Que la montagne est belle – Stephen Wallenfels

Éditeur : Milan
Nombre de pages : 379
Date de parution : 20 mars 2018
Prix : 15,90€
Acheter : Amazon

Résumé : Après une partie de poker, quatre amis se promettent de partir camper dans le parc national de Yosemite :
Ceo, le tombeur à qui tout réussit,
Grahame, la force de la nature,
Colin, le meilleur ami de Ceo,
et Rhody, qui finalement ne vient pas.
Il est remplacé par Ellie, une fille que Ceo a invitée et que personne ne connaît.

Mon avis :

Un roman ado rempli de suspens et avec une couverture qui fait froid dans le dos ? Il ne m’en fallait pas plus pour céder et commencer à le lire.

Quand 3 garçons, sportifs qui ont l’habitude de s’affronter sur les terrains de tennis, et une jeune fille partent camper sans que rien ne passe comme prévu, il faut s’attendre au pire.

Dès les premières pages l’auteur ne nous cache rien. On sait que quelqu’un va mourir, et que c’est un garçon, mais on ne sait pas qui, comment et surtout pourquoi. C’est ce que l’on s’évertue à trouver tout au long de notre lecture.
On commence tout d’abord avec la présentation des personnages. Petit à petit on découvre leur caractères et les événements qui les lient, qui vont également les mener à ce triste dénouement. Chacun d’entre eux a des secrets qu’il a bien du mal à cacher ou a affronter. Surtout que ces secrets peuvent porter préjudices aux autres, même si ce n’était pas voulu au départ.
L’auteur fait monter la pression petit à petit. La première partie du roman est plutôt tranquille, relatant une histoire classique de camping entre adolescents dont les hormones travaillent à toute vitesse. Le lecteur prend ses marques et « choisi » son personnage préféré et surtout commence à faire son pronostique sur qui sera la victime et qui sera le coupable…
C’est d’ailleurs très difficile parce qu’à force de les « côtoyer » on n’en imagine aucun capable d’un tel acte. Même s’il faut bien avouer que les rancœurs se dévoilent petit à petit, rien ne laisser penser à une telle fin !
J’ai vraiment aimé ne pas savoir où j’allais et même si le début est plutôt long, la fin s’enchaine rapidement et ne nous laisse aucun répit. Un policier adolescent qui tient ses promesses.

Je remercie Milan pour cette lecture.

29/65

Les nouveaux voisins – Catherine McKenzie

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 474
♦ Date de parution :  9 janvier 2019
♦ Prix : 8,40€
Achat: Amazon

Résumé : Méfiez-vous des apparences… Julie Prentice et sa famille emménagent dans un quartier résidentiel de Cincinnati pour échapper à un corbeau qui harcèle Julie depuis la publication de son polar à succès des années auparavant. Mais la présidente de l’association de quartier ne facilite pas leur intégration : en vrai tyran, elle régit la vie de tous et oppresse Julie qui doit faire face à la curiosité du voisinage. Lorsque celle-ci reçoit de nouvelles menaces, elle prend peur : sont-elles le fait du corbeau, de voisins malveillants ou tout simplement le fruit de son imagination trop fertile ? Alors que la tension monte et que Julie perd pied, le calme apparent d’une rue sans histoires se transforme bientôt en cauchemar.

Mon avis : Étant dans une période où les polars trouvent particulièrement grâce à mes yeux, je me suis laissée séduire par le résumé de ce roman.

Je préfère vous le dire de suite, l’intrigue est assez particulière. Cela arrive rarement, mais ici, nous ne savons pas qui est la victime. On apprend assez vite qui est le suspect, mais on n’apprend que lors des toutes dernières pages qui est la victime et pour une fois on se creuse la tête à savoir qui est mort plutôt que qui est l’auteur du crime. J’ai beaucoup aimé cette particularité.
l’histoire est écrite à deux voix et sur 2 périodes, maintenant et dans le passé. On découvre la vie de ce quartier dans lequel emménage Julie et sa famille, plutôt calme mais sous la coupe de la présidente de l’association de quartier, les drames qui s’y déroulent… Et on voit le déroulé d’une journée où se passe un procès… On sait que tout ça va se rejoindre à un moment donné, mais c’est vrai que sans victime, on avance un peu à l’aveuglette. Et franchement c’était plaisant. Pour une fan de policier comme moi, cette narration un peu particulière était rafraichissante.
J’ai vraiment aimé ma lecture et j’ai aussi envie de découvrir les autres romans de l’auteure.

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Faux amis – Linwood Barclay

♦ Éditeur : Belfond
♦ Nombre de pages : 496
♦ Date de parution : 6 septembre 2018
♦ Prix : 21,90€ le livre, 14,99€ l’ebook
♦ Acheter : Amazon livre et Amazon numérique

Résumé : Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

Mon avis : J’ai découvert Linwood Barclay avec La fille dans le rétroviseur et j’ai eu envie de lire d’autres romans de cet auteur. Je m’aperçois juste que je le fais un peu dans le désordre.

L’écran du drive-in s’écroule sur les spectateurs lors de sa dernière soirée. Cela secoue la petite bourgade déjà mise à mal par des agressions sur le campus de l’université et des meurtres assez sauvages.

Comme je le disais plus haut, je me suis aperçue après quelques pages qu’il me manquait un épisode, c’est à dire le livre d’avant Fausses promesses édité en début d’année chez Belfond également (je me rattraperai plus tard). Cela m’a un peu déstabilisée…
J’ai retrouvé Cal, présent dans La fille dans le rétroviseur, mais aussi découvert une ribambelle de personnages que je ne connaissais pas et j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver ! Cela ne m’a pas tant dérangé que ça au final, surtout que j’ai apprécié tous les recoupements entre chacun. C’est une excellente façon de se rendre compte que Promise Falls est une toute petite ville où tout le monde se connait. Et c’est encore plus facile de s’attacher à eux. Surtout que l’auteur ne les épargne pas ! Chacun a eu son lot de malheurs ! C’est même un peu trop pour une seule ville ! On se croirait dans une sorte de zone géographique où tout le monde a souffert.
L’intrigue est également très bien ! Je me suis régalée tout le long de ma lecture. Même s’il me manquait quelques éléments, j’ai tout rattrapé très rapidement.  Et j’ai suivi tous les personnages dans leur quête respective, et je dois dire qu’il y en avait quelques unes !
Comme avec le roman lu  précédemment , j’ai passé un très bon moment et j’ai hâte de connaitre la suite, et, une fois n’est pas coutume, de découvrir aussi le début ^^

Je remercie Belfond pour cette lecture.

Choucroute maudite – Rita Falk

♦ Éditeur : J’ai lu
♦ Nombre de pages : 316
 Date de parution : 11 juillet 2018
♦ Prix : 8,00€
♦ Acheter : Amazon 

Résumé : «Bienvenue à Niederkaltenkirchen : ses habitants, son folklore, ses meurtres.»
Bienvenue dans le village de Niederkaltenkirchen, Bavière, pour une comédie policière haute en couleur. Le commissaire Franz Eberhofer, viré de Munich pour raisons disciplinaires, se la coulait douce dans sa bourgade natale : les patrouilles finissaient invariablement devant une bière chez Wolfi, en promenade avec Louis II – son chien –, dans la boucherie de son copain Simmerl ou à table avec sa mémé sourde comme un pot. Ça, c’était jusqu’à ce que les membres de la famille Neuhofer claquent l’un après l’autre, avec la mère retrouvée pendue dans les bois, le père électricien électrocuté, et le fils aîné aplati façon crêpe sous le poids d’un conteneur. Ne reste plus que Hans, le fils cadet.
L’enquête s’annonce déprimante. Mieux vaut prendre des forces et avaler consciencieusement les robustes charcuteries locales.

Mon avis : Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je suis fan de Nadine Monfils, de son humour décalé et de son univers. En lisant la 4ème de couverture de ce livre, j’ai senti qu’il avait le même potentiel.

Franz est repartie vivre dans son village natal après quelque soucis dans la police de Munich. Mais sous ses dehors de village tranquille Niederkaltenkirchen cache pas mal de secrets.

J’ai adhéré à l’histoire dès le début. Même si j’ai parfois eu du mal avec les mots en allemands (je me suis même aperçue au bout d’un moment que je ne les lisais même pas), le lexique de la fin m’a aidé à comprendre certains jeux de mots et surtout la culture bavaroise. Et c’était plutôt bien parce que n’ayant pas fait allemand durant ma scolarité, j’étais un petit peu larguée.
L’intrigue par elle-même est assez simple, surtout quand on a l’habitude de lire des polars, mais ce qui fait la force du roman ce sont ses personnages. Ils sont hauts en couleurs, et, même s’ils ont beaucoup de travers, ils sont tellement réels qu’on ne peut que les adorer !
La famille de Frantz est totalement déjantée et, quand on y réfléchit, elle ressemble pas mal aux familles dites standard. Ils m’ont bien souvent fait rire. Tous les habitants du villages sont des stéréotypes : le boucher, le propriétaire de bar, le plombier et sa femme, le maire… mais ils sont tellement bien décrit et si adaptés à l’histoire que cela ne choque pas. Tout s’imbrique très bien.
J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce policier et j’ai découvert que ce n’est que le premier d’une série qui a déjà plusieurs tomes en allemand, j’espère qu’on aura la traduction pour la suite…

Je remercie J’ai lu pour cette lecture.

Le week-end – Natasha Preston

Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 475
Date de parution : 1er mars 2018
Prix : 18,00€
Acheter : Amazon ou Bookwitty

Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »
Une fête à la campagne, dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin. Peut-être aurait-elle attendu avec moins d’impatience ce week-end avec ses amis si elle avait su que, après une nuit aussi amusante qu’inoubliable, deux d’entre eux seraient retrouvés morts, sauvagement assassinés. Il n’y a aucune trace d’effraction, aucun signe de lutte, et les cinq survivants se suspectent les uns les autres. Quelqu’un ne dit pas la vérité. Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé…

Mon avis : J’avais lu La cave du même auteur (mon avis ICI) et j’avais envie de lire ses autres romans. Celui-ci étant aussi un policier, il ne m’a pas fallu longtemps pour céder.

Lors d’un week-end dans un chalet, 2 des 7 jeunes présents sont tués. Les soupçons se portent alors sur les 5 « survivants ». Mais qui a réellement tué le jeune couple ?

Le début du roman était très prometteur : plein de secrets, de non-dits et des personnages plutôt attachants.  On a le temps de découvrir chaque personnage et leur personnalité avant que le double meurtre ne soit commis.
J’ai beaucoup aimé le duo Blake et Mackenzie. Tous les deux fonctionnent très bien : la trop optimiste avec le trop négatif. Ils arrivent à élaborer des théorie et à les démonter tout en même temps. Et dans ces conditions il est très difficile de deviner qui est le ou les coupables(s). D’ailleurs l’auteure fait basculer les soupçons de l’un à l’autre sans qu’on arrive à vraiment devenir le vrai du faux.
C’était d’ailleurs bien parti ! Une bonne partie du roman, je me suis prêtée au jeu de trouver qui était le coupable. Mais la fin ne m’a pas plu du tout ! Pour moi elle n’est pas crédible. Trop de rebondissement tue le rebondissement ! À trop vouloir étonner le lecteur, l’auteure à perdu en crédibilité à mes yeux. Pis la fin est vraiment trop ouverte à mon goût. Laisser le lecteur dans le doute peut avoir du bon, mais ici ça n’a pas pris avec moi…
Toutefois, comme le 1er roman de Natasha Preston m’avait plu, je lui laisserais encore une chance avec le prochain.

Je remercie Hachette pour cette lecture.

28/80