Les étranges talents de Flavia de Luce – Alan Bradley

Éditeur : JC Lattès
Nombre de pages : 494
Prix : 22,00€

Résumé : Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.
Héroïne inoubliable, Flavia de Luce apporte une voix nouvelle à la littérature YA. Ses meilleurs amis sont les fioles de lithium et de borax, ses lunettes rondes lui servent autant à attirer la compassion qu’à protéger ses yeux des projections d’acide, et nul ne peut résister à sa fabuleuse répartie… surtout pas ses sœurs. Avec son esprit vif et imprévisible, elle a déjà séduit de nombreux lecteurs en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et dans les pays hispanophones.

Mon avis : J’ai été séduite par la Flavia du résumé du quatrième de couverture. Cette petite fille un peu différente qui a comme hobbies la chimie. Voilà, ma curiosité était ferrée.

Le décor : la campagne anglaise des années 50. Les personnages : une famille de petit bourgeois composée du père et de ses trois filles, dont la petite dernière Flavia qui a 10 ans. L’histoire : de drôles d’événements perturbent la tranquillité de cette petite bourgade. Le livre pourrait se résumer à ça, mais ça serait se tromper largement ! Ce livre est une petite perle ! Un bijou d’humour à la britannique, un trésor de flegme anglais légendaire et tout ça à travers les yeux d’une petite fille de dix ans (bientôt onze).

Je l’ai déjà dit, mais j’aime me répéter, j’aime les policiers ! Et celui là est dans la lignée des Agatha Christie. Ici pas de sang ou de meurtres racoleurs à la Dexter, mais une intrigue, qui se pose tout doucement, un meurtre « soft », mais loin d’être classique, ce n’est pas tout les jours que l’on découvre un cadavre dans ses plans de concombres ! C’est là la force de ce livre, ce décalage à l’anglaise, ces répliques à l’anglaise qui bien souvent m’ont fait sourire. Oui, Flavia n’a que dix ans et pas mal des choses qu’elle fait sont tirées par les cheveux, mais c’est tellement bien amené qu’on se laisse porter par les mots de l’auteur et qu’on reste dans le brouillard (anglais) une bonne partie du livre. Si Flavia vous met sur une piste, c’est pour mieux vous détromper 10 pages plus loin.

Même si certains éléments sont farfelus, et que j’ai parfois été un peu perdue parmi toutes ces informations de chimie (férue de cette science oblige), j’ai adoré ce style anglais qui peut parfois paraître désuet mais qui au final est plutôt pointu à la manière d’un Hercule Poireaux qui vous dévoile toujours le coupable en vous laissant sur le c*** !

Le petit plus : la découverte de la campagne anglaise perché sur le vélo jaune de Flavia.

Merci à MSK de m’avoir permis de faire cette lecture.


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L’enfant perdu – John Hart

Éditeur : JC Lattès
Nombre de pages : 494
Prix : 22,00€

Résumé : Un soir, alors qu’elle rentrait chez elle, la jeune Alyssa Merrimon disparaît. Un an après, Johnny, son frère jumeau, fouille toujours leur petite ville de Caroline du Nord, rue par rue, s’introduisant chez des hommes soupçonnés de comportements déviants, au risque de se faire prendre. Clyde Hunt, le policier chargé de l’affaire, le surveille discrètement, tout comme sa mère qui reste inconsolable. Mais la disparition d’une deuxième fillette, suivie de plusieurs découvertes macabres vont ébranler toute la petite communauté et menacer Johnny.

Mon avis : En grande fan de thrillers et de policiers, ce livre m’avait tapé dans l’œil il y a quelques mois. Une fois qu’il a atterri sur ma PAL (Pile À Lire) il n’y est pas resté longtemps, il me tentait trop.

Dès les premières pages, l’auteur plante lentement le décor.Il nous décrit précisément chaque personnage, mais pas physiquement, plutôt profondément, nous dévoilant un peu du caractère de chacun et beaucoup de leur histoire. Le premier tiers du livre est donc plus introspectif, avec peu d’action. Mais cela ne m’a pas déplu, j’ai aimé découvrir le monde dans lequel évolue Johnny, son entourage et savoir pourquoi ce garçon de 13 ans en était venu à mener l’enquête.

La sœur jumelle de Johnny a été enlevé il y a un an. Depuis sa famille s’est disloquée, son père est parti, sa mère a sombré et lui, vaille que vaille, il tente de maintenir le cap. Il joue de malice pour que les services sociaux ne découvrent pas que sa mère est devenue un zombie et qu’il doit se débrouiller seul, tout en prenant soin de sa maman. À côté de ça, il mène l’enquête de son côté sur la disparition de sa sœur quadrillant la ville sans relâche, interrogeant chaque habitants méthodiquement.

J’ai été littéralement bluffée par Johnny !! Il a 13 ans mais est très loin des préoccupations des ados de son âge. Il a été catapulté dans la vie d’adulte lors de l’enlèvement de sa sœur, et a réagi dignement, intelligemment… comme un adulte, mieux qu’un adulte ! Malgré les souffrances, les épreuves, il encaisse et avance, coûte que coûte. De toute façon, il n’a plus que ça.

L’auteur nous décrit aussi toute une galerie de personnages plus vrais les uns que les autres, tous attachant à leur manière. On retrouve les personnages typiques de l’Amérique profonde et traditionnelle. Pour rester dans les clichés, nous avons droit aussi aux jeux de pouvoir typiques de la police américaine, avec le chef qui pense avant tout à sa carrière. L’originalité étant donnée par la touche de magie et superstition.

Mais le génie de l’auteur réside dans sa façon de nous manipuler. Je me suis faite balader depuis le début sans même le soupçonner, peut être étais-je trop inquiète pour Johnny ? J’ai suivi les déductions des personnages, persuadée d’avoir un coup d’avance sur eux en habituée des thriller, éh bien non ! Je me suis faite avoir comme une débutante et suis restée comme deux ronds de flans devant le dénouement.

Bref ! Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, et je remercie les éditons JC Lattès de m’avoir permis de le découvrir.

Le petit plus : Compagnon idéal de l’été, si le forma du livre vous déplait, ce livre sort en poche à la rentrée donc n’hésitez plus !


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Les Haut-conteurs tome 3 – Cœur de lune – O. Peru & Patrick Mc Spare

Éditeur : Scrinéo Jeunesse
Nombre de pages : 317
Prix : 14,90€

Résumé : Ravengen est une terre maudite, tous ses habitants vous le diront. Le seigneur Othon le Loup y a sauvagement tué sa femme, la douce Beatrix, avant de disparaître à son tour, en laissant de nombreux cadavres derrière lui. Quarante années plus tard, l’on murmure encore que le spectre de la Dame de Lune hante ces bois sombres, accompagnée de l’âme perdue de son bourreau. Happés par un tourbillon de folie et de sang, dans la chaleur torride de l’été germanique, les Haut-Conteurs, Roland Coeur de Lion et Mathilde la patiente, rejoints par le truculent Geoffroy Bouche-Goulue, vont tenter de percer les mystères de ce sinistre pays. Qui est cette Bête Dévoreuse, hurlant à la Lune et coupable de tant d’atrocités ? Amours secrètes, vengeances assassines, monstres démoniaques… Sous l’oeil glacé de la pleine Lune, les évènements pourraient bien s’avérer fatals à nos héros…A Coeur de Lune, Coeur de Lion !

Mon avis : Troisième volet des aventure des Roland et le jeune homme des débuts prend de l’ampleur !

Nous avions laissé Roland dans sa famille après sa dernière mésaventure de résolue, pour quelques jours de vacances bien mérités. Nous le retrouvons ici en voyage en France à la poursuite du Haut-conteur qui les a trahi. Les indices les mènent en Allemagne et vers une contrée où se passent d’étranges meurtres qui paraissent perpétrés par une bête sauvage…

Dans ce tome, après le mythe des vampires, c’est celui des loups-garous qui est revisité par nos deux auteurs. Comme à leur habitude le mythe est assaisonné à la sauce moyenâgeuse et on peut dire que la mayonnaise prend ! La mythologie mise en place reprend du loup-garou et de la bête du Gévaudan, cette bête qui a sévi pendant quelques années dans cette région de France. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’au moyen-âge les superstitions ont la vie dure ! Venus quérir des informations sur Rupert, nos amis ne veulent pas laisser les habitants de ce hameau, délaissé par leur seigneur, aux prises avec cette bête féroce qui attaque à la nuit tombée.

Notre troupe composée de Mathilde, Roland, Elena, la jeune apprentie, et le « petit  nouveau » Geoffroy bouche goulue, reste fidèle à elle-même et mène l’enquête envers et contre tout, patiemment et obstinément. Elle croise des personnages hauts en couleur et complexes. Encore une fois, nos amis ne savent à qui réellement faire confiance. Leur meilleure arme : ne compter que sur eux-même.

Notre personnage principal, Roland, grandit. Après avoir été projeté brutalement dans le monde des adultes en voulant devenir Haut-conteur, il a appris des enquêtes extraordinaires qu’il mène. Cette nouvelle aventure, lui apprend à être plus débrouillard, plus autonome et développe son esprit. Mais en plus il découvre les difficultés de l’amour et que les relations amoureuses sont plus que complexes.

Il est difficile de vous parler plus de ce tome sans vous en dévoiler sur l’intrigue et l’évolution intéressante des personnages. Le meilleurs moyen pour vous de savoir : c’est de le lire !

Le petit plus : Toujours ces superbes illustrations qui ponctuent le récit. Et une nouvelle en fin de livre, celle de la gagnante du concours mis en place par la maison d’édition.

Je remercie les éditions Scrinéo Jeunesse et Livraddict pour ce partenariat.


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Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui Tome 1 – Isabelle – Angèle Delaunois

♦Éditeur : Michel Quintin
♦Nombre de pages : 224
♦Prix : 14,50€

Résumé : C’est alors que je ressentis à nouveau la vibration qui accompagnait SA présence… Je levais les yeux. Belotte se balançait devant moi, molle comme une grande poupée de chiffon, un peu transparente. Elle était pendue au grand lustre à pendeloques par une écharpe de soie enroulée plusieurs fois autour de son cou. Ses grands yeux noirs me regardaient fixement. Son visage était paisible, presque étonné. Mon Dieu, elle avait l’air si jeune !

Max et Isabelle, avaient longuement planifié leur voyage en Bretagne, la terre de leur grand-père Legall. À dix-sept ans, ils pouvaient partir sans les parents. Au début, tout a été fantastique. Mais cela s’est gâté le jour où un monstrueux orage les a obligés à se réfugier au Manoir de Bellone…

Mon avis : Ce livre m’avait fait de l’œil au hasard de mes balades sur le net, je trouvais la couverture jolie et le résumé tentant. Une fois en main, je n’ai pas été déçue le livre a une belle couverture mat, avec des relief brillant, sans parler de la façon dont le titre a été mis en avant avec de jolies arabesques blanches sur fond noir.

Dès la première page le prologue m’a intriguée, nous prenons contact avec notre narratrice et ce qu’elle nous livre m’a titillée, elle nous dévoile qu’elle n’est plus la même après son voyage en Bretagne… Bien évidement, je voulus alors tout savoir sur ce fameux voyage.

Les premières pages nous présentent le frère, Max, et la sœur, Isabelle, qui préparent leur voyage en France, dans la région de leurs ancêtres. Périple qui se passe très bien jusqu’à cette journée d’orage et leur arrivée dans ce mystérieux manoir providentiel. C’est à ce moment là que commence l’intrigue, lorsqu’Isabelle découvre les mystères de cette vieille demeure.

Je ne classerais pas ce livre dans le genre « fantasy » mais plus dans le polard fantastique. Isabelle découvre des événements bizarre et se plonge dans le passé de la maison et de la famille qui l’habite depuis plusieurs génération. Elle mène sont enquête et se découvre des dons. Je ne vous en dirais pas plus de peur de trop vous en dévoiler sur l’histoire.

Les personnages sont attachants. C’est Isabelle que nous « connaissons » le mieux et l’auteur arrive à nous la décrire sans chichi, allant droit à l’essentiel, sur les traits de caractères. Son frère est un personnage secondaire, mais nous sentons parfaitement l’attachement qui uni ces jumeaux.

Le style d’écriture est simple, l’auteur arrive à nous planter le décor sans fioriture et on se représente très bien les lieux et personnages. Ceci gardant la part belle à l’action. Je me suis laissée porter par l’histoire d’Isabelle, celle du manoir et des secrets qu’il abrite depuis tant d’années sans jamais trouver de longueur à l’histoire.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, je la trouve idéale pour l’été au bord de la mer ou sous l’ombre d’un arbre.

Le petit plus : J’ai adoré découvrir les expressions québécoises si imagées et différentes des nôtres.

Merci aux éditions Michel Quintin pour cette jolie lecture.


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[Comics] Anita Blake, tueuse de Vampires, T1 : Plaisirs Coupables – Laurell K Hamilton

Éditeur : Milady Graphics
Nombre de pages : 168
Prix : 14,90€

Résumé : Pour elle, tuer des vampires, c’est un job, mais aussi une vieille passion liée à des souvenirs d’enfance. Et rien de
tel pour garder la forme !
D’habitude, les vampires l’évitent comme la peste. Mais il existe quelqu’un qu’ ils redoutent plus encore : un assassin qui s’attaque aux plus puissants d’entre eux. Le Maître de
Saint-Louis fait à Anita une proposition qu’elle ne peut pas refuser : pour sauver la vie de sa meilleure amie,
l’Exécutrice doit s’allier aux créatures qu’elle a pour mission de traquer et de tuer.
Retrouvez la série culte enfin en Comics !

Mon avis : Grande fan d’Anita Blake (mais ça vous devez commencer à le savoir depuis que je vous en rabat les oreilles) je n’allais pas passer à côté du comics adapté du roman ! Je le guette d’ailleurs depuis quelques années maintenant, étant à l’écoute de la moindre rumeur annonçant sa sortie. Quand j’ai enfin eu une date officielle j’ai eu du mal à le croire, il a fallu que j’ai le livre dans les mains pour qu’il soit vraiment réel. Je sais c’est idiot mais bon… on ne s refait pas. :p

Je l’ai lu assez vite, normal pour un comics, les dessins vont plus vite à regarder, les bulles plus vite à lire qu’un roman. J’ai aimé mettre un « visage » sur un nom, voir comment le dessinateur avait imaginé les personnages, constater à quel point certains étaient différents de ce que j’avais imaginé. Je suis restée sur mon imagination pour certains personnages et ai préféré d’autres dessins à ce que j’avais visualisé.

L’histoire est strictement la même que celle du roman, mais m’a laissé un sentiment de manque. Comme lorsqu’on regarde un film adapté d’un livre. Le temps imparti, 1h30 à 2h, ne permet pas de filmer toutes les scènes du livre, ou l’on se retrouverait avec un film de 6/7h :p Pour les dessins c’est la même chose. Enfin non, les dessins expliquent une partie des textes, représentent les descriptions, et les bulles synthétisant le reste. Il faut alors un temps d’adaptation. Mais une fois ce temps passé, je me suis plongé dans l’histoire avec délice. J’aime vraiment cette Anita des débuts et comme j’avais relu ce premier opus il y a 2 ans ½, cela m’a rafraichi la mémoire. Les dessins prenant du temps pour la réalisation des comics, le livre est divisé en plusieurs tomes, 12 dans le cas de celui-ci, et c’est assez frustrant d’être coupé en pleine histoire, surtout que les premiers tomes d’Anita Blake sont très accès sur les enquêtes. Bon, oui je sais je connais la fin vu que j’ai lu le livre, mais quand même ^^.

Concernant les dessins, je ne suis pas une habituée des comics mais j’ai bien aimé ceux-là. J’étais déjà familière de ceux représentant Anita Blake et Jean-Claude pour les avoir vu depuis quelques années sur le net, les autres ont été une vraie découverte et un vrai plaisir. J’ai vraiment bien aimé cette lecture, même si je l’ai trouvé bien évidement trop courte.

De plus, la petite nouvelle en image à la fin de la série est très utile pour encore mieux appréhender l’univers d’Anita Blake.

En bref, j’ai beaucoup aimé ce comics, même si je ne suis pas fan du genre. Le seul petit hic restant le prix, même si je ne doute pas que ça les vaille, mon porte-monnaie n’est pas forcément du même avis.
Merci à Babelio et à Milady Graphics pour cette lecture.


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