Crime tattoo – Christophe Miraucourt

Éditeur : Rageot / Heure noire
Nombre de pages : 158
Date de parution : 8 avril 2015
Prix : 7,30€ Notepaillons3.5

41vZ4H9RqsLRésumé : Grâce à une inconnue au look gothique, Antoine, 16 ans, échappe in extremis à l’explosion qui ravage l’atelier de tatouage de son père … Peu après, l’inconnue qui se nomme Pauline le sauve de nouveau. Désormais orphelin, il quitte Paris avec elle pour fuir une menace invisible jusqu’à Bonifacio. Au fil des jours, Antoine doute : quels liens entretenaient leurs pères ? Pauline est-elle si innocente qu’elle le prétend ? Autour d’eux, policiers et truands resserrent les mailles du filet…

Mon avis : Les éditions Rageot proposent plusieurs collections, dont heure noire qui sont des enquêtes policières jeunesses dès 10/12 ans mais pas gnangnan.

C’est la première fois que je me laisse tenter par cette collection. Je voulais voir ce qu’elle donnait. J’aime les livres jeunesses et les policiers, donc autant voir ce que donne le mélange des deux chez Rageot.

Le livre commence fort, dès le début le personnage principal Antoine est pris dans un tourbillon qu’il ne maîtrise pas du tout. Une mystérieuse fille gothique entre dans le magasin de tatouage de son père et sa vie bascule.
L’enquête est également rapide, l’auteur ne s’embarrasse pas de descriptions trop longues, il va directement à l’essentiel, pour séduire le jeune public, par contre, pour un lecteur un peu plus aguerrie comme moi, c’était un peu léger. Mais cela convient parfaitement à un ado de 12 ans. Le rythme d’écriture est vif, les chapitres courts et on les enchaîne sans s’en apercevoir. L’auteur a parfois employé certains raccourcit un peu facile, mais il s’agît de ne pas perdre le jeune lecteur dans des détails qu’il trouverait inutiles.
Les personnages sont attachant. Antoine est sincère est un peu naïf, mais qui ne le serait pas à 16 ans plongé dans une telle aventure. Pauline est un peu plus mature, mais la vie l’a faite grandir plus vite. La rencontre de ces deux là fonctionne très bien, ils s’équilibrent. L’alchimie de ces deux là permet à l’enquête d’aboutir et donne de la profondeur à l’histoire. On a même envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.
Ce livre est parfait pour les ados fans de policiers, un peu moins pour les adultes, mais si les parents le lisent ils passeront quand même un bon moment et ça permettra d’échanger ensuite.

Le petit plus : Si vous voulez retrouver la collection c’est . Les jaunes à partir de 10 ans, et les rouges à partir de 12 ans.

Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

 

51/100

51/100

Une fille parfaite – Mary Kubica

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 390
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons5

11043229_948431271857646_542274297541271469_nRésumé : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Avec Une fille parfaite, Mary Kubica mène un récit à trois voix fondé sur une construction incroyablement précise et ingénieuse. Sans jamais le déflorer, l’auteur confère profondeur et intensité au mystère qui entoure le kidnapping de Mia ― jusqu’à la révélation finale qui fait voler en éclats les apparences et donne toute son ampleur à cette histoire bouleversante.
Vous n’oublierez pas Une fille parfaite.
Vous n’oublierez pas Mia.

Mon avis : La couverture à l’air doux, avec ses couleurs pastels et la 4ème de couverture m’ont séduits d’emblée. Il n’a pas fallu me pousser pour que je lise ce livre.

Mia Dennett a été enlevée. On le sait dès le début, mais on ne sait pas pourquoi. C’est sur le chemin de cette découverte que nous emmène l’auteure.

De la même manière que le résumé m’avait séduit, les premières pages ont fini de me convaincre que cette lecture allait être bien. On est plongée dans l’intrigue dès le début. On sait sur quoi va porter l’intrigue et j’ai su que j’aimerai mener l’enquête avec les personnages.
L’auteure nous fait basculer sur deux « espaces temps », un avant l’enlèvement, l’autre après. On découvre la vie de la famille Dennett par petits bouts, comme un puzzle qu’on aurait à assembler. On découvre la Mia d’avant et la Mia d’après. Deux femmes totalement différentes. Ce qui m’a interpellé après quelques pages, c’est que nous avons différents points de vue, 3 exactement, et jamais celui de Mia. On parle toujours d’elle à la 3ème personne et au bout d’un moment ça a créé chez moi un léger malaise. Comme si cette Mia était quelqu’un sans caractère, alors que tout le monde dit justement qu’elle en a. Cela m’a donné l’impression qu’elle n’existait pas vraiment. Ça ajoute au malaise que l’on ressent en découvrant cette famille qui se dissout lentement. Car ce livre c’est plus que l’histoire d’un enlèvement. C’est une analyse complexe de tous les personnages, de comment ils en sont arrivés là : la mère, l’enquêteur, le kidnappeur… mais jamais on ne voit le point de vue de Mia.
C’est cela qui fait l’originalité du livre, parce qu’un enlèvement en soit n’a rien d’original, c’est la façon dont le raconte Mary Kubica qui fait la différence, qui fait qu’on est happés par l’histoire, et qu’elle reste en tête quelques jours encore après la lecture. C’est la fin de cet enlèvement qui nous laisse pantois. Parce que j’ai vu pas mal de chose arriver La loin (je vous l’ai dit les enlèvements n’ont rien d’originaux), mais la toute toute fin, celle-là je ne l’avais pas vu arriver, malgré tous les appels du pied que faisait l’auteure, que je n’ai compris que rétrospectivement.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, moi qui aime beaucoup les thrillers, j’ai été servie royalement !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Pour que tu n’oublies pas – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 614
Date de parution : 1er octobre 2014
Prix : 20,90€  Notepaillons4

5110YUglh4LRésumé : Quand elle apprend que son fils de vingt ans a été enlevé, Daphné Montgomery, folle d’angoisse, pense aussitôt à une vengeance orchestrée par le criminel qu’en sa qualité de procureur de Baltimore elle vient de faire inculper pour meurtre. Une conviction qu’est loin de partager Joseph Carter, l’agent spécial du FBI chargé de l’enquête. Aux yeux de celui-ci, cette piste est trop simple, trop évidente. Tous deux se lancent alors dans une enquête complexe, terrifiante. Pour Daphné, il s’agit de sauver son fils, tout en faisant face aux souvenirs oppressants de l’enlèvement dont elle a elle-même été victime, enfant. Un traumatisme violent qui, elle le comprend peu à peu, pourrait être lié aux événements d’aujourd’hui. Se peut-il que son ravisseur d’autrefois, qu’on n’a jamais arrêté, soit mêlé à l’enlèvement de son fils ? Se peut-il qu’après toutes ces années il ait décidé de s’attaquer de nouveau à elle, à sa famille ? Aidée de Joseph Carter, cet homme qui l’attire depuis longtemps mais qu’elle se refuse à aimer, Daphné va devoir plonger dans le plus sombre des cauchemars pour trouver les réponses à ses questions.

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose il y a peu et je commence à avoir besoin de ma dose de polars « Karennien ». Je n’ai donc pas hésité à lire celui-ci.

Daphné est procureur. Son fils est enlevé pour fausser les résultats d’un procès qu’elle instruit. Du moins c’est ce qu’il apparaît de prime abord, parce qu’au final, les raisons sont toutes autres…

Bon, je ne vais pas mentir, quand je reçois un livre de Karen Rose, j’ai toujours un peu peur. Il sont É-NOR-MES ! Et j’ai toujours un peu peur d’y passer trop de temps. Bon ça a été le cas, j’ai lu ce livre en 6 jours, alors que ma moyenne est plutôt de 3-4 jours. Mais je suis rarement déçue.
Les livres de Karen Rose sont plus que complets. L’auteure n’omet rien. Elle crée des personnages avec un caractère, un passé, un présent et un avenir, nous dévoilant le tout au fil de notre lecture. C’est ce que je préfère dans ces livres, mais c’est aussi ce qui m’agace (oui ne cherchez pas la muti est contradictoire par définition). On en apprend plein sur les personnages, mais du coup noyé qu’on est sous les informations, on en perd parfois le fil et surtout cela ralenti la lecture. Ce qui est assez paradoxal, parce que j’aime vraiment connaître les personnages à fond, mais ici on est plus que servi. Il faudrait juste diminuer un peu.
L’autre point fort de Me Rose c’est qu’elle a vraiment l’esprit tortueux. Je ne sais pas où elle trouve ses idées d’intrigues, mais elles sont vraiment complète et extrêmement travaillée. Je n’aurais jamais pu imaginer une enquête pareille. L’auteure va plonger les racines de son intrigue long dans le passé des personnage.
J’ai aussi apprécié retrouver les personnages de ma lecture précédente, un peu comme une série spin off, je ne m’étais pas aperçue que je m’étais attachée à eux. Ça fait plaisir de les retrouver et de voir ce qu’ils deviennent.

Du coup, je vais continuer mes lectures des ses policiers. Je me demande même si je ne vais pas essayer de lire ceux écrits avant ce tome. Sachant que je vais devoir courir après le temps pour cases ces lectures dans mon emploi du temps… Cruelle dilemme de lecteur…

Je remercie les éditions Harlequin et le collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Personne pour t’entendre – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 634
Date de parution : 28 mai 2014
Prix : 20,90€ Notepaillons5

9782280314978Résumé : Belles, jeunes et blondes : elles sont condamnées à mourir.
Lors d’une soirée donnée dans une luxueuse propriété de Baltimore, Crystal Jones, une jeune et jolie étudiante, est retrouvée sauvagement assassinée dans la remise au fond du parc. Pour ce meurtre, Ramon Muñoz, le jardinier qui travaillait dans le domaine, est condamné à perpétuité. Six ans plus tard, Paige Holden, détective privée, décide de se plonger dans le dossier pour tenter de faire rouvrir l’enquête, et prouver l’innocence de cet homme qui, elle en est persuadée, a été injustement condamné. Le seul indice concret dont elle dispose : la clé USB que la femme de Ramon Muñoz a réussi à lui donner avant d’être abattue devant elle, et qui contient des photos remettant en cause les conclusions de l’enquête. Comme si on avait voulu faire accuser cet homme… Mais pour protéger qui ? La seule aide sur laquelle Paige puisse compter est celle de Grayson Smith, le procureur qui a fait condamner Ramon Muñoz, et qui, lui aussi, doute aujourd’hui de la culpabilité de celui qu’il a envoyé derrière les barreaux. Bientôt, tous deux vont se retrouver sur la piste d’un meurtrier diabolique, obsessionnel, à la fois invisible et tout-puissant…

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose en octobre l’année dernière et depuis, j’aime lire un de ces policiers de temps en temps. Bon, je mets du temps à les lire parce que ce sont des pavés écrits tout petit, mais je passe à chaque fois un très bon moment.

Paige a été agressée il y a une dizaine de mois, pour échapper au traumatisme, elle a quitté sa région et déménagé à Baltimore où elle se reconstruit. Elle y est détective privée, et a décidée d’aider la femme de ménage de son immeuble à prouver que son fils, jugé coupable de meurtre, est innocent. Mais il s’avère que l’histoire est plus compliquée qu’il n’y paraît au 1er abord.

J’ai commencé ce livre juste après un livre jeunesse écrit assez gros, il m’a donc fallu quelques temps pour m’adapter a cette police plus petite et cette écriture plus fournie, avec beaucoup plus de description. Mais une fois habitué : c’était parti !
L’histoire commence fort. Un meurtre, un second en même pas 20 pages et notre héroïne qui nous annonce de suite la couleur en nous faisant une cascade de ninja. Paige est certes une victime mais elle ne s’apitoie pas, c’est une femme forte qui a décidé de prendre sa vie en main et de ne pas se laisser dominer par la peur. Je l’ai adoré !
L’enquête est vraiment alambiquée. On voit à peu près où l’auteure va nous emmené, un peu comme on sait que pour trouver l’océan en France il faut avancer vers l’ouest. Mais sans vraiment savoir comment on va y arriver. On émet pleins d’hypothèses qui ne se révèlent pas toujours justes. L’histoire est beaucoup plus compliquée qu’elle ne le laissait supposée de prime abord, et j’ai adoré découvrir chaque pan de cette enquête. Voir les liens entre les événements, les personnages, l’avancée des suppositions… Bref, je ne me suis pas ennuyée.
De plus, ce qui ne gâche rien, l’auteure nous présente tout une galerie de personnages attachants, pour les alliés de Paige, et pour certains haut en couleurs qui nous font sourire, et des méchants hypocrites, viles et égoïstes qu’on adore détester.
Ce livre regroupe tous les ingrédients idéaux pour un policier à lire au bord de la plage (on n’est pas sectaire, on prend la montagne et la campagne aussi) pendant ses vacances sans prise de tête.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Le silence de la peur – Karen Rose

 Éditeur : Harlequin / Mosaïc Poche
Nombre de pages : 535
Date de parution : 2 avril 2014
Prix : 7,90€ Notepaillons4

9782280316811Résumé : Cela fait sept ans que Mary Grace Winters vit sous une fausse identité à Chicago avec son fils Tom. Sept ans que chaque matin, elle redoute que son secret ne soit dévoilé et que son mari, un policier violent qui la maltraitait avant qu’elle ne prenne la fuite avec son petit garçon, la retrouve. Malgré ses peurs, à Chicago, Mary Grace a repris goût à la vie et elle est déterminée à laisser son douloureux passé derrière elle. Au point de se laisser aller à une relation amoureuse avec son nouveau collègue, Max Hunter. Max, le seul homme en qui elle devine une blessure ancienne et profonde qui fait écho à la sienne. Pourtant, Mary Grace l’ignore encore, son passé est plus que jamais sur le point de ressurgir et de faire voler en éclat la vie paisible qu’elle s’est construite. Car son mari est sur sa trace. Pas à pas, il se rapproche…

Mon avis : Vous commencez à savoir que le policier fait partie de mes premières amours. Même si la bit-lit et la jeunesse ont une grande place dans mes lectures actuelle, de temps en temps, j’aime ce retour aux sources. J’ai déjà lu un roman de Karen Rose () et j’avais envie de la découvrir un peu plus.

Caroline a fuit un mari violent (et encore c’est peu de le dire !) et tous les jours elle redoute qu’il ne la retrouve. Dans le cadre de son travail elle rencontre Max, un homme qui pourrait lui faire oublier le passé et lui faire croire en un futur plus loin que demain. Mais il n’est pas toujours facile de tourner le dos au passé.

Karen Rose m’avait séduite avec Dors bien cette nuit et elle a remis le paquet avec Le silence de la peur. Si ce n’est que celui-ci m’a beaucoup plus fait vibrer, frémir et parfois même voir rouge.
J’ai beaucoup aimé l’intrigue, rien de vraiment original dans l’histoire de cette femme battue qui veut s’en sortir (malheureusement) mais elle a su y mettre tous les sentiments qu’il fallait : la peur, l’angoisse, l’espoir… C’est un sujet qui n’est pas facile à aborder, mais elle a réussi à le faire avec finesse, sans voyeurisme mais sans pour autant nous ménager sur cette vérité.
Les personnages sont également très bien décrit. Caroline est une femme très digne qui élève son fils entourée de vraie amies. L’ex mari violent est un chouilla caricatural mais il faut parfois bien ça pour marquer les esprits. Le livre est également plein d’humour et les réparties entre les protagonistes portent souvent à sourire. Ce lire est un savant mélange de suspense et de tranche de vie. Malgré tout on sent le danger roder tout le long du récit et on frémit souvent pour Caroline. Avez-vous déjà eu envie de frapper un personnage, pas seulement parce qu’il vous agace, mais parce qu’il est horrible ? Non ? Éh bien là ça pourrait vous arriver avec l’ex mari le plus ignoble.
Le seul petit bémol, mais là si vous le connaissez vous le sentiez venir, j’ai trouvé la romance avec Max et Caroline un peu facile. Elle a quand même l’avantage de ne pas monopoliser l’histoire et d’être bien amenée.

La fin est à la fois prévisible et originale. Si, c’est possible ! Vous en voulez la preuve ? Lisez-le donc 😉

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.


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