ensemble on ressent toutes ses blessures, on compatit à toute ses faiblesses, on a envie de la prendre dans nos bras et de lui dire que tout ira bien.
Je sais que, quelque soit l’addiction, il est difficile de cesser de s’y adonner. Ce n’est pas qu’une question de volonté, si l’on n’est pas aidé, on a aucune chance d’y arriver. L’auteure arrive très bien à nous retranscrire tout ça : la douleur d’être sevrée, la difficulté de progresser, celle de ne pas céder de nouveau à ses anciens travers… C’est une lutte de chaque instant qui ne s’arrête plus jamais, qu’on poursuit toute notre vie. Tout cela est présenté sans aucune condescendance ni esprit moralisateur. Juno Dawson nous expose juste comment certaines personnes en arrivent là et comment il est dur de remonter la pente.
Tous les personnages rencontré dans l’histoire sont criants de vérité et attachant. J’ai vraiment passé un très bon moment avec eux. Un seul petit bémol et la fin un chouilla trop romancé à mon goût, mais le tout tient très bien la route.

Je remercie Hachette romans pour cette lecture.

55/60

La planète des Sept dormants – Gael Aymon

♦ Éditeur : Nathan
♦ Nombre de pages : 270
 Date de parution : 14 juin 2018
♦ Prix : 16,95€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : Leur vaisseau endommagé, des explorateurs spatiaux se retrouvent coincés sur une planète inconnue. Lorsqu’ils découvrent les ruines d’une civilisation disparue, cela ravive l’espoir de la capitaine : cette nouvelle planète pourrait-elle être habitable ? L’équipage, lui, est profondément divisé. Vaut-il mieux prendre le risque de rester dans cet environnement désertique, ou bien repartir malgré l’état du vaisseau ?
La rencontre soudaine d’un peuple d’humanoïdes primitifs qui les prend pour leurs divinités, les Sept Dormants, les place devant un choix crucial : jouer les usurpateurs ou détromper les indigènes…

Mon avis : Le résumé avait l’air tentant, alors pourquoi pas ?

Obligé d’atterrir car le vaisseau est endommagé, l’équipage débarque sur une planète plutôt hostile. Ils sont alors étonnés de découvrir des traces d’une civilisation…

Un grand bof pour ce livre… Il a une bonne idée de départ qui malheureusement n’a pas pris avec moi. Je pense qu’elle aurait mérité d’être plus développée parce qu’il y a beaucoup de choses qui sont restées dans l’ombre, pour lesquelles je me pose des questions et j’aurais beaucoup aimé avoir des réponses. De plus, je ne suis même pas sures d’avoir tout compris… l’auteur nous parle de choses, en l’occurrence d’une technologie, comme si cela allait de soit, que tout le monde connaissait alors que j’étais totalement perdue…
J’ai aussi eu du mal à m’attacher aux personnages, on en sait peu sur eux et c’est alors difficile de les cerner.
C’est vraiment dommage, parce que l’idée de départ est bien, l’intrigue, la mythologie, cette idée que ce qui est arrivée à cette planète est ce qui arrivera à la notre… mais j’ai eu l’impression de lire un plan, une ébauche rapide. Le tout aurait mérité d’être développé et peut-être d’être écrit en plusieurs tomes…
Bref, je suis passée totalement à côté !

Je remercie Nathan pour cette lecture.

52/60

Les amours de Lara Jean tome 1 & 2 – PS : je t’aime toujours – Pour toujours et à jamais – Jenny Han

♦ Éditeur : Panini
♦ Nombre de pages : 316
 Date de parution :  23  septembre 2015 (GF) 17 mai 2017 (Poche)
♦ Prix : 8,90€ (Poche)
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Résumé : Quand Peter et Lara Jean, ont commencé à faire semblant d’être ensemble, la jeune fille ne s’attendait pas à vraiment tomber amoureuse. Et elle se retrouve encore plus confuse quand le garçon de son passé refait surface. Qui choisir quand on est amoureuse de deux garçons à la fois ?

 

♦ Éditeur : Panini
♦ Nombre de pages : 391
 Date de parution : 20 septembre 2017
♦ Prix : 16,00€
♦ Acheter : Amazon

Résumé : La dernière année d’études de Lara Jean se passe à merveille. Elle file le parfait amour avec Peter, son père se remarie, et Margot rentre juste à temps pour assister au mariage. Mais des nuages se profilent à l’horizon, et Lara Jean ne pourra ignorer longtemps les choix décisifs qui s’imposeront bientôt à elle. Suivra-t-elle son cœur, ou la raison ?

Mon avis : J’avais beaucoup aimé le tome 1, dont vous trouverez l’avis ICI, et comme l’adaptation filmographique doit sortir le 17 août sur Netflix, j’ai eu envie d’en connaitre la fin avant de le voir.

Comme d’habitude vu qu’il s’agit de suite, je ne vous fais pas de résumé personnel. Je pense que les 4ème de couverture suffisent et, si vous avez l’intention de regarder le film, j’espère que ça vous donnera envie de lire les suites.

Par contre, une fois n’est pas coutume, je vais vous écrire un avis pour les deux tomes.
Autant j’avais un très bon souvenir du premier tome, autant j’ai été un peu déçu du deuxième… Peut-être que je n’étais pas dans le bon état d’esprit… J’avais envie de lire une romance ado, mais j’ai trouvé Lara Jean un peu agaçante (surtout dans le 2ème, ça allait mieux dans le 3ème). Elle a une façon de vouloir tout contrôler qui est parfois un peu absurde. Mais j’ai été ravie de « revoir » sa famille. Sa petite sœur et toujours attachante et l’arrivée de nouveaux personnages apportent aussi un peu de fraîcheur.
Ce sont vraiment des romans qu’on peut qualifier d’adorables. Ils sont même parfois un peu utopiques, mais ça fait du bien de lire des histoires plutôt simples. Avec des ados qui ne sont pas torturés, qui sont normaux et ne tombent pas dans un extrême ou un autre. C’est beaucoup moins prenant émotionnellement parlant, mais cela repose.
Cette lecture était vraiment idéale pendant mes vacances. Et je suis fin prête pour voir les amours de Lara Jean sur Netflix le 17 août. D’ailleurs qui veut le regarder aussi ?

52 & 53 /60