Tes larmes et ton sang – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 480
Date de parution : 1er avril 2015
Prix : 19,90€  Notepaillons4

51gunbNjFWLRésumé : Oublier. Voilà pourquoi Dana Dupinsky se consacre vingt-quatre heures sur vingt-quatre au foyer qu’elle dirige à Chicago, et se dévoue autant aux femmes victimes de violence qu’elle y accueille. A ces femmes, elle met un point d’honneur à ne jamais poser de questions sur leur passé. Pourtant, elle donnerait cher pour cerner la véritable personnalité de Jane Smith, une nouvelle pensionnaire qui lui inspire un malaise profond. Pourquoi a-t-elle l’impression que cette femme au regard étrange cache quelque chose de trouble ? Et pourquoi Alec, son fils de douze ans, est-il si léthargique, si absent ?
Sa sombre intuition va se confirmer tragiquement : quelques jours seulement après son arrivée, Jane prend la fuite avec l’enfant. Horrifiée, Dana apprend alors que sa pensionnaire est en réalité une dangereuse psychopathe tout juste sortie de prison, et qu’Alec n’est pas son fils : elle l’a enlevé. Pour le retrouver, Dana n’a pas le choix : elle doit affronter Jane et sa folie meurtrière. Affronter aussi les terrifiants souvenirs resurgis dans son sillage. Un combat rendu plus périlleux encore par la troublante et perturbante présence à ses côtés d’Ethan Buchanan, le parrain d’Alec, lui aussi prêt à tout pour sortir l’enfant des griffes de Jane.

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose il y a peu et j’ai été séduite par son style, donc j’ai décidé de lire le plus possible de ses livres et celui-ci en fait partie.

Dana tient un refuge pour femmes battues qui tentent d’échapper à leur mari violent. Mais parfois le loup qui rentre dans la bergerie n’est pas celui qu’on pense.

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Karen Rose et sa façon chirurgicale d’écrire ses enquêtes. Elle les écrit de manière chronologique et ça plaît totalement à mon esprit cartésien qui aime les choses bien claires et bien classé. J’apprécie également le changement de narrateur qui permet d’avoir différentes perspectives. On a une vision large de l’histoire et on connaît les tenants et les aboutissants même si on ne peut que supposer la fin, et pour le coup je n’avais pas prévu la fin, du moins pas dans sa totalité.
Comme à chaque roman on retrouve des personnages des livres précédents, ce qui permet de faire le lien, de voir ce qu’ils deviennent, d’avoir une continuité et une raison supplémentaire de vouloir lire les romans suivants. Et en ce qui concerne les nouveaux personnages j’ai autant aimé faire leur connaissance que ceux des précédents livres.
L’intrigue policière est très complète, très fournie, elle prend ces racines dans le passé et ce qui paraît décousu au départ, prend forme petit a petit et les pièces du puzzles se mettent en place avec le plus en plus de netteté et on se rend alors compte de tout le travail fourni par l’auteure. Je me demande d’ailleurs où elle va chercher toutes ses idées, et c’est d’ailleurs ce qui me donne envie La lire les prochains livres.

Je remercie Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

Une fille parfaite – Mary Kubica

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 390
Date de parution : 29 avril 2015
Prix : 19,90€ Notepaillons5

11043229_948431271857646_542274297541271469_nRésumé : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Avec Une fille parfaite, Mary Kubica mène un récit à trois voix fondé sur une construction incroyablement précise et ingénieuse. Sans jamais le déflorer, l’auteur confère profondeur et intensité au mystère qui entoure le kidnapping de Mia ― jusqu’à la révélation finale qui fait voler en éclats les apparences et donne toute son ampleur à cette histoire bouleversante.
Vous n’oublierez pas Une fille parfaite.
Vous n’oublierez pas Mia.

Mon avis : La couverture à l’air doux, avec ses couleurs pastels et la 4ème de couverture m’ont séduits d’emblée. Il n’a pas fallu me pousser pour que je lise ce livre.

Mia Dennett a été enlevée. On le sait dès le début, mais on ne sait pas pourquoi. C’est sur le chemin de cette découverte que nous emmène l’auteure.

De la même manière que le résumé m’avait séduit, les premières pages ont fini de me convaincre que cette lecture allait être bien. On est plongée dans l’intrigue dès le début. On sait sur quoi va porter l’intrigue et j’ai su que j’aimerai mener l’enquête avec les personnages.
L’auteure nous fait basculer sur deux « espaces temps », un avant l’enlèvement, l’autre après. On découvre la vie de la famille Dennett par petits bouts, comme un puzzle qu’on aurait à assembler. On découvre la Mia d’avant et la Mia d’après. Deux femmes totalement différentes. Ce qui m’a interpellé après quelques pages, c’est que nous avons différents points de vue, 3 exactement, et jamais celui de Mia. On parle toujours d’elle à la 3ème personne et au bout d’un moment ça a créé chez moi un léger malaise. Comme si cette Mia était quelqu’un sans caractère, alors que tout le monde dit justement qu’elle en a. Cela m’a donné l’impression qu’elle n’existait pas vraiment. Ça ajoute au malaise que l’on ressent en découvrant cette famille qui se dissout lentement. Car ce livre c’est plus que l’histoire d’un enlèvement. C’est une analyse complexe de tous les personnages, de comment ils en sont arrivés là : la mère, l’enquêteur, le kidnappeur… mais jamais on ne voit le point de vue de Mia.
C’est cela qui fait l’originalité du livre, parce qu’un enlèvement en soit n’a rien d’original, c’est la façon dont le raconte Mary Kubica qui fait la différence, qui fait qu’on est happés par l’histoire, et qu’elle reste en tête quelques jours encore après la lecture. C’est la fin de cet enlèvement qui nous laisse pantois. Parce que j’ai vu pas mal de chose arriver La loin (je vous l’ai dit les enlèvements n’ont rien d’originaux), mais la toute toute fin, celle-là je ne l’avais pas vu arriver, malgré tous les appels du pied que faisait l’auteure, que je n’ai compris que rétrospectivement.
J’ai passé un excellent moment avec ce livre, moi qui aime beaucoup les thrillers, j’ai été servie royalement !

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Pour que tu n’oublies pas – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 614
Date de parution : 1er octobre 2014
Prix : 20,90€  Notepaillons4

5110YUglh4LRésumé : Quand elle apprend que son fils de vingt ans a été enlevé, Daphné Montgomery, folle d’angoisse, pense aussitôt à une vengeance orchestrée par le criminel qu’en sa qualité de procureur de Baltimore elle vient de faire inculper pour meurtre. Une conviction qu’est loin de partager Joseph Carter, l’agent spécial du FBI chargé de l’enquête. Aux yeux de celui-ci, cette piste est trop simple, trop évidente. Tous deux se lancent alors dans une enquête complexe, terrifiante. Pour Daphné, il s’agit de sauver son fils, tout en faisant face aux souvenirs oppressants de l’enlèvement dont elle a elle-même été victime, enfant. Un traumatisme violent qui, elle le comprend peu à peu, pourrait être lié aux événements d’aujourd’hui. Se peut-il que son ravisseur d’autrefois, qu’on n’a jamais arrêté, soit mêlé à l’enlèvement de son fils ? Se peut-il qu’après toutes ces années il ait décidé de s’attaquer de nouveau à elle, à sa famille ? Aidée de Joseph Carter, cet homme qui l’attire depuis longtemps mais qu’elle se refuse à aimer, Daphné va devoir plonger dans le plus sombre des cauchemars pour trouver les réponses à ses questions.

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose il y a peu et je commence à avoir besoin de ma dose de polars « Karennien ». Je n’ai donc pas hésité à lire celui-ci.

Daphné est procureur. Son fils est enlevé pour fausser les résultats d’un procès qu’elle instruit. Du moins c’est ce qu’il apparaît de prime abord, parce qu’au final, les raisons sont toutes autres…

Bon, je ne vais pas mentir, quand je reçois un livre de Karen Rose, j’ai toujours un peu peur. Il sont É-NOR-MES ! Et j’ai toujours un peu peur d’y passer trop de temps. Bon ça a été le cas, j’ai lu ce livre en 6 jours, alors que ma moyenne est plutôt de 3-4 jours. Mais je suis rarement déçue.
Les livres de Karen Rose sont plus que complets. L’auteure n’omet rien. Elle crée des personnages avec un caractère, un passé, un présent et un avenir, nous dévoilant le tout au fil de notre lecture. C’est ce que je préfère dans ces livres, mais c’est aussi ce qui m’agace (oui ne cherchez pas la muti est contradictoire par définition). On en apprend plein sur les personnages, mais du coup noyé qu’on est sous les informations, on en perd parfois le fil et surtout cela ralenti la lecture. Ce qui est assez paradoxal, parce que j’aime vraiment connaître les personnages à fond, mais ici on est plus que servi. Il faudrait juste diminuer un peu.
L’autre point fort de Me Rose c’est qu’elle a vraiment l’esprit tortueux. Je ne sais pas où elle trouve ses idées d’intrigues, mais elles sont vraiment complète et extrêmement travaillée. Je n’aurais jamais pu imaginer une enquête pareille. L’auteure va plonger les racines de son intrigue long dans le passé des personnage.
J’ai aussi apprécié retrouver les personnages de ma lecture précédente, un peu comme une série spin off, je ne m’étais pas aperçue que je m’étais attachée à eux. Ça fait plaisir de les retrouver et de voir ce qu’ils deviennent.

Du coup, je vais continuer mes lectures des ses policiers. Je me demande même si je ne vais pas essayer de lire ceux écrits avant ce tome. Sachant que je vais devoir courir après le temps pour cases ces lectures dans mon emploi du temps… Cruelle dilemme de lecteur…

Je remercie les éditions Harlequin et le collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Une vie plus belle – Diane Chamberlain

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 395
Date de parution : 27 août 2014
Prix : 19,90€ Notepaillons4

81PqS75yNcLRésumé : Une fille de quatre ans. Un père confronté à des choix impossibles… Une belle leçon de courage et d’espoir.

Quand ils se sont rencontrés, Robin et Travis avaient quinze ans. L’année d’après, ils tombaient amoureux. Pour eux, tout a été trop vite, trop fort : quand Robin est tombée enceinte, leur monde et la vie qu’ils voulaient se construire ont volé en éclats. Une seule chose est restée : Bella, la petite fille adorée que Travis élève seul depuis sa naissance, quatre ans auparavant — depuis que Robin les a abandonnés, tous les deux. Mais lorsque leur maison est détruite dans un incendie, et que le spectre de la pauvreté se profile pour lui et Bella, Travis comprend que sa vie est sur le point de basculer de nouveau. Et, cette fois, il doit faire face à un choix impossible : a-t-il le droit de se mettre en danger pour protéger sa fille ?

Mon avis : La présentation de ce livre m’a séduite dès les premières lignes. J’ai eu envie de mieux connaître les personnages présentés en quelques lignes et vivre leurs histoires.

Le monde de Travis et Bella vole en éclat. Difficile pour le jeune père de faire face et bonne figure devant sa fille pour ne pas qu’elle s’inquiète. Cela l’amène parfois à faire les mauvais choix, mais qui n’ont pas forcément les conséquences désastreuses qu’on aurait pu présager.

Je me suis laissé porter par ce livre pendant les quelques jours qu’a duré ma lecture. J’ai aimé passé ce temps avec Travis, Bella, Robin et Erin.
J’ai eu un peu de mal avec le changement de narrateur (on alterne entre Travis, Erin et Robin) et j’ai parfois été impatiente de découvrir comment Robin et Travis en étaient arrivés à avoir un bébé, mais l’auteure distille habilement ses informations, tenant le lecteur en haleine et rendant le fait de poser le livre pour dormir quasi impossible.
L’écriture est fluide et il est facile de se plonger dans l’histoire et les événements tantôt tragiques, tantôt émouvants, tantôt portant à sourire qui se succèdent.
L’histoire par elle même n’est pas très originale, elle est même parfois tirée par les cheveux, mais les sentiments qu’elle nous fait ressentir compensent largement. L’atout charme de ce livre est véritablement la petite Bella qui ensorcelle tout son petit monde entre petite sourire, fausse timidité et petites phrases rigolotes. Celle qui m’a le plus agacée c’est Robin. Elle est d’un naïf ! Passer de la coupe d’un homme à un autre c’était un peu trop pour mon esprit féministe. Heureusement que ce livre qui est « une belle leçon de courage et d’espoir » fin bien. C’est une fin comme je les aime, qui redonne confiance en l’espèce humaine et qui fait se dire que même pour nous, tout n’est pas tout gris.
Un très joli livre pour cette rentrée.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.

 

Personne pour t’entendre – Karen Rose

Éditeur : Harlequin / Mosaïc
Nombre de pages : 634
Date de parution : 28 mai 2014
Prix : 20,90€ Notepaillons5

9782280314978Résumé : Belles, jeunes et blondes : elles sont condamnées à mourir.
Lors d’une soirée donnée dans une luxueuse propriété de Baltimore, Crystal Jones, une jeune et jolie étudiante, est retrouvée sauvagement assassinée dans la remise au fond du parc. Pour ce meurtre, Ramon Muñoz, le jardinier qui travaillait dans le domaine, est condamné à perpétuité. Six ans plus tard, Paige Holden, détective privée, décide de se plonger dans le dossier pour tenter de faire rouvrir l’enquête, et prouver l’innocence de cet homme qui, elle en est persuadée, a été injustement condamné. Le seul indice concret dont elle dispose : la clé USB que la femme de Ramon Muñoz a réussi à lui donner avant d’être abattue devant elle, et qui contient des photos remettant en cause les conclusions de l’enquête. Comme si on avait voulu faire accuser cet homme… Mais pour protéger qui ? La seule aide sur laquelle Paige puisse compter est celle de Grayson Smith, le procureur qui a fait condamner Ramon Muñoz, et qui, lui aussi, doute aujourd’hui de la culpabilité de celui qu’il a envoyé derrière les barreaux. Bientôt, tous deux vont se retrouver sur la piste d’un meurtrier diabolique, obsessionnel, à la fois invisible et tout-puissant…

Mon avis : J’ai découvert Karen Rose en octobre l’année dernière et depuis, j’aime lire un de ces policiers de temps en temps. Bon, je mets du temps à les lire parce que ce sont des pavés écrits tout petit, mais je passe à chaque fois un très bon moment.

Paige a été agressée il y a une dizaine de mois, pour échapper au traumatisme, elle a quitté sa région et déménagé à Baltimore où elle se reconstruit. Elle y est détective privée, et a décidée d’aider la femme de ménage de son immeuble à prouver que son fils, jugé coupable de meurtre, est innocent. Mais il s’avère que l’histoire est plus compliquée qu’il n’y paraît au 1er abord.

J’ai commencé ce livre juste après un livre jeunesse écrit assez gros, il m’a donc fallu quelques temps pour m’adapter a cette police plus petite et cette écriture plus fournie, avec beaucoup plus de description. Mais une fois habitué : c’était parti !
L’histoire commence fort. Un meurtre, un second en même pas 20 pages et notre héroïne qui nous annonce de suite la couleur en nous faisant une cascade de ninja. Paige est certes une victime mais elle ne s’apitoie pas, c’est une femme forte qui a décidé de prendre sa vie en main et de ne pas se laisser dominer par la peur. Je l’ai adoré !
L’enquête est vraiment alambiquée. On voit à peu près où l’auteure va nous emmené, un peu comme on sait que pour trouver l’océan en France il faut avancer vers l’ouest. Mais sans vraiment savoir comment on va y arriver. On émet pleins d’hypothèses qui ne se révèlent pas toujours justes. L’histoire est beaucoup plus compliquée qu’elle ne le laissait supposée de prime abord, et j’ai adoré découvrir chaque pan de cette enquête. Voir les liens entre les événements, les personnages, l’avancée des suppositions… Bref, je ne me suis pas ennuyée.
De plus, ce qui ne gâche rien, l’auteure nous présente tout une galerie de personnages attachants, pour les alliés de Paige, et pour certains haut en couleurs qui nous font sourire, et des méchants hypocrites, viles et égoïstes qu’on adore détester.
Ce livre regroupe tous les ingrédients idéaux pour un policier à lire au bord de la plage (on n’est pas sectaire, on prend la montagne et la campagne aussi) pendant ses vacances sans prise de tête.

Je remercie les éditions Harlequin et la collection Mosaïc pour cette lecture.