Terrain de chasse – Alpha et Oméga Tome 2 – Patricia Briggs

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 346
Prix : 7,00€

Résumé : Anna et Charles assistent à un conseil sur la proposition controversée de Bran : révéler l’existence des loupsgarous.
Mais l’Alpha le plus redouté d’Europe, la Bête du Gévaudan, est contre ce projet… et il n’est pas le seul.
Les vampires, eux non plus, ne considèrent pas ce coming out d’un très bon oeil. Et lorsqu’ils attaquent Anna, Charles entre dans une rage folle. Anna et lui doivent alors découvrir au plus vite qui se cache derrière tout ça… avant de perdre tous ceux qu’ils aiment.

Mon avis : J’avais aimé la nouvelle, fortement apprécié le tome 1 et bien évidement j’ai adoré le tome 2 ! Je crois qu’il ne peut finalement pas en être autrement avec cette auteure !

Cette série dérivée de Mercy Thompson est en train de dépasser sa grande sœur à mes yeux. Alpha et Oméga nous plonge dans la politique des meutes, dans les jeux de dominances et dans les méandre de la hiérarchie lupine et j’adore ça !

L’action se situe ici aux alentours des premiers tomes de Mercy Thompson, avant que l’existence des loups-garous ne soit dévoilée au monde. Pour que cela se passe dans les meilleures conditions, tous les loups alphas des meutes importantes d’Europe sont réunis. Charles et Anna vont donc présenter aux loups européens leur point de vue et pourquoi il est important que les humains soient au courant de leur existence. Pas facile de faire gérer le calme dans une pièce remplie d’Alpha plus dominants les uns que les autres, surtout quand certains se prennent pour le Roi Arthur réincarné, ou sont de vraies bêtes sauvages assoiffées de sang. Anna s’adaptant lentement à sa nouvelle vie au sein d’une meute « normale » a parfois du mal à contrôler ses émotions face à cet afflut de testostérone !

L’approche de la meute est radicalement différente ici comparée à celle abordée dans Mercy Thompson (oui, je ne peux m’empêcher de comparer). Ici, nous voyons plus les rouages du fonctionnement d’une meute et des meutes entre elles, comment évoluent les jeux de dominance et comment sont mises en place les règles, celles qui permettent aux loups-garous de ne pas s’entretuer systématiquement. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas d’actions ! Le livre ne tire pas en longueur loin de là ! Je n’ai pas vu le temps passer et je me suis laisser entrainer par l’intrigue rapidement, voulant savoir qui était derrière ses manigances.
Ici, la trame de fond est l’organisation des meutes, comment dévoiler leur existence au monde, et le petit plus c’est l’enquête autour de ce traitre qui s’en prend à la douce Anna.

On voit la relation entre Anna et Charles mettre en place les bases qui permettront de rendre leur couple solide. On passe encore des pensées d’un personnage à l’autre, sans que ce soit déstabilisant, au contraire, cela permet de mieux comprendre Anna et Charles et de voir se métamorphoser leur couple sous nos yeux. On découvre aussi ce que c’est d’être loup-garou à travers les yeux d’un homme et d’une femme. Je suis devenue fan de ces deux là, ils se complètent et nous prouvent que l’amour peut-être quelque chose de fort et naturel, sans qu’il y ait besoin de toutes ces fioritures autour.

J’ai donc beaucoup aimé ce livre et je pense même lancer une team Charles, en me disant que je ne serais pas mécontente d’être seule à en faire partie !

Je remercie les éditions Milady et Livraddict de m’avoir permis de lire ce livre.


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Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de Dragons – Jasper Fforde

Éditeur : Fleuve Noir / Collection Territoire
Nombre de pages : 295
Prix : 15,90€

Résumé : Depuis que Jennifer Strange, 15 ans, a été choisie pour tuer le dernier dragon, elle est la personnalité la plus célèbre de tout le pays.
Armée de son épée Exhorbitus, elle décide d’aller d’abord discuter avec la créature mythique.
Car les raisons de sa mission sont bien moins nobles qu’elle ne le pensait…

Mon avis : J’ai découvert cet auteur avec « L’affaire Jane Eyre » qu’une amie m’avait prêté. À l’époque déjà j’avais aimé ce style particulier propre à Jasper Fforde, et je l’ai retrouvé avec plaisir dans ce livre destiné aux ados.

L’époque est la notre, mais le monde abordé est différent, la magie y a une part importante depuis toujours. La planète est peuplée de magiciens et d’êtres aussi étranges que variés. Dans cet univers évolue Jennifer, jeune fille de 15 ans, vivant avec des magiciens et leur servant plus ou moins d’agent. Elle mène tant bien que mal l’affaire, écopant au  mieux l’eau de ce bateau qui coule doucement, quand la voilà propulsée dernière tueuse de dragons devant accomplir une tâche loin de lui convenir…

À la lecture des premières pages, j’ai été un peu déstabilisée, on est plongé directement dans l’histoire, les personnages sont introduits sans réelles descriptions et j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver. Mais les pages suivantes remédient vite à ce défaut et l’ont est entrainé directement dans le monde de Jennifer. On la suit de près, découvrant ses tâches, son quotidien… et on s’attache de suite à cette ado obligée de gérer une vie d’adulte avant l’âge, la disparition du grand Zambini, directeur de cette maison de magicien, l’obligeant à endosser son poste.

Elle mène la maison d’une main de maître ne s’en laissant pas compter par ces magiciens un peu caractériels, loufoques mais attendrissants. Ces personnages sont une vraie galerie de stéréotypes de tous les magiciens croisés au hasard de nos lectures, de l’érudit, à la taciturne en passant par le tête en l’air et le timide. De quoi créer des situations bien cocasses et régaler le lecteur !

D’ailleurs, puisqu’on en parle, je me suis régalée !! J’ai adoré ce livre qui m’a franchement fait rire plusieurs fois (heureusement que pour une fois, j’ai essentiellement lu dans mon lit et non dans les transports en commun !). Les dialogues sont désopilants et les situations hilarantes, l’auteur jouant de l’absurde avec prouesse. Je me suis laissée entrainer dans ce monde avec délice, me laissant portée dans les situations bizarres le sourire aux lèvres.

Pour vous mettre l’eau à la bouche voici un petit dialogue qui m’a fait rire toute seule dans mon lit :
« Kévin a pris la main de Grizz et l’a regardé dans les yeux.
– Ne monte pas dans une voiture bleue le jeudi.
-Quel jeudi ?
-N’importe quel jeudi ?
-Quelle sorte de voiture ?
-Bleue. Le jeudi.
-D’accord, a dit le garçon. »

Oui, je sais ça n’a pas l’air comme ça, mais il résume toute l’absurdité du livre, celle chère à l’auteur. Sans parler des prénoms et des noms propres abracadabrants !

Bref, vous l’aurez compris, ce livre m’a enchantée ! Un vrai OVNI dans la littérature young adult que je conseille à tout le monde, même et surtout aux adultes !

Merci aux éditions Fleuve noir de m’avoir permis cette découverte.


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Les ailes d’Alexanne tome 1 – 4 : 44 – Anne Robillard

Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 358
Prix : 15,00€

Résumé : Après la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky, quinze ans, est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu’alors l’existence. Rapidement, l’adolescente constate que cette vieille dame n’est pas une personne ordinaire… Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l’encens, garnies de chandelles et d’anges.
Découvrant peu à peu l’histoire de ses origines et ses dons particuliers, Alexanne lève le voile sur l’héritage étrange dont sa famille l’avait tenue éloignée. Mais des événements inattendus viendront compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu’on croit…
La nouvelle trilogie d’Anne Robillard sur le pouvoir guérisseur de la magie.

Mon avis : Avec ce livre je change mes habitudes, j’aime la fantasy mais je lis rarement celle adressée aux ados, mais j’ai été attirée par cette couverture douce avec des petites fées qui s’y promènent. Puis je voulais découvrir Anne Robillard, puisque je louche sur les chevaliers d’émeraude depuis plusieurs mois.

Pour ce livre, après quelques pages, j’ai laissé ma partie adulte de côté et je me suis plongée dedans. Je crois que sans ça il m’aurait été impossible de l’apprécier. Le style d’écriture est simple, l’héroïne plus jeune que celles des livres que j’ai l’habitude de lire et avait donc tendance à m’agacer avec ses réactions immatures. Mais une fois que je suis entrée dans la peau d’une ado de 15 ans le livre est devenu plus agréable.

Suite au décès des ses parents Alexanne part vivre chez sa tante au fin fond de la campagne du Canada, tante qu’elle ne connait pas. Après des débuts difficiles Tatiana amadoue sa nièce et lui dévoile son héritage familial. Tout d’abord réfractaire, du fait de son éducation très cartésienne, Alexanne découvre ces dons et le monde sous un autre angle.

Cette lecture est très fraîche, simple, pleine de bons sentiments, parfois trop, mais j’ai adoré le monde développé par l’auteure dans ce livre. J’ai toujours été charmée par les fées et leur univers et avec ce livre j’ai été servie ! Même si on ne les voit pas assez à mon goût;) Il est difficile de vous en dire plus sans vous dévoiler qui sont Alexanne et sa famille mais je peux vous dire que ce premier tome pose les bases d’une intrigue plus compliquée et que j’ai hâte de voir où l’auteure va nous mener dans les histoires à venir.

Certains ont reproché à Anne Robillard de trop accès ce livre sur la « religion » alors que je le perçois plus comme un monde différent où les anges et les fées sont des êtres à part entière, ou presque pour ceux qui savent les voir. Je n’ai perçu aucun début de « religion » ou de chose s’y approchant. J’ai lu ce livre pour ce qu’il est : une jolie histoire pour ados, qui pour une fois parle de bon sentiments, de choses féériques… qui permet aux ados de s’évader de notre monde qui n’est pas toujours une partie de plaisir.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette découverte.



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Sianim T1 – Masques de Patricia Briggs

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 384
Prix : 7,00€

Résumé : Aralorn a choisi une vie d’aventures en devenant mercenaire. Mais sa dernière mission s’avère plus périlleuse qu’elle l’avait imaginée… Elle doit recueillir des renseignements sur un sorcier dont le pouvoir et la popularité ne cessent de croître. Aidée de son énigmatique compagnon, Loup, elle rejoint la rébellion.

Mon avis : Mais dans une lutte contre un adversaire armé du pouvoir de l’illusion, comment savoir quel est le véritable ennemi et comment anticiper sa prochaine attaque ?

J’ai découvert cette auteure avec la série des Mercy Thompson, il y a maintenant 2 ans et demi. J’ai adhérer de suite au monde qu’elle avait créé en urban fantasy et étais curieuse de lire un de ses livres de fantasy et encore plus impatiente quand ce livre en question n’est autre que le tout premier qu’elle a écrit.

J’ai eu peur en découvrant que l’introduction de la main de l’auteure. Celle-ci prévient le lecteur que ce premier roman publié n’est pas parfait, limite « nul » à ces yeux. J’ai ne me suis alors plus sentie motivée pour le lire… J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livres, mais passé la première centaine de pages je le suis laissée happée par l’histoire. Non, ce livre n’est pas «nul » loin de là, pour un premier livre, je le trouve très bon !

Patricia Briggs aborde ici alors ce qui sera son sujet de prédilection : la métamorphose des hommes en animaux, thème que l’on retrouve dans la série Mercy Thompson. Le personnage principal de l’histoire, Aralorn, est un changeforme. Elle peut prendre toutes les apparences qu’elle souhaite ou presque, petit tour de passe-passe bien utile quand on est un espion. Lors d’une de ses missions elle se rend compte que le grand mage n’est pas l’être bon pas excellence qu’il prétend être, mais qu’il a réussi à embrouiller l’esprit de quasiment tous les habitants du royaume. Ne sachant à qui se fier au sein de sa hiérarchie, elle décide de rentrer dans la rébellion et de tenter ses propres actions contre « l’usurpateur ». Elle intègre alors une petite troupe de rebelles possédant assez de magie pour être imperméable aux pouvoirs du mage. Parmi eux, son ami Loup, plus homme que loup autour duquel flotte un épais mystère.

Voilà la base de notre histoire. Patricia Briggs réussi encore à rendre son personnage attachant, ces personnages secondaires ont du relief, et j’ai trouvé que le manque de descriptions qu’elle déplore dans l’introduction, rendait la lecture plus facile, plus rapide, faisant la part belle à l’action et l’intrigue. Certains noteront peut être les erreurs dû à un premier roman, mais celle-ci ne m’ont pas dérangées. Je ne dois pas avoir l’œil assez critique lorsque je lis une histoire qui me plaît. Vous l’aurez donc compris j’ai aimé cette histoire baignant dans la magie et dont la et dont la simplicité du personnage principal a réussi à me toucher. Bien évidement je recommande cette lecture !

Je remercie la librairie Dialogue de m’avoir permise de faire cette jolie découverte.


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La légende de la femme louve tome 1 – Traque sauvage – Sylvie Wolfs

Éditeur : Les nouveaux auteurs
Nombre de pages : 393
Prix : 19,90€

Résumé : Du Montana à l’Arizona, du coeur des ténèbres aux cimes sacrées des Apaches Aravaïpas, nous voilà entraînés dans une traque mortelle : Wiley Hurt, un impitoyable chasseur de primes veut la peau de Jewell O’Connor, jeune irlandaise initiée par les Sioux et dotée de pouvoirs inattendus. Mais n’est-elle vraiment qu’une hors-la-loi pourchassée ? Et lui, n’est-il qu’un serviteur de la Loi ?

Mon avis : J’ai découvert ce livre au hasard de mes balades sur les sites de vente de livres, il me faisait vraiment de l’œil. Quand Babelio a mis en place son opération mots pour mots, soit la réception d’un livre contre des questions à poser à l’auteur, je n’ai pas hésité. Non seulement j’allais pouvoir découvrir ce livre qui me tentait tant, mais en plus l’auteur allait répondre à mes questions.

Quand j’ai reçu le livre, j’ai trouvé la couverture sublime, avec de léger relief, très BD, totalement en accord avec le thème western abordé. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’il était dédicacé et directement posté pas l’auteur !! Ce genre de petites choses fait toujours plaisir et ce petit mot gentil m’a donné envie de m’attaquer au livre encore plus rapidement.

Ce livre est écrit de façon décousue, à la manière d’un patchwork. Nous sautons des passages pour mieux revenir en arrière grâce aux souvenirs des personnages. Nous suivons essentiellement Jewell, jeune femme irlandaise émigrée sur le nouveau continent, à la ma crinière flamboyante et au caractère bien trempé ! Nous savons très peu de choses d’elle, à part qu’elle est en fuite, recherchée pour meurtre. Quel meurtre ? Pourquoi l’a-t-elle commis ? Ça nous ne l’apprendrons que tardivement, l’auteure sachant tenir son lecteur en haleine.
Débarquée fraichement dans une ville, elle espère se reposer quand elle apprend que le chasseur de primes à ses trousses depuis des mois, vient de la rattraper. Commence alors une course poursuite, un jeu de cache cache où les méchants ne le sont pas autant que l’on pourrait le croire. Ici toutes les nuances de gris sont appliqués aux personnages, on apprend vite que personne n’est tout blanc ou tout noir.

D’ailleurs les personnages principaux débarquent comme ça dans l’histoire d’on ne sait où, titillant la curiosité du lecteur. Si chaque personnage secondaire est présenté avec un petit résumé de sa vie, il n’en est pas de même de Jewell, de Willey… On les découvre au fur et à mesure, on les savoure à la manière d’un mets délicat. Ils arrivent dans l’histoire comme ces étrangers débarquent dans ces villes du far ouest isolées, rapidement, discrètement, sans rien dévoiler d’eux même et repartant en ne laissant qu’interrogations sur leur passage.

Ce western aurait pu se borner à ce chasseur de primes traquant cette tueuse, mais non, il est entremêlé de magie et de cultures indiennes, essayant de perdre encore plus le lecteur. Je n’ai jamais réussi à deviner où Sylvie voulait m’emmener, je me suis laisser promener sans rien soupçonner de la fin, soufflée devant ces connaissances des mœurs de ces peuples d’Amérique du Nord. Ce livre est baigné d’une aura de mystère que je n’ai pas sur, mais surtout que je n’ai pas voulu percer. Je me suis laissée porter, par l’ambiance, l’ambiguïté des personnages, de ce monde sauvage…

Je reste vague ? Oui !!! Parce que je veux vous donner envie de lire ce livre formidable mais que je veux aussi vous laisser le découvrir entièrement ! Parce que oui ! Pour moi ce livre est un vrai coup de cœur ! Un ovni dans ce que j’ai l’habitude de lire tellement réaliste par les mœurs de l’époque et tellement irréel par la magie qui l’entour.

Le petit plus : L’auteur tient un blog sur le livre qui pullule d’informations : http://sylvie-wolfs-auteur.blogspot.com/

Je remercie le site Babelio de m’avoir permis de faire cette jolie découverte.


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