L’enfant perdu – John Hart

Éditeur : JC Lattès
Nombre de pages : 494
Prix : 22,00€

Résumé : Un soir, alors qu’elle rentrait chez elle, la jeune Alyssa Merrimon disparaît. Un an après, Johnny, son frère jumeau, fouille toujours leur petite ville de Caroline du Nord, rue par rue, s’introduisant chez des hommes soupçonnés de comportements déviants, au risque de se faire prendre. Clyde Hunt, le policier chargé de l’affaire, le surveille discrètement, tout comme sa mère qui reste inconsolable. Mais la disparition d’une deuxième fillette, suivie de plusieurs découvertes macabres vont ébranler toute la petite communauté et menacer Johnny.

Mon avis : En grande fan de thrillers et de policiers, ce livre m’avait tapé dans l’œil il y a quelques mois. Une fois qu’il a atterri sur ma PAL (Pile À Lire) il n’y est pas resté longtemps, il me tentait trop.

Dès les premières pages, l’auteur plante lentement le décor.Il nous décrit précisément chaque personnage, mais pas physiquement, plutôt profondément, nous dévoilant un peu du caractère de chacun et beaucoup de leur histoire. Le premier tiers du livre est donc plus introspectif, avec peu d’action. Mais cela ne m’a pas déplu, j’ai aimé découvrir le monde dans lequel évolue Johnny, son entourage et savoir pourquoi ce garçon de 13 ans en était venu à mener l’enquête.

La sœur jumelle de Johnny a été enlevé il y a un an. Depuis sa famille s’est disloquée, son père est parti, sa mère a sombré et lui, vaille que vaille, il tente de maintenir le cap. Il joue de malice pour que les services sociaux ne découvrent pas que sa mère est devenue un zombie et qu’il doit se débrouiller seul, tout en prenant soin de sa maman. À côté de ça, il mène l’enquête de son côté sur la disparition de sa sœur quadrillant la ville sans relâche, interrogeant chaque habitants méthodiquement.

J’ai été littéralement bluffée par Johnny !! Il a 13 ans mais est très loin des préoccupations des ados de son âge. Il a été catapulté dans la vie d’adulte lors de l’enlèvement de sa sœur, et a réagi dignement, intelligemment… comme un adulte, mieux qu’un adulte ! Malgré les souffrances, les épreuves, il encaisse et avance, coûte que coûte. De toute façon, il n’a plus que ça.

L’auteur nous décrit aussi toute une galerie de personnages plus vrais les uns que les autres, tous attachant à leur manière. On retrouve les personnages typiques de l’Amérique profonde et traditionnelle. Pour rester dans les clichés, nous avons droit aussi aux jeux de pouvoir typiques de la police américaine, avec le chef qui pense avant tout à sa carrière. L’originalité étant donnée par la touche de magie et superstition.

Mais le génie de l’auteur réside dans sa façon de nous manipuler. Je me suis faite balader depuis le début sans même le soupçonner, peut être étais-je trop inquiète pour Johnny ? J’ai suivi les déductions des personnages, persuadée d’avoir un coup d’avance sur eux en habituée des thriller, éh bien non ! Je me suis faite avoir comme une débutante et suis restée comme deux ronds de flans devant le dénouement.

Bref ! Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, et je remercie les éditons JC Lattès de m’avoir permis de le découvrir.

Le petit plus : Compagnon idéal de l’été, si le forma du livre vous déplait, ce livre sort en poche à la rentrée donc n’hésitez plus !


Cliquez si vous souhaitez acheter.

Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui Tome 1 – Isabelle – Angèle Delaunois

♦Éditeur : Michel Quintin
♦Nombre de pages : 224
♦Prix : 14,50€

Résumé : C’est alors que je ressentis à nouveau la vibration qui accompagnait SA présence… Je levais les yeux. Belotte se balançait devant moi, molle comme une grande poupée de chiffon, un peu transparente. Elle était pendue au grand lustre à pendeloques par une écharpe de soie enroulée plusieurs fois autour de son cou. Ses grands yeux noirs me regardaient fixement. Son visage était paisible, presque étonné. Mon Dieu, elle avait l’air si jeune !

Max et Isabelle, avaient longuement planifié leur voyage en Bretagne, la terre de leur grand-père Legall. À dix-sept ans, ils pouvaient partir sans les parents. Au début, tout a été fantastique. Mais cela s’est gâté le jour où un monstrueux orage les a obligés à se réfugier au Manoir de Bellone…

Mon avis : Ce livre m’avait fait de l’œil au hasard de mes balades sur le net, je trouvais la couverture jolie et le résumé tentant. Une fois en main, je n’ai pas été déçue le livre a une belle couverture mat, avec des relief brillant, sans parler de la façon dont le titre a été mis en avant avec de jolies arabesques blanches sur fond noir.

Dès la première page le prologue m’a intriguée, nous prenons contact avec notre narratrice et ce qu’elle nous livre m’a titillée, elle nous dévoile qu’elle n’est plus la même après son voyage en Bretagne… Bien évidement, je voulus alors tout savoir sur ce fameux voyage.

Les premières pages nous présentent le frère, Max, et la sœur, Isabelle, qui préparent leur voyage en France, dans la région de leurs ancêtres. Périple qui se passe très bien jusqu’à cette journée d’orage et leur arrivée dans ce mystérieux manoir providentiel. C’est à ce moment là que commence l’intrigue, lorsqu’Isabelle découvre les mystères de cette vieille demeure.

Je ne classerais pas ce livre dans le genre « fantasy » mais plus dans le polard fantastique. Isabelle découvre des événements bizarre et se plonge dans le passé de la maison et de la famille qui l’habite depuis plusieurs génération. Elle mène sont enquête et se découvre des dons. Je ne vous en dirais pas plus de peur de trop vous en dévoiler sur l’histoire.

Les personnages sont attachants. C’est Isabelle que nous « connaissons » le mieux et l’auteur arrive à nous la décrire sans chichi, allant droit à l’essentiel, sur les traits de caractères. Son frère est un personnage secondaire, mais nous sentons parfaitement l’attachement qui uni ces jumeaux.

Le style d’écriture est simple, l’auteur arrive à nous planter le décor sans fioriture et on se représente très bien les lieux et personnages. Ceci gardant la part belle à l’action. Je me suis laissée porter par l’histoire d’Isabelle, celle du manoir et des secrets qu’il abrite depuis tant d’années sans jamais trouver de longueur à l’histoire.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, je la trouve idéale pour l’été au bord de la mer ou sous l’ombre d’un arbre.

Le petit plus : J’ai adoré découvrir les expressions québécoises si imagées et différentes des nôtres.

Merci aux éditions Michel Quintin pour cette jolie lecture.


Cliquez si vous souhaiter l’acheter.

Un mort à Starvation Lake – Bryan Gruley

Éditeur : Points
Nombre de pages : 509
Prix : 7,80€

Résumé : Journaliste dans un grand quotidien de Detroit, Gus Carpenter est contraint de démissionner suite à un scandale. De retour dans son village natal de Starvation Lake, au nord du Michigan, où l’ennui est plus mortel que le blizzard, il y couvre les rares événements pour la gazette locale. Mais la découverte de la motoneige de l’ancien entraîneur de l’équipe locale de hockey sur glace, disparu dix ans plus tôt dans un lac gelé, fait se délier les langues. Gus est loin d’imaginer le nombre de secrets sordides que sa petite communauté lui cache.

Mon avis : Je suis en pleine période romans policiers, j’en ai lu quatre en peu de temps et je me rends compte que ça m’avait manqué ! Je crois que je vais revenir plus souvent à mes premières amours…

Bryan Gruley nous plonge dans l’histoire assez monotone d’une petite ville des États-Unis, jusqu’au jour ou réapparaissent les fantômes du passé sous la forme d’une motoneige émergeant d’un lac encore gelé. Gus est revenu vivre dans la ville qui l’a vu naitre suite à une drôle d’histoire qui s’est déroulée dans la ville de Detroit. Il retrouve ses amis d’enfance, ceux avec lesquels il jouait au hockey. Sa vie retrouve un morne quotidien jusqu’à la découverte de cette motoneige qui a elle seule va remuer la vase enfuie au fond du lac. La réouverture de l’enquête sur la noyade du coach de l’équipe, dix ans plus tôt, va dévoiler une facette de cette ville qu’elle aurait bien aimé garder secrète.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, l’auteur mettant les choses en place lentement, comme pour mieux se calquer sur le rythme de cet hameau tranquille. De plus, cette intrigue se déroulant dans le milieu du hockey, sport « national » au Michigan, j’étais un peu larguée au milieu de toutes ses descriptions de matchs. Mais tout cela a vite été dépassé au bout de quelques dizaines de pages.

Le personnage de Gus, journaliste au canard local, est très bien campé, on s’attache très vite à lui. On comprends ses déceptions, ses regrets, ses défauts… Je suis une femme, mais il est assez facile de s’identifier à lui, tant les questions qu’il se pose, les choix auxquels il est confronté sont ceux de tous en pareilles occasions. C’est malgré son passé un homme intègre.

Les autres personnages du livre sont typiquement ceux que l’on s’attend à trouver dans ce genre de bourgade : le barman taciturne, le mec fort en gueule toujours accoudé au comptoir, la vieille teneuse de restaurant qui sait tout sur tout, le jeune entrepreneur aux dents longs, le vieux loup à qui on ne la fait plus, la journaliste ambitieuse, la standardiste, ancienne reine de beauté, revenue de tout, le shérif enrobé et maussade, l’ancienne petite amie rancunière, la mère attentionné, l’ami d’enfance un peu largué… Bref, toute une galerie de portraits qui pourrait tomber dans la caricature mais qui sonne étrangement vraie. L’auteur a parfaitement réussi à retranscrire l’atmosphère de ces petites villes typiquement américaines, remisant parfois l’enquête policière au second plan.

Pourtant cette enquête est vraiment bien ficelée, dès le début on se doute que cette moto resurgissant du mauvais lac trouée d’une balle, que cette mort par noyade un soir de mars 1988 du coach de l’équipe de hockey classée accidentelle ne sont pas ce qu’elles paraissent être, mais jamais nous ne soupçonnons où cela va nous mener…

En définitive, et malgré que je ne suis pas une grande sportive, j’ai beaucoup aimé ce livre, par son ambiance, ses personnages, leurs relations et par cette enquête qui nous dévoile un pan pas très reluisant de la nature humaine.

Le petit plus : L’auteur a écrit une suite « The Hanging Tree », qui n’est pas encore traduite. Et pour ceux qui se débrouillent avec l’anglais vous pouvez visiter la ville virtuelle de Starvation Lake sur le site de l’auteur : http://www.bryangruley.com/

Je remercie les éditions Points et livraddict de m’avoir permis de découvrir cet auteur.



Cliquez si vous souhaitez l’acheter

La ronde des innocents – Valentin Musso

Éditeur : Points / thriller
Nombre de pages : 380
Prix : 7,50€

Résumé : Vincent Nimier pensait connaître son frère Raphaël. Jusqu’au jour où ce dernier est sauvagement assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une vidéo, Vincent découvre qu’il cachait une femme et un fils, disparus sans laisser de trace. Il se met en tête de les retrouver car la vidéo ne laisse planer aucun doute : ils sont en danger de mort.

Mon avis : Tout le monde connait Guillaume Musso, l’auteur de romans à succès depuis quelques années. Et bien figurez-vous qu’il a un petit frère qui écrit lui aussi, mais pas des romans sentimentaux, non tout l’opposé, des thrillers… Je viens juste de le découvrir avec son premier roman La ronde des innocents et je dois avouer que ce livre ne m’a pas laissé indifférente, même s’il m’est difficile de mettre le doigt sur les sentiments que ce livre fait naître en moi. J’espère que mettre mon avis noir sur blanc m’aidera à les saisir.

Ce livre m’a attirée de suite car une bonne partie de l’action se passe dans ma région. Enfin, plus précisément dans la région où je vis depuis 2 ans. Je connais mal les Hautes-Pyrénées même si j’essaye de m’y intéresser le plus possible, une occasion de plus doncde la découvrir.

L’action principale se déroule à Cauterets une ville/station de ski. Un homme, Raphaël, est retrouvé mort en montagne après avoir été torturé. Son frère,Vincent, ancien flic, décide de mener l’enquête avec la compagne de Raphaël, suite aux circonstances obscures de cette mort et à la réception d’une vidéo montrant la première compagne du mort et son fils. Parallèlement à cela, nous assistons au meurtre d’un ado dans un lycée de Nice et l’enquête menée par la police. Les deux affaires ont l’air totalement distinctes et nous n’arrivons pas à les relier. Je pense que c’est là que réside le talent de l’auteur, cette façon de nous mener vers les différentes pistes qu’il veut que nous suivions, pour mieux nous détromper ensuite. Je ne vais pas trop vous en parler car je ne voudrais pas vous dévoiler qui a fait quoi, mais une chose est sûre, Valentin Musso sait créer le doute.

Les personnages sont très bien  « campés ». L’auteur arrive à nous les rendre réels et sympathiques grâces à des descriptions soignées allant jusqu’à nous faire un bref historique de chacun. J’ai beaucoup aimé Vincent, le personnage principal, très « vrai », avec sesdoutes, sesdéfauts. Les sentiments sont abordés avec pudeur et justesse, jamais nous ne basculons dans le mélo.

L’écriture est très fluide. On sent que l’auteur est agrégé de lettres, mais il ne tombe pas dans le piège de phrases alambiquées dont on perd vite le sens. Le seul petit bémol étant l’utilisation de mots peu « communs » qui m’ont obligée à utiliser le dictionnaire et ont un peu ralenti ma lecture. Le point positif de cela étant que ça a enrichi mon vocabulaire. Et tout ça ne m’a pas empêchée de le lire en 2 jours à peine.

En conclusion j’ai beaucoup aimé ce thriller. J’ai aimé être ballottée par l’auteur d’une piste à l’autre ; j’ai aimé trembler avec Vincent, découvrir la vie insoupçonnée de son frère ainé. J’ai aimé me poser des questions, mettre le doigt sur des indices que l’auteur nous laisse voir, comme une confidence alors que Vincent ne les connait pas encore… Bref ! J’ai aimé La ronde des innocents et je pense lire le second livre de Valentin Musso Les cendres froides, paru le 5 mai de cette année.

Je tiens à remercier le site Babelio et les éditions Points pou m’avoir permis cette jolie découverte.

Serial Killer – K. Malone & J. Leigh

Éditeur : ST Éditions
Nombre de pages : 340

Résumé : Ne faites pas l’erreur de croire ce que vous voyez à la télévision. Le métier de profiler a été dénaturé par les médias, journalistes, auteurs de romans à succès ou encore scénaristes de série tv. Dans la réalitéun profiler américain ne se déplace pas sur le terrain et on ne confie pas non plus à une stagiaire du FBI comme Clarice Starlight – interprétée par Jodie Foster – un dossier aussi important que celui du célèbre serial killer Hannibal Lecter dans le « Silence des Agneaux ». Non, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, la logique veut qu’un profiler américain travaille dans un bureau, enfermé, avec comme seuls supports à ses recherches des rapports détaillés, des photos, et toutes les pièces nécessaires qui lui permettront d’élaborer le profil psychologique du meurtrier.

Je m’appelle Sarah Leary, j’ai trente-trois ans. Rien ne laissait supposer que je travaillerais un jour dans la police. A vrai dire, j’étais journaliste au San Francisco Chronicle entre 2000 et 2005. En parallèle, je poursuivais mes études de psychologie à l’université de Stanford. A la fin de mon année, j’ai rédigé une thèse sur les Serial Killer. Celle-ci a été envoyée au directeur de la police de Los Angeles et j’ai été appelée pour les aider à résoudre une première série de meurtres. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, je suis lieutenant et travaille officiellement avec eux. J’ai ainsi aidé à l’arrestation de neuf tueurs en série (Ronald Willams, Samuel Mooney, Quentin Shiffer, Vince Logan, Nick Neilly, Martha Dostoïevskaïa, Joseph Springs, John Abigail et Scott Tremblay). Je ne suis pas à considérer comme une intervenante ni comme un psychologue privé. J’ai été assermentée, ai un bureau au sein du commissariat central de Los Angeles et mon travail est d’assister les inspecteurs qui décideront, ou non, de suivre mes conseils afin de traquer et d’arrêter ces assassins.

Mon avis : Ce livre est le deuxième que je lis de ces auteurs et bien qu’il ait été écrit avant celui que j’ai lu en premier (vous me suivez ?), je l’ai trouvé bien meilleur.

J’ai toujours aimé les livres policiers traitant de serial killer, je dois avoir un petit côté morbide, et celui-ci est très bien ficelé niveau intrigue. Le tueur est un vrai méchant, qui ne fait pas semblant, et dont les crimes sont vraiment horribles. Les deux enquêteurs principaux, un profiler et un inspecteur, sont des femmes qui vont nouer une relation amoureuse au fil des pages, et même si le tueur en série les mène par le bout du nez une bonne partie du livre, elles finiront par découvrir qui il est, même si cette découverte n’est pas la fin de l’histoire en soi. C’est d’ailleurs ce qui fait la particularité de ce livre. J’ai rarement lu un thriller où la découverte de l’assassin ne termine pas le roman.

J’ai beaucoup aimé ce livre, il est bien écrit, malgré le style scénario annoncé par les auteurs, et se lit très vite. Il est aussi très bien documenté et on sent que les auteurs ont fait un vrai travail de recherche qui rend très crédible l’enquête. Le seul bémol que j’ajouterais, c’est qu’il y a trop de scènes de sexe à mon goût. Pas parce que ce sont des scènes lesbiennes, mais parce que je n’aime pas ce genre de scène en général, ou du moins en petite dose. Même si je dois admettre que ces scènes trouvent leur intérêt dans ce livre, sans pouvoir vous dire pourquoi au risque de trop vous en dévoiler.

Bref, lecture agréable que je recommande aux fans de thriller.