La nuit des reines – Alex Bell

♦ Éditeur : Bayard
♦ Nombre de pages : 379
♦ Date de parution : 25 août 2021
♦ Prix : 14,90€
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Résumé : Jude Lomax, jeune musicienne, vit dans les bas-fonds de Baton Noir, ville où la magie est au service des puissants.
Chaque année, lors de la Nuit Cojoue, une reine est élue, bénie par les dieux. Pendant un an, elle aura la possibilité de faire régner le calme ou la terreur dans la ville. Dotée de pouvoirs infinis, elle est d’une puissance sans égal. Ivory Monette gouverne depuis plus de cinquante ans quand elle est sauvagement assassinée. Assoiffée de vengeance, elle prend possession du corps de Jude et la force à l’aider à retrouver son meurtrier. En échange, elle aidera son père, infirme depuis huit ans.
Jude, que la magie rebute par-dessus tout depuis qu’elle a détruit sa famille, lors du terrible accident qui lui a coûté la vie de son frère, va devoir aller au-delà des préjugés qu’elle a sur les pratiques cojoues. Elle n’a pas d’autre choix que d’accepter de faire partie des manigances de l’ancienne Reine.
Face à l’adversité, Jude va trouver des alliés inattendus, dont Le Fantôme, propriétaire du manoir hanté de Moonfleet et dont personne n’a jamais vu le visage…

Mon avis : De la magie dans la ville mythique de la Nouvelle-Orléans ? Rien ne pouvait me tenter plus !

Jude a une vie misérable avec son père handicapé depuis la mort de son petit frère. Mais le jour où la dernière reine de la ville, qui vient de mourir, décide de se réincarnée en elle, tout pourrait bien changer…

Bon tout d’abord, je vais un peu vite en besogne. La ville du roman n’est pas la Nouvelle-Orléans, mais s’en inspire grandement. Et l’autrice réussi vraiment à nous transporter dans ce côté mystique de cette ville à la renommée internationale. En quelques mots on se retrouve au cœur de l’atmosphère moite de cette ville, où la magie est omniprésente.
Mais même si Baton-noir empreinte les traits de la Nouvelle-Orléans, elle a ses propres caractéristiques. Elle est totalement hors du temps, impossible de savoir à quelle époque se passe l’histoire. Ce qui a permis à l’univers créé par l’autrice de m’emporter encore plus facilement.
Jude est un personnage attachant, qui fait face à une situation difficile en essayant de garder la tête haute tout en aidant son père au mieux. Quand sa vie minable est chamboulée, elle espère juste arranger un peu le quotidien. Elle ne s’attend pas à tant de changement et surtout elle n’est pas préparée a autant de perfidie, de tromperie… Pourtant la vie ne l’a pas épargnée depuis quelques années. Elle est juste admirable dans ses réactions et dans son évolution.
En refermant le livre, je me suis dit que j’avais adoré et que la fin laissait encore plein d’interrogations. J’avais hâte de lire les autres tomes. Sauf… qu’il n’y en a pas ! C’est le seul bémol de ce roman. La fin est définitivement trop ouverte, lançant le lecteur dans une nouvelle quêté… qui n’aura jamais lieu.

Je remercie Bayard pour cette lecture.

34/35

Grisha tome 1, Les orphelins du royaume – Leigh Bardugo

♦ Éditeur : Milan
♦ Nombre de pages :  352
♦ Date de parution : 9 avril 2021
♦ Prix : 15,90€
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Résumé : Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l’armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d’ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s’attend à y laisser sa peau… Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s’y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d’Alina ?

Mon avis : J’avais très envie de lire ce livre dès sa première sortie. Mais je n’en ai jamais eu l’occasion. Voilà l’erreur réparée.

Il m’a fallu du temps pour lire ce roman à cause des travaux que j’effectue dans la maison que je viens d’acheter mais c’est un rythme qui correspond très bien à ce livre. J’ai eu l’impression de pouvoir réellement le savourer.
J’aime vraiment beaucoup l’univers créé par Leigh Bardugo. Il est très fourni et on sent très bien tout son potentiel. Ce n’est pas pour rien qu’il a été adapté à la télévision, je pense. La magie est présente partout et on apprend petit à petit son importance au fil des pages. Elle protège le royaume et est aussi sombre que bienveillante.
Alina est un personnage fort mais assez naïf. Elle est jeune et même si la vie ne l’a pas épargnée, elle a encore une part d’elle qui espère que les choses vont enfin s’améliorer pour elle. Malgré ses airs bravaches, elle a encore un cœur tendre à peine sortie de adolescence.
L’intrigue est finement menée. Elle m’a surpris jusqu’à la fin. Je ne m’attendais pas du tout à un tel revirement de situation. Bien sûr on perçoit très bien qu’à l’image de l’univers chaque personnage est tout en nuance. Et cela se prouve à chaque page.
J’ai refermer le livre, sur cet univers magique que j’ai très envie de retrouver rapidement. Je sens que la suite va vite arriver dans ma PAL.

Je remercie Milan pour cette lecture.

Moi, Themba – Sophie Blitman

♦ Éditeur : Hachette
♦ Nombre de pages :  252
♦ Date de parution : 21 avril 2021
♦ Prix : 12,90€
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Résumé : Themba vit à Soweto, en Afrique du Sud. À douze ans, elle devrait mener la même vie que toutes les jeunes filles de son âge : se concentrer sur l’école, ses amis, sa famille. Mais nous sommes en 1972, le régime de l’Apartheid est de vigueur, et elle est noire.
Elle se sent incomprise et très seule, jusqu’à ce que Waldo, son grand frère, la prenne sous son aile. Contrairement à leurs parents qui font tout pour ne pas se faire remarquer, Waldo pense que les Noirs doivent se révolter.
Themba intègre alors un club de lecture clandestin, qui lui ouvre les yeux et l’introduit à l’activisme. Là-bas, elle peut parler, échanger, débattre librement d’égal à égal. Elle y rencontre des amis, des alliés. Mais surtout, elle se rend compte de l’injustice qu’elle vit au quotidien.
Dès lors, elle va se battre. D’abord discrètement, puis de plus en plus fort, jusqu’à ce que sa voix, mêlée à celle des autres, démolisse l’Apartheid.

Mon avis : Deux fois n’est pas coutume, mais je me suis laissée tenter par des romans jeunesses historiques dernièrement. Il n’est jamais trop tard pour parfaire ses connaissances.

Themba est une ado qui vit pendant l’apartheid en Afrique du Sud. Elle nous fait découvrir son pays et ses conditions de vie à travers ses yeux d’enfant puis d’adolescente.

L’autrice aimant beaucoup l’Afrique du Sud elle a voulu écrire sur cette période du pays, pas si lointaine et si peu reluisante. À travers les yeux d’une enfant elle nous fait découvrir son pays et les lois archaïques qui le régissent. J’ai du mal à me représenter une telle ségrégation aujourd’hui, dans ma vie confortable et Sophie Blitman.
Je n’imaginais pas une telle peur, une telle haine de l’autre qui oblige une partie de la population d’un pays à vivre dans de telles conditions… L’autrice a réussi à rester soft et, sans édulcorer la réalité, à nous raconter la vie de Themba et sa famille. Comment doucement un peuple en est venu à se révolter en douceur pour qu’un pays puisse se reconstruire, en unissant la totalité de sa population.
Le regard de Thema, du haut de ses 12 ans au début du livre, ne comprend pas la totalité des subtilités qui entourent son quotidien. Mais petit à petit elle s’éveille, se révolte et nous fait partager ses sentiments. Elle nous montre à travers ses yeux, comment les jeunes noirs de Soweto ont décidé de bouger pour changer leur vie.
J’ai vraiment apprécié lire ce livre et en apprendre plus sur cette partie de l’Afrique et sur son histoire. C’est un roman qui aborde également des thèmes actuels, tel que la famille et l’éveil des sentiments amoureux. Il plaira alors d’autant plus aux ados.
Je suis juste un peu déçue de la fin. J’aurais aimé en savoir plus sur cette révolte qui ne faisait que naitre et comment Themba l’avait vécu… Mais cela serait sorti du cadre initial du livre…

Je remercie Hachette pour cette lecture.

33/35

 

Rosa Parks, La femme qui osa dire non ! – Sophie de Mullenheim et Johan Papin

♦ Éditeur : Le Livre de poche jeunesse
♦ Nombre de pages :  160
♦ Date de parution : 19 novembre 2020
♦ Prix : 5,90€
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Résumé : – Maman, demande Rosa. Est-ce que l’eau des Blancs est meilleure que la nôtre?
– Non, ma chérie, bien sûr que non.
– Mais alors, pourquoi il y a deux fontaines?
Leona ne répond pas et regarde sa fille intensément. Elle sait très bien que Rosa connaît la réponse à sa question, qu’elle n’ignore pas que les Blancs ne veulent pas risquer de se contaminer au contact des Noirs.
Un récit qui retrace la vie de Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale; une biographie à lire comme un roman pour découvrir cette héroïne militante.

Mon avis : Je connais l’histoire américaine à travers le cinéma et les séries télé. Mais je peux toujours compléter avec des livres. Même s’ils sont pour la jeunesse.

Dans les années 50 les noirs américains n’avaient pas les mêmes droits et devoirs que les blancs américains. Ça je le sais. Je sais aussi qu’une femme noire un jour n’a pas voulu laisser sa place dans le bus. Mais je ne connais pas son histoire en entier. Voilà une occasion de changer cela.

Ce livre destiné à un jeune public, est écrit très simplement. Peu de descriptions et des faits. La vie de Rosa Parks et raconté dans des chapitres cours. On apprend tout depuis sa naissance jusqu’à ce jour où son action a initié le changement pour des millions de noirs américains.
Rosa était une enfant comme les autres. Pas une rebelle, une enfant à qui l’on a appris à courber la tête, à être discrète pour ne pas provoquer la colère de l’homme blanc. Enfin pas tout le monde, son grand-père a souffler en elle un vent de rébellion. Ou plutôt une brise.  Qui a forci avec le temps. Pas de quoi devenir une révolutionnaire qui mène une révolte. Mais une femme posée qui sait ce qu’elle veut et qui un jour décide de ne plus ce laisser faire.
On comprend comment et pourquoi elle en est arrivée là. Pourquoi ce fameux jour, elle a eu ce geste qui a été un symbole pour pas mal d’autres personnes.
Elle nous montre qu’avec de petites actions, on peut quand même changer le monde.
L’histoire est écrite de façon simple et romancée pour séduire le jeune public, mais elle m’a aussi séduite moi. Et je pense qu’elle plaira à pas mal de monde.

Je remercie le Livre de poche jeunesse pour cette lecture.

32/35

Le rival de Darwin, Alfred Russel Wallace et la Théorie de l’Evolution – Christiane Dorion

♦ Éditeur : Le Muscadier
♦ Nombre de pages :  350
♦ Date de parution : 19 novembre 2020
♦ Prix : 18,00€
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Résumé : Ce livre somptueusement illustré narre l’histoire de Wallace, de ses modestes débuts à ses expéditions et aventures en Amazonie et au sein de l’archipel malais, et comment il fut un immense contributeur à l’une des plus grandes découvertes scientifiques de l’histoire.

L’avis de Sofy : Janvier 1823 Pays de Galles, 1828 Angleterre, 1848 Brésil, Amazone, 1850 Rio Negro, 1852 Angleterre, 1854 Singapour, jungle de Bornéo, 1856 Bali, 1858 îles Aru, 1862 Londres, le parcours d’une vie. Celle d’un homme, Alfred Russel Wallace, contemporain, ami et « rival » de Charles Darwin.

Tout le monde pense Darwin lorsque l’on évoque la théorie de l’évolution. Et si cette découverte n’était pas de son seul fait ? En réalité deux hommes ont contribué à cette avancée historique. Des trouvailles faites au fil de ses explorations, Alfred Russel Wallace a fait ressortir un concept, celui de la sélection naturelle comme base de la thérorie de l’évolution. Cette grande découverte scientifique a donc une double paternité et c’est du moins illustre des géniteurs, que nous faisons connaissance tout au long de ce récit.
Je découvre ce monsieur, beaucoup moins connu, mais tout aussi intéressant, que Darwin. Contrairement à ce qu’annonce le titre, ces deux personnages n’étaient en rien rivaux, puisque, contemporains, ils étaient même amis.
Wallace a contribué, de façon moins connu, à la théorie de l’évolution avancée par son compatriote pourtant ses recherches ont alimenté, de façon indirecte, les écrits du célèbre scientifique.
C’est un ouvrage qui se parcourt avec plaisir tant par son esthétisme que par sa facilité de lecture. Le texte présente l’essentiel de ce qu’il y a savoir  pour une première approche de ce personnage.
Le récit et les dessins sont associés à la façon d’un journal de bord. Nous découvrons non seulement les animaux, sujets de recherche, mais aussi les contrées lointaines parcourues lors des nombreuses explorations.
On y fait la connaissance d’Alfred Russel Wallace à travers une écriture légère et facile d’accès. Certains y trouveront peut être un côté simpliste mais je pense que c’est exactement le style de narration qu’il faut pour amener les enfants à la lecture source de  culture. Les plus jeunes y feront, peut être, la connaissance du chercheur avant d’avoir eu vent de son célèbre contemporain, Charles  Darwin.
J’ai, personnellement, parcouru ce livre avec grand intérêt et je recommande cet ouvrage à un très large public.