La peau des rêves tome 1 – Nuit tatouée – Charlotte Bousquet

 Éditeur : Archiopel / Galapagos
Nombre de page : 230
Date de parution : 12 octobre 2011
Prix: 14,70€

Résumé : Dans les ruines de la Sagrada Familia, Najma, une gitane aux pouvoirs mystérieux, est prisonnière du clan d’Itzan. Pour gagner du temps et retarder son exécution, elle utilise la magie de ses tatouages et raconte des histoires qui prennent vie. Mais qui est-elle ? Pourquoi usurpe-t-elle la place de la véritable cible, Ximena, la fille de l’ennemi juré d’Itzan et des siens ? Les chimères découvriront-elles sa supercherie ?
Installé dans un ancien théâtre en ruine, le clan du Passage règne sans partage sur le quartier et combat les chimères qui osent s’y aventurer. Cléo, adolescente ombrageuse, voit ses certitudes voler en éclats lors d’un affrontement avec un hybride qui porte sur son poignet un tatouage qui lui est étrangement familier. Hantée par de terribles visions, Cléo n’aura de cesse de retrouver son mystérieux adversaire. Au cours de sa quête, elle devra affronter la haine, la trahison mais surtout son propre désir pour le ténébreux Axel, une chimère ailée…

Mon avis : La couverture m’a séduite au 1er regard au hasard de mes découvertes sur le net. Une fois en main, son côté velouté à fini de me donner envie de le lire et de le garder précieusement. Une fois lu, je n’ai vraiment pas regretté de l’avoir acquis !

Une captive raconte l’histoire des histoires pour gagner du temps et un peu de mieux être auprès de ses ravisseurs. Elle raconte l’histoire de Cléo. Cléo est une orpheline qui a grandi dans le clan du passage, elle fait de son mieux pour le protéger, même si parfois, elle ne se sent pas totalement intégrée. Tout cet équilibre précaire vole en éclat, le jour où lors d’un combat contre une chimère, elle découvre que son adversaire possède le même tatouage qu’elle.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais une fois happée, je n’ai plus lâché prise, et j’ai dévoré ce livre en très peu de temps.
J’ai beaucoup aimé cette histoire dans l’histoire. On découvre d’abord Najma, superficiellement, rapidement et là voilà qui conte les aventures de Cléo, se relayant ainsi au second plan, j’avouerai que pendant ce tome j’ai souvent oublié qui était la narratrice pour me concentrer uniquement sur Cléo. Faut dire que je suis totalement tombée sous le charme de Cléo, je me la représentais comme le personnage de la couverture et j’ai complétement adhéré à son caractère, sa façon de faire, d’encaisser, de s’entêter, d’aimer, d’être fidèle et entière. C’est un personnage qu’on ne peut qu’aimer, malgré ses défauts car on perçoit que tout ce qu’elle fait ce n’est pas égoïstement, et qu’elle a conscience des conséquences de ses actes pour les autres.
J’ai aussi été charmé par le monde créé par l’auteur et sa description de Paris en ruine, bon je n’ai pas reconnue toutes les rues citées, mais ça m’a donnée envie de déambuler dans ses rues (les actuelles hein, pas celles ravagées).

La quête de Cléo m’a émue, j’ai aussi été comme elle, complétement chamboulée par ses découvertes, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai enchainé le second tome dans la foulée.

Désolée, cet avis est un peu court, mais ayant lu les deux tomes à la suite, je me mélange un peu dans ce qui s’arrête dans le premier et ce qui commence dans le second… Vous aurez donc la suite de mon ressenti dans l’avis du second tome.

Le petit plus : avis du tome 2 demain.

 

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Nephilim intégrale tome 1 – Les déchus de Fabien Clavel

♦ Éditeur : Mnemos
Nombre de page : 377
Date de parution : 31 mai 2012
Prix: 23,50€

Résumé : Ils sont sept Nephilim ù arpenter la Terre depuis l’aube de l’humanité, formant la fraternité de l’Hepta. Immortels, ils sont liés aux cinq éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu et la lune. Déchus, ils recherchent leur savoir perdu et poursuivent une quête mythique, l’Agartha. Traqués, ils fuient ceux qui veulent les détruire, les Rose+Croix. Dans ce premier tome réunissant le Syndrome Eurydice et Anonymes, Fabien Clavel narre le destin d’une poignée de ces Immortels. A Paris, Jennifer, étudiante à la Sorbonne, sombre lentement dans la folie et la paranoïa alors qu’à Budapest, des jeunes femmes au corps atrocement mutilé sont retrouvées dans le parc Varosliget. La glaciale Ezechiel, inspecteur de police chargée de l’enquête, ne peut croire que ces meurtres sont l’oeuvre d’Azarian, sulfureux chanteur de metal en tournée en Hongrie. Pourtant, tous les indices portent à croire qu’il y est lié. Des sous-sols du métro parisien aux rues enneigées de Budapest, de vieux amis se retrouvent, des forces nouvelles s’éveillent, mais l’ennemi est déjà à l’affût. Et la grande chasse ne fait que commencer !

Mon avis : Je connais Fabien Clavel depuis que j’ai lu Le miroir aux vampires, roman jeunesse que j’ai aimé découvrir. Le résumé et la couverture de Nephilim m’ont séduite et me voilà partie dans la découverte de monde des anges déchus créé par l’auteur.

Ce livre reprend deux tomes parus initialement séparément, le premier a pour titre Le syndrome Eurydice et le second Anonymous.
Dans le premier nous suivons Jennifer, étudiante à la Sorbonne qui depuis quelque temps elle trouve qu’elle ne tourne pas rond, elle a peur de sombrer dans la folie, mais la réalité est tout autre. Jen découvre des êtres dont elle ne soupçonnait pas que les hommes partageaient le quotidien et que ceux-ci sont à la recherche d’un artefact.

Dans le second, Ezechiel, une Néphilim incarnée dans le corps d’une inspectrice en Hongrie, enquête sur des crimes en séries particulièrement sanglant.

Tout d’abord, je tiens à vous expliquer ce qu’est un Nephilim, pour ce que j’en ai compris : c’est un être magique qui n’a pas d’enveloppe et qui doit s’incarner dans des corps humain, un peu comme un parasite, dont il prend le contrôle, pour survivre. Le talent de l’auteur réside dans le fait qu’il nous explique ce qu’est un Nephilim techniquement tout en restant très vague sur son origine. On les découvre au compte gouttes, apprenant de-ci de-là des informations sur eux, leur passé et leur quête. Ces êtres sont difficilement cernables, mais le peu d’informations dont on dispose à leur sujet donne envie d’en savoir toujours plus.
J’ai complètement adhéré à l’imaginaire de l’auteur, le monde qu’il a créé m’a de suite happée et fascinée. Il est noir est froid, laissant parfois passer une éclaircie ou la pointe d’un espoir envers la nature humaine, ou celle des Nephilim. Tout le long du livre l’auteur nous présente le monde dans lequel nous vivons d’un angle différent, nous présentant des êtres avec lesquels nous cohabitons sans le savoir, et pour lesquels nous sommes insignifiants, une manière de donner un coup dans l’égo de l’homme (au sens large), lui qui croie détenir le monde entre ses mains.
J’ai beaucoup aimé ce livre, mêlant religion, magie et thriller. J’aime suivre les enquêtes policières et encore plus quand elles sont mêlées à la découverte d’un autre univers, qui ouvre la porte à tellement de possible.

Je remercie les éditions Mnemos pour cette lecture, et je me plongerais dans la suite avec plaisir.

HantéeT1, les ombres de la ville de Maureen Johnson

Éditeur : Michel Lafon Jeunesse
Nombre de pages : 428
Date de sortie : 10 mai 2012
Prix : 15,95€

Résumé : À Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Éventreur Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.
Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la sens capable d’apercevoir son ombre.
Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. À moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime…

Mon avis : Alors que je me penchais sur les futures sorties des livres qui pourraient m’intéresser, je suis tombée sur le résumée de Hantée qui m’a de suite attiré, une fois que j’en ai vu la couverture, j’ai été conquise et je n’avais qu’une hâte : lire ce livre !

Aurora, qui préfère qu’on l’appelle Rory, est originaire de Louisiane. Ces parents enseignent le droit et ont décidé d’aller enseigner le droit américain dans l’université anglaise de Bristol lors de la dernière année de lycée de Rory. Celle-ci a alors le droit de choisir l’établissement scolaire qui l’accueillera et la voilà qui s’envole vers un pays dont elle ne connait que la météo si différente de sa Louisiane natale. Sur place elle se lie d’amitié avec Jazza et après quelques semaines d’acclimatation, elle découvre qu’elle voit des personnes que les autres ne voient pas. Ajoutez à cela un meurtrier qui prend un malin plaisir à remettre en scène les meurtres du tristement célèbre Jack l’éventreur et vous comprendrez pourquoi Rory éprouve alors un léger sentiment de malaise…

 La couverture est, comme je vous le disais plus haut, sublime ! Tout en camaïeu de marron avec une touche de couleur orange. Couleurs complément en adéquation avec l’automne comme on l’imagine à Londres. Puis, dès l’ouverture du livre, on est plongé dans l’atmosphère londonienne grâce à une carte de la ville où son représentés les principaux éléments liés à l’enquête sur les meurtres et ceux de la vie quotidienne de Rory. Les chapitres sont aussi présentés avec de jolies arabesques reprenant ceux de la couverture, le tout donnant une cohérence désuète au livre.
Je me suis d’entrée attachée au personnage de Rory, elle se présente en agrémentant ses descriptions d’anecdotes familiales la rendant très réelle et presque familière. Elle nous ouvre son monde sans pudeur nous permettant ainsi de pénétrer avec facilité dans son univers, comme si nous la connaissions depuis toujours. Elle est aussi pleine d’auto-dérision et porte sur elle-même un regard très lucide. Elle nous expose alors autant ses défauts que ces qualités, la rendant alors fragile et encore plus attachante. Je me suis identifiée à elle facilement, me disant qu’elle est le genre d’ado que j’aurais aimé être.
Grande fan de romans policiers, j’ai adoré me retrouver sur les traces de ce nouveau Jack l’éventreur qui reproduit les crimes du premier avec une similitude dérangeante, mais qui titille aussi notre curiosité et son côté malsain.
L’auteur à une façon bien a elle d’aborder les fantômes, sa « mythologie » m’a séduite et j’ai trouvé sa théorie très plausible et séduisante. De plus, celle-ci nous est introduite doucement et pas de but en blanc. On a le temps de découvrir les personnages, de s’y attacher, voire de s’identifier à eux avant d’être plongé dans ce monde parallèle accessible à une minorité.
L’intrigue est elle aussi bien menée, pas dans son suspense, le coupable étant assez rapidement découvert, mais pas l’enchainement des actions qui nous laisse peu de répit. Même s’il est vrai que l’intrigue est un peu longue à se mettre en place, de part la volonté de l’auteur de nous présenter le quotidien de son héroïne, celle-ci nous est distillée par d’habiles touches de rappels.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai succombé au charme de ce livre et, puisque c’est un premier tome, je me plongerais volontiers dans sa suite.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture.

Le petit plus : l’auteur a publié d’autres livres en France, dont treize petites enveloppes bleues que j’ai bien envie de découvrir.
Vous retrouverez aussi toute les informations sur Hantée sur la page Facebook du livre.