Autopsie tome 1 – Whitechapel – Kerri Maniscalco

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 353
Date de parution : 18 janvier 2017
Prix : 15,90€

Résumé : 1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste.

Mon avis : Un livre sur les crimes de Jack l’éventreur ? Ah bah bien sûr que je prends ! Si en plus l’héroïne est une femme je suis comblée !

Audrey Rose étudie la médecine légale. Rien de bien folichon. Sauf qu’on est à la fin du 19ème siècle et que ça ne se fait pas pour les jeunes filles de cette époque. Et quand elle décide de traquer Jack l’éventreur,  y’a de quoi faire hausser les sourcils de la Reine Victoria.

J’aime beaucoup ces romans dont l’action se déroule à l’époque victorienne. Les usages de l’époque, certes désuets me font toujours sourire. Je crois que jamais je n’aurai survécu à cette époque. Mais j’aime lire comment cela se passait et je me réjouis surtout de notre évolution.
Audrey Rose aurait pu faire partie des Suffragettes, elle « milite » essentiellement pour elle, pour pouvoir faire ce qu’elle a envie sans être chapeautée par un homme, mais elle aurait surement adhéré au mouvement. C’est un personnage attachant parce qu’elle ne baisse jamais les bras, quand elle a un objectif en tête elle s’y tient, même si pour ça elle doit tenir tête aux hommes et à leur machisme. Bien sûr elle n’a pas les mêmes libertés de mouvement que celles que nous avons actuellement, mais elle arrive à se faire respecter et faire son petit bout de chemin.
J’ai beaucoup aimé également faire toutes ses découverte sur la médecine légale, même si tout reste plutôt soft, il y a quand même quelques détails sanglants. Ce qui nous amène à l’enquête. Je l’ai parfois trouvé un peu tiré par les cheveux mais l’auteure arrive à retomber sur se pattes et à nous tenir en haleine une bonne partie du livre. Elle détourne nos soupçons pour ensuite mieux créer le doute (même si j’avais ma petite idée de « qui » passé les 3/4 du livres, oui je me la pète un eu 😉 )
Malgré une enquête originale, j’ai relevé quelques incohérence de temps qui m’ont fait revenir en arrière pour être sure d’avoir bien lu… Je ne sais pas si ça vient de la traduction, mais je suis assez étonnée de « l’erreur ». Enfin, passé quelques instant d’agacement, je me suis vite replongé dans ma lecture.
J’ai passé, somme toute, un très bon moment avec ce livre.

Je remercie Milan pour cette lecture.

45/65

Les enquêtes extraordinaires des Newburry et Hobbes tome 1 – Les revenants de Withechapel – Georges Mann

Éditeur : Eclipse
Nombre de pages : 341
Prix : 18,00€

Résumé : Bienvenue dans un Londres étrange et merveilleux, une métropole en plein bouleversement. Ses habitants, quotidiennement éblouis par un déluge d’inventions, inaugurent une ère technologique nouvelle. Les aéronefs traversent le ciel de la ville tandis que des trains de surface parcourent ses rues et que des automates mettent leurs engrenages au service d’avocats ou de policiers. Mais le
vernis brillant du progrès dissimule une face sombre, car cet univers voit aussi des policiers fantômes hanter les ruelles de Whitechapel. Sir Maurice Newbury, Investigateur de la Couronne, oeuvre donc sans répit à protéger l’Empire de ses ennemis. Le jour où un dirigeable s’écrase dans des circonstances suspectes, sir Newbury et miss Veronica Hobbes, sa jeune assistante, sont appelés à enquêter tandis qu’une série d’effroyables meurtres met en échec les efforts de Scotland Yard, et qu’un épouvantable fléau ravage les quartiers pauvres. Ainsi débute, en une aventure qui ne ressemble à aucune autre, le premier volume des Enquêtes Extraordinaires de Newbury & Hobbes.

Mon avis : Me voilà replongée dans le steampunk, ce genre bien particulier dont on trouve cette définition sur wikipedia « L’expression steampunk, qui signifie littéralement punk à vapeur, souvent traduite par futur à vapeur, est un terme inventé pour qualifier un genre de la littérature de science-fiction né à la fin du XXe siècle, dont l’action se déroule dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXe siècle. Le terme fait référence à l’utilisation massive des machines à vapeur au début de la révolution industrielle puis à l’époque victorienne. Mais le style steampunk quitta rapidement la seule sphère de la littérature pour s’étendre à d’autres domaines de création et d’expression et devenir un fandom autonome. »

J’avais bien accroché avec « Sans âme » de Gail Cailliger (mon avis ICI) et mon 1er contact avec ce genre était donc très positif, j’ai donc lu avec le même plaisir Les revenants de Withechapel. On retrouve dans ce livre ce je ne sais quoi de désuet qui fait tout son charme.

Sir Newburry est un universitaire qui effectue des recherches sur les coutumes des druides celtes, pour cela il a une assistante, Miss Hobbes qui l’aide dans ces tâches courantes. Mais Sir Newberry n’est pas seulement un universitaire, il est aussi un référent de la couronne en matière de science occultes et aide à résoudre des enquêtes. D’ailleurs actuellement il aide à la résolution de meurtres suspects dans les bas quartiers de Londres quand il est appelé par la reine, toutes affaires cessantes pour enquêter sur le crash d’un dirigeable. Avec son assistante il s’emploie alors à comprendre comment cet accident a pu arriver, allant de surprises en découvertes, allant même jusqu’à risquer sa vie.

Je me suis rapidement laissée happer par ce livre sans aucun temps mort, le temps d’introduire les personnage et l’action démarre très vite, les enquêtes à résoudre ainsi que les pistes possibles sont vite présentées. Mais ce n’est pas pour autant que l’auteur cède à la facilité, loin de là ! Bien malin celui qui saura annoncer le dénouement de ces enquêtes avant la toute dernière partie du livre.
Les personnages sont bien campés, bien décrits, avec ce qu’il faut de dévoiler sur leur passé, leur histoire, leur caractères pour que nous puissions nous attacher à eux. Chacun d’eux est complexe et abouti, l’auteur créant des protagonistes crédibles.
Quand au ton du livre, délicieusement retro, j’ai tout simplement adoré. Ces manières, ces codes en société maintenant oubliés permettent de réellement s’évader et de décrocher du monde actuel, sans pour autant que l’ambiance soit étouffante ou mette mal à l’aise. Les traits d’humour et autre jeu de mot permettent vraiment à ce livre d’être léger.

Bref, je ne dirais qu’une chose ! Lisez-le !


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