Jennifer Strange dresseuse de quarkons – Jasper Fforde

 Éditeur : Territoire
Nombre de page : 307
Date de parution : 07 juin 2012
Prix : 16,50€

Résumé : Grâce à Jennifer Strange, les magiciens ont récupéré leurs pouvoirs dans le royaume. La mauvaise nouvelle, c’est que l’agence de magiciens Kazam dont s’occupe Jennifer a désormais une terrible concurrente, la société iMagie, dirigée par le très antipathique Blix. Jennifer et ses apprentis devront déployer des trésors d’ingéniosité pour lutter contre lui lors d’un tournoi de magie. Mais la soudaine apparition d’un nouveau quarkon menace la ville…

Mon avis : J’avais particulièrement aimé le premier opus des aventures de Jennifer et dès que l’occasion m’en a été donnée, j’ai lu le deuxième tome avec plaisir.

Jennifer a la gérance d’une maison de magie, Kasam, dans un monde où la magie à la même place que la technologie dans le notre. C’est à dire que les téléphones portables ne fonctionnent pas avec les ondes, mais grâce à des sorts très pointus. Sauf que la magie perd de son pouvoir et que de ce fait, pas mal d’objet du quotidien ne fonctionne plus (j’imagine déjà la tête de certains sans téléphone portable). Après son exploit du tome 1 (mon avis LÀ) la magie reprend doucement du poil de la bête, mais ce n’est pas pour autant que les soucis de Jennifer sont réglés ! Le propriétaire de Kasam est toujours porté disparu, et elle a un pont à construire avec son équipe pour vendredi. Mais comment faire quand les magiciens sont mis hors-service les uns après les autres ?

Il m’a fallu quelques pages d’adaptation pour me replonger dans le monde complètement loufoque de Jasper Fforde, mais une fois la température prise, ce livre est un pur délice !
J’ai retrouvé avec plaisir tous les personnages du premier livre, avec leur caractères bien trempés et bien particulier. Chaque personnage a sa force, ses qualités et surtout ses défauts qui le rend attachant et hilarant. Et découvert d’autres personnages à peine abordés dans le premier avec curiosité. Dans ce livre les gentils sont des gentils et les méchants des méchants. Tout le monde est bien à sa place. C’est l’histoire qui l’est un peu moins…
Les situations cocasses se suivent, les dialogues désopilants s’enchainent, les jeux de mots pullulent et je me marrer tout le long du livre, à en être parfois obligée d’arrêter de lire. Bon, vous l’aurez compris, il faut lire ce livre au 2ème degré parfois, même si le plus souvent tout prendre au pied de la lettre est encore plus drôle.
Jasper Fforde crée un monde de toute pièce et va jusqu’à vous mettre des notes en bas de pages en se référant à des événements historiques ayant eu lieu dans ce monde, comme certains traducteurs le font lorsque le lecteur ne connait pas bien l’histoire du pays d’origine.
C’est une immersion totale dans un monde magique est drôle qui permet une totale évasion le temps de la lecture.

Oh ! Et je veux un Quarkons ! (Ouais ça prend moins de place que les dragons).

♦ Voici quelques extraits choisis :
◊ (À propos d’un employeur qui n’a pas pu se déplacer)
« -Il serait venu en personne présenter sa requête, mais il se trouve qu’il n’est pas disponible en raison d’une période sabbatique prolongée.
– Est-ce qu’il a vu un docteur? S’est enquis Grizz ?
– À quel propos ?
– De sa période sabbatique prolongée. Ça doit être très douloureux.
Elle le regarde fixement.
– Cela signifie qu’il est en vacances.
– Ah. »

◊ Suite à l’établissement d’un plan d’action.
« – Bien, a dit Moobin. Des questions ?
– Oui, a répondu Grizz. Pourquoi est-ce qu’on qualifie « d’inflammable » un truc qui peut « s’enflammer ».
– Pardon, je reformule : des questions relatives au travail qui nous occupe ?»

◊ « – … Je ne quitte pas l’hotel, point final.
– Agoraphobe ?
– Non, merci, j’ai déjà mangé.»

♦ Le petit plus : retrouvez moi avis sur le tome 1 Jennifer Strange dernière tueuse de Dragons, qui peut se lire indépendamment de celui-ci.

♦ D’autre avis chez : Radicale et Sab qui ont elles aussi beaucoup aimé.


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La fille de braises et de ronces – Rae Carson

Éditeur : Robert Laffont / Collection R
Nombre de pages : 400
Date de sortie : 9 février 2012
Prix : 14,90€ 

Résumé : Princesse d’Orovalle, Élisa est l’unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu’elle porte le joyau à son nombril, signe qu’elle a été choisie pour une destinée hors normes, Élisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu’une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée. Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Élisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s’emparer de sa Pierre Sacrée. Délaissée, humiliée, la princesse devra s’affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d’une guerre inévitable et des mirages de l’amour. Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d’être l’Élue de son propre destin.

Mon avis : La collection R a été lancée par Robert Laffont et est adressée à un public d’adolescent et jeunes adultes. Ce qui n’empêche nullement les adultes de les dévorer ! Ce livre est le premier de cette collection que je lis et je dois dire qu’il m’a charmé.

Élisa a vient d’avoir 16 ans et, elle est l’Élue du destin, celle qui porte la pierre sacrée au nombril et qui est investie d’une mission sacrée, bien qu’encore inconnue pour elle. Pour une histoire l’alliance entre deux royaumes, se retrouve mariée avec le Roi de Joya d’Arena, de vingt ans son aîné, le jour de son anniversaire. Elle doit alors quitter le palais de son enfance pour un pays qu’elle ne connait pas. Elle arrive comme un cheveux sur la soupe, son mari n’ayant pas annoncé leur mariage à son peuple. Entre perfidie et trahison, la voilà embarquée malgré elle dans une aventure palpitante, ou elle est la clef de la réussite de la lutte contre l’envahisseur.

Nous faisons d’entrée la connaissance d’Élisa, elle est le narrateur de l’histoire, je suis de suite tombée sous le charme de cette anti-héroïne. C’est une fille banale, un peu ronde qui compense son manque affectif avec la nourriture. Si nous n’étions pas dans un royaume imaginaire, elle aurait tout d’une ado actuelle, pleine de doute et de questions. Sa fragilité fait d’elle un personnage particulièrement attachant, mais l’on soupçonne toutefois des ressources cachées et un caractère bien trempé. Elle est entourée d’une myriade de personnages sympathiques et d’ennemis qu’on adore détester. Mais la subtilité de l’auteur réside aussi dans l’évolution de ces personnages tout le long du récit. Chacun change et nous présente des facettes différentes suivant l’avancée de l’intrigue.
Parlons-en de l’intrigue ! J’ai adoré ! Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Les événements s’enchainent sans nous laisser le temps de souffler. Lorsqu’on pense qu’on va enfin avoir une accalmie dans le récit, nous revoilà plongé au milieu de l’action. Cela pourrait paraître trop, mais pas du tout, tout a un enchainement logique et les réactions d’Élisa sont tellement naturelles que le tout est extrêmement fluide.

J’ai aussi beaucoup aimé le monde créé par l’auteur, il ne diffère pas énormément de ceux que l’on peut croiser habituellement, mais l’utilisation d’un mélange d’espagnol, d’italien et peut-être de latin pour parler d’objet propre à ce monde m’a ravi en tant qu’ancienne étudiante linguistique ! Sans oublié que cela donne encore plus de cachet à ce monde imaginaire.

Je suis assez lente en lecture, surtout quand je travaille, mais là le livre ne m’a pas fait 3 jours, je l’ai dévoré ! Je suis plus axée Urban Fantasy que Fantasy en ce moment, mais là, j’ai complétement adhéré ! De la fantasy comme ça, sans description à outrance, j’en redemande. J’ai vraiment hâte de lire la suite de cette trilogie. Je remercie donc Robert Laffont pour cette découverte.

Le petit plus : La collection R a sa page Facebook

22/24

Auteur nord américain vivant


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Sianim T2 – L’épreuve du loup – Patricia Briggs

Éditeur : Milady
Nombre de pages : 346
Prix : 7,00€

Résumé : Aralorn doit rentrer chez elle après dix ans d’absence et dans les pires circonstances : son père, le Lion de Lambshold, est décédé. Quand Aralorn et Loup se présentent au château, leur magie révèle un mystère aussi merveilleux qu’inquiétant : en dépit des apparences, le Lion n’est pas mort, un sort le maintient inanimé. La jeune femme parviendra-t-elle à conjurer cette sorcellerie et à découvrir qui en est responsable ? Ou succombera-t-elle à la plus noire des magies ?

Mon avis : J’avais hâte de retrouver Aralorn et loup, sans parler de constater par moi-même si Mme Briggs avait fait des progrès comme elle l’annonçait dans le prologue du tome 1.

Quelques mois sont passés et nous retrouvons Aralorn sur la route de la maison de son enfance, pour assister aux funérailles de son père. Rien de bien réjouissant. Sauf que les apparences sont trompeuses et dès qu’elle va se recueillir auprès de lui Aralorn s’aperçoit que son père n’est pas mort, mais sous l’emprise d’un sort. Commence alors une course contre la montre et la magie pour le sauver.

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, ce livre est effectivement bien meilleur que le premier. On rentre directement dans l’intrigue et on en a fini avec les descriptions qui n’apportent rien au récit. Mme Briggs a pris ses marques et sais enfin nous faire voyager dans ses univers et on en redemande ! (Enfin surtout moi ^^ )

L’intrigue est bien pensée et bien menée, l’auteure nous mène pas le bout du nez une bonne partie de l’histoire, personnellement, je n’ai pas vu arriver la fin et ça m’a plus que réjouit. Quant au style, on sent que l’auteur a pris en assurance et qu’elle a maintenant son propre style, tout en pudeur, qu’on retrouve dans ses autres œuvres (Mercy Thompson ou Alpha et Oméga). Pour Patricia Briggs ce qui compte c’est la profondeur des sentiments et pas tout le sexe (inutile ? Là j’entends les hauts cris d’un tas de copinautes), et c’est aussi ce qui prime pour moi (enfin pas trop, j’suis pas guimauve non plus mais là je m’éloigne du sujet). Bref ! (comme dirait l’autre) J’ai beaucoup apprécié cette histoire que j’ai lu beaucoup plus facilement que le premier tome.

Les personnages y gagnent aussi en profondeur, on en découvre plus sur le passé d’Aralorn à travers sa famille et Loup se découvre un peu, nous dévoilant un peu de ses fêlures. Et j’ai surtout adoré l’humour dont ils font preuves, riant parfois franchement au grand étonnement de Zhom assis dans le canapé d’à côté.

En résumé, j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Et ce livre confirme ce que je pensais déjà, Mme Briggs fait partie de mes auteurs préférés et même dans le top 3 !

Je remercie la librairie Dialogues qui m’a permis de continuer  cette série.


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Vermillon T3 – La tâche rouge de Laurent Chabin

Éditeur : Michel Quintin
Nombre de pages : 325
Prix : 12,00€

Résumé : Tcherny a disparu. Quant à Garance, elle n’existe plus, officiellement du moins, puisque les glaivistes croient l’avoir exécutée après l’attentat manqué contre Ulia. En fait, enceinte, elle a de nouveau trouvé refuge dans la Lompe, un marécage immonde où s’entassent les pires déshérités de l’empire de Vermillon. C’est là qu’elle donne naissance à sa fille, Sanguine.

Alors que Garance est à demi morte, Sanguine est enlevée par Nino, une femme au comportement étrange qui a accepté de l’allaiter. Une fois remise, Garance se lancera à sa poursuite et éprouvera dans toute son horreur le régime de terreur mis en place par le nouveau maître de Vermillon, Djouga, surnommé la « Tache rouge ».
Alors que ses derniers amis disparaissent, victimes des bourreaux de Djouga, Garance tentera de sauver une dernière fois sa vie et celle de sa fille.
Mon avis : J’ai repris la lecture de cette trilogie après une pause dans l’Angleterre victorienne. J’avais besoin de ça pour ne pas me laisser submerger par l’horreur décrites parfois dans certaines scènes. Même si l’auteur reste soft sans en rajouter avec des détails sanglants, il ne nous épargne rien de la rudesse de la vie des russes à cette époque. Je le redis, ce livre n’est décidément pas pour les enfants, ou les jeunes adultes trop sensibles.
J’ai apprécié retrouver Garance. Oh pas de la même manière dont je retrouve certaine héroïnes auxquelles je peux m’identifier, mais parce que cette jeune femme me fascine par son endurance et sa ténacité ! Bien sûr l’histoire est «romancée » , on rencontre rarement des gens avec autant de courage et d’envie d’avancer dans la vie de tous les jours, mais Garance met un pied devant l’autre chaque jour, même quand celui-ci est pire que la veille et surement mieux que demain.
J’ai parfois trouvé que c’était trop, que « non, l’auteur n’a pas osé rajouter cette épreuve à Garance avec tout ce qu’elle a subi ». Je crois qu’en fait, il a voulu nous faire un condensé de ce qu’a vécu le peuple russe à l’instauration du communisme et surtout du despotisme d’un seul homme. Il ne nous épargne rien, en passant par les camps de concentration en Sibérie/Swir et les exécutions sommaires… et j’en passe.Le style de ce livre est particulier, enfin très différent de ce que j’ai l’habitude de lire. Présenter sous forme de fantasy, rien ne nous est épargnée des atrocités commises lors de l’installation du communisme, cette doctrine politique sensée rétablir l’égalité entre les hommes et qui en réalité est vraiment loin du compte.
Au delà de l’histoire inventée qui m’a beaucoup plu, l’auteur a réussi à me donner envie de me plonger dans l’histoire de la Russie et plus précisément sur cette période de la révolution de 1917 (je sais je l’ai déjà dit quand j’ai donné mon avis sur le T1 mais ça se confirme). De plus, la fin de l’histoire est vraiment très… « Jolie » (ce n’est pas le mot que je voulais mais je sèche, j’en trouve pas d’autre) et j’ai beaucoup aimé le décalage qu’elle oppose à tout le reste du récit.

Merci beaucoup aux éditions Michel Quintin pour cette belle découverte.


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Vermillon T2 – La terreur – Laurent Chabin

Éditeur : Michel Quintin
Nombre de pages : 313
Prix : 12,00€

Résumé : près avoir pris le pouvoir, Ulia entreprend d’instaurer la liberté et la distribution des terres promises. Cependant, très vite, les premières dérives apparaissent et la confusion et la violence règnent.

Alors que le pillage devient pratique courante, les Boleshs tentent de rétablir l’ordre à leur profit en réintégrant certaines pratiques contre lesquels ils avaient pourtant lutté: interdiction de la presse, exclusion et emprisonnement de leurs alliés les Meneshs, création d’une police secrète aux pouvoirs discrétionnaires.

Au service des Boleshs, Garance participe activement à l’exécution de la famille impériale, en exil à Ekateri. Au cours du voyage, toutefois, elle constate que la misère et la violence, loin de diminuer, ne font que s’accroître. La jeune Damnée comprend que plus rien n’arrêtera Ulia et les Boleshs dans la course au pouvoir absolu et que la seule solution est de tuer Ulia avant que la situation soit irréversible.

Mais, si elle accepte de se charger de cette tâche, elle contribuera à son insu au déclenchement de la Terreur rouge, la pire vague de répression jamais connue à Vermillon.

Mon avis : J’ai retrouvé l’univers de Vermillon créé par Laurent Chabin avec envie et une certaine appréhension. Avec envie car je voulais connaître la suite des aventures de Garance et une certaine appréhension car je sais que cet univers est difficile, dur et noir.

Nous retrouvons notre héroïne après la chute de Roman, empereur de Vermillon, au milieu de la joie que procure cette libération au peuple de Vermillon. Se met alors en place le nouveau gouvernement, lentement et pas sans dommage collatéral. Garance déchante alors et apprend dans le sang, la peur, l’horreur et la faim que le pouvoir fait tourner la tête même aux gens pourvus au départ des meilleures intentions.

Je précise de suite que cette trilogie est vraiment pour adultes, les scènes sont crues et parfois violentes, mais jamais l’auteur ne tombe dans le voyeurisme et n’en décrit plus que nécessaire.

 Garance a maintenant 15 ans, elle découvre comment se construit un gouvernement sur les ruines d’un empire et que malheureusement les ambitions personnelles priment bien souvent sur le bien être des masses. Elle n’est pas d’accord avec certains événements dont elle est témoin mais, accordant le bénéfice du doute, continue à suivre Ulia et les boleshs, pensant à juste titre qu’à son âge certaines choses sont hors de sa portée.
Cette accumulation d’événements qui la révolte et le discours de Tcherny vont la pousser à revoir sa position et tenter une action contre se sauveur qui a muter en dictateur.

Ce livre marque encore une évolution dans la vie de Garance, elle n’a que 15 ans mais est maintenant adulte suite aux événements qui rythment sa vie et la pousse a apprendre plus vite que les autres. D’une manière générale, Vermillon laisse peu de place à l’enfance de toute façon. Elle change, mais ce changement est cohérent, toujours en rapport avec les actions qu’elle doit mener, logique dans le monde où elle vit. Cette femme, car je n’oserais plus l’appeler adolescente, est d’un courage exemplaire, faisant face à chaque épreuves placées sur sa route avec dignité et une force hors du commun. Bien souvent, face à ses réactions, je me suis faite la réflexion que j’aurais abandonné bien avant et que j’aurais fini morte de froid au coin d’une rue.

 L’univers du livre est toujours aussi noir, mais je m’y suis attachée, même si le parallèle avec l’histoire de la révolution russe de 1917 permet d’avoir une idée de la fin de la trilogie, je suis curieuse de voir où l’auteur veut nous mener.

La fin du tome m’a laissé pleines d’interrogations et c’est donc bientôt que je vais me replonger dans la fins des aventures de Garance.

Merci aux éditions Michel Quintin pour cette découverte entre Fantasy et histoire.


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