[Zoom auteur #2] Sophie Jomain

Et me revoilà pour le 2ème rendez-vous de ce Zoom auteur, pour vous parler d’un auteur que j’aime.

Cette fois-ci c’est une dame qui est à l’honneur. Une auteure que j’ai eu le plaisir de découvrir vers novembre 2010. Après quelque échange sur un forum, je lui ai présenter le mien, qu’elle a trouvé très joli et c’est ainsi qu’elle a eu la gentillesse de nous proposer d’organiser un concours sur celui-ci pour faire gagner un exemplaire du premier tome des Étoiles de Noss Head.

Petite Biographie :

Sophie tient à peine sur ses pieds quand elle apprend qu’être bavard n’est pas le privilège des grands. Elle utilise les mots et récite des poésies toutes aussi insolites les unes que les autres, sans toujours en comprendre le sens, mais ça fait son petit effet. C’est sûrement à ce moment-là qu’elle est atteinte du virus de l’expression, d’abord au micro dans le brouhaha d’un piano-bar (le jazz, son premier grand coup de cœur), et longtemps après, avec quelques cinq cents pages d’un livre bien épais.

Plus tard, ses parents la promènent partout à un rythme effréné, si bien que, prise d’une crise de déplacement aiguë, elle se retrouve en Angleterre à l’âge de 18 ans, où sans se défendre plus que ça, elle se laisse séduire par l’Union Jack. Depuis, c’est une histoire d’amour qui dure, mais chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées.

Entre temps, c’est le syndrome de la truelle qui la kidnappe purement et simplement pour quelques belles années d’une idylle passionnée. Entre pinceaux, outils de dentiste, brouettes de terre et plusieurs belles découvertes, Sophie tombe tout droit dans l’héritage gaulois. Elle n’en sort vraiment que lorsque le fameux virus de l’expression ne décide de reprendre ses droits. Et vous connaissez la suite… Elle devient en très peu de temps boulimique de l’écriture, attrapée au cœur : Les étoiles de Noss Head, Les anges mordent aussi, Pamphlet contre un vampire et quelques projets bien ancrés dans sa tête…

C’est la raison pour laquelle, en règle générale, lorsque Sophie vous dit qu’elle veut tenter une nouvelle expérience, il faut s’attendre à ce qu’elle tombe encore amoureuse. Amoureuse professionnelle…. son vrai métier ? (Source)

Petit entretien :

Nous avions eu aussi le plaisir de lui faire une tite interview, une des premières de l’auteure parue sur le forum Morsures et Sortilèges  avec mon acolyte Tima que je vous retranscrits ici :
Les étoiles de Noss Head, les origines du succès
Quelle est la genèse des Etoiles de Noss Head et combien de livres devrait compter la série ?
La genèse… hum… La saga de Noss Head qui est prévue en trois tomes, voire quatre, est venue d’un désir farouche de voir publier des auteurs français dans ce style totalement accessible aux Anglo-saxons. Ce qu’on appelle communément la bit-lit (concernant NH je dirais plus « romance fantastique ») est très représentée par les auteurs anglais, australiens et américains, rien ou peu en France. Je me suis lancé le défi de le faire puisque mon imagination débordait. Le synopsis du premier tome a été très brouillon, très spontané. Si bien que le manuscrit a subi une coupe de 150 pages ! Mais Les étoiles de Noss Head est né et je n’en suis pas peu fière. Cette histoire est sortie de mes tripes, de celle de ma famille, de mes plus proches amis qui m’ont soutenus à 100 %. J’ai d’ailleurs dédicacé le livre à Sissi, l’illustratrice de la couverture, car croyez-moi, elle n’a pas fait que créer un dessin elle s’est aussi donnée à fond pour que ce projet voit le jour. Merci à tous (au passage).

Pourquoi as-tu choisi de planter le décor des Etoiles de Noss Head en Écosse ?
C’est tout bête. J’ai été séduite, envoûtée par le Caithness, par Wick, par les Highlanders lors d’un voyage là-bas… L’endroit respire tellement la magie, l’authenticité, qu’il m’a semblé évident de faire évoluer mes héros là-bas. L’Ecosse est un pays qui ne laisse pas insensible.

Par le biais de ton livre, tu recomposes la légende des loups garous d’une façon tout à fait originale. Quelles sont les raisons qui t’ont poussée à réinventer ce mythe et, surtout, quelles ont été tes sources d’inspiration ?
Il n’y a pas de raisons particulières. J’ai simplement souhaité exploiter un filon. Dans la mythologie garolle, il est reconnu qu’un homme devient un loup-garou en cinq phases : hommidé, galbro, crinos, hispo et lupus. J’avais envie de me détacher en créant cinq espèces qui reprendraient les mêmes noms, ce qui m’est apparu bien plus intéressant, plus riche, du point de vue de l’histoire. J’avais ainsi l’occasion d’approfondir encore plus la nature de ces créatures surnaturelles, d’en faire des être plus complexes avec de vraies personnalités. La seule difficulté a été de leur trouver à tous un point commun qui tienne la route : Tyros, le premier loup-garou m’es alors venu à l’esprit. Une nouvelle à son sujet me trotte dans la tête.

S’attaquer à un tel mythe est ambitieux (mais les résultats sont là !). As-tu eu des moments de doute ?
Pour être honnête, pas vraiment. J’ai creusé cette histoire de manière méthodique, un peu à celle du chercheur que je suis à la base. Je voulais du rêve, mais de la crédibilité. Mon métier d’archéologue m’a beaucoup aidé à bâtir logiquement ce mythe.

Un des points forts de Vertige réside dans le réalisme de ses protagonistes. As-tu rencontré des difficultés pour conserver cet équilibre ?
Non, aucun. J’ai travaillé avec beaucoup de soin et d’attention à la personnalité de chaque protagoniste, m’inspirant souvent de gens que je connais réellement. Ainsi, par exemple, Leith est un peu mon jeune frère, Elaine, ma propre grand-mère maternelle… De fait, il m’a été plutôt aisé de suivre un fil conducteur sans me perdre. Ce que je voulais, c’était des gens comme tout monde, avec des défauts et des qualités. Quand j’avais un doute sur telle ou telle attitude, je me demandais ce que j’aurais fait à leur place à leur âge. Et là, je devais absolument me détacher de qui je suis aujourd’hui, sinon, je serais passée à côté de la réalité. Je me suis aussi beaucoup inspirée de jeunes autour de moi, j’ai écouté, observé… Et puis, un point essentiel m’a aidé : j’aime les gens. Rares sont ceux qui me laissent indifférente, donc je m’en inspire.

Hannah, l’héroïne de Vertige, est sur le point de fêter ses dix-huit ans au début du livre ; plus vraiment une adolescente mais pas tout à fait une femme encore. Pourquoi as-tu choisi cette période de transition pour Hannah ?
Cette période de transition m’a toujours fascinée. Les jeunes se sentent mûrir et ont constamment l’impression d’avoir raison, ils refont le monde et soulèvent des montagnes avec une audace déconcertante. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’à ce moment-ci, leurs choix, leurs décisions, leurs réussites et leurs erreurs vont construire l’homme et la femme qu’ils seront plus tard. Je trouve très intéressant de travailler sur cette période qui nous laisse à tous, plus âgés, quelques souvenirs doux/amers. Hannah et Leith ont cet orgueil dû à leur âge. Je me suis beaucoup amusée à les faire vivre.

Quelles sont les raisons qui motivent, selon toi, le « rejet » de Wick par Hannah au début du livre ?
Hannah ne rejette pas vraiment Wick, elle aime y aller. Ce qui la dérange particulièrement cette année-là, c’est qu’elle doit fêter ses dix-huit ans et qu’elle avait imaginé une grande fête parisienne. Les quelques amis qu’elle a à Wick ne seront pas forcément présents, elle sera donc seule pour ce jour si spécial. Puis la déraison de la post-adolescence fait qu’elle se regarde le nombril plutôt que de penser à sa grand-mère qui se fait une joie de la voir pendant deux mois. Quoi de plus normal comme réaction ? Le contraire aurait été surprenant. A son âge, j’aurais réagi exactement de la même manière.

Mais qui se cache derrière le nom de Sophie Jomain
Depuis quand as-tu envie cette envie d’écrire ? Et depuis quand écris-tu exactement ?
NH est mon premier ouvrage et mon premier essai. Donc, j’ai envie et j’écris depuis 2009 !

Après les étoiles de Noss Head, as-tu une autre idée de trilogie ou de tout autre genre de livre ?
De trilogie, pas sûr, mais je viens effectivement de terminer un roman qui cible plus les adultes amoureux de chick-lit et de bit-lit. Une histoire à l’humour parfois noir, aux scènes drôlissimes, aux personnages en décalage par rapport aux idées reçues. Je me suis lâchée. Attendons de voir si ça plaît.

Comment est la Sophie lectrice ? Quels sont tes auteurs, genres préférés ? Quel est le livre qui t’a le plus marquée ?
Je ne sais pas si j’ai vraiment un « genre ». Chez moi, le style de lecture est cyclique. Je lis de tout et n’importe quoi. En ce moment, je lis le dernier Musso. Avant-hier, c’était Dan Brown, lundi, Shi Dan… Quant à mes auteurs préférés, il y en a plusieurs selon les styles : Camus, Umberto Eco, Oscar Wilde, Suskind, Lauren Weisberger, Hamilton, Kenyon, pour le fantastique… Non, en fait je ne crois pas que j’ai vraiment un auteur préféré. Le livre qui m’a le plus marquée ? Le Parfum, m’a drôlement perturbée. Cette sensation de sentir, de toucher… autant de descriptions émue, outrée, effrayée… Je crois qu’en le lisant, je me suis rendue compte pour la première fois de ce que voulait dire « vivre une histoire », j’avais dix-neuf ans.

As-tu d’autres passions dans la vie que l’écriture et la lecture ?
Ma famille ! Et plus superficiellement, j’aime peindre à l’huile, je tricote, je couds, j’adore faire de la pâtisserie… ce n’est pas très funky, mais c’est moi ! Ah oui… ne le répète pas trop… j’adore chanter !

D’où est venue l’idée de créer une séquence photo « Tout le monde lit » sur ta page facebook, où l’on voit des gens se prendre en photo avec ton livre ?
En prenant en photo mon mari, puis ma fille qui tenait le livre. Je me suis dit qu’un mur de lecteurs pouvait être très très sympathique et dynamique. Et même les chiens se laissent prendre en photo avec Vertige, j’adore ! D’ailleurs… et la tienne ? Votre ?

Tu as plusieurs dates de dédicaces de prévues fin 2010, début 2011. Comment se sont passées les premières ? J’imagine que ces premiers contacts avec tes fans doivent être intenses, peux-tu nous en toucher quelques mots ?
Incroyable ! Rencontrer les lecteurs et partager, est une expérience exceptionnelle. Ils attendent que tu leur décrives ton roman avec passion, que tu y mettes de tes tripes et ça fait un bien fou ! Tu revis tout dans le détail, étape par étape. C’est vivifiant. Pour la première dédicace, je suis venue avec une fan que je n’avais encore jamais rencontrée, Faustine. Je trouvais que c’était important de partager l’expérience avec quelqu’un qui aime NH. J’ai été tellement enchantée de sa présence que nous allons réitérer l’expérience. Elle parlait de NH mieux que moi ! Avec autant de fougue que moi avec mon éditeur la première fois. Et puis, faire des dédicaces permet de ne pas perdre le fil, d’être toujours au fait de ce qu’attendent les lecteurs. C’est important pour améliorer son écriture. Je pense en faire régulièrement tout au long de l’année 2011. Le sud de la France est prévu, reste à fixer les dates. Quand on commence, on ne s’arrête plus !

Petite biographie :

qui j’espère deviendra grande, très grande !
Les étoiles de Noss Head tome 1,Vertige paru aux éditions Rebelle.
Les étoiles de Noss Head tome 2, Rivalités paru aux éditions Rebelles.
Félicity Atcock tome 1, Les anges mordent aussi paru aux éditions Rebelles.
Pamphlet contre un vampire paru aux éditions Rebelles.

Où la trouver ?

Son blog
Sur Facebook
Les étoiles de Noss Head sur Facebook
Félicity Atcock sur Facebook
Le blog de Pamphlet contre un vampire

Publicités

Une petite bafouille ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s