Bridget, le jour qui a changé ma vie – Paige Harbison

Éditeur : Harlequin / Darkiss
Nombre de pages : 320
Date de parution : 28 mai 2014
Prix : 14,50€ Notepaillons4

9782280314688Résumé :  « Je suis la star locale. Toutes les filles m’envient et tous les garçons veulent sortir avec moi » – ça, c’est ce que je me racontais… Jusqu’à ce qu’un accident de voiture m’envoie droit au ciel ou quelque chose comme ça. De là-haut, pour la première fois, je me suis vue telle que les autres me voient : une peste, une vraie, le genre irrécupérable. Quelle idiote ! Comment j’ai pu me tromper autant ? Le choc de ma vie. Mais tout n’est pas perdu ! J’ai douze heures – pas une de plus, mais pas une de moins non plus – pour me rattraper. Douze heures pour gagner mon retour sur Terre. Douze heures, surtout, pour reconquérir le cœur de Liam. Dites-moi que je vais réussir…

Mon avis : La collection Darkiss des éditions Harlequin est une vraie bouffée d’air pur pour moi. Entre romans contemporains légers ou sulfureux et romans fantastiques originaux. L’histoire de Bridget est contemporaine mais pas aussi légère que pourrait le laisser supposer la couverture.

Bridget est une peste persuadée qu’elle est la fille la plus populaire et la plus aimée du lycée. Mais il n’en est rien. Et quand elle réalise qu’elle s’est trompée, il est trop tard pour réparer ses erreurs. À moins que…

Au début Bridget est une peste adorable qui devient vite détestable. Elle est prodigieusement agaçant, comme si l’expression « tête à claques » avait été inventée pour elle. Mais elle laisse parfois percer une partie plus sensible d’elle qui donne envie d’en savoir plus, limite de la protéger. Limite une adorable peste. On devine que ses méchancetés et ses mesquineries cachent une blessure plus profonde. C’est cela qui nous titille et nous empêche de fermer le livre la laissant à sa médiocrité. Puis le livre prend une tournure un peu plus « fantastique » et on se demande alors comment cela va vraiment terminer.
J’ai passé un agréable moment avec ce livre, c’est une lecture idéale pour l’été, fraiche, rigolote et qui fait quand même passer un joli message : « il n’est jamais trop tard pour bien faire ». Bon, j’vous l’accorde, encore faut-il vouloir bien faire ! Le sujet abordé par l’auteure n’est pas original, certains contes plus anciens l’abordent déjà, mais il est bien écrit, actualisé et il pourrait peut-être faire réfléchir certains ados (même si je vous l’accorde cela n’est pas gagné pour autant).

Si vous recherchez une lecture légère et sympathique à lire à la plage (ou à la montagne ou près d’un lac) cet été, c’est le livre qu’il vous faut !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Darkiss pour cette lecture.

67/80

67/80

Ici et maintenant – Ann Brashares

Éditeur : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 273
Date de parution : 4 juin 2014
Prix : 16,50€ Notepaillons3

3213872999_1_2_ANEgFASNRésumé : Voici l’histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux Etats-Unis, à New York, à l’âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d’un autre pays. Elle venait… d’une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu’au temps présent, doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d’où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l’Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Jenna rencontre Ethan Jarves…

Mon avis : J’aime les romans jeunesses où tout est permis. Les auteurs prennent plus de liberté, laissant libre court à leur imagination. Ici Ann Brashares nous parle de voyage dans le temps, et l’idée m’a séduite.

Prenna vit à New York comme une immigrée clandestine. Si elle l’est bien, elle ne vient pas d’un autre pays mais du futur, afin d’échapper à une fin du monde programmée. Sa communauté doit faire profil bas pour ne pas se faire remarquer et changer l’ordre naturel des choses. Mais c’est bien connu, rien ne se passe jamais comme prévu… ou il n’y aurait jamais d’histoires…

J’ai fais connaissance doucement avec Prenna, et si j’ai apprécié passer ces quelques pages avec elle, je n’ai pas réussi à m’y identifier. Je suis restée à côté d’elle à suivre ses aventures d’un œil bienveillant, mais sans vraiment frémir à ses péripéties et ses sentiments. Je l’ai trouvée assez plate. Tout comme l’histoire. Peut-être parce que pour moi elle aurait mérité d’être plus exploitée, plus approfondie. J’ai eu l’impression de survoler très vite l’histoire sans que vraiment je ne puisse la pénétrer. J’aurai aimé que la relation Prenna/Ethan soit plus développée, je n’ai pas réussi à ressentir leur histoire d’amour. J’ai eu l’impression de passer à côté très vite, de la regarder de loin et je n’ai pas réussi à m’en imprégner.
La thématique du voyage du dans le temps m’intéresse, tout comme les effets de notre façon de vivre sur le climat, les conséquences sur le long terme, ce que notre monde risque de devenir, mais tout ça est survolé, à peine abordé pour moi et je me suis sentie plus frustrée qu’autre chose.
Ce livre qui me donnait vraiment envie m’a laissé comme un goût d’inachevé. Comme si l’auteure aurait pu mieux faire, car l’idée de départ était vraiment enthousiasmante. Pour moi l’histoire était fini avant même d’avoir commencé.
Pourtant, comme je l’ai dit le potentiel était là : un personnage principal, Prenna, avec une histoire forte, un caractère intéressant ; une histoire d’amour avec beaucoup de possibilités ; une intrigue policière et écologique… mais je suis malheureusement passée totalement à côté. Peut-être conviendra-t-il à un public plus jeune.

Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse pour cette lecture.

65/65

65/65

Lucides – Adrienne Stoltz et Ron Bass

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 384
Date de parution : 24 avril 2014
Prix : 18,90€Notepaillons5

81oRK0wkuuL._SL1500_Résumé : Sloane, première de sa classe, coule une existence paisible dans une petite ville côtière des États-Unis. Maggie, jeune fille indépendante, entame une carrière d’actrice prometteuse à New York. Tout les sépare, hormis une chose : en dormant, chacune rêve et vit la vie de l’autre jusque dans ses secrets les plus intimes. Jamais encore leurs chemins ne s’étaient croisés. Jusqu’au jour ou Sloane tombe amoureuse d’un garçon. Vient ensuite le tour de Maggie… Laquelle est réelle ? Laquelle n’est qu’un songe ? Sloane et Maggie vont devoir trouver une réponse, sinon elles risquent de sombrer dans la folie. Pour l’une d’elles, cela signifiera tout abandonner : son quotidien, son amour, elle-même ; juste au moment précis ou elle s’était découvert une raison de vivre.

Mon avis : J’ai découvert ce livre quand la Collection R nous a demandé des conseils sur le choix de la couvertures : garder celle de la VO ou non ? Et d’entrée il m’a intriguée. J’aime les histoires où l’on se pose des questions.

Maggie vit à New-York, elle est apprentie comédienne et a arrêté l’école pour se concentrer sur son métier. Elle vit avec sa mère et sa petite sœur. Elle est assez solitaire mais sa vie lui plait comme ça.
Sloane vit dans une petite ville du Connecticut, elle est très bonne élève et est entourée de son père, sa mère son grand frère et son petit frère. Elle a aussi pas mal d’amis, mais sa vie est assez tranquille.
Sauf que chacune rêve de la vie de l’autre la nuit venue. C’est comme ça depuis des années et aucune des deux ne sait vraiment pourquoi.

J’ai beaucoup aimé découvrir la vie de chaque personnage. Les deux filles sont différentes dans leur style de vie, mais leur secret commun leur donne des similitudes. Elles développent toutes les deux des aptitudes à mentir par omission. Elles le jardin secret l’une de l’autre.
Bien qu’elles soient différentes, les deux m’ont séduite. Maggie par sa franchise et son petit grain de folie, qui donne une légerté à tout ce qu’elle fait, alors qu’en fait elle est beaucoup plus mure que la plus part des ados de 17 ans. Sloane est une jeune fille très secrète, très entourée mais elle donne le sentiment de ne jamais laisser les autres s’approcher trop près de ce qu’elle est vraiment.
Le grand mystère de ce livre, c’est de savoir pourquoi elles rêvent l’une de l’autre la nuit venue. Pourquoi elles vivent deux vies ? Tout le long du livre on se pose la question sans réussir à collecter le moindre indice. Elles vivent leur vie en parallèle sans qu’on n’y trouve aucun point commun. Elles ont juste les mêmes noms et prénoms mais leurs vies sont totalement différentes limite à l’opposées. C’est ça que j’aime dans une lecture, me poser des questions, émettre des théories pour pouvoir les mettre à l’épreuve à la fin. Voir si je suis une bonne déductrice. Bon ici, c’était plus compliqué. Parce que j’avais bien senti une fin arriver, mais elle ne me plaisait pas. J’en ai donc fait abstraction, en me disant que j’aurai la surprise des auteurs. Et il faut dire que le final est assez déstabilisant. La fin est très ouverte. On peut tous l’interpréter comme on veut. Elle n’en reste pas moins frustrante pour moi. J’aime les points finals. Ou les fins qui donnent un chemin précis qu’on peut continuer quelques temps si on en a l’envie. Là on peut penser ce qu’on veut et même si j’ai bien mon avis sur cette fin, j’aurais bien aimé que les auteurs me la confirment…

J’ai beaucoup aimé cette lecture, autant suivre la vie des deux personnages que d’essayer de découvrir où cela aller mener. Si vous aimer vous creuser un peu les méninges, je vous conseille fortement ce livre.

Je remercie la Collection R pour cette lecture.

 

64/65

64/65

M.O.N.S.T.R.E. tome 2- Larmes de sirènes – Hervé Jubert

Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 220
Date de parution : 19 mars 2014
Prix : 9,90€  Notepaillons4

51rY3bXuNXLRésumé : Depuis six mois, le groupe M.O.N.S.T.R.E vit à Oxford dans le manoir de Milo, sauf Onde qui poursuit ses études à Paris. Les sept amis se retrouvent régulièrement dans le jeu en ligne Chimera où ils protègent des chimères virtuelles en attendant que les satellites Argus repèrent de nouvelles créatures bien réelles. Bientôt une sirène est localisée dans un lac au Tchad. Elle est capturée puis installée dans la piscine souterraine du Manoir. Seule Onde, grâce à ses mystérieux pouvoirs, semble pouvoir communiquer avec la créature qui souffre d’un mal inconnu. Mais bientôt Milo sent qu’ils sont épiés…

Mon avis : Les deux premiers tomes étant sortis en même temps et ayant apprécié le premier, j’ai vite enchainé avec le deuxième pour connaître la suite des aventures de nos 7 amis.

Après une première enquête pas vraiment résolue même si elle leur en a appris pas mal sur ce qui les attendait, revoilà nos 7 amis, un peu mieux rodés, qui repartent en quêtent de leurs chimères.

Nos sept amis ont donc réglés tous les problèmes de logistiques et continuent à surveiller les écrans pour ne pas rater l’apparition de la prochaine chimère. Et celle-ci ne met pas beaucoup de temps à montrer le bout de son nez, nous emportant directement dans l’action.
Ce tome nous en apprend donc plus sur la quête des sept ados, et sur ce qu’ils veulent faire, ce qui est plutôt assez aisé avec les moyens quasi illimités que possède Milo.
Ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, c’est que les personnages prennent en profondeur. Chaque tome a un personnage central autour duquel s’articule l’histoire, on le découvre donc un peu plus, mais l’auteur n’en oublie pas pour autant les autres personnages. Il distille habillement des informations de-ci de-là sur chacun, ce qui nous les rends encore plus attachant. Mais ça a un effet pervers, parce que oui, il nous en apprend plus, mais il ne lève pas entièrement le voile sur leur histoire entière, nous, enfin me faisant me poser de plus en plus de question. En fait le mystère reste aussi entier sur les personnages que sur leur projet de défendre les chimères. Bon, sauf une petite chose que je soupçonne depuis le début et que j’ai hâte de se voir confirmer… ou pas !
Je me suis attachée à cette petite troupe. Je veux tous les connaître, savoir où va leur mener leur enquête.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

63/65

63/65

 

Je suis sa fille – Benoît Minville

Éditeur : Sarbacanne / Exprim’
Nombre de pages : 253
Date de parution : 4 septembre 2013
Prix : 14,90€ Notepaillons4

couv je suis sa filleRésumé : C’est l’histoire de Joan, qui à été élevée par son père sur fond de hard rock et de westerns. C’est l’histoire du père de Joan, un visage de plus écrasé par le grand Capital. C’est l’histoire de Hugo, le meilleur ami de Joan, qui décide de l’accompagner quand elle hurle : Il faut que ça change ! Je veux que ça s’arrête ! On va tuer le grand patron ! Deux ados embarqués dans un road – trip ébouriffant, sur la N7, direction Nice… Ils ne savent pas ce qui les attend. L’aventure. L’amour. Les rencontres. Fuck la crise, vive la vie !

Mon avis : Je pense que je peux maintenant dire que je suis une inconditionnelle de la collection Exprim’, j’aime leur livre qui me chamboulent parfois et qui reste souvent à me trainer dans la tête pendant quelques jours.

Joan vit avec son père. Elle voit peu sa mère bohème et globe trotteuse et elle a donc un lien très particulier avec son père. Le jour où on lui apprend qu’il est à l’hôpital, tout son monde s’écroule. Sa seule bouée : trouver le coupable et le faire payer. Avec son meilleur ami, les voilà à traverser la France pour réclamer vengeance.

J’ai été embarquée par ce livre comme si Joan et Hugo m’avaient emmené avec eux dans leur voiture pour réaliser leur projet. Ils ont encore la fraicheur et l’innocence de croire que tout est possible. Que bien sûr notre monde est pourri mais qu’ils peuvent encore le changer. Laisser leur emprunte sur notre société, celle qui la changerait, même si ça prendra du temps.
En traversant la France, rien qu’à deux, comme deux adultes qui doivent s’assumer et assumer leur décision, nos deux ados sont obligés de grandir, d’ouvrir les yeux sur ce qui les attend et surtout apprendre que malgré tous leurs efforts, ils seront comme nous tous et feront de leur mieux avec les cartes qui leurs sont distribuées.
Joan est une ado déjà à moitié ado. Son père l’a éduqué seul et ils ont presque une vie de couple, où il est parfois difficile de définir qui est le parent. Mais même si elle est consciente de pas mal des réalités de la vie, elle a gardé au fond d’elle la petite fille qu’elle était et qui croit encore aux contes de fées et aux solutions miracles. Ce voyage initiatique va la faire murir et accepter que parfois abandonner peut aussi être une forme de victoire. Elle est adorable et touchante et j’ai beaucoup aimé passer ce moment avec elle.
Les épisodes drôles, tristes, intenses, saugrenus s’enchainent aux même rythmes que les kilomètres parcouru et une fois la fin arrivée on n’a pas envie de quitter ce livre. Surtout que cette fin m’a frustrée, j’aurai bien aimé passé encore quelques temps avec Hugo et Joan et voir ce qu’ils allaient faire de leurs acquis… Un autre roman peut-être…

Je remercie les éditions Sarbacane et la collection Exprim’ pour cette lecture.

62/65

62/65